Kalmah : Seventh Swamphony

Ξ juin 5th, 2013 | → 0 Comments | ∇ Melodic Blackened Death Metal, Symphonic Blackened Death Metal |

Kalmah : Seventh SwamphonyKalmah nous avait quittés trois ans plus tôt avec un « 12 Gauge » de très bonne facture annonçant une direction beaucoup plus death et un apport plus conséquent de touches symphoniques. Depuis plus de dix ans, les Finlandais nous habituent à des albums de très bonne qualité loin de la niaiserie de la majeure partie des sorties melo death actuelles. Fiers de ses compositions envoûtantes aux mélodies agressives et à la force indéniable, ils ne semblent pas affaiblis depuis tant d’années et il est maintenant temps de voir ce que donne le nouveau rejeton, « Seventh Swamphony », montrant à nouveau un Kalmah baignant dans ce qu’il appelle le « swamp metal ».

Tout d’abord, le groupe a accueilli un nouveau claviériste dans ses rangs, Veli-Matti Kananen, et il faut dire que ce nouveau membre apporte quelque chose de frais à la musique. Les claviers ont beau être moins grandiloquents que sur « 12 Gauge », ils n’en restent pas moins prédominants et entraînants, guidés par le rythme dynamique et les guitares véloces et énervées des frères Kokko. Car Kalmah n’a pas perdu son panache, enchaînant les mélodies et les moments forts avec brio tandis que le chanteur adopte davantage le chant black typé « They Will Return » que le growl entendu sur les opus précédents. Les trois premiers titres mettent littéralement dans le bain avec une énergie incroyable, des riffs mélo death dénués de tout artifice et des duos de solo claviers/guitares qui ne nous dépaysent pas.

En effet, pas de nouveautés à l’horizon, ni chichi, ni expérimentations modernes. Kalmah nous fait du Kalmah, respecte ses codes et ne nous emmène que dans son marécage natal. Que dire alors d’un « Pikemaster » ou d’un « Windlake Tale » totalement épiques et speed avec ces riffs endiablés et ces claviers qui s’envolent ? On ne passera pas à côté des gros hits qui cartonnent et qui ne peuvent que nous donner la patate. Pas d’ennui, pas un moment de répit, si ce n’est sur la balade marécageuse « Hollo » sur laquelle on se rend compte qu’on avait atteint un certain niveau de rapidité. « Wolves in the Throne » ou « Black Marten’s Trace » nous propulsent de nouveau avec un bon coup de pied aux fesses, solos endiablés, ambiance épique au possible, riffs qui font mouches et agressivité sans concessions. Le tout s’enchaîne avec une fluidité et une précision impeccables qui permettent de percevoir les détails des compositions de Kalmah. C’est raffiné, carré, inspiré…bref. Ca faisait longtemps qu’un groupe de mélo death ne nous avait rien offert d’aussi prenant.

Kalmah réalise encore un coup de maître avec son septième méfait masterisé par Jens Bogren (Opeth, Paradise Lost, Soilwork…). Même si les Finlandais n’ont plus rien à prouver, ils montrent une fois de plus qu’ils font partie des maîtres en la matière, gratifiant l’auditeur d’un son excellent et de huit titres qui ne demandent qu’à être écoutés et réécoutés. Une belle sortie pour ce mois de juin riche et dynamique.

 

Aeternam : Moongod

Ξ novembre 1st, 2012 | → 0 Comments | ∇ Melodic Blackened Death Metal, Oriental Metal |

Aeternam : MoongodIl n’est pas toujours évident d’officier dans un style déjà exploité depuis des décennies. L’oriental metal fait parler de lui depuis le début des années 90 avec Pentagram, Orphaned Land ou Salem pour ne citer qu’eux, alors que ces derniers intégraient pour la toute première fois leur culture et leur folklore dans un metal plus ou moins extrême. Depuis, de nombreux groupes du Moyen-Orient se sont essayés à l’intégration de mélodies arabisantes et d’instruments traditionnels, suivis de prêt par les Occidentaux de Behemoth (« Demigod ») ou de Nile dans le domaine du death metal.

Justement, parlons de death metal. Souvenez-vous d’Aeternam qui, deux ans et demi plus tôt, nous avait offert « Disciples of the Unseen », un très bon premier jet en matière de melo death oriental. Bien que Québécoise, la formation tient dans ses rangs le chanteur/guitariste marocain Ashraf Loudiy qui a su implanter ses origines dans les compositions pour un opus efficace et exotique sur la mythologie égyptienne, mélangeant brutalité et harmonie.

Le couvert est remis avec « Moongod », qui se situe dans la même ligne de conduite que « Disciples of the Unseen ». On retrouve les riffs melo death épique avec cette ambiance typique moyen-orientale ainsi que l’aspect symphonique qui semble avoir pris de l’ampleur. L’album est de nouveau produit par Jeff Fortin et les titres reprennent encore la thématique de l’Egypte ancienne même si on s’autorise une envolée chez les Mayas (« Xibalba ») et un détour du côté du Printemps Arabe (« Rise of Arabia »).

