Samael : Exodus

Ξ mars 22nd, 2010 | → 0 Comments | ∇ Black Electro |

Samael : ExodusQue dire de cet Ep, « Exodus » sinon que c’est l’opus suivant de près le mythique album « Passage »…que dire des compositions magnifiques remplies de noirceur et de mélodies, de la beauté de la pochette et du concept, de l’émerveillement que j’ai ressenti à son écoute…

Avez-vous déjà ressenti cela…cette impression d’avoir trouvé ce que vous recherchiez depuis toujours ? Une écoute, et ça y est, vous êtes transportés loin, loin, loin…une sorte d’exode spirituelle en somme…

Je ne vais pas vous assommer avec mon ressenti personnel. Non. Je l’ai déjà décris en une phrase c’est bien suffisant. Je vais vous parler de l’album en lui-même.

Le concept…cette envie du cosmos, de nous faire voyager, rêver, planer…cette pochette une fois de plus spatiale, montrant notre vision de la Terre d’une autre planète, après un exode inévitable…ces tons de vert, symbole de l’espoir, d’une envie de se reconstruire…ces titres si mystiques et étranges…

La musique…similaire à celle de « Passage », si bien que les quelques titres de cet Ep auraient pu faire partie intégrante de cet album. Une ambiance cataclysmique, noire, froide, aérienne, spirituelle…soutenue par des claviers variés et omniprésents, des riffs de guitares ravageurs, des vocaux tranchants…

Six titres composent cet EP : trois nouveaux, et trois anciens, remodelés, tout droit venus de l’album « Ceremony of Opposites ». Ecris par Vorph, composés par Xy, l’ensemble se veut incroyablement variés et empreint d’une identité qui lui est propre.

Le titre éponyme, « Exodus », sans doute le hit ultime de l’album, est tout simplement incroyable et représentatif du génie des suisses. Il me fait beaucoup penser à « Rain ». Des couplets où la basse et le réel fil conducteur, avec cette voix murmurée et ces claviers si étranges, fluides, et ces refrains…magnifiques par le tranchant de la voix, par cette rage qu’il est impossible de ne pas ressentir, ces riffs de guitares immenses, ces claviers aériens, ces chœurs, apportant une dose d’émotion en plus…

Alors que « Tribes of Cain » est beaucoup plus centré sur une optique gothique et terrifiante, avec une voix bien black et des orgues mystérieux et épiques en arrière plan, « Winter Solstice » est comme la petite sœur de « Moonskin » de « Passage », un morceau sensuel, ressemblant étrangement à une ballade, calme, atmosphérique, où la voix de Vorph est étonnamment douce et où le piano est le véritable fil conducteur, paradé par des guitares lentes mais planantes…

Je vais maintenant faire un petit topo sur les reprises des titres de « Ceremony of Opposites », notamment avec « Son of Earth », qui maintenant, possède des claviers, une voix plus modulée mais des guitares moins grasses et agressives…une bonne reprise mais manquant de piquant, n’allant donc pas à la hauteur de l’original. Par contre, « Malkuth to Kether », c’est, …c’est comment recycler « Son of Earth » et en faire un titre à part entière. Le combo a en effet repris le final de ce dernier titre, percussions en tête (dont des beats électroniques…), voix bien black, riffs réinventés et percutants, ambiance indus et spatiale…

A noter, un titre instrumental caché sur la setlist mais bien présent quand vous écoutez l’album, le fameux titre numéro 7…portant le nom de « Static Journey » (tiens, comme dans « Ceremony of Opposites »…), c’est en effet une sorte de recyclage (encore), où l’ambiance cette fois-ci est moins gothique et inquiétante, mais plus planante, suave, et marine…je ne sais pas pourquoi mais en écoutant ce savoureux mélange de piano et de violons synthétiques entre autre, j’ai l’impression d’être en bord de mer, voire sur un bateau, regarder l’horizon, rêver, m’envoler…

Un « Passage » bis si on peut dire (normal, les compositions étaient au départ destinées à apparaître sur cet opus), mais qui vaut largement le coup, surtout pour « Exodus » et la reprise terrifiante, étouffante, lourde et sombre de « Ceremony of Opposites ». Une belle réussite de nouveau pour un groupe qui ne cesse d’impressionner. Une étape conséquente qui marque bel et bien la transition d’une musique black vers quelque chose de plus industriel, tout en restant martiale et somptueux.

 

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