Impromtus Ad Mortem : Eden a Luz Centuria

Ξ mai 29th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Gothic Metal |

Impromtus Ad Mortem : Eden a Luz CenturiaCe n’est pas vraiment en Colombie qu’on irait chercher un bon groupe de metal. Non seulement le pays n’est pas réputé pour sa scène, mais en plus les moyens de médiatisation et de distribution sont faibles. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Amérique Latine souffre évidemment de l’exportation de ses groupes, et outre les Krisiun et consorts au Brésil, le reste peine véritablement à émerger.

Pourtant, en Colombie aussi il y a des formations. Beaucoup, cependant, ont splitté, sont en suspend ou manquent de dynamisme. De quoi nous empêcher, nous Européens, de découvrir des groupes locaux. Malgré tout, le label suédois Salute Records a déniché un petit combo d’Ibagué, à savoir Impromtus Ad Mortem, qui utilise un patronyme latin pour effectuer dans du metal gothique. Il s’agit de huit musiciens très mélancoliques, formés en 2002 mais peu actifs, ils n’ont sorti qu’une démo, un album et un EP. La bande a tout de même plus d’une corde à son arc, chaque membre ayant sa place et son instrument de prédilection, que ce soit le violon ou le hautbois, mais aussi une grande expérience musicale, car ils ne sont pas non plus débutants.

En dépit de ces qualités, le groupe ne semble pas vraiment fait pour être remarqué, leur sorties étant passées inaperçues et leur concerts n’étant pas très remplis. La faute à un problème de personnalité. La faute à un problème de justesse. La faute à un problème de production, aussi. Ce qui se voit irrémédiablement sur leur dernier EP en date « Eden a Luz Centuria ».

Trois morceaux le composent, mais pas vraiment les plus remarquables qui soient. Impromtus Ad Mortem alterne les chants, que ce soit la voix mélancolique de Diana et le grunt de Hugo. Il intègre aussi des passages lancinants au piano, accompagnés d’un fond très gothique aux claviers, assez atmosphérique dans l’esprit, pas loin de Dark Sanctuary. « Soledad « Amante Immortal » porte de ce fait bien son nom, mais en dépit de son aspect planant, il n’embarque guère dans le monde des Colombiens, idem sur « Eden a Luz Centuria », proposant quelque chose de plus baroque, avec son violon en fil conducteur. Cependant, ce sont les claviers qui ressortent le plus de cet ensemble sombre, les guitares souffrant d’un problème de production. Quant au titre live, n’en parlons pas, il ne fait que confirmer les problèmes de justesse du groupe, notamment dans la voix de Diana.

Il n’y a pas grand chose à retenir de ce « Eden a Luz Centuria », malheureusement, si ce n’est que le groupe pourrait rendre sa musique attrayante en améliorant et la production, et la justesse, et l’interprétation. On aura clairement entendu mieux en matière de metal gothique, par exemple sur leur précédent album, qui restait correct. Cet EP est donc dispensable mais témoigne de la signature du groupe chez un label, son premier. En espérant que cela puisse l’emmener quelque part…

 

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