Il se produit deux effets à l’écoute de ce « Moongod ».

Premier effet : On démarre gentiment avec le morceau éponyme qui nous met directement dans le bain, avec son ambiance épique et arabisante, ses claviers omniprésents et son melo death maîtrisé. Pas de doute là-dessus, on reprend là où « Disciples of the Unseen » s’était arrêté, on n’est donc pas dépaysé. La différence vient du fait que les touches orientales deviennent davantage exploitées à travers les claviers symphoniques ainsi que le chant clair, qui prend plus d’ampleur, tel un Vortex dans Dimmu Borgir ou Borknagar qui apparaît de façon impromptue comme sur « Invading Jerusalem » ou sur « Idol of the Sun ».

Les mélodies priment ainsi que les ambiances, portées par des guitares impeccables et un growl charismatique à l’image de « Cosmogony » où tout se joint pour former un ensemble épique, symphonique et oriental. On se surprend à découvrir un titre totalement folklorique « Iram of the Pillars » et intégralement chanté en voix claire, instruments traditionnels en tête (percu, choeurs, flutes, violons…) et un titre plus sombre et plus brutal tel que « Xibalba », pas très loin d’un black/death symphonico-horror.

Pour une première écoute, on retient pas mal de bonnes choses et on reste très enthousiaste quand à la qualité des compositions.

Mais…même si ça n’en a pas l’air et que ce sont les groupes récents, en particulier, qui ont le vent en poupe, l’oriental metal n’est pas nouveau, de même pour le melo death et le metal symphonique. Beaucoup nous ont déjà proposé leur recette, l’alliage de death oriental a déjà fait des siennes comme sus-cités (Orphaned Land, Nile, Behemoth) ainsi que l’alliage death oriental symphonique avec Kartikeya entre autres. En d’autres mots, si Aeternam avait sorti ce genre d’albums il y a quelques années, il aurait pu révolutionner quelque chose.

Deuxième effet : on se lasse très vite. Pas besoin de beaucoup d’écoutes pour se rendre compte que l’ensemble est linéaire et déjà entendu. Certes, les compositions sont de qualité, bien fichues, maîtrisées, tout est calibré au millimètre prêt, chaque instrument a sa place et ce type de metal fera de grands adeptes. Aucun doute sur le talent des messieurs. Toutefois, on connaît la musique. Les riffs melo death sont basiques, on pourrait entendre les mêmes dans n’importe quel groupe récent du genre, que ce soit dans « Hubal, Profaner of Light » ou « Moongod ».

Les mélodies orientales sentent le réchauffé à plein nez, le genre de chose qu’on entend un peu partout, que ce soit dans la world music ou dans l’oriental metal en général, voire même dans le « Disciples of the Unseen ». Le sympho a plus l’air de combler les trous qu’autre chose tant il a peu de prestance. Même s’il créé une partie des mélodies, c’est sans doute sur « Descend of Gods » et sur « Hubal, Profaner of Light » qu’on l’entend le plus et ce n’est pas pour nous déplaire, vu qu’il apporte tout de même quelque chose de puissant et prenant.

Le chant clair est encore plus impromptu qu’il n’y paraît. Son côté plus maîtrisé ne sied pas aux compositions et détonne littéralement par rapport à ce qu’il apportait sur « Disciples of the Unseen ». Il devient donc plus casse pied qu’autre chose avec sa manière d’arriver comme un cheveu sur la soupe (« Descend of Gods » ou encore « Idol of the Sun » et son « destiny » qui déboule comme ça, sans prévenir, après une partie bien entraînante et agressive…). Bref, il brise le charme.

Même si « Iram of the Pillars » est une chanson charmante, folklorique, et orientale à souhait, elle n’apporte finalement pas grand chose et ne décolle pas. La linéarité prend le dessus – comme une bonne partie des titres – on s’attend à ce qu’il se passe quelque chose, on veut un passage fort, un solo ou encore un petit quelque chose qui sort de l’ordinaire, mais non. Ca se finit comme ça commence, c’est-à-dire, de la même façon, et on reste sur notre faim. Frustrant.

Enfin, « Xibalba », qui se démarque bien par rapport aux autres morceaux perd vite son aura tant l’ambiance semble sortir de chez Cradle of Filth. Il aurait fallu, pour le coup, être plus original et personnel.

