Chroniques de Julien

Toute l'actualité metal par Julien

Archive for the 'Progressive Metal' Category

Biomechanical : Cannibalised

Biomechanical : CannibalisedIl y a deux ans un certains The Empires of the Worlds etait arrivé a mes oreilles et la claque avait été au rendez-vous. J’avais trouvé dans Biomechanical un savant mélange de Nevermore et de Pantera, le tout saupoudré de prog’. Avec Cannibalised je suis encore servi et je ne suis toujours pas arrivé au bout du décryptage.

Car plus qu’un simple disque Cannibalised est un vrai régal pour les musiciens. Chaque titre est aussi techinque que rapide. Les notes déboules a 200 à l’heure sans pour autant que le coté agressif ne soit entaillé. Ca déboule mais inutilement comme peut le faire parfois Dragonforce (je dis ça sans méchanceté, j’aime bien Dragonforce). Tout est pensé à la seconde prêt et le coté prog’ est la pour nous soulager. Enfin dans un sens car la richesse de chaque titre s’avère être un vrai casse tête chinois. Il devrait y avoir un bouquin de solution dans l’édition limitée. Après il va quand même falloir faire un choix car ce disque ne plaira pas forcément a tout le monde. Car qui dit riche dit dur a assimilé. Alors même si l’on retrouve des breaks bien lourd, ou des passage en son clair (comme sur l’excellent « Breathing Silence ») la déferlante de notes peut en rebuter plus d’un, a juste titre. Moi j’adore mais mon avis n’est pas universel.

Il est vrai que lorsque le groupe se lance dans un 100 mettre avec Dragon Force, les oreilles et notre cerveau peuvent parfois décrocher. Question de goût, mais un disque ultra speed, ultra technique et extrême ça s’écoute au moins une fois pour se faire une idée.

Niveau chant c’est la grande éclate. A l’instar de Warrel Dane, John K. fait des merveilles avec sa voix. Passant du Rob Halford à un chant extrême en un claquement de doigt il prouve qu’il fait partie de l’élite des chanteurs métal. Dommage qu’il soit parfois trop en retrait dans le mixage.

Seul bémol donc le mixage qui voit les instruments prendre le pas sur le chant. Dans certains autres groupes je ne dis pas que ça serait nécessaire mais ici c’est gâché, enfin c’est juste un bémol.

Encore une grosse bombe qui fera commencer 2008 sur de bons rails. A tester au moins une fois dan sa vie !!!!!

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Interview : Jordan Rudess

interview Jordan Rudess
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Jordan Rudess : The Road Home

Jordan Rudess : The Road HomeAlors que le nouveau Dream Theater est encore chaud dans nos platines, voilà que débarque le nouveau Jordan Rudess. Que de nouveauté prog’ pour cette année 2007 venant du même essaim de musiciens. Sauf que The Road Home n’est pas un album comme les autres puisqu’il s’agit d’un voyage initiatique dans les influences du claviériste de Dream Theater. Le programme est le suivant : Genesis, Yes, Gentle Giant, Emerson Lake Palmer, Jon Anderson, et King Crimson.

Ce disque est véritablement parfait pour améliorer sa culture prog’. Pour tous ceux que le vieux son moche rebute, pour tous ceux qui trouvent que le riff manque de puissance, Venez écouter The Road Home. Indépendamment du fait que Jordan Rudess soit un compositeur de génie, il a su insuffler une seconde vie à ces titres en y incorporant ce qui a fait les renommé de Dream Theater. Le premier et non des moindres c’est une production de qualité qui confère à tous ces titres une modernité digne du 21éme siècle. Claviériste oblige, le son est lui aussi bien supérieur à celui d’origine. J’ai envie de dire qu’heureusement que ça ne sonne pas toc mais le travail et la recherche sonore sont bien réels. Mieux que tout, la musique a été pour beaucoup réarrangée ce qui donne le véritable intérêt de ce disque. Certains de ces titres étaient déjà bien coton à jouer et à déchiffrer, les voilà quasi inviolables. Plus complexes sans pour autant tomber dans une surenchère inutile. Parfois seule une oreille avertie pourra déceler les minutieuses retouches mais c’est un régal pour chaque musicien qui sommeille en nous. Bon par contre on va dire un poil de mal quand même. La seul compo originale se révèle un peu longuette et casse un peu la dynamique du disque. C’est installé dans notre machine à voyager dans le temps, le retour au présent fait un peu mal. Un mot quand même sur l’Å“uvre magistral de Emerson Lake Palmer qui vient clore à merveille ce disque. 22 minutes de prog’ intense et captivant ou notre bon Ron Thal vient se faire plaisir en claquant des soli tout simplement énormes.

