Rainwill : Canvas

Ξ février 7th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Melodic Death Metal |

Rainwill : CanvasRainwill aura mis du temps à se décider et à composer de nouvelles chansons et galettes, car depuis sa formation en 2000, ce n’est que presque dix ans plus tard que le groupe a franchi le cap de la démo pour sortir son premier opus « Canvas » signé chez MSR Productions.

On connaît bien l’étendu du death mélodique et sa popularité dans le monde metallique, la scène européenne étant sans doute la plus grande. En Russie aussi, le style bouge énormément, se rapprochant tantôt des formations actuelles (Soilwork, Disharmonia Mundi entres autres) ou s’essayant à adopter une autre teinte. Rainwill se situe entres les deux, entre ce que nous entendons déjà et ce qu’on peine à entendre, c’est à dire quelque chose de plus innovant, même s’il est normal de se demander si le death mélodique peut encore nous surprendre.

Les Russes nous sortent donc « Canvas » tout en restant inspirés non seulement par la scène scandinave mais aussi par les tendances industrielles de leur pays. Cela s’entend dès le début de l’opus avec l’introduction et les morceaux « Eternal Grief » ou « Scenes on Canvas », offrant à la fois des riffs mélo death, des riffs bien lourds, et des growls bien sauvages, des cris black plus faiblards, et des sonorités industrielles et mécaniques assez bien placés.

La majeure partie des titres proposent son lot d’agressivité et de passages plus calmes, alternant growl, chant clair et crié, ce qui n’est pas vraiment une source d’innovation, comme sur « White Sand » ou « In Twilight of a Stage ». Il faut tout de même apprécier le côté blasé du chant clair et celui trop étouffé du chant black, seul le growl s’en sort plutôt bien, en imposant une certaine lourdeur.

Il faut dire qu’avec Rainwill, on change rapidement de registre, car si « Long Expectation » s’aventure dans le symphonique, les interludes « When Thought Comes to Life » et « The Call of Dispair » touchent plus au folk et à l’acoustique avec ces samples très naturels et cette guitare très sobre et douce. Idem pour « The Price of Mistake » qui conclue assez bien l’opus avec ces touches acoustiques, ce côté mélancolique et cette lourdeur dans ces riffs qui percutent bien.

En définitive, rien d’exceptionnel pour Rainwill qui aurait pu surprendre davantage s’ils n’avaient pas gardé cette patte trop actuelle et commune. Ajoutez à cela les approximations dans les compos et les chants et l’opus reste correcte, avec de bonnes choses mais sans plus.

 

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