Même si les morceaux tiennent la route et qu’il y a du boulot, sans aucun doute, l’enthousiasme se perd au profit de la déception. Avec ce que nous avait fourni Aeternam quelques années plus tôt, on était en droit d’en demander beaucoup plus. Leur melo death oriental, bien que symphonique et épique, reste plat et sans saveur, linéaire et réchauffé, mélange surfait de plusieurs recettes ayant déjà bien fonctionné, un comble pour une musique se voulant exotique et mythologique…

 

Twilight (RUS) : Awaiting the Sunrise

Ξ novembre 29th, 2011 | → 0 Comments | ∇ Melodic Blackened Death Metal |

Twilight (RUS) : Awaiting the SunriseRaté ! Il se s’agit pas d’un hommage à la célèbre quadrilogie de Stephanie Meyers. Raté ! Nous ne retrouverons pas de vampires à l’intérieur de cet opus. Raté ! Malgré les apparences et un titre évocateur, il n’y aura pas de luttes acharnées ni d’atmosphères sombres et mystiques. Twilight, c’est avant tout un jeune groupe de black/death mélodique russe qui a d’entrée de jeu réussit à se trouver un public et un label, Grailight Productions. Pas facile cependant de s’exporter à travers le monde, d’autant plus lorsqu’on officie dans un style déjà traversé de long en large par des dizaines et des dizaines de groupes. On se souviendra du mélange improbable et pourtant si efficace, froid et sombre de formations suédoises telles que Dissection ou Sacramentum. On se souviendra aussi de la vague finlandaise apportée par les Norther et consorts. Mais pouvons-nous témoigner d’une vague russe de ce genre ? Pas encore…

Pourtant, Twilight essaie, mais n’arrive cependant pas à s’extirper de ses influences finlandaises. Certes, dès le départ on sent que l’ombre de Norther ou de Skyfire plane sur l’ensemble des compositions, mais on remarque aussi un certain aspect black symphonique sur certains passages en particulier. Cette caractéristique n’est pas la plus évidente, les Russes effectuant dans un death mélodique old school teinté d’éléments black tels que la voix, certains riffs et certaines ambiances. Mais d’ors et déjà, il s’avère que les compositions de Twilight manquent de personnalité : les inspirations n’aident pas, d’une part, mais d’autre part, la maîtrise et la qualité des instrumentations laissent à désirer. N’allez pas sous-entendre que l’album n’est pas bon, mais la plupart des passages ont déjà été entendus des centaines de fois, de plus la batterie est mal mixée et enfin, le clavier sonne comme tous ces claviers amateurs que nous pouvons voir dans le commerce, à savoir que les sons ne sont pas convaincants, que ce soient les nappes en fond ou certains effets. Même les clochettes et carillons ont un aspect trop synthétique.

Dommage donc qu’il n’y ait pas un effet d’authenticité, mais ajoutez à cela huit titres courts et un total de trente minutes à peine, on est plutôt loin d’être particulièrement comblés. Surtout quand au bout de trois titres, la tension baisse, le tout s’essoufflant beaucoup trop vite.

Malgré tout, il y a quand même un certain dynamisme, une bonne pratique, un plutôt bon enchaînement mais cela ne suffit pas. La modulation du chant et la technique de guitare ou de batterie peinent à varier et forcément la monotonie prend place petit à petit. Ce qui est dommage, quand on entend un morceau efficace tel que « Only Pain Remains the Same » aux belles mélodies et à l’ambiance froide et nocturne. Ou l’éponyme mettant en lumière un aspect black sympho d’un côté et un aspect death de l’autre. Par contre ce qu’on peut leur reprocher, c’est non seulement l’aspect finnois reconnaissable entre mille, mais aussi cette influence italienne du côté de chez Stormlord. Non seulement le premier titre cité possède la furie et la froideur d’un « Dance of Hecate », mais le second fait intervenir Eugenia Rohlov de Torsense afin de poser une voix féminine étrange et mystique, comme sur le titre des romains.

Là où certaines formations arrivent, d’entrée de jeu, à nous livrer de très bons premiers albums, Twilight échoue, pas de façon catastrophique, mais il faut le dire, les Russes sont sans doute trop jeunes et pas assez expérimentés, même si on sent un certain potentiel. Leur album « Awaiting the Sunrise » reste correct mais sans plus, car comme expliqué, il y a bien des choses à corriger et on reste sur notre faim. On espère donc une nette amélioration. A voir…

 

Trail Of The Blood Stained God : Rape of the Proserpine

Ξ octobre 12th, 2011 | → 1 Comments | ∇ Melodic Blackened Death Metal |

Trail Of The Blood Stained God : Rape of the ProserpineFondé par Anibal Marquez en 2009 à Hobbs, aux Etats Unis, Trail of the Blood Stained God est un nouveau groupe officiant dans une sorte de black death mélodique aux nombreuses influences. Pris au cœur d’une scène qui semble se saturer tant en Europe qu’aux States, le quatuor essaie tout de même de s’embarquer dans l’aventure, et ce, après de nombreux petits concerts et de nombreuses représentations live plus imposantes aux côtés de Pathology ou d’Abigail Williams, une de leurs idoles.

Au tout début, le groupe se faisait appeler The Rape of Proserpine mais au fil du temps, ce nom ne correspondait plus avec ce que composaient les différents musiciens de la bande. Trail of the Blood Stained God représentait mieux leur univers musical, quelque chose de malsain, de sombre et de sanglant. Ils prirent donc leur ancien nom afin de poser un titre à cet EP, sorti au courant du mois de mai.

