Blood Label : Skeletons

Ξ mars 20th, 2014 | → 0 Comments | ∇ Experimental |

Blood Label : SkeletonsC’est en 2011 que Blood Label a commencé à se faire un nom sur la scène danoise avec la sortie très critiquée de son premier EP « Existence Expires » et une tournée locale aux côtés de grandes formations telles que Arch Enemy, Emtombed ou Vader. D’un côté, les membres de Blood Label ne sont pas des newbies. Ils proviennent tous de groupes réputés comme Dawn Of Demise, Hatesphere ou encore The Burning. Des musiciens expérimentés, qui n’ont plus rien à prouver, qui décident de mélanger leur style de prédilection (le death metal) à du thrash/hardcore moderne à la Hatebreed. Ils reviennent en 2014 avec « Skeletons », un album produit par Tue Madsen (Suicide Silence, Aborted…) et donc l’artwork a été dessiné par le guitariste de Mnemic (Mircea Gabriel Eftemie).

Le moins que l’on puisse, c’est que le pari est réussi puisque le mélange est savamment dosé et que les styles ont chacun une place bien précise. Les riffings tournent du côté du death metal, avec quelques touches thrashy lors de quelques accélérations par exemple. Le chant, quant à lui, se situe plus du côté du hardcore, un chant hurlé dégoulinant de rage envahissant les douze morceaux de la galette, que ce soit sur « Deliver me from Evil » ou « Explode ». Les guitares rappellent les formations d’origine (Dawn Of Demise, notamment), même si l’ensemble des compos manquent de parties brutales et de moments d’agressivité pure et dure. « Paranoïa » nous offre toutefois de quoi nourrir nos oreilles à coup de gros riffs et de blasts bien placés.

Les passages les plus torturés renforcent la crédibilité du chant, même s’il devient, au fur et à mesure des morceaux, envahissant. Peut-être trop criard ou poussif voire monotone, on finit par ne pas avoir envie de finir l’album. Heureusement que quelques growls, trop peu présents, viennent sauver la mise comme sur « Disease Pit ». Une alternance de chant aurait peut-être donné plus de fluidité et de diversité aux titres.

En dépit de ce défaut trop prédominant, Blood Label a le mérite d’offrir des riffs efficaces et des plans plus calmes qui sont les biens venus pour ralentir le rythme. La musicalité est là ainsi que le côté moderne et propre, il se pourrait que « Skeletons » plaise aux mordus de Hatesphere ou Lazarus AD, par exemple.

 

Seventh Epic : The Robots Are Dreaming Again

Ξ juillet 28th, 2013 | → 0 Comments | ∇ Experimental |

Seventh Epic : The Robots Are Dreaming AgainAprès quatre ans d’absence, les Charlottéens (Caroline du Nord) de Seventh Epic nous présentent leur nouvel album