Hormis Ron Thal vous pouvez voir passer des petits musiciens tel que Steven Wilson, Nick D’Virgilio et Neal Morse de Spock’s Beard, Marco Sfogli qui joue dans le projet solo de James Labrie (tiens, tiens un autre du théâtre des rêves) et bien d’autres encore.

Une tuerie à conseiller aussi bien à nos parents qu’à nos enfants. Avec ce The Road Home, Jordan Rudess nous offre une belle page d’histoire mise au goût du jour. Tout simplement excellent.

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Derek Sherinian : Blood Of The Snake

Derek Sherinian : Blood Of The SnakeChroniquer un album de Derek Sherinian est une chose bien difficile. Pourquoi, c’est simple chaque titre est unique et totalement différent. On peut aller du jazz à du Black Label Society en passant par du Dream theater. Compliqué alors de suivre mais quand on aime on ne compte pas et l’on peut jouer au fameux jeu, le« quiquijouequoi ». Le principe est simple : je vous donne des noms de gens connus et vous devez reconnaître dans quel morceau il joue facile, non ? Ce jeu peut occuper une soirée sans aucun problème. Il faut être honnête, la liste de ce Blood of Snake est plus qu’impressionnante, voyez plutôt : Zakk Wylde, Yngwie Malmsteen, John Petrucci, Brad Gillis et le grand Slash. On retrouve également Simon Phillips (Toto) à la batterie, Tony Franklin à la basse (il a joué avec Jimmy Page), Brian Tichy également à la guitare rythmique (on l’a vue dans Pride & Glory avec Zakk Wylde). En somme du gros surtout si l’on rajoute Billy Idol. Le tout accompagné par l’un des claviéristes les plus reconnus et talentueux (Il a quand même joué avec Kiss, Alice Cooper, Malmsteen et surtout Dream Theater). Vous obtenez une « jam » extraordinaire qui n’a pas son pareil.

Alors si ce parterre de stars est impressionnant leur association ne donne pas toujours un résultat transcendant. Enfin tout est relatif car j’aurais tendance à dire qu’on en demanderait toujours plus. Surtout que les titres sont très éclectiques et certains titres ne sont carrément pas métal. Il faut avant tout aimé la musique avant le métal pour apprécier cette nouvelle offrande du monsieur Sherinian. Il serait possible de décortiquer chaque titre afin de vous en détails ce qu’il en est mais il faut mieux vous laisser un peu de découverte, c’est bien là tout le plaisir de ce disque. Je vais plutôt vous d’écrire un peu ce qui se passe plutôt que faire un description exhaustive.

Comme vous pouvez vous en douter notre ami Petrucci fait du Petrucci soit du Dream Theater. Mais c’est du bon, du très bon Dream Theater et sans Labrie pour chanter à coter de lui le rendu est plus que convainquant. A l’image de ce qui se passe dans Liquid Tension Experiment, il est excellent dans son style, certes toujours aussi académique, de guitariste technique sans faille. Plus personnelles et fouillées, ses interventions n’en sont que plus appréciables. Pour ce qui est de Malmsteen, bah c’est du Malmsteen pur jus. Pas trop trop néo-classique mais toujours aussi rapide, on regrette qu’il ne soit pas plus présent et surtout qu’il ne pousse pas la chansonnette. En parlant de chansonnette c’est Zakk Wylde qui la pousse la chansonnette. Etant un gros fan de Zakk, je scrute chacun de ses faits et gestes et j’avoue que c’est ce titre que j’ai mis en premier. Mauvais idée car « Man With No Name » est probablement le plus mauvais de la galette. Déjà son chant est trop proche de celui qu’il a sur Mafia, donc trop Ozzy pour moi et en plus ce titre est vide. Il faut dire qu’il a de la concurrence et qu’il en fait un peu les frais. Pour Brad gillis c’est du bon gros classique qui se fait aisément sa place. La palme du disque revient à Slash qui reprend avec Billy Idol le méga tube de Mungo Jerry’s, « In The Summertime ». Cette version tout en touché et en classe est l’apogée de ce CD riche en émotions. Le solo de l’ex-Gun’s est énorme, il est même possible que cette version passe un jour à la radio (non faut pas rêver).

Disque pour amateurs de disque instrumentaux, il possède néanmoins d’indéniables qualités qui peuvent faire la différence par rapport aux autres disques du genre, a commencer par la présence de prestigieux guests.

