Svartalvheim (NZ) : Cosmic Sorrows

Ξ septembre 9th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Melodic Death Metal, Symphonic |

Svartalvheim (NZ) : Cosmic SorrowsEn règle générale, la Nouvelle Zélande n’est pas un pays très tourné vers le metal symphonique, qu’il soit soft ou extrême. On retrouve davantage de heavy metal, de death metal ou de black metal. Et pourtant, même si ce n’est pas une tradition, une formation pourrait renverser la tendance : Svartalvheim. Rien que son nom en dit long. Certains connaissent peut-être le groupe norvégien de black symphonique Ancient. « Svartalvheim » est le nom de leur premier opus, sorti en 1994. Pour autant, les Neo-Zélandais ne se rapprochent pas énormément de leur musique mais il est clair que leur metal symphonique extrême se compose de black metal et de death metal, en particulier du mélodique.

A la base, le combo officiait dans le doom mais il s’est vite rendu compte que c’était le metal symphonique qui lui correspondait le mieux. Ceci donna naissance à une démo puis à cet album, « Cosmic Sorrows », largement influencé par le death mélodique cristallin d’Eternal Tears of Sorrow,(période pré « Children of the Dark Waters »), par le death mélodique astral et véloce de Skyfire, par le death metal à consonances symphoniques (Septic Flesh, Fleshgod Apocalypse) ainsi que par le metal symphonique en général.

Le résultat s’annonce donc mélodique et épique. Dès le premier morceau, « Fettered to the Unreasonable », on découvre immédiatement un death mélodique parfois bourrin, très symphonique et atmosphérique au niveau des ambiances. On découvre aussi la grande faiblesse : la production. Le son des claviers est très bon, cependant la batterie est trop mise en avant (la double pédale insupportable…) et les guitares sont noyées. Le chant, lui, s’en sort plutôt bien, alternant growl profond et cri black.

Si on fait abstraction de ce point faible, on se retrouve au fil des morceaux avec une musique bien calibrée et très dynamique, on n’est pas prêt de s’ennuyer. Même si les influences sont là, on rentre très rapidement dans l’univers d’un groupe misant sur les atmosphères. Les choeurs, les orchestrations ainsi que les notes de piano cristallin sont à l’honneur, tranchant avec le côté agressif et rapide des guitares et du chant. « Quantum Singularity » (entre autres) met bien ceci en valeur.

Pour ajouter un peu plus d’originalité, on retrouve aussi des éléments plus modernes, avec des touches électroniques et limite core avec « This Temple Will Not Hold » et « Oppression from Within », mais toujours soutenues par cette vélocité au niveau des grattes, ce tranchant dans le chant, et ces belles atmosphères. C’est astral et légèrement cosmique, comme le suggère le titre de l’album.

Au final, l’auditeur est rapidement embarqué dans un paradis féerique grâce à un death mélodique éthéré mais toutefois trop uniforme. Les titres sont tous très rapides et peinent à laisser place à un peu de répit. Seuls « Synthetic Society » et « Lack of Scepticism, a Road to Ruin » arrivent à imposer des changements de structure ainsi qu’une touche sombre, apportée par quelques influences black metal, notamment dans le type de mélodie.

Il aurait donc fallu plus de variété dans les titres mais ce n’est pas ça qui nous fera lâcher l’affaire. Malgré de gros défauts, rapidement dissimulés par des qualités indéniables, « Cosmic Sorrows » est l’album d’un groupe encore jeune mais prometteur, risquant, si toutefois il mûrit et progresse, de livrer une musique puissante, extrême et épique au possible. C’est en tout cas bien parti, au vu de ce qu’ils nous offrent au sein de ces neufs titres entraînants.

 

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