Neroargento : Three Hours of Sun

Ξ novembre 12th, 2011 | → 1 Comments | ∇ Alternative, Electro Metal |

Neroargento : Three Hours of SunNeroargento fait partie de ces découvertes musicales actuelles, mises en valeur par le label italien Coroner Records au cours de l’année 2011. Ce one man band fondé courant 2010 a en tout cas plus d’un atout, et le sieur Alessio a de quoi nous le prouver. Ce multi instrumentiste, déjà membre dans plusieurs formations, a décidé de mettre toutes les chances de son côté en s’occupant de tout de A à Z, cet italien préférant travailler seul et trouvant que l’inspiration lui est plus favorable dans ce genre de cas. Il est donc temps d’en avoir le cœur net, et la sortie de son premier album « Three Hours of Sun » est une aubaine.

Alessio s’inspire des pays nordiques pour le nom de son album, ces derniers n’ayant que très peu d’heures de soleil lorsque l’hiver et les fortes tempêtes de neige apparaissent. Malgré le mélange de la couleur noire et grise dans la formation de son nom de scène, Neroargento ne fait rien de relativement froid ni sombre, étant donné que sa musique se veut pour le moins lumineuse, dynamique et originale.

Neroargento puise sa source dans le metal industriel de Nine Inch Nails, les débuts de Filter, et le neo metal de Linkin Park, proposant un ensemble compact, varié et diversifié. Ainsi, même si la base reste électro, l’ensemble s’emprunte d’éléments du metal alternatif, en témoignent les influences hors metal tels que le hip/hop ou le rap. Car il est clair qu’Alessio s’est fait plaisir et a laissé cours à son imagination, imposant sa folie créatrice. Si un « Trust » montre quelque chose de lourd, simple et dynamique, avec en guest Ettore Rigotti (Disarmonia Mundi) au chant, « Play Us Loud » nous balance un langage extra-terrestre étonnant, tandis que « Daedallus Calls » nous propose une facette résolument électronique et robotique, grâce à l’intégration de samples et de sons très synthétiques.

Les gros riffs et les claviers se taillent la part du lion, même si le chant aigu et aérien proche de celui de Richard Patrick de Filter ou de Chester Bennington de Linkin Park s’impose, malgré ce côté déjà entendu (« Advertising Muse »). Mais sur un « Helpless Like You », on découvre quelque chose de bien différent, notamment grâce à la présence de samples hip/hop, d’un rythme et d’un chant des plus caractéristiques du style. Un morceau à coup de scratch qui risque de faire plaisir aux amateurs.

Les titres sont courts et ne laissent pas vraiment le temps de découvrir tout le potentiel de Neroargento, misant principalement sur l’efficacité et le dynamisme. Par conséquence, on se retrouve davantage avec un ensemble frais, mais finalement simple et minimaliste, tant cela semble si facile d’accès. Manque de maturité sans doute. Il aurait fallu plus de subtilité et de prises de risque afin de ne pas avoir l’impression d’avoir déjà entendu ce que nous propose ce one man band. Toutefois, l’approche reste tout de même originale, grâce à la variété des éléments.

Malgré tout, le mélange électro/alternatif metal reste intéressant et bien exécuté, jouissant d’un mixage et d’une masterisation signée (encore lui) Ettore Rigotti, s’étant déjà chargé du son de Blood Stained Child, de Disarmonia Mundi ou de Destrage. Ce premier jet reste encore timide, malgré une volonté certaine de bien faire et de proposer quelque chose de rafraîchissant. On attend donc une suite moins discrète et plus imposante. Wait and see…

 

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