Contaminant : The Masquerade

Ξ février 26th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Black Electro |

Contaminant : The MasqueradeL’Allemagne est un pays riche pour tout ce qui concerne le black mélodique et le metal industriel. C’est peu de temps après sa formation en 2006 et quelques changements de patronyme que Contaminant s’est mis à mélanger les deux styles tout en adoptant une atmosphère particulière afin de livrer un opus personnel et aux nombreuses influences. La pochette en elle-même représente bien l’opposition des deux genres, avec ce bélier et ce masque à gaz sur un fond sombre et désarticulé, ce qui ne trompe pas quant à ce qui attend l’auditeur.

Malgré les apparences, il ne s’agit pas de cyber black metal, même si l’ambiance futuriste et morbide est présente du début à la fin. Les Allemands n’utilisent pas les mélodies à outrance, bien que les guitares nous concoctent régulièrement des arpèges bien particulières. Toutefois ces mélodies sont là afin de véhiculer une atmosphère bien décadente voire post apocalyptique. Mélangées aux claviers et aux samples électroniques, le résultat n’est que saisissant.

Dès le départ, le duo « The Worm’s Eye » et « The Masquerade » nous montre l’identité de Contaminant, qui s’évertue à nous offrir des morceaux d’apparences simples, mais aux ambiances très travaillées. On ne passera pas à côté des inspirations death pour certains growls et symphoniques pour les touches orchestrales. La venue de « Confessional Secret » rappelle le metal industriel allemand remixé en version black metal avec ces touches électroniques futuristes et ce riffing imparable.

L’album prend une teinte plus sombre lorsqu’on arrive en son milieu. Après les samples de bébés qui pleurent ou de cris, « Sindream » nous envoie les cloches avant de nous envoyer la sauce à coup de claviers mi sympho/mi indus, sans non plus écraser la puissance des riffs et du chant black, tandis que « Bloody Mary », malgré tout, nous octroie plus de six minutes de cyber black décadent et prenant du début à la fin tant dans les ambiances froides que dans l’assemblage des riffs.

Étrangement, les influences arabes pointent le bout de leur nez sur un « Shaitan » symphonique (« lucifer » en arabe) et épique. Mais c’est bien sur « Chutba and Dadschal » que ces touches orientales deviennent plus importantes, non seulement dans les mélodies mais aussi dans l’utilisation des instruments. L’apport de l’électronique fait un drôle de contraste entre le chaleureux/l’authentique, et le froid/l’artificiel.

Contaminant s’en est bien sorti avec ce « The Masquerade » auto produit et pessimiste, aux mélodies imparables et aux touches industrielles futuristes. Le groupe a réussi à ne pas s’y noyer et à nous proposer un black metal atypique porté sur les atmosphères et non sur la brutalité, disposé à nous faire passer une quarantaine de minutes dans un monde perturbant, perdu dans une infinité de mensonges.

 

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