TOTBSG décide donc de composer cinq morceaux avant de sortir ce qui sera leur premier full length. Ces titres représentent quelque chose de personnel, généralement influencé par de grosses figures du death mélodique (In Flames, Amon Amarth, Kalmah) ou de black (Belphegor, Immortal, Abigail Williams). Cela s’entend en fonction des chansons, qui, bien que différentes, reflètent certaines inspirations mais aussi certaines tendances. Si un titre paraît plus axé death mélodique avec un peu de black, un autre nous montrera du black mélodique avec un peu de death. Et encore, parfois cela peut littéralement changer au cœur même d’un morceau tel que « Come December » et l’auditeur se perd peu à peu, le temps de cinq minutes.

Hormis cela, TOTBSG nous gratifie de riffs percutants et maîtrisés, et de vocaux déchirés. Malgré le côté mélodique, le tout reste violent et relativement méchant, sans occulter un aspect sombre et quelque peu mélancolique comme sur un « Of Ophidian Blood » à cœur ouvert. Mais si le côté sombre peut être effectué par un panel de riffs soignés et travaillés, il peut l’être aussi grâce à un clavier, s’incorporant de temps en temps aux compositions du groupe. « 1710 – Tail of the Blood Stained God » ou « Brink of Insanity » et leurs aspects symphoniques et terrifiants, peuvent rappeler certaines pistes d’Abigail Williams. Il se dégage même parfois un certain côté mystique, comme si l’auditeur était dans une église ensanglantée : choeurs, violons, piano et même orage.

En ce qui concerne l’aspect relativement black et agressif, le titre éponyme arrive bien à nous offrir des riffs denses et noirs avec une voix très hargneuse. L’ensemble se rapproche beaucoup plus de Belphegor par moment et on se retrouve embarqué tant dans un mix d’éléments tranchants que d’éléments mélodiques voire heavy/death.

Trail of the Blood Stained God a toutefois bien des choses à prouver, tant dans la recherche de son identité, que dans la modulation de la voix et dans la progression des morceaux. Il est encore difficile de se fixer avec un seul EP, car il y a bien évidemment de bonnes choses, un bon feeling et des émotions. Le temps nous le dira sans doute.

 

Skyfire : Spectral

Ξ octobre 21st, 2010 | → 0 Comments | ∇ Melodic Blackened Death Metal |

Skyfire : Spectral“Entering the dreams once again forging through the barrier to a new dimension”

Il est incroyable de voir à quel point Skyfire enchaîne les albums tout en continuant à faire rêver l’auditeur…chacune de leurs oeuvres sont comme bâties pour faire mouche, pour taper à l’oreille, pour nous envoyer dans des mondes sombres, mystérieux mais si plaisants. “Mind Revolution” avait en partie concrétisé leur art dans le domaine du death mélodique aux relents black, alors que les petits derniers, “Fractal” ou “Esoteric” les ont définitivement propulsé dans le monde du death black symphonique. Ce “Spectral“, lui, est sans doute l’album de transition entre cette première période délimitée par “Mind Revolution” et cette deuxième période marquée par le sublime “Esoteric“.

Forgé par des musiciens talentueux, composé de titres aussi dynamiques et prenants les uns des autres, possédé par une ambiance magique, mystérieuse et imaginative, bien que sombre et parfois inquiétante, « Spectral » est une réelle descente dans un monde éloigné, spirituel, à la limite du réel et du virtuel. La pochette en est le reflet parfait : quel est le vrai et quel est le faux ? L’homme et le tableau ou bien le décor ?

« Spectral » joue donc avec ces oppositions, ces contrastes, si bien qu’on ne sait plus vraiment dans quel univers nous nous aventurons. A travers un death mélo teinté de black et d’éléments symphoniques, les claviers y étant forcément pour quelque chose, Skyfire décide d’enrichir ses compos en mélangeant les sonorités, les atmosphères, tout en gardant en pièce maitresse, la vélocité des riffs de guitares et la dynamique des rythmiques. Le titre « Conjuring the Thoughts », est la première et l’ultime immersion dans l’imaginaire, le rêve de Skyfire, guitares tranchantes, sons électroniques et symphoniques, envolées féériques de notes au piano, mais aussi agressivité du chant qui devient cette fois ci beaucoup plus death que black.

Malgré la rapidité et la brutalité de certains morceaux, le tout reste pour le moins très mélodique. Les riffs et solos sont pour la plupart du temps très efficaces, et accompagnent avec brio les claviers. Une osmose des instruments qu’on ne peut que noter et renforçant d’autant plus notre aventure mystique dans des chansons riches et complexes. Des breaks aux ambiances sombres et effrayantes agrémentent parfois certaines parties, à l’instar d’un « Shivering Shade » ténébreux ou d’un « Void of Hope » bien captivant. A contrario, des titres comme « Cursed by Belief » sont de vrais bijoux éblouissants en matière de riffings et de mélodies, détenant des sons faisant presque penser à du Children of Bodom…

Il est aussi étonnant de voir à quel point Skyfire mise sur l’émotion et les palettes d’harmonies et d’ambiances toutes aussi géniales les unes des autres. Les claviers sont de réels soutiens et forcément les maitres de ces ambiances si particulières. Mais ils ne couvrent en rien les guitares qui savent bien lancer des offensives quand il le faut. « Awake », par exemple, possède en tout point cette rythmique impeccable paradée par des guitares prenantes et une voix accrocheuse, et des claviers planants aux sonorités multiples, véritables mélanges d’électro, de sympho et de notes plus sombres, à mesure que les notes s’envolent encore et encore…Skyfire arrive de plus à jouer avec les accords et les contre temps à la manière du dernier morceau de l’album « Tranquilitys Maze », au rythme mid tempo et au chant bien tranchant.

