Control Human Delete : The Prime Mover

Ξ avril 29th, 2013 | → 0 Comments | ∇ Industrial Black Metal |

Control Human Delete : The Prime MoverFer de lance de la scène black industriel hollandaise depuis plus de dix ans, Control Human Delete représente une des facettes les plus mécaniques et les plus créatrices de ces quelques dernières années. Le premier opus « Terminal World Perspective » marque les véritables débuts du quatuor avec une signature chez les Italiens de Code666 et la mise en valeur d’une ambiance tiraillée entre froideur, noirceur et mécanicité. Après avoir été révélé, il faut se confirmer et l’arrivée du nouveau venu « The Prime Mover » peut faire office de confirmation.

Loin de Blacklodge ou d’Aborym, Control Human Delete a une place toute particulière sur cette sphère indus extrême. Il ne mise absolument pas sur l’agressivité ni sur le côté malsain du black metal mais se préoccupe plus des claviers, de l’aspect résolument mécanique – voire robotique – de sa musique ainsi que de quelques touches bruitistes. C’est le côté vicieux et inhumain de l’indus qui est mis en relief, le black metal servant d’appui et de tranchant lors des morceaux les plus incisifs. Les Hollandais se tournent toujours vers un concept basé sur les sciences et l’évolution de l’homme, d’où le symbole de l’infini (style « Epicloud » de Devin Townsend), représentant l’infinité des recherches. On ne s’étonne donc pas de retrouver une ambiance type laboratoire, dans laquelle les bidouilles, les beats et les effets distordus sont à l’honneur.

L’album s’ouvre avec un « New Replicators » inégal, peinant à décoller. Pendant un long moment, les guitares ne lancent que des riffs occasionnels sans vraiment lancer le titre ou servir d’accompagnement aux sonorités électroniques. La voix de Void est agressive sans non plus être violente et nous narre la complexité et les secrets de l’univers. On a du mal à se laisser porter par ce titre qui démarre plutôt mal l’opus puisque les passages les plus intéressants sont dans la seconde moitié de ce « New Replicators », les riffs et les samples étant beaucoup plus en fusion.

C’est sans doute à partir du duo « Continuous Data » que Control Human Delete montre ce qu’il y a de mieux en lui. Une variété des sons, des ambiances et des passages, qui nous font parcourir deux titres résolument progressifs. La première partie mise davantage sur le côté atmosphérique avec des moments souvent planants entrecoupés de moments plus agressifs. La seconde partie montre une richesse étonnante en matière de sonorités électronico-industrielles, couplée à des riffs black distordus parfois malsains. L’énergie va de paire avec l’audace et la folie des Hollandais qui nous dépeignent un monde totalement mécanisé et contrôlé. L’auditeur est entraîné dans une folie cybernétique sans nom et très efficace, pas loin du « Plazmadkaos » d’ID :Vision.

Ces deux coups de poings passés, on redécouvre un Control Human Delete chérissant la linéarité. Même si quelques touches cosmiques à la Arcturus font leur apparition, l’ensemble peine de nouveau à décoller et à nous embarquer. « Earth-Like Behavior » pose une atmosphère lourde et pesante pendant plusieurs longues minutes avant d’accentuer les riffs et les nappes de claviers. Mais la mélodie reste la même, sans grande variation. « Recurrence », par contre, montre plusieurs facettes mais le côté trop clean de la production peine à faire ressortir le côté black metal de la musique. Les riffs perdent en saveur et on apprécie moins l’ensemble, complètement stérile.

On aurait pu croire que Control Human Delete avait suffisamment de génie et de potentiel pour surpasser son premier full length « Terminal World Perspective », mais il se contente de marcher sur ses pas avec un tantinet plus d’audace. Quelques linéarités et passages trop clean tranchent avec des moments forts et puissants, rendant le tout plutôt inégal. « The Prime Mover » reste tout de même assez bon, sans non plus être transcendant, mais on reste beaucoup trop sur notre faim tant on en attendait plus.

 

Wavelength:Satan : Time-Blood Theory

Ξ octobre 10th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Industrial Black Metal |

Wavelength:Satan : Time-Blood TheoryLe monde cache de nombreux groupes de metal underground. Et même au Portugal, si on cherche bien, on peut trouver des choses bien particulières. C’est le cas de Wavelength : Satan (qu’on appellera WLS), un groupe de black industriel formé par Enobolico et V-Kaos, deux entités complètement torturées et adeptes de musiques décadentes. Malgré les apparences, leur premier album, « Time Blood Theory » ne fait pas partie de ces opus de black metal traditionnel. Il s’agit bien au contraire d’un black metal futuriste même post apocalyptique, mené par les arrangements synthétiques et les ambiances vicieuses et malsaines.