Encore un disque de référence pour Derke Sherinian !!!!!!

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Dreamtone : Sojourn

Dreamtone : SojournMouais du prog « made in Turkey », pourquoi pas. En plus le groupe est distribué par EMI, mouais. La pochette est sympa, mouais. Ils vont ouvrir pour Blind Guardian il y a un petit monstre bien classe au dos du CD) en Turquie cet automne, mouais. Alors quoi on va se prendre un claque ou non ??????

Je serais assez tenté de dire qu’on est pas loin , mais vraiment pas loin du syndrome Dream Theater et ce n’est pas forcement un compliment. En effet si la qualité musicale du groupe américain est indéniable, nous sommes beaucoup à penser que le chant est pénible. Eh bien c’est en quelque sorte ce qui se passe ici.

La musique est franchement bonne (ça reste du prog dans la compo), avec des riffs travaillés, des rythmiques intéressantes, un tempo pas trop speed, des interludes instrumentaux très agréables et aussi une durée imposante (17 titres bien remplis).

Vous le sentez, ça sent le gros « MAIS » et effectivement il y en a un. Comme annoté précédemment, on tombe dans les travers de Dream Theater avec un chanteur pas top. Pas top dans le sens où il est passablement irrégulier d’un titre à l’autre. Il excelle sur certains et est franchement pénible sur d’autre. Le jour et la nuit. A croire que ça tient plus de la faute de goût que de la qualité intrinsèque du chanteur. C’est sur que le bon goût est la chose qui ne s’apprend pas mais quand même, il arrive quasiment à plomber l’implombable. Enfin vu le nombre de titres on arrive a s’en sortir avec un 2/3 de CD vraiment bien.

Irrégulier mais dans l’ensemble assez bon cette production turque a le mérite de jouer la carte du professionnalisme à fond. A défaut d’être parfait, il est carré et musicalement abouti.

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OOMPH : GlaubeLiebeTod

OOMPH : GlaubeLiebeTodQui se souvient que OOMPH !! a créé ce style métal Indus si cher à beaucoup de bambins fans de Rammstein. Pas beaucoup de monde malheureusement et c’est bien dommage. Cette nouvelle offrande est en tout point impeccable, reste à espérer qu’elle convaincra les plus jeunes de revenir sur l’ensemble de la discographie du groupe.

Ce qui est assez difficile dans ce genre de chronique c’est de ne pas redire des choses qui sont tellement évidentes quand on connaît le groupe. Le style ne change pas, nous sommes toujours dans cet Indus si caractéristique. Pourquoi changer une formule qui gagne me direz vous et vous auriez raison. Reste que les titres proposés ont tous une pointe d’originalité. Certains sont plus entraînants, plus chantants avec de gros refrains. D’autres bénéficient de gros riffs, bien puissants qui donnent envie de Headbanger. Car c’est vrai que le plus important reste que chacun d’entre eux doit faire battre du pied sinon le titre sera vite oublié. Ici c’est le cas pour la quasi-totalité du disque. Même la pseudo balade reste suffisamment dynamique pour que l’on ne s’endorme pas. Et comme on dit : « balade péchu, bah balade quand même »

Le son est bien tendu comme à son habitude énorme, c’est un peu la marque de fabrique en même temps. Il est lui aussi assez caractéristique du groupe et son mixage lui rend honneur.

Sans pouvoir révolutionner le genre (une fois suffit), OOMPH !! nous propose un excellent album qui n’a rien à envier à la dernière production de son compatriote. Même mieux il le surclasse sans problème.

A découvrir absolument pour tous ceux qui ne connaissent pas encore ce groupe !!!!!!

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Interview : Lac Placide

interview Lac Placide1) Pour commencer simplement, peux-tu nous faire une petite biographie du groupe ?
L’Archiviste : Lac Placide est né à la fin de l’année 1997 autour de moi-même et du Sénéchal suite au split d’un groupe dans lequel nous nous étions rencontrés au printemps de la même année. Le line-up n’a jamais changé. Après avoir enregistré avec les moyens du bord une première démo en 2000 et joué à droite et à gauche, nous sommes passés à la vitesse supérieure en réalisant et en produisant notre premier album intitulé Away (2003). Le « succès » d’Away n’a pas dépassé l’échelle locale, c’est le moins qu’on puisse dire, mais l’album a reçu un accueil très favorable dans les fanzines et webzines qui s’intéressent à la « famille » musicale à laquelle Lac Placide appartient. Fort de cette expérience, et en attendant le nouvel album (dont l’enregistrement a commencé fin décembre), nous avons décidé de sortir une nouvelle démo 3 titres? celle que je t’ai envoyée et dont tu as si bien parlé ;-) .

