7ème album de Marduk
Il y a des albums qui demandent parfois beaucoup d’écoutes avant de pouvoir faire sa propre opinion? et il en faudra encore plus pour pouvoir écrire une chronique pertinente, objective et universelle. La création artistique, qui n’est autre que le propre de l’homme, demande un « décorticage » complet pour comprendre les émotions que la musique lui procure.
Là où la musique touche l’espèce humaine, et uniquement elle, sur ce qui fait son authenticité et son caractère unique, Panzer Division Marduk touchera plus l’instinct humain, ce côté destructeur, cette violence et cette puissance (de même) on ne peut plus spécifique à l’être humain.
Je vais être franc ; à l’instant où je fais ma chronique, je n’ai eu besoin d’écouter l’album qu’UNE seule fois.
Pour nous plonger dans leur ambiance, Marduk (sur les pistes Panzer, Baptism by Fire, Best of Prey et 502) commence ses titres par des scènes de guerres à coups de canons, de bombes et nous traumatise par des bruits perçants d’avions en vol, des « Feuer !» criés par des nazis et des hurlements de douleurs.
Tout de suite, l’atmosphère en 10 secondes est posée, jusqu’à ce qu’arrive la déferlante Marduk. On rentre dans le feu de l’action : batterie on ne peut plus « black » avec une synchronisation destructrice de la caisse claire, cymbale charleston et grosse caisse (à se demander si la rythmique peut être tenue en Live), chant non criard de la même trempe qu’Immortal mais plus sombre, plus présent dans leur musique et plus puissant. Les cordes de la guitare sont frottées à grande vitesse (riffs et mélodies) et les accords sont la plupart du temps très bien choisis pour créer des sensations de peur, de panique et fera ressortir en vous (vous êtes métalleux n’est-ce pas ?) un besoin, que dis-je, une dépendance à la brutalité et à la puissance? cette symbiose forme une musique apocalyptique, puissante, malsaine? mais on en redemande et on prend plaisir à se plonger dans ce chaos.
Les points faibles. Le plus flagrant, et tout le monde sera d’accord là-dessus, est la rythmique de batterie.
Certes, elle est très efficace et dominante pour créer cette puissance, mais il existe quand même d’autres plans rythmiques pour créer cette atmosphère (le batteur n’a jamais de tendinite en Live ?). Sûrement beaucoup d’auditeurs lâcheront l’album en court de route à cause de cette rythmique omniprésente. On pourrait reprocher au guitariste, peut-être, de ne pas aller plus loin dans ses compositions mais soyons réaliste ; il est tout seul dans l’histoire avec un chant prédominant qui ne lui laisse que peu de place? et il doit en même temps pouvoir suivre cette puissance imposée par la batterie. Ces fûts sont sûrement le point décisif qui empêche le groupe d’expérimenter un peu plus leur musique? Enfin, on ne va pas se mentir, c’est tout de même le choix du groupe d’avoir choisi cette voie mais l’intérêt de l’album dans la durée restera limité.
En conclusion, Panzer Division Marduk est une réussite sans être un grand album (et qui ne demande pas forcément de temps d’adaptation, ni de réflexion). Les émotions sont là, simples, vous donneront tout de suite quelques frissons et vous les vivrez sans avoir à chercher quoique ce soit : la peur est instinctuelle autant que la bestialité et le besoin de puissance. L’album est uniforme (sans être trop répétitif car le guitariste ne reste heureusement pas dans le même jeu et contribue en grande partie à la réussite de l’album). Mais il aura beau garder notre accroche, l’album, de par sa faible expérimentation, ne pourra se permettre un séjour tros long dans nos lecteur CD !!!




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