Ne vous y méprenez pas. WLS ne se contente pas de noyer son black metal dans un amas de sonorités industrielles. Il le rend extrêmement chaotique et violent, tout en offrant un concept mystérieux et pessimiste sur le temps. Ainsi la majeure partie des titres détient un aspect déstructuré très prononcé, soutenu par un effet cacophonique censé relever cette impression de désordre. C’est en particulier le cas sur « Inside the Anti-Atom » où les riffs bordéliques côtoient le chant torturé de V-Kaos et les beats synthétiques de la programmation, ainsi que sur « Macrocosmical Veins » à l’atmosphère maladive.

Il faut dire que les titres, dans leur ensemble, sont particulièrement noirs et dérangeants. On ne peut cacher le fait que l’industriel voire l’électronique en fair parfois de trop (notamment au niveau des beats) mais dans certaines parties, il accentue davantage ce mélange entre éléments futuristes et éléments destructeurs. C’est le cas sur certaines introductions, où les ambiances malsaines et pessimistes sont les reines (« Tesseractic Activity », « Macrocosmical Veins ») mais aussi sur des titres entiers, où les claviers et la programmation se chargent de tout, à l’image de « Wholeness and the Implicate Order » et « Time-blood ». Pas de guitares, juste cette noirceur, ce vide interstellaire, ces voix déformées par les transmissions radio et ces nappes oppressantes.

Finalement, quand on y regarde de plus prêt, on remarque sans problème qu’on se situe entre Aborym et Mysticum. On retrouve le côté pessimiste et futuriste du premier ainsi que l’aspect inhumain et robotique mélangé à la brutalité froide du second. En cela, on ne sera pas étonnés de découvrir une reprise de « Let the Kingdom Come » du « In the Streams of Inferno » des Norvégiens de Mysticum. WLS ne fait pas apparaître les orgues mais garde le type de sonorités qu’il a implanté sur ses morceaux précédents sans oublier les riffs mitrailleurs.

Wavelength : Satan hérite des grands du black industriel en évitant de tomber dans le phénomène de la pâle copie. Il s’évertue à intégrer des éléments plus personnels tout en instaurant une ambiance dérangeante et obscure pour un rendu particulièrement oppressant et inhumain. Un bel hommage au black indus qui tend à se faire de plus en plus rare.

 

Pavillon Rouge : Solmeth Pervitine

Ξ janvier 19th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Industrial Black Metal |

Pavillon Rouge : Solmeth PervitineIl faut croire que 2011 aura été l’année des expérimentations en tout genre, et cela se sera d’autant plus vu dans le domaine du metal. Entre l’accroissement des formations death/symphonique ainsi que celles de cyber/death, la fusion de l’indus et du black aura aussi fait des siennes. Et pas n’importe où. En France, rares sont les groupes officiant dans le genre, si ce n’est Ad Hominem ou CNK. Mais fort est de constater que ces derniers ont du succès et pour cause. Le rendu dépasse plutôt les espérances des uns et des autres.

Mais n’oublions pas Pavillon Rouge, fondé en 2007 aux alentours de Grenoble. Les membres composant ce groupe faisaient partie d’Osirion (YVH) mais aussi de Sybreed (Ben) et 2008 fut l’année de la découverte avec un premier MCD déjà prometteur, « Mizuage ». Fort d’un visuel asiatique et d’une fusion de black, d’indus et d’éléments cold wave, Pavillon Rouge ne faisait pas abstraction de ses influences diverses pour nous offrir une musique originale et particulière, profitant des expériences musicales de chacun pour concocter un ensemble atypique.