Fin de ce voyage imaginaire pour un album doté d’une excellente production. Skyfire sort encore une fois des sentiers battus en nous proposant un death mélo pour le moins original et pas redondant pour un sous. « Spectral » est un bel album construit par un groupe maniant avec dextérité les ambiances et les sonorités, et alternant sans grande difficulté les parties agressives et mélodieuses.

 

Skyfire : Fractal

Ξ août 15th, 2010 | → 0 Comments | ∇ Melodic Blackened Death Metal |

Skyfire : FractalOn est déçus, parfois agréablement surpris, parfois pas étonnés pour un sous, parfois pas très enthousiastes et parfois transcendés à un tel point qu’on n’en se serait jamais doutés. Skyfire a justement le don de nous emmener loin dans leur univers musical et nous procurer des émotions qu’on peine souvent à retrouver. Un plaisir inégalable et surtout impartageable, une envie incommensurable d’écouter encore et écouter cette musique, ces ambiances, ces solos de guitares et j’en passe. Skyfire c’est aussi un talent et une magie créative…que demander de mieux au final ?

« Fractal » amorce le changement de direction de ce groupe si talentueux après un « Mind Revolution » et un « Spectral » plus death mélodique légèrement teintés de black. Ici, la musique reste dynamique et plutôt death, mais le black est plus dominant tandis que le symphonique prend une place importante dans les compositions. Une évolution notable qui n’est pas sans grabuges vu que plus d’un pourra lâcher le groupe pour cette particularité-ci. Les autres se voudront plus courageux et se laisseront prendre au jeu tandis que les non connaisseurs de Skyfire iront découvrir la nouvelle facette de ces musiciens là. Et on en sort pas indemne pour autant.

Skyfire, détenant désormais un nouveau graphisme, à en croire le changement de logo et les nouvelles couleurs, nous livre donc un EP de quatre titres, trois nouveaux et un dernier, sorte d’avant première, qui figurera un peu plus tard sur leur album « Esoteric » sorti en fin 2009. Quatre titres totalement enivrants, dynamiques, où la mélodie côtoie l’agressivité, où les ténèbres ne font qu’un avec la lumière, où la magie s’unit avec l’ensorcellement.

Le tout est donc dans une veine death/black/mélodique/symphonique mais aussi progressive, à en juger la longueur de certains titres mais aussi des changements de structures. Si bien que la linéarité n’est pas au rendez vous, ce qui ne favorise pas l’ennuie et souvent l’agacement.

« The Land of the Wolves » est le plus morceau le plus caractéristique de la musique de Skyfire. Les mélodies, aussi bien crées à la guitare mais aussi au piano nous embarquent vraiment ailleurs et nous éblouissent pendant six minutes. Les changements de rythme apportent un contraste plutôt positif et l’orchestre en fond rend le tout assez mystique et prenant. Les guitares sont impeccables, rapides et incisives, lançant souvent des offensives au bons moments, la basse a un jeu assez variée et est assez mise en avant, quant au chant, charismatique à souhait, modulé comme il se doit, il se mélange comme il faut avec la musique, si bien que l’ensemble se veut très homogène, carré, propre, et impeccablement réalisé. Ce titre-ci est vraiment prenant et varié, le death étant la racine de la musique, mais le black pointant le bout de son nez pour renforcer les ambiances. Un réel régal.

Alors que « Bereaved in Denial » est extrêmement rapide, les riffs s’enchaînent et apportent pas mal d’agressivité alors que la symphonie, elle, apporte la mélodie, « The Transgressor Within » et « Esoteric » sont assez mystiques, notamment par une prédominance du piano fulgurante, d’un peu de bruits électronique, d’un orchestre divin et de guitares irréprochables tant par leur techniques que leur sons et leur mélodicités…des groupes du même style musical pourraient sans aucun doute se passer de leur guitares tant elles sont étouffés par leur reste de l’instrumentation mais pour Skyfire, je n’imagine pas la musique de ce groupe sans tous ces solos, ces riffs, ces harmonies…

Arf, c’est déjà fini, et là on se retrouve sur le cul tant on aura été comblés par cette musique si éclatante mais sombre à la fois. On en veut encore forcément, et là on peut choisir de se jeter sur l’album « Esoteric », la digne prolongation de ce « Fractal » ou alors se pencher sur les précédents opus, y découvrir une musique moins symphonique pour le coup mais tout aussi enivrante. Il est vraiment dommage que cet EP nous laisse si lamentablement sur notre faim, puisque d’écoute en écoute, on le reste toujours autant. A rattacher donc à « Esoteric » si vous voulez bien être rassasiés mais en tout cas, vous ne pouvez que passer un excellent moment.

