Voyager (AUS) : I Am the Revolution

Ξ novembre 23rd, 2009 | → 0 Comments | ∇ Melodic Metal |

Voyager (AUS) : I Am the RevolutionTroisième album des Australiens de Voyager après un dernier album Univers assez lassant au bout de plusieurs écoutes. Deux ans plus tard, la bande à Daniel Estrin nous offre une nouvelle galette, qui cette fois, fait mouche. Quelle plaisir à son écoute! Quelle bouffée d’air frais! Et surtout, quelle amélioration! Malgré le départ de la bassiste Melissa Fiocco et du guitariste Mark DeVattimo, Voyager a enfin trouvé son identité et un style de musique plus affirmé, se rapprochant par moment plus du métal industriel que du métal mélodique à tendance heavy métal.

Le tout se veut bien plus agressif, bien plus planant que les deux dernières compositions.

Dès le premier titre “Land of Lies”, le groupe nous embarque dans un Univers mélodique, dirigé par des guitares dynamiques, et une basse cette fois-ci améliorée. Les claviers sont décidément plus présents et plus spatiaux et nous font un solo en duo avec les guitares. La voix de Daniel Estrin s’est extrêmement améliorée : plus posée, moins fluette, et surtout, très atmosphérique. Je souligne aussi le fait que ce titre a parfois quelques sonorités se rapprochant de ce que fait Soilwork (groupe de death mélodique et surtout une des influences du Voyager) au niveau des riffs de guitares.

La majeure partie des titres comporte une intro aux claviers, très cosmiques par moment (“Lost”, “Straight to the Other Side” par exemple). D’une légèreté époustouflante, on a l’impression de se retrouver ailleurs, de planer même comme sur “The Devil in Me”, grâce à quelques accroches de guitares, mais aussi de voix. D’autre part, les mélodies aux claviers peuvent s’avérer très froides tout en restant ambiantes (“On the Run from the World”) et même, nous proposer une petite pause détente à l’avant dernière place de l’album sur “Without a Sign“.

Outre leur omniprésence, apportant donc le côté mélodique de l’album, le côté agressif vient des guitares qui, dans des titres tels que “Total Failure Existence“, ou “I Am the Revolution“, lancent des offensives et se saccadent par moment. De plus, sur un titre tel que “Straight to the Other Side”, accompagnées d’une batterie très énergique et en fusion avec le chant, elles nous lancent une sacrée intro rapide, pour nous guider pas à pas à un refrain super entraînant, résolument métal par les quelques riffs bien placés.

Ajoutez à cela une dualité des voix plus présente que sur les précédents opus. Tantôt claire sur la majorité des titres mais plus en avant sur “Time Like These”, extrêmement belle et atmosphérique sur “Lost”. Tantôt extrême, voire même growl sur “Close your Eyes” ou “Straight to the other Side”. Le chanteur joue donc sur un côté extrême de leur musique jamais exploré mais qui se veut très intéressant, car apportant quelque chose de différent.

Au niveau de la basse et de la batterie, rien à dire. Elles sont beaucoup plus travaillées, sans aucun doute. L’une est beaucoup plus audible, beaucoup plus en avant, et les lignes sont bien meilleures, tandis que l’autre n’est plus trop répétitive et a tendance à avoir un son très dance, plus industriel (“Lost”).

Quelle bonne surprise donc! Après plusieurs écoutes, mon plaisir reste intact, cet album ne possède pas les éléments pour lasser l’auditeur, comme l’avait fait le dernier en date, Univers. Il se veut très ambiant et mélodique, tout en ayant une petite partie froide agrémentée d’agressivité. Cet opus s’écoute parfaitement bien du début à la fin tant les titres s’emboitent les uns dans les autres et suivent une continuité déconcertante. Je pense donc qu’il pourra plaire à différents types de métalleux, notamment les amateurs de métal mélodique ou de heavy métal, par le chant et les guitares, mais aussi par les amateurs de métal industriel ou atmosphérique sans aucun doute, les claviers sont vraiment magnifiques.

Un très bon album en somme.

 

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