Et ils reviennent à la charge ! « Solmeth Pervitine » sort courant juin sur le label néerlandais Post Apocalyptic Music. Le nom étrange de leur album reste à l’image de leur musique, mais un changement est de taille. Le line up se bouscule, Ben quitte la formation et est remplacé par Kra Cillag, chanteur de feu Crystalium. Pour de bon, le pavillon rouge est dressé : pas de quartier, pas de merci ! Le combo propose onze morceaux tous très énergiques mais tous reliés entre eux par une atmosphère malsaine et un mixage très inhabituel. Le Black se retrouve dans les vocaux hargneux, torturés et criés, ainsi que dans une parte des riffs. L’électro se retrouve lui dans le reste de l’instrumentation et des arrangements, ce qui se rapproche beaucoup plus de la techno par moments. Comprenez que pour l’électro, il s’agit de beaucoup de samples, d’effets et de boites à rythme. Pas de batterie mais que de la programmation, tout reste donc ultra synthétique et déshumanisé dans son ensemble, même si les uniques traces d’humanité restent bel et bien présentes dans les vocaux de Kra Cillag et les riffs véhiculant tout un tas d’émotions tout en étant vecteurs de cette ambiance néfaste. Ils sont tranchants, d’un certains point de vue, mais pas si agressifs que ça, car ce qui reste rapide, ce sont les rythmes, mais pas les guitares en elles-mêmes, restant au second plan, peut-être trop passives, et victimes d’innombrable ajout d’éléments électroniques (« Solmeth Ascension », « Les Membranes Vertes de l’Espace »).

Comme vous l’aurez remarqué, tout est chanté en français (sauf « Sadist Sagitarius ») de la voix puissante de Kra Cillag, ce qui apporte plus de profondeur et de compréhension à l’ensemble des morceaux. Ce qu’on retient le plus, c’est cette espèce d’osmose entre les paroles et la musique. Mais le plus étrange, c’est le contraste se dégageant de cet ensemble, ces paroles étant poétiques (« Des Cîmes, des Abîmes » et ces citations de Du Bellay) et sombres à la fois, alors que l’instrumentation en elle-même ne possède pas vraiment d’éléments ténébreux. Seule la voix apporte vraiment un côté obscur et décadent, ainsi que une bonne partie de l’atmosphère, mais ceci s’arrête là (« Sept Siècles et le Feu »). Le reste se situe plutôt dans un registre electro/trance.

Si les titres sont très rythmés et rapides, « Sadist Sagitarius », la reprise de Cinema Etrange, reste beaucoup plus posé, bien qu’avec son rythme et une dynamique qui lui est propre. Cependant, les guitares ont une conduite très aérienne, loin du black agressif d’Osirion ou de Crystalium. L’univers ici proposé est tout autre, plus personnel, plus charnel, oui, mais peut-être trop noyé par cet amas de sonorités synthétiques. Ces dernières se concrétisent sur l’interlude « le Cercle du Silence », bercé par ses cris de jouissance.

La plus grosse déception réside sur « Le Grand Tout s’Effondre », que l’on retrouvait aussi sur le MCD précédent sous le titre de « Cauchemar Kashmir ». En effet, tout s’effondre dans la mesure où l’originale se voulait très brute et agressive avec une atmosphère vraiment glauque et adaptée au monde de Pavillon Rouge. Ici, l’électronique prend le pas et le côté rude de la voix disparaît. A croire que le chant criard et strident de Ben seyait mieux à l’essence même de ce morceau.

Dans son ensemble, « Solmeth Pervitine » est en deçà de « Mizuage » mais n’est pas mauvais pour autant, seulement le métissage est tel qu’il peut être très difficile à appréhender, la puissance étant reléguée au profit l’électronique, qui se taille la part du lion. Il faudra être très ouvert d’esprit et ne pas être allergique aux relents techno pour apprécier cette œuvre qui certes, ne marquera pas son temps, mais se veut être un ovni.

 

Cruentus (PL) : Event Horizons

Ξ octobre 13th, 2010 | → 0 Comments | ∇ Cyber Metal, Industrial Black Metal |

Cruentus (PL) : Event HorizonsÊtes vous prêts à entrer un monde sombre, occulte et mystérieux ? Vous sentez vous capable de pénétrer dans des contrées obscures et lointaines, envahies par de terribles sentiments de désespoir mais surtout prises par une démence sans égale, une paranoïa suraigue que personne ne semble pouvoir (ou même vouloir) soigner ?

Les blackeux de Cruentus, polonais de surcroit, tentent donc d’aborder ces thèmes si noirs et particuliers à travers cet album nommé « Event Horizon ». Officiant dans un black teinté d’éléments industriels, l’opus en question s’annonce bien moderne mais surtout empreint d’ambiances bien atypiques.