 

Children Of Bodom : Hatebreeder

Ξ avril 28th, 2010 | → 0 Comments | ∇ Melodic Blackened Death Metal |

Children Of Bodom : HatebreederOn se souviendra de « Something Wild », le tout premier album des Children of Bodom, l’album qui les avait fait connaître, la grande révélation. Une bombe. Ce mix entre speed métal pour la rapidité du rythme et des guitares, et black pour les ambiances et le chant. Et cette fameuse pochette, une faucheuse l’habitant en son centre, et cette couleur bien rouge…Mais les finlandais ne chôment pas et deux ans plus tard arrive, signé chez Nuclear Blast…”Hatebreeder”, « celui qui engendre la haine »…

« Hatebreeder » ou un somptueux mélange entre black et power…

« Hatebreeder » ou la virtuosité des musiciens…

« Hatebreeder » ou un superbe album…

Il faut le dire tout de suite. Cet opus est une réelle réussite et est souvent nommé comme le meilleur album de Children of Bodom. Le combo fait fort et n’y va pas de main morte. Le tout est très homogène, les titres ne se ressemblent pas…ils dépassent les limites, affirment leur style, étoffent leur technique, et jouent avec les mélodies…nous ne pouvons que nous régaler à l’écoute de ces neuf titres…

Progressant dans un style extrême, mais très power, les jeunes prodiges arrivent à nous faire un puissant alliage d’agressivité, de technicité et d’harmonies. Les claviers prennent plus de place, mélodieux et fantasmagoriques, mystérieux parfois, épiques aussi…les atmosphères sont dans une optique black, les jeux sont très recherchés et très agréables mais surtout…ils n’étouffent pas les guitares qui sont les pièces maitresses de la mélodie sur chacun des titres…rapides, magiques, harmoniques, telles un piano ou une harpe, les notes s’envolent, les tessitures varient, aigue, grave, encore et encore…leurs accords majestueux forment des refrains inoubliables, les riffs sont flamboyants et l’on sent aisément l’osmose entre le musicien et son instrument…le néo classique à l’état pur.

“Never seen the fooled beast inside of me”:

La fluidité est déconcertante…tout leur semble si facile à faire, tout a l’air si accessible…le chant d’Alexis Laiho est si précis et charismatique, ses cris black modulés, son timbre de voix si particulier…ses lignes de guitares particulièrement incontrôlables et techniques à souhait, aériennes, subtiles, soutenues par des claviers indispensables, créant un duo harmonieux des plus intenses…la fusion basse/batterie est quasi parfaite et la rythmique que celles-ci imposent est résolument dans la veine du métal extrême…c’est rapide, compact, brutal…

« From now on, we are enemies; you and I! »:

Alors que « Warheart » et son rythme assassin très power, ses guitares explosives, ce « From now… » scandé au début et ce « Warheart » crié au refrain débute l’album parfaitement, le reste se veut être de la même veine, varié, à souhait, les structures des titres sont très recherchées. Rien ne se ressemble, tous les titres sont bons. « Bed of Razors » et sa harpe en introduction emmène l’auditeur dans un monde magique et mystérieux, les riffs et le chant des plus tranchants, les solos très bons et bien sous pesés, les claviers style baroques en mode clavecin…

« Towards Dead End » impressionne par sa rapidité digne des groupes de heavy speed mélodique, mais avec ce côté extrême…les mélodies faites à la guitare sont enivrantes, les notes s’envolent encore et encore, la batterie est pointilleuse et le chant incisif…idem pour le titre « Children of Bodom », un des plus longs de l’album ; atmosphères black prenantes, ensemble rythmé, tout pour passer un bon moment…

« Downfall » est sans doute le morceau le plus épique, les claviers aux premières loges, tantôt mystérieux, tantôt guerriers, les guitares bien death montant en puissance progressivement, et ultra technique, ce chant black parfois caverneux…un vrai régal.

Neuf titres composent « Hatebreeder », deux de plus que « Something Wild ». Ils sont trop courts malheureusement, on aurait bien voulu que ça dure plus longtemps mais bon. On est pris dans leur musique, le plaisir est intense, les harmonies sont envahissent, les guitares se veulent même symphoniques : imaginez-les en train de remplacer les violons de Mozart ou de Bach ! Néo-classique? Bien sûr.

Quant à la pochette, elle ne se veut pas très différente de « Something Wild ». Le rouge est remplacé au profit du vert (couleur mystérieuse, mais surtout, celle prédominant dans les aurores boréales des pays nordiques). Les sapins et le lac (un fjord ?) remplace le désert infernal. La faucheuse est toujours présente, moins effrayante semble-t-il, nous montrant le chemin…une invitation à l’écoute de l’album ? Pas de soucis !

Une réelle merveille qu’est ce « Hatebreeder », une des plus belles réussites de Children of Bodom. Le tout est immensément puissant, technique, mélodique mais aussi agressif.

