Dysmorphic : A Notion of Causality

Ξ septembre 18th, 2013 | → 0 Comments | ∇ Death Metal |

Dysmorphic : A Notion of CausalityAu début, Dysmorphic c’est Necroticism, un petit groupe tourangeau ambitieux mais encore timide, auteur d’un premier EP en 2009 nommé « Orphans of Sheol » qui propose un death metal à tendances brutales mais encore trop classique. La bête s’est petit à petit réveillée avec un changement de style et par conséquent de patronyme avec la sortie du second EP « Dysmorphic » un an plus tard. Le groupe se montre alors plus incisif grâce à son brutal death technique plus accrocheur. Il enchaîne ensuite les dates et accompagne sur scène des formations comme Demented ou Ad Patres. Cela semble convaincre le géant Unique Leader de laisser une place aux Tourangeaux dans son écurie.

Car en 2013, Dysmorphic se révèle avec la sortie du premier full length « A Notion of Causality » dont le mastering a été effectué au Conkrete Studio (Gorod, Minushuman, Eryn Non Dae) et dont l’artwork a été réalisée par Stan W-Decker (Timo Tolkki’s Avalon, Vulcain…). Le quintet allie très bien ses influences « classiques » du début (Death, Morbid Angel) et ses influences technico-brutales actuelles (Decrepith Birth, Gorod ou même Obscura). Au sein des onze pistes, il nous assène de frappes chirurgicales où les plans alambiqués ne font qu’un avec le groove de la batterie et de la basse. Les blasts beats sont bien dosés si bien que sa musique n’en est pas bourrée. Même si l’ensemble est brutal, il arrive à installer un côté fluide et aéré qui nous permet, malgré tout, d’avoir un moment de répit entre deux assauts de riffs. De plus, nous découvrons encore une fois la technique vocale d’un nouveau chanteur (Baptiste Boudoux). Ce dernier ne fait pas dans le growl grave mais plutôt dans les vocaux arrachés, à moitié growlés. Nous pouvons d’ailleurs nous rendre compte de la différence de registre avec le morceau « Suffer by Our Ancestors », qui figurait en bonus sur l’EP « Dysmorphic », mais qui se retrouve ici bien plus puissant.

Dysmorphic joue aussi beaucoup la carte de la mélodie puisque nous avons droit à pas mal d’envolées de riffs et de soli. Ils partent souvent dans tous les sens, accompagnés d’une basse virevoltante et très technique, à la Obscura ou à la Spawn Of Possession, comme sur « Sceptical Existence » ou « Cerebral Hemispheres » pour ne citer qu’eux. C’est alambiqué, carré, très travaillé et tout s’enchaîne avec férocité. Sans oublier les différentes variations, comme dans « Disenchantment », qui commence de façon plutôt rapide pour ralentit le rythme de manière inattendue. Et ce petit côté jazzy prédominant, grâce à la basse, qui se découvre sur « Defeaning Screams of Pain » ou sur l’excellent et sombre « Flavors of Unknown Spaces ».

Les Tourangeaux s’en sortent très bien avec des titres qui envoient bien le pâté. On regrettera malgré tout quelques longueurs dans des titres qui ont du mal à décoller ou l’utilisation maladroite des samples, le début de l’éponyme « A Notion of Causality » n’arrivant pas à réellement instaurer une ambiance, tout comme le final de « Sceptical Existence » qui aurait pu aussi agir comme l’intro de « Cerebral Hesmispheres », histoire d’avoir une continuité. Dysmorphic sait en tout cas où il va, à savoir vers un death technique brutal mais aussi mélodique, sans concessions, pas loin de ce qui se fait de très bon dans le domaine. A suivre !

 

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