Smargroth : Empyreal Cycle

Ξ octobre 11th, 2011 | → 9 commentaires | ∇ Black Metal |

Smargroth : Empyreal CycleOn peut tout faire avec l’heroic fantasy. La littérature et le cinéma offrent tant d’inspiration dans ce domaine qu’il est impossible d’être à court d’idées. Il est toujours possible de créer des personnages aussi bizarres les uns que les autres, mettre à jour de nouvelles créatures, inventer de nouveaux territoires, de nouvelles épopées et de nouvelles citadelles. Dans le monde du metal, ce genre littéraire a été de nombreuses fois mis en musique, dans le power metal par exemple avec Hammerfall ou dans le black metal avec Lemuria, entre autres.

Récemment, ce sont les français de Lord Shades qui nous ont concocté un univers particulier d’inspiration tolkiennienne, ou Adrana avec leur princesse. Ce mois-ci, c’est une petite formation de Slovénie nommée Smargroth qui désire nous faire découvrir son nouvel album inspiré par l’heroic fantasy, « Empyreal Cycle ».

Fondé en 2006 par Smargroth, lui-même, guitariste expérimenté, le groupe sortit un EP « The Arrival of Necrotronian » en 2009 avant de faire de nombreux concerts et de partager quelques scènes avec Nargaroth ou Negura Bunget en 2010. 2011 est donc une grande année pour le projet de Smargroth qui commence à prendre confiance en lui, et voici donc la naissance d’un « Empyreal Cycle » conceptuel. Officiant dans un black metal dynamique et mélodique, le combo se rapproche de formations telles que Nagflar ou Keep of Kalessin, avec un certain côté épique, dû à cette fameuse inspiration heroic fantasy.

On peut penser que le terme « empyreal » vient de « empyrean » (« empyreus » en latin médiéval) parlant du firmament, et que « cycle » évoque une période. L’album évoque donc un moment bien précis dans l’univers de Smargroth, là où mages et guerriers se battent contre trolls et géants, comme le montre bien cette pochette sombre et atypique.

Au cours de ces neuf morceaux, Smargroth arrive tout de même à nous plonger dans son monde fantaisiste, au moyen de riffs black mélodiques et guerriers, de rythmes dynamiques et prenants, sans non plus être rapides, et d’un chant peut-être commun mais accrocheur. Dès « Celestial Epitome » nous reconnaissons cette patte épique et guerrière posant le décor. Pris dans une sorte d’invocation, l’auditeur subit ce déluge d’éléments agressifs mais mélodieux, avec une assurance continue au niveau du jeu de batterie. « Lamenting the Fallen », lui, montre une facette peut-être plus magique et variée, tant dans l’enchaînement des parties que dans l’apparition de la harpe et du chant féminin mystique.

Si « Emerging Misery » nous propose une approche plus black metal, avec ces riffs caractéristiques et ces blasts implacables, « Illusion of Hope » met en valeur une basse qu’on avait trouvé un peu discrète, laissant place à un côté pagan. Le duo de guitare est impeccable, offrant une mélodie plutôt mélancolique, jusqu’à une partie ambiente, nature, mystérieuse et acoustique.

Mais si « Awe » nous gratifie d’une bonne montée en puissance, avec un mouvement de crescendo au niveau du rythme, « Last Illumination » nous montre un ensemble magique et féérique avant d’être propulsé sur un champ de bataille avec ces tambours de guerre, ces nappes de claviers et ce chant soprano.

Dommage seulement que l’opus ait tant de ressemblance dans les rythmiques, nous offrant peu de variation de tempo et de diversités au niveau des riffs et de la modulation du chant. On aurait peut-être apprécié l’apport d’instruments traditionnels afin de relever les atmosphères, sombres qui plus est. Toutefois, l’album est très agréable à écouter, malgré des influences certaines et il a le don de nous mettre de bonne humeur après son écoute. A découvrir pour tous les amateurs du genre.

 

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