On regrettera la montée en puissance du style pratiqué par ce groupe, ramenant des copies de copies de copies de nos virtuoses préférés, les rendant avec les années, de plus en plus quelconques…toutefois, les petits génies ne perdent pas pour autant leur identité…

A écouter encore et encore…

 

Aeternam : Disciples of the Unseen

Ξ février 26th, 2010 | → 0 Comments | ∇ Melodic Blackened Death Metal, Oriental Metal |

Aeternam : Disciples of the UnseenAeternam, l’éternité, la soustraction à l’emprise du temps, les plaisirs infinis…la mythologie et toutes ces histoires qu’on raconte depuis des milliers d’années, encore et encore…Égypte Antique, les divinités, ces êtres immortels vivant indéfiniment…pourquoi je vous parle Égypte ? Parce que le concept de l’album porte sur cette culture et la mythologie correspondant. Quel est le rapport ? La musique est directement liée à ce concept, donc, du métal « oriental ». Et alors ? Eh bien les métalleux en question ne sont ni Égyptiens, ni du Moyen/Proche Orient. D’où viennent-ils ? Du Québec !

Pas très commun me direz-vous…en matière de métal oriental, on est plus habitués à retrouver des groupes tout droit venus d’Israël, Égypte, de Tunisie ou même de Jordanie…ah si, nous les français nous avons Arkan en matière de death folk aux influences orientales eh bien nos cousins ont Aeternam.

Aeternam est jeune, tout jeune : formé en 2007, les québécois n’ont qu’en magasin une démo, et cet album, « Disciples of the Unseen ». Et pour un début, on peut dire que les québécois font fort : une production propre et impeccable, un label assez connu tout de même (Metal Blade Records) pour une musique des plus intéressantes : un black/death mélodique aux immenses sonorités orientales…mais…

…Je me dois de vous dire qu’Aeternam semble s’inspirer de groupes orientaux assez réputés (ou moins) dans le domaine du métal : prenez la rapidité des rythmes de Melechesh, les mélodies irrésistibles et la technique d’Orphaned Land, les growls bien grave de Bilocate ou d’Odious, le chant clair d’Arkan, les riffs endiablés de Nile…… un mélange de tout en gros.

Avec cette bonne dose d’influences et ce gros cliché qu’est « Égypte Antique », qu’en est-il de l’album “Disciples of the Unseen“?

D’abord, il faut savoir que la musique est assez rentre-dedans mais surtout très mélodique et contient pas mal de claviers, apportant un petit côté symphonique. Ça fait partie de l’univers d’Aeternam. Par contre, le groupe ne semble pas être très friand d’instruments orientaux car seulement un titre instrumental et acoustique, « Iteru », possède des percussions, une flute et une mandoline bien typique.

Pour le reste de l’album, ce sont les claviers, imitant des violons, qui créent l’ambiance ainsi que les riffs et les solos de guitares. Le titre introducteur, « Ars Almadel », nous plonge directement dans le bain pendant un peu moins de deux minutes, nous incitant encore plus à découvrir le reste de la galette.

L’utilisation des deux genres de métal, black et death, n’est pas anodine du tout. Le côté black se retrouve plus dans les ambiances sombres et ce côté ‘anti-religion’ et guerrier des paroles, ambiance sombre mis en valeur par les claviers. Le côté death est surtout porté par la vitesse du rythme et les rythmiques, ainsi que sur les riffs de guitares, en particulier les saccades…et le chant guttural (« Angel Horned » étant un bon exemple).

Ce chant est principalement en anglais, même si on a parfois des passages en latin ou en arabe. Grave et d’une lourdeur impeccable, il alterne aussi avec un chant clair (« The Coronation of Seth » entre autre me faisait un peu penser à du Arkan…), chant clair qui, je trouve, n’arrive pas à la hauteur du growl. Peu d’assurance et surtout peu de puissance. Ajoutez à cela des chœurs en arrière plan et en petite quantité sur certains morceaux, masculin ou féminin (“Goddess of Masr” par exemple).

Si « Circle in Flames » se veut assez linéaire et peu intéressant, le dernier titre, « Through the Eyes of Ea » est certainement la chanson mettant le plus en valeur le potentiel d’Aeternam en matière de brutalité et de mélodie. Limite prog’ sur les bords, avec ces changements constants de structures et sa longueur, ce titre est assez enragé, les riffs sont diaboliques, le rythme est rapide, le growl est immense, la double pédale est omniprésente, tout en nous réservant de superbes nappes de claviers, apportant un court break au milieu du titre. Ajoutez à cela un solo oriental, pas super technique, mais fort sympathique.

Une bonne découverte pour un groupe en devenir. Aeternam nous offre ici un bon album de death/black/oriental, me chagrinant toutefois pour deux raisons précises : peu de basse, et des influences assez notables, même si elles ne créent pas un véritable fil conducteur tout au long de l’album; l’intro de « Esoteric Formulae » me faisant penser à celles de Melechesh, le début de « Coronation of Seth » et “Iteru” ayant un petit côté Orphaned Land

Le reste se veut tout de même intéressant et il ne faut pas non plus renier le talent du groupe en matière de mélodies, prenantes du début à la fin. Sans toutefois être dénué d’âme, « Disciples of the Unseen » (à la pochette rouge feu sur laquelle un homme fait une terrible ascension vers les cieux) reste conseillé pour les amateurs de death/black mélodique.

