Thy Disease : Devilish Act of Creation

Ξ septembre 2nd, 2010 | → 0 Comments | ∇ Death Black |

Thy Disease : Devilish Act of CreationFondé en 1999 sous l’impulsion de Yanuary et Psycho, aussi membres de Anal Stench et de Crionics pour le premier, Thy Disease officie dans une musique assez sombre et agressive, véritable croisement du black et du death métal et force est de constater que l’ensemble se veut relativement efficace et terriblement entraînant. En effet, les polonais et leur premier album « Devilish Art of Creation » nous sortent quelque chose d’extrêmement bien foutu et rentre dedans, quelque part entre Behemoth et Decapitated.

A cette époque-ci, les sons industriels et les samples ne sont pas vraiment ancrés dans leur musique et par conséquent l’appellation « death industriel » ne veut encore rien dire. Même si les claviers ont leur place, apportant les atmosphères et ce côté moderne, et surtout, renforçant ce côté black, ils n’ont pas ce rôle aussi glacial et apocalyptique qu’on retrouvera dans les prochaines productions de Thy Disease. Ici ce sont simplement des nappes comme sur « Finding God », parfois un fond d’ambiance, ou même un effet mécanique comme sur « Crashing the Soul » ou l’outro « Art of Creation », révélant alors les influences et la future identité de ce groupe évolutif.

Il est clair et net qu’au sein de cet album-ci, la part black rentre énormément en jeu au milieu de la brutalité du death. Non seulement le chant est beaucoup plus typique, les growls étant beaucoup moins fréquents, mais en plus les riffs sont facilement reconnaissables tout en étant alternés avec de fameux riffs death, rendant ce mélange pour le moins efficace, d’autant plus qu’il est bien appréhendé (comme sur « New Slaughter » ou « Angel Ashamed » par exemple).

Sans doute le mot « diversité » est celui qui colle le mieux à cet opus, puisque les styles ont souvent tendance à varier, laissant deviner à l’auditeur que le groupe se recherche, essayant de trouver et d’apprécier un style qui lui sera d’autant plus représentatif. Ainsi leur black/death peut s’emparer d’éléments gothiques voire symphoniques comme sur « The Wish » avec ce son de cloches en introduction et cet orgue continue au niveau des refrains, sur « Coursed », qui se veut assez épique, ou même sur « My Serpent », titre brutal mais sans doute le plus révélateur étant donné que les claviers et les chœurs apportent une bonne dose de sympho pour une grande partie du titre.

Au niveau de la technique, on ne peut que constater que leur jeu est plutôt bon, voire très bon. Outre alterner les riffings mais aussi les martellements de batterie, les solos sont aussi de la mise et en plus grande quantité que sur les futures productions. « Finding God » par exemple nous gratifie d’un solo bien foutu en guise de break, quelque peu arabisant. Les différents types de vocaux et la variété des lignes de claviers sont aussi à noter.

On aurait pu nous épargner la reprise de Madonna dénommée « Frozen »…je la trouve quelque peu malvenue, même si ça peut faire sourire, mais la musique en elle-même est simpliste et bien en dessous de ce que nous a fait Thy Disease tout au long de l’album…de plus le chant féminin au refrain est assez faiblard et se pose très mal sur cet ensemble black/death…

Thy Disease nous offre en conclusion un album plutôt sympathique, des titres étant moins bons que certains, sortant bien évidemment du lot, mais tout de même, la qualité est là. Loin de leur cyber métal actuel, ce « Devilish Art of Creation » se veut être le début d’un tout pour ce groupe ne cessant d’évoluer.

 

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