La Balafre

Just another Metal-blogs.com weblog

Septic Flesh : The Eldest Cosmonaut

July 14th, 2007 by admin

Septic Flesh : The Eldest Cosmonaut« The Eldest Cosmonaut » est un Mini CD paru à la suite immédiate de « A Fallen Temple », la même année. En réalité, il en constitue un complément, indispensable pour les fans.

« The Eldest Cosmonaut » se décompose en quatre morceaux, qui exposent en quatre actes toutes les facettes musicales du groupe. Mais cet album est un grand mini album, d’une durée de 25 minutes. Il est vrai que les autres albums de Septic Flesh dépassent l’heure.

Le premier morceau de l’album est le titre éponyme, dans sa « dark version », et que j’ai déjà décrit dans ma chronique de « A Fallen Temple ». Le lecteur me permettra d’effectuer un simple copié-collé, me plagiant effrontément.

« The Eldest Cosmonaut » est le morceau phare de l’album. L’atmosphère humide, pleinement aqueuse, à laquelle nous avons fait allusion plus haut, se révèle un infini cosmologique, celui de l’espace. Le rythme est de tempo moyen ; les voix masculines et féminines sont claires et étrangement résonnantes ; un clavier de piano et de samples scientifiques y constitue un instrument à part entière ; tandis que la basse accentue la lourdeur et l’oppression d’une atmosphère saturée d’hydrogène, en l’absence totale d’oxygène. Les guitares enfin oscillent en circonvolutions inédites, – mélodies perdues au sein du cosmos. Probablement le morceau le plus original et l’un des plus grand chef-d’?uvre de Septic Flesh. La « dark version » de « The Eldest Cosmonaut » est en réalité à l’identique de la version claire figurant sur « A Fallen Temple », mais agrémentée d’un sample de batterie industrielles très lourde et au jeu varié, et un chant Death Metal guttural comme voix principale.

Je m’autoriserai le même jeu de copié-collé à propos du deuxième morceau, intitulé « Underworld – Act III ». C’est un morceau de musique classique contemporaine, très avant-gardiste dans le style. En effet, la musique y est descriptive de l’action, sans sacrifier l’image du Ciel, des rêves. « Underwold – Act III » se veut donc une musique représentative de la vie dans son ensemble, à tous ses niveaux hiérarchiques. Le chant soprano cristallin de Natalie Rassoulis, professionnelle, accompagne dignement les notes, avec les voix masculines claires de Sotiris et Kostas. Les jeux de voix ont par ailleurs extrêmement riches, profonds et variés. Les deux premiers « Actes » de cette fresque musicale étrange sont publiés dans l’album « A Fallen Temple ».

Je cesse de me contrefaire à compter du troisième morceau. « Finale » est un instrumental de musique classique, qui oscille entre le caractère descriptif des « Underworld », et la majesté orchestrale, pleine d’orgueil et de splendeur impériale dans la vie. J’oserai affirmer en tant que mélomane chevronné, que« Finale », par ce dernier trait, contient quelques mesures appartenant aux plus belles mélodies qu’il m’ait été donné d’entendre dans ma vie.

Enfin, quatrième et dernière chanson, « Woman of the Ring » avait déjà été publiée en 1996 dans la compilation « Holy Bible » de la maison de disque de Septic Flesh à l’époque, Holy Records. Le chant death guttural de Spiros s’y accompagne de la voix rêche, écharpée, mais claire de Sotiris. Une musique au tempo lent, un Death très mélodique. Le chant semble y invoquer dans une mélancolie infinie le fantôme d’une déesse, Elishanth. Les riffs les plus brutaux y côtoie les pleurs musicaux (imaginez, des larmes Death !). Cette chanson semble plus une épitaphe, un requiem de tristesse, de brumes, de vague à l’âme?De brumes, oui, exactement. Car, seule l’image d’une brume blanche, alternativement dense et légère, s’inscrit dans l’âme de l’auditeur à l’écoute de ce morceau?brumeux. L’intérêt de cette réédition par rapport à la version figurant sur la compilation « Holy Bible » est de l’avoir entièrement remixée (« remastered ») pour en obtenir un son à la fois plus précis, plus limpide, plus argentin, mais aussi plus profond car plus puissant, aux résonances plus riches.

Septic Flesh a ainsi octroyé à ses fans un court album, digne des précédents. Les Grecs nous offrent selon leur habitude une musique damasquinée, incisée de reliefs mélodiques originaux, de traits harmoniques imprévus, et surtout, d’un Art de très haute qualité.

P.S. : Je signale que ce MCD est vendu accompagné d’une cassette VHS contenant le clip de la chanson « The Eldest Cosmonaut » dans sa « Dark Version », et dans lequel on peut voir Septic Flesh jouer, et Spiros Antoniou, Sotiris Vayenas et Natalie Rassoulis chanter, dans un décor sobre et de science-fiction galactique très mystérieux. Un plaisir de l’?il?disponible dans la section vidéo de Spirit of Metal !

Leave a Comment

Please note: Comment moderation is enabled and may delay your comment. There is no need to resubmit your comment.