Children Of Bodom : Hatebreeder

Ξ avril 28th, 2010 | → 0 Comments | ∇ Melodic Blackened Death Metal |

Children Of Bodom : HatebreederOn se souviendra de « Something Wild », le tout premier album des Children of Bodom, l’album qui les avait fait connaître, la grande révélation. Une bombe. Ce mix entre speed métal pour la rapidité du rythme et des guitares, et black pour les ambiances et le chant. Et cette fameuse pochette, une faucheuse l’habitant en son centre, et cette couleur bien rouge…Mais les finlandais ne chôment pas et deux ans plus tard arrive, signé chez Nuclear Blast…”Hatebreeder”, « celui qui engendre la haine »…

« Hatebreeder » ou un somptueux mélange entre black et power…

« Hatebreeder » ou la virtuosité des musiciens…

« Hatebreeder » ou un superbe album…

Il faut le dire tout de suite. Cet opus est une réelle réussite et est souvent nommé comme le meilleur album de Children of Bodom. Le combo fait fort et n’y va pas de main morte. Le tout est très homogène, les titres ne se ressemblent pas…ils dépassent les limites, affirment leur style, étoffent leur technique, et jouent avec les mélodies…nous ne pouvons que nous régaler à l’écoute de ces neuf titres…

Progressant dans un style extrême, mais très power, les jeunes prodiges arrivent à nous faire un puissant alliage d’agressivité, de technicité et d’harmonies. Les claviers prennent plus de place, mélodieux et fantasmagoriques, mystérieux parfois, épiques aussi…les atmosphères sont dans une optique black, les jeux sont très recherchés et très agréables mais surtout…ils n’étouffent pas les guitares qui sont les pièces maitresses de la mélodie sur chacun des titres…rapides, magiques, harmoniques, telles un piano ou une harpe, les notes s’envolent, les tessitures varient, aigue, grave, encore et encore…leurs accords majestueux forment des refrains inoubliables, les riffs sont flamboyants et l’on sent aisément l’osmose entre le musicien et son instrument…le néo classique à l’état pur.

“Never seen the fooled beast inside of me”:

La fluidité est déconcertante…tout leur semble si facile à faire, tout a l’air si accessible…le chant d’Alexis Laiho est si précis et charismatique, ses cris black modulés, son timbre de voix si particulier…ses lignes de guitares particulièrement incontrôlables et techniques à souhait, aériennes, subtiles, soutenues par des claviers indispensables, créant un duo harmonieux des plus intenses…la fusion basse/batterie est quasi parfaite et la rythmique que celles-ci imposent est résolument dans la veine du métal extrême…c’est rapide, compact, brutal…

« From now on, we are enemies; you and I! »:

Alors que « Warheart » et son rythme assassin très power, ses guitares explosives, ce « From now… » scandé au début et ce « Warheart » crié au refrain débute l’album parfaitement, le reste se veut être de la même veine, varié, à souhait, les structures des titres sont très recherchées. Rien ne se ressemble, tous les titres sont bons. « Bed of Razors » et sa harpe en introduction emmène l’auditeur dans un monde magique et mystérieux, les riffs et le chant des plus tranchants, les solos très bons et bien sous pesés, les claviers style baroques en mode clavecin…

« Towards Dead End » impressionne par sa rapidité digne des groupes de heavy speed mélodique, mais avec ce côté extrême…les mélodies faites à la guitare sont enivrantes, les notes s’envolent encore et encore, la batterie est pointilleuse et le chant incisif…idem pour le titre « Children of Bodom », un des plus longs de l’album ; atmosphères black prenantes, ensemble rythmé, tout pour passer un bon moment…

« Downfall » est sans doute le morceau le plus épique, les claviers aux premières loges, tantôt mystérieux, tantôt guerriers, les guitares bien death montant en puissance progressivement, et ultra technique, ce chant black parfois caverneux…un vrai régal.

Neuf titres composent « Hatebreeder », deux de plus que « Something Wild ». Ils sont trop courts malheureusement, on aurait bien voulu que ça dure plus longtemps mais bon. On est pris dans leur musique, le plaisir est intense, les harmonies sont envahissent, les guitares se veulent même symphoniques : imaginez-les en train de remplacer les violons de Mozart ou de Bach ! Néo-classique? Bien sûr.

Quant à la pochette, elle ne se veut pas très différente de « Something Wild ». Le rouge est remplacé au profit du vert (couleur mystérieuse, mais surtout, celle prédominant dans les aurores boréales des pays nordiques). Les sapins et le lac (un fjord ?) remplace le désert infernal. La faucheuse est toujours présente, moins effrayante semble-t-il, nous montrant le chemin…une invitation à l’écoute de l’album ? Pas de soucis !

Une réelle merveille qu’est ce « Hatebreeder », une des plus belles réussites de Children of Bodom. Le tout est immensément puissant, technique, mélodique mais aussi agressif.

On regrettera la montée en puissance du style pratiqué par ce groupe, ramenant des copies de copies de copies de nos virtuoses préférés, les rendant avec les années, de plus en plus quelconques…toutefois, les petits génies ne perdent pas pour autant leur identité…

A écouter encore et encore…

 

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