Magiska Krafter : Devils Mark on Us

Ξ décembre 10th, 2011 | → 1 Comments | ∇ Avant Garde Black Metal |

Magiska Krafter : Devils Mark on UsLe changement d’orientation de Skool of Dead et la venue de Satanic Tony (Demorian) pour les parties vocales auront donné lieu à un nouveau nom de scène, Magiska Krafter. Mais avant cela, le jeune indien Waterburner menait de pied ferme son petit groupe, officiant dans un death/black/gothic avec des éléments industriels. Le résultat était expérimental et très inattendu, mais pourtant loin d’être inaudible. Car le talent est bien présent, ainsi que l’originalité et un certain brin de folie.

Le premier et seul EP de Skool of Dead se prénomme « Devils Mark on Us ». Bien que portant un titre des plus répandus, son contenu ne présage pas ce genre d’approche tant on se retrouve surpris par le côté aliéné et résolument étrange des compositions. Même si les quatre titres sont très courts, chacun a sa patte, sa mélodie malsaine et son ambiance glauque et atypique. Les origines indiennes de Waterburner laissent entrevoir quelques sonorités locales, bien que ce ne soit pas toujours flagrants. Mais il n’empêche que les sons et les effets démoniaques sont utilisés à bon escient, pour quelque chose de sombre.

« Demagogue’s Wicked Smile » et son introduction industrielle arrive à mettre en image ce sourire présent dans le titre. Les notes sont répétitives, hypnotiques, les riffs simplistes mais quelque peu raw, et le chant black semble tout droit sorti d’outre-tombe. Un « Hell and Heaven Preaches » prend directement suite, empruntant les mélodies du morceau précédent, mais se dotant non seulement d’un chant grave cadavérique mais aussi d’un chant féminin mystérieux et astral, renforçant un certain aspect gothique.

Au moins, il y a une continuité, rien n’est véritablement décousu et heureusement, on se repère facilement au sein de ces quatre chansons. La dernière, « Cyborg’s Nation Downfall Anthem », rappelle la scène cyber par son côté extrême, expérimental, mécanique, froid et robotique. L’humain a disparu au profit des machines, s’évertuant à jouer une musique arythmique et barrée. Les sons partent dans tous les sens, on peut imaginer un blocage du système juste à la fin avec ce bruit répétitif. Titutitutitutituti. La machine se dégrade, comme l’indique le titre du morceau, jusqu’à son déclin total et une fin subite.

Waterburner a réussi à créer tout un univers, qui bien que particulier, arrive à nous maintenir en haleine jusqu’à la fin. Dommage que la production soit si underground (Salute Records oblige) mais cela peut d’un autre côté renforcer cet aspect sombre et spécial. Un bon EP en somme, signant la fin de l’ère Skool of Dead.

 

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