Inborn Suffering : Regression to Nothingness

Ξ novembre 2nd, 2012 | → 0 Comments | ∇ Doom/Death |

Inborn Suffering : Regression to NothingnessIl se sera fait attendre celui-là. En effet Inborn Suffering n’aura pas beaucoup fait parler de lui depuis la sortie de son premier full length « Wordless Hope » jusqu’à maintenant, soit six ans plus tard. Il faut dire que l’attente vaut le coût car d’une, le quintette livre un album mature et abouti et de deux, il est en passe de devenir une des figures majeures du doom/death en France aux côtés d’Ataraxie.

Passons aux choses sérieuses avec ce « Regression to Nothingness » signé chez les Russes de Solitude Prod et masterisé par Jens Bogren (Katatonia, Opeth, etc). L’opus jouit d’une production impeccable bien adaptée à l’ambiance véhiculée au travers des compositions. C’est sombre sans avoir à trop se rapprocher des Finlandais, et lamenté sans se tourner du côté du doom russe. Inborn Suffering arrive à avoir une personnalité particulière même si on arrive à repérer les influences, que ce soit Swallow the Sun ou Mourning Beloveth entres autres.

Les Français arrivent à créer un album de sept titres très cohérents et très accrocheurs. Ici, on ne tombe pas dans la complainte facile mais dans un doom qui sait autant être death qu’atmosphérique. On passe aisément de parties plus agressives à des parties plus planantes et envoûtantes, mélangeant la lourdeur à la douceur et à la légèreté. En cela, il y a une véritable osmose entre les riffs pesants et tranchants, le chant alternant growl, hurlement déchiré et parties claires, et les claviers, qui complètent et affinent l’atmosphère générale, que ce soit sur « Grey Eden » ou sur le morceau éponyme.

Solitude Prod a le chic pour dégoter les bons groupes de doom à claviers, mais ne vous y méprenez pas. Inborn Suffering ne mise absolument pas tout sur cet instrument, au contraire. Il sait absolument faire de ses guitares des éléments clés, de même pour le chant, grave et profond. Si « Born Guilty » démarre les hostilités avec une bonne dose de death metal, la suite sera d’autant plus posée et atmosphérique, tranchant littéralement avec ce qui a été proposé avant. Idem avec « Another World ». L’agressivité du death ne reste jamais longtemps. Ce sont les éléments dark et atmosphériques qui finissent par prendre le dessus, en apportant une bonne dose d’émotions.

Inborn Suffering propose réellement un album dense, compact et profondément désespéré, guidé par de fines mélodies, éléments clés de cette souffrance quasi permanente. Même si les frenchies ne révolutionnent rien, ils arrivent toutefois à créer un ensemble prenant et sombre, sans craindre de perdre l’auditeur en cours de route. Une belle réussite, française qui plus est.

 

Leave a reply

You must be logged in to post a comment.

  • Index

  • Reviews

  • RSS Spirit Of Metal News