Le mélange des deux genres n’est pas si facile à appréhender étant donné qu’on peut peiner à retrouver ces éléments industriels. Certains trouveront que les claviers ne sont pas assez indus, d’autres penseront qu’ils agrémentent l’album afin de donner un rendu assez black mélodique, certains ajouteront que l’ensemble se veut plus dans une optique black atmosphérique voire symphonique…parce que même si les vocaux sont tranchants, sombres et rocailleux, même si les riffs sont black, agressifs mais un poil minimalistes, même si la batterie ne rechigne pas en blast beat et double pédale, les claviers, eux, sont de réels points d’interrogation et il est clair que j’ai parfois du mal à leur donner une « étiquette ». Pour tout vous dire, j’affirmerais donc qu’ils sont diversifiés et qu’ils ne se cantonnent donc pas de faire dans la linéarité, d’où les différents genres que j’ai pu évoquer plus haut.

Ainsi l’album s’ouvre avec une intro instru nommé « Industrial Beat Machinery ». Alors d’emblée, on peut directement se croire dans un monde futuriste régit par des machines, pourquoi pas, d’où ces samples mécaniques et cette impression de se balader dans une usine. C’est bien indus…Mais ce n’est qu’un faux départ étant donné que le véritable démarrage se nomme « Absolute Dominium » et là on peut dire que tout part sur les chapeaux de roues. Un rythme rapide, un véritable rouleau compresseur, guitares et batterie, accompagnées de claviers obscurs. Le chant est à la limite du malsain mais tient la route, malgré quelques faiblesses. Toutefois, quelques passages atmosphériques, beaucoup plus calmes donc, viennent pointer le bout de leur nez : quelques notes de piano, quelques riffs et solos bien placés et le tour est joué. Les claviers me font limite penser au Spiritual Black Dimension de Dimmu Borgir…de quoi pénétrer pour de bon le monde de folie de Cruentus, tout en restant cloitré dans cette ambiance sombre, et entraînante malgré tout.

Car des titres comme « Universal Dementia » sont totalement fantasmagoriques. Là, on nage véritablement en pleine paranoïa. Les claviers sont beaucoup plus puissants et possèdent des sonorités qui leur sont propres. Des sonorités pour le moins inquiétantes mais très captivantes, à mesure que les vocaux ne cessent d’être torturés et perturbés…quelques harmonies à la gratte permettent de superposer les mélodies aux claviers et renforcent cet élan de folie et de mystère. Des murmures, incorporés de ci de là, ne peuvent qu’accroitre cette démence permanente…et la double pédale omniprésente arrive d’autant plus à enfoncer l’auditeur dans ces terribles atmosphères…

« Pale Textures of Reality » mise sur les ambiances et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est bien foutu ! Les claviers et les vocaux font réellement tout. Puissants à souhait, ils sont les fondateurs de ce titre envoutant et mystérieux. Les mélodies sont profondes, le chant terrible, comme sortant d’abîmes sans fin. Les guitares, au second plan, gratifient pourtant ce morceau d’harmonie bien mélancoliques, jusqu’à la deuxième partie du titre…un solo sombre et assez black, soutenu par des claviers plus riches qu’à l’accoutumer. Tantôt indus, tantôt sympho, c’est une véritable descente dans un univers où les sons sont d’autant plus inquiétants, sortant de nos rêves les plus terribles.

Mais malgré ces points positifs, je ne peux qu’évoquer le fait que cet album reste tout de même inégal. L’originalité est là certes, mais la seconde partie de l’opus me semble un peu en perte de souffle. Alors que les six premiers morceaux sont totalement géniaux et emplis de démence, d’inquiétude et de mystères, les cinq derniers sont peu inspirés et beaucoup plus indus que black, notamment au niveau du rythme, mais aussi des riffs et des samples. Les atmosphères restent à peu près les mêmes mais ce changement ci est assez notable et fait donc du mal aux compos, si bien qu’on a l’impression de se retrouver ailleurs, dans un autre opus, ou dans une nouvelle dimension…Expérimentation ? Oui sans doute, mais le rendu est quelque peu faible et mal appréhendé, et c’est dommage ! Car ça gâche un peu le plaisir qu’on aurait pu ressentir au début, ça nous coupe dans cet élan de totale appréciation de l’opus, d’autant plus que les titres sont en général d’une longueur plus que moyenne et que bien évidemment, on finit par s’ennuyer…

Ce « Event Horizon » est donc correct et plutôt intéressant au final malgré la linéarité et le changement d’orientation en fin d’album. Cruentus nous montre alors une face bien inquiétante de leur musique à travers ce type de black/indus, une face réduite à cet album-ci, étant donné que le reste de la disco de ces polonais se veut pour le moins bien différente et loin d’être à la hauteur de ce « Event Horizon »…

 

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