2) Les textes sont très importants, peux-tu nous éclairer sur leurs contenus ?
Sa Majesté : Pour ma part, mon carburant pour l’écriture, c’est l’émotion. Ainsi, le sujet peut varier énormément d’une chanson à l’autre, mais, au départ, il y a toujours un sentiment face à une situation, quelque chose vu ou entendu (un film, un fait divers, un livre), et qui a heurté ma sensibilité, m’a scandalisée ou tout simplement émue. Cela peut donc aussi bien traiter de quelqu’un dont la solitude lui est si pesante qu’il doit s’inventer un univers pour lui-même et par apport aux autres pour pouvoir continuer à vivre, comme dans Growing Circle, que de celui qui a tout perdu (surtout la raison?) à cause des atrocités qu’il a vues et des amis qu’il a perdus pendant une guerre, comme dans Heaven Knows et Prayers.

Freedom from their hands est un avertissement contre les sectes, Haïtise évoque la conquête de l’Amérique du Sud par les Conquistadors, Healing serait plus un hommage aux travailleurs sociaux et une critique contre l’exclusion. Certains textes sont aussi directement inspirés des incompréhensions entre les gens, tels A.E.O. ou Too Real.

Le seul point commun entre ces sujets, si divers soient-ils, c’est que je prends toujours le parti d’exposer l’émotion ressentie à leur égard, soi par moi, soi, et le plus souvent, par le protagoniste de la chanson. Même pour des sujets graves, cela n’est jamais du journalisme, ni une science exacte, c’est toujours le ressenti par rapport à un certain vécu.

On peut être d’accord, ou pas?

3) Comment vous est venue l’idée de superposer deux voix si différentes et surtout dans des langues différentes ?
L’Archiviste : Une fois le noyau instrumental constitué (un b?uf avec le Rebouteux et le Bourgmestre que je connaissais déjà, a suffi à nous déterminer?), nous avons décidé d’auditionner deux individus parmi nos connaissances.

Le Sénéchal : En auditionnant Sa Majesté et Le Rôdeur, nous nous sommes rendus compte qu’ils venaient d’horizons très différents et nous nous sommes dit que cela ne pouvait être qu’enrichissant pour notre musique : le côté lyrique de Sa Majesté lié au côté puissant du Rôdeur procure au Lac une identité à part entière.

L’Archiviste : Finalement, nous avons choisi de ne pas choisir? A la fin de l’année 1997, Sa Majesté et le Rôdeur intégraient le Lac. Quant au choix des langues sur les morceaux dépend de la sensibilité des chanteurs : le Rôdeur n’est absolument pas à l’aise en anglais et Sa Majesté déteste écrire et chanter en français?

4) Peux-tu nous parler un peu plus en détails de Freedom from their Hands ?
L’Archiviste : Notre façon de composer (de manière exclusivement collective) est très enrichissante mais elle nécessite fatalement un certain temps. Entre Away et la sortie du nouvel album, il se sera passé environ 3 ans ce qui peut paraître long. Pour faire patienter un peu notre public et qu’on ne nous oublie pas trop vite, nous avons décidé d’enregistrer les compositions qui étaient prêtes à l’être. Là encore, il s’agit d’une autoproduction totale. Nous avons enregistré nous-mêmes après avoir acheté un peu de matos nous permettant de faire mieux qu’Away.

Le Sénéchal : En fait nous avons été pris par le planning. Nous voulions enregistrer Freedom? assez rapidement de façon à pouvoir nous concentrer le plus vite possible sur nos nouvelles compositions. Plusieurs étaient en cours et nous voulions garder une certaine homogénéité à travers nos nouveaux morceaux.

Le principal défaut de notre 1er album Away est que les titres ont été composés à différentes périodes entre 1998 et 2003. L’album n’est donc pas très homogène et nous voulions coûte que coûte corriger ce défaut.

Freedom? est très représentatif de la nouvelle orientation du groupe : à savoir, développer un univers encore plus féerique, plus puissant, plus harmonique et plus étrange

5) Quelles sont vos influences ?
L’Archiviste : elles sont très variées puisque plusieurs d’entre nous n’ont pas évolué dans la même culture musicale. Aujourd’hui encore, les influences des uns et des autres ne font pas nécessairement l’unanimité au sein du Lac. Si certains, comme moi-même, sont venus à la musique grâce au Heavy Metal, en particulier grâce à des groupes comme Iron Maiden, d’autres sont issus du rock progressif ou encore du jazz-rock et j’en passe. J’ai, par ailleurs, une affection certaine pour le son et les bassistes des années 70.

Le Sénéchal : Je suis le membre du groupe qui écoute le plus de métal sous toutes ses formes, que ce soit du FM, du heavy ou du thrash et bien entendu, je fais attention au fait qu’un gros riff bien saturé sonne « métal ». J’ai grandi en écoutant Maiden, Scorpions, Metallica, Slayer et Testament et mes guitaristes favoris sont Dave Murray, Mickael Romeo, James Murphy donc inévitablement on retrouvera ces influences dans notre musique, mais je suis également fan de The Edge et Mike Oldfield et j’attache particulièrement beaucoup d’importance au fait de faire coïncider ces éléments «métal », « pop » et « progressif » dans mon jeu. Tu peux notamment t’en rendre compte en écoutant Fairies and Tales. Je crois que ce titre représente le mieux l’univers du Lac.

6) J’ai classé Lac Placide dans un style progressif, mais quelle définition donnerais tu de votre musique car ça va plus loin que ça ?

L’Archiviste : Je ne saurais la définir autrement. Ce qui est pratique, c’est que le rock progressif au sens large est un univers très varié dans lequel on s’y perd parfois ! Pour faire simple, disons qu’on fait du rock-prog’- métal-pop groovy plutôt homogène (!)

Le Sénéchal : Tout dépend du contexte : certains passages musicaux du Lac peuvent s’apparenter à du métal, mais nous ne nous considérons pas en tant que groupe de métal. Nous essayons d’incorporer cet élément dans notre univers musical au même titre que la pop, ou le jazz.

7) Bon la question traditionnelle, que représente l’esprit du métal pour vous ?
L’Archiviste : j’ai longtemps hésité devant cette question? fallait-il me creuser la tête pour ne finalement dire qu’une énorme banalité ou bien tout simplement m’avouer à moi-même que l’esprit du métal, j’en avais rien à cirer? allez, disons que pour moi, l’esprit du métal, c’est et ça restera Iron Maiden? je ne sais pas si c’est ce que tu attendais mais tu n’en sauras pas plus.

8) Quel est ton meilleur souvenir avec le groupe ?
L’Archiviste : sans doute notre concert au Triton en avril 2005 car nous nous sommes beaucoup investi dans ce projet que nous avons co-organisé et co-produit avec notre camarade Vynce Leff du groupe Sensitive To Light. Ce fut une belle réussite, donc un très beau souvenir?

Le Sénéchal : Pour ma part, il y en a beaucoup : le concert au Triton, la sortie de notre 1er album Away, et ce fabuleux spectacle « Son et Lumières » auquel nous avons participé en sepembre 2001.

9) Que puis-je vous souhaiter pour la suite ?
L’Archiviste : que notre musique pique la curiosité de tes lecteurs et que ces derniers se ruent sur notre prochain album dès sa parution !

10) Merci pour ces réponses, je te laisse le(s) mot(s) de la fin???
L’Archiviste : merci à toi, Ô gentil Julien, de nous offrir la possibilité de nous exprimer ici. Je laisse le mot de la fin au Sénéchal car j’ai du mal à conclure?

Le Sénéchal : Nous souhaitons que nos projets pour l’année 2006 se réalisent pleinement : la réussite de notre 2è album, la sortie de notre DVD et nous souhaitons également jouer notre musique live à travers différents shows et pourquoi pas la réédition du festival au Triton évoqué plus haut

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Lac Placide : Freedom from their hands

Lac Placide : Freedom from their handsVoilà sur cette démo les prémisses du prochain album de Lac placide, excellent groupe de prog français… Trois titres pour 25 minutes de musique planante, inspirée et technique à la fois. Que du bonheur en somme !!!!!

Premier constat : pour une auto-production le son est nickel. Bien balancé il propose à chaque musicien de s’exprimer avec la même force. Vous ne pourrez pas passer à coté, si vous jetez une oreille sur ce disque vous serez transposez dans l’univers unique du groupe (si vous avez le temps allez sur le site du groupe vous comprendrez tout de suite de quoi je parle). Le mélange des deux voix fait merveille même si la superposition chant féminin en anglais et chant masculin en français (pas de grunts, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit) peut surprendre. Mais une fois dedans le résultat est fort sympathique et on se laisse bercer dans le monde de Lac placide.

