Sand Aura : Elegy of the Orient

Ξ janvier 22nd, 2013 | → 0 Comments | ∇ Oriental Metal, Progressive Metal |

Sand Aura : Elegy of the OrientSand Aura se forme en Egypte en 2007 autour de Muhammed Hassany et de Shung (Beyond East) dans le but de promouvoir l’oriental metal et de mettre en avant une thématique basée sur la paix, la fraternité et l’unification des cultures, traçant ainsi son chemin sur les pas des Israéliens d’Orphaned Land et des Franco-algériens d’Arkan. Dans un style oriental/progressive/death metal, le quatuor de l’époque (composé de Shung, Muhammed, Basma et Mustafa) sort son premier EP en 2011 avant de le rééditer en 2012 chez les Russes d’Haarbn Productions, avec deux nouveaux titres et une nouvelle pochette.

D’un point de vue musical, on se retrouve avec un oriental metal très similaire aux Israéliens et aux Français. A savoir un death progressif teinté d’éléments folkloriques orientaux et guidé par plusieurs chanteurs. Dans ce « Elegy of the Orient », ce sont trois vocalistes qui se partagent les morceaux, à savoir Muhammed pour les growls, Basma pour les chants arabisants féminins et Mustafa pour les chants traditionnels égyptiens et les choeurs. Cette alternance apporte beaucoup de complicité entre les membres ainsi qu’un côté authentique et très chaleureux. On découvre ainsi plusieurs histoire, racontées par plusieurs narrateurs ou personnages, selon les passages. On évite ainsi de tomber dans la linéarité en passant de l’extrême au soft et inversement, histoire de varier les plaisirs.

On le découvre d’office avec le très long « The Sand Aura (from the Land of Nod »), une fresque orientale perdue quelque part entre un « The Neverending Way of OrWarriOr » (Orphaned Land), un « Slaves for Life » (Amaseffer) ou un « Undama Tath’hur Al Shams Mn Al Gharb » (Narjahanam) en moins black metal, mélangeant le prog, le death, quelques touches symphoniques et les percussions orientales. L’ambiance nous permet de toucher du doigt les sables de l’orient grâce à cette fusion d’éléments tous aussi bien emboîtés les uns que les autres tandis que la production, même si loin d’être excellente, apporte cette touche naturelle qui permet de mettre en avant le tranchant et la mélodie des guitares.

Le duo des « Orphaned Child », long d’une douzaine de minutes en tout, met en valeur une ambiance plus sombre et mélancolique. Les nappes de claviers sont plus froides et le growl de Muhammed plus féroce, sans oublier les breaks instruments et les moments où le chant en arabe est à l’honneur. Dommage toutefois que la voix de Basma soit recouverte d’un enrobage synthétique à un certain endroit. Le charme de son timbre disparaît.

On retrouve aussi « Fountain of Moses », le morceau choisi pour faire partie de la compilation d’Oriental Metal sortie l’an passé chez Century Media. Une instrumentale grandiose, bercée par des guitares et des claviers arabisants. La mélodie principale est très typique, et pour cause, il s’agit de la reprise d’une chanson traditionnelle de la région appelée « Hava Nagila », version metal. Sans oublier le dernier bonustrack « Sidi Abd El-Raheem », en chant clair arabe, assez expérimental et groovy dans l’ensemble, avec sa guitare technique et envoûtante.

« Elegy of the Orient » est le premier jet particulièrement réussi de Sand Aura qui si n’atteint pas la perfection, touche du doigt l’authenticité et l’émotivité d’un « Orwarrior » d’Orphaned Land.

 

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