 

Rudra : Brahmavidya: Transcendental I

Ξ décembre 24th, 2009 | → 1 Comments | ∇ Melodic Blackened Death Metal |

Rudra : Brahmavidya: Transcendental IRudra ou le dieu de la destruction…

Telle est la signification du nom de ce groupe singapourien, nom qui vient des origines culturelles de ce groupe-ci.

Le groupe Rudra est peu, voire pas connu en Europe, alors que les fans se bousculent dans les pays asiatiques.

Pourtant, il est bien dommage que Rudra soit autant boudé ici, il ne s’agit pas d’un vulgaire groupe, sans identité propre, ni même talent.

Cet album, “Brahmavidya: Transcendental I” est l’aboutissement de leur carrière, une musique plus recherchée, plus agressive, et plus en adéquation avec le style qu’ils se sont appropriés, c’est-à-dire, un death/black mélodique.

Car malgré l’agressivité et la rapidité de leur métal, l’ensemble reste assez mélodique, on retient vite les différentes pistes, les ambiances, et les mélodies proposées, et ce, grâce, notamment, à l’intégration d’instruments traditionnels de leur pays: percussions, cythares et flutes, ainsi que des chants assez typiques de la région; citation de dogmes, et de textes sacrés. Le premier titre, ” Bhagavatpada Namaskara ” est l’exemple typique, il est en effet assez facile de s’imaginer dans un temple et écouter les prières, cithares en arrière plan, chants, masculin et féminin en superposition, assez linéaire tout de même. Le seul soucis avec ce genre de titre, c’est la lassitude : le groupe a dissimulé pas mal de titres de ce genre dans sa galette, notamment ” Hymns From The Blazing Chariot“, où des percussions ont été rajoutés, mais rassurez-vous, les guitares agressives prennent ensuite le dessus pour six minutes de brutalité; “Immortality Roars”, même intro à la cythare, mais batterie à la double pédale efficace et voix black à un moment, death parfois, en contraste avec les instruments anciens en fond…et décidément, “Adiguru Namastubhyam”, encore la même intro à la cythare (même note je veux dire…) et ce chant traditionnel…plusieurs impressions de déjà-vu tout le long de l’album. Répétitif.

Mais heureusement, outre ces titres qui ont bien l’air d’être présents pour combler les trous, le reste est bien death, bien black, et les cythares ne s’incrustent pas toujours. De façon générale, les guitares sont agressives et bien tranchantes, aux riffs bien trouvés et aux mélodies orientales. Vous pourrez parfois trouver quelques similitudes avec des groupes tels que Melechesh comme sur le deuxième titre “Ravens of Paradise” au niveau du jeu de guitares et le l’ambiance. De plus, des solos bien agréables viennent agrémenter les titres quelques dizaines de secondes comme sur “Majestic Ashtavakra” ou “Amrtasyaputra “. Les guitaristes Devan et Vinod sont vraiment bons, infatiguables, et bien impliqués, il faut le souligner.

Mention spéciale pour le batteur, Shiva, assez technique, qui n’hésite pas à varier son jeu entre double pédale, cymbales, et tous les autres Tom, comme sur “Avidya Nivrtti” ou “Amrtasyaputra”. Sa vitesse de frappe est hallucinante. C’est aussi lui qui s’occupe des percussions, un touche à tout en somme.

Pour ce qui est du chant, c’est Kathi, aussi bassiste, qui s’en occupe. Pas très charismatique tout de même, la voix est souvent faible, oscille entre growl et cri black, et n’est pas très puissante. A mon goût, il fait trop d’effort pour prononcer ses mots, ce qui tend parfois à donner un chant “clair”, dispensable. Il ne fait toutefois pas tous les chants traditionnels, comme on en entend parfois, ce sont des intervenants qui s’en occupent.

A noter aussi, un sublime artwork, un fond vert, la déesse Kali avec toutes ses paires de bras, symbole de destruction, de mort et de délivrance. La version féminine de Rudra, lui-même. En bas à gauche, le logo, écris de deux manière: celle que nous connaissons, l’écriture latine, avec quelques artifices toutefois. L’autre écriture, c’est le sanskrit, bien connue des pays asiatiques, notamment par ceux pratiquant l’hindouisme ou le bouddhisme, notamment, l’Inde, la Chine, et donc Singapour.

Le monde asiatique nous réserve bien des surprises, surtout en matière de death ou de black, qui sont les styles les plus pratiqués en métal. Rudra est peut être le groupe qui vous fera découvrir la musique du coin, ambiance orientale, mélanges d’instruments locaux, et agressivité en prime, une bonne dose d’exotisme pour un peu plus d’une heure de musique et quatorze titres…

 

  • Index

  • Reviews

  • RSS Spirit Of Metal News