Tout est savamment orchestré que ce soit les claviers, les guitares, basse, la batterie et les chants. L’ensemble homogène donne littéralement vie aux compos du groupe qui ne fait pas qu’exécuté des titres mais il les vit véritablement. Ca doit être impressionnant en live….

Je parlais de musique planante car c’est vrai quelle est plus atmosphérique que démonstrative. C’est ce qui contribue a crée l’ambiance personnelle que recherche le groupe. Pas de « branlette de manche » à le Petrucci ici. Non les solos de guitares sont hautement justifiés et brillent par leurs efficacités.

Bonne découverte prog, on a d’excellent groupe en France prenez au moins le temps de découvrir celui là SVP !!!!!!!!

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Linear Sphere : Reality Dysfunction

Linear Sphere : Reality Dysfunction« Reality Dysfunction » ou comment mettre un nom à coté de la définition du progressif dans le dictionnaire. Alors non le groupe Anglais ne va pas détrôner Dream Theater dans l’esprit des gens mais c’est un tort car la musique prôné par le groupe est à mon sens plus riche que celle des américains.

Tout au long de cette chroniques la comparaison avec Dream Theater risque de revenir autant vous prévenir. Car tout les rapprochent mais tous les éloignent aussi. Ce qui est sur c’est l’on retrouve chez Linear sphere des plans piqué chez Dream Theater mais bon on n’est la référence ou on l’est pas. Rassurez vous sur des titres qui font 10 minutes on oublie vite ce genre de détails. De plus chose importante à préciser c’est l’influence jazz de l’ensemble. On voit que le groupe a complètement digérer ce courant musical pour en extraire ce qui leur semblait important de retranscrire dans ce progressif-jazzy. Point commun avec le groupe américain c’est que se sont tous des formidables techniciens (bon le batteur ne vaut pas Portnoy mais le gratteux vaut largement Pettruci). Tiens parlons du chant. Eh bien il n’est pas omniprésent ce qui laisse la part belle à la partie instru du disque. Il est partagé entre du chant écorché et un chant calme mais sur 10 minutes il doit y avoir 3 minutes de chant a peine. Ma préférence va vers le chant écorché qui donne un relief supplémentaire à la musique.

En revanche, mais je en sais pas si ca va être le cas sur la version du commerce mais le dernier titre « From space in time » qui dur la bagatelle de 25 minutes est divisé en 4 partie distinctement audible mais n’est en fait qu’une seul et même plage alors qu’un découpa ge est annoncé…… affaire a suivre !!!!!!

Voilà en un mot commençant énorme, une REFERENCE !!!!!!!!

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Redemption : The Fullness of Time

Redemption : The Fullness of TimeFan de progressif réjouissez vous Redemption est là pour vous. Adieux chanteurs hasardeux (dont Rick Mythiasin qui officia au tout début de Pantera avant que Phil ne nous sauve) et bienvenu a Ray Alder qui n’avait fait les vocalises que sur le deuxième morceau du premier album.

Alors je sais que certaines personnes ne vont pas aller plus loin que le troisième mot de ma chronique mais rédemption est vraiment un bon groupe de prog. Comparativement à la référence Dream Theater on peut déjà se féliciter de n’avoir pas un chanteur comme Labrie. Certes le chanteur n’est pas non plus Bruce Dickinson mais il tient parfaitement la distance et sa voix est en parfaite harmonie avec la musique proposée par le groupe. Deuxième comparaison avec les maître du genre les solos de guitares et là aussi grande surprise, Bernie Versailles (tiens c’est chez moi ça) envoie méchamment en ajoutant une certaine folie a son jeu, chose que Petrucci ne fait jamais (c’est pas bien d’être trop scolaire……).

Mais je ne vais pas vous dire que ce groupe est meilleur que Dream Theater, désolé……..

Oui, le problème c’est que le groupe a un peu tendance a se répéter et de se fait a rallonger les morceaux sans grand intérêt (dans le sens on a bien compris le riff mais au bout de 10 fois de suite, il est un peu saoulant). Et il y a quand même un drame c’est « Sapphire », titre à zapper, qui est une sorte de balade de près de 16 minutes et ou on s’endore assez facilement (toujours ce même problème de répétition).

Donc avis mitigé sur l’album qui frise le génie par moment et qui gâche tout par un excès de trop vouloir bien faire. Dommage mais ça reste un disque à écouter pour sa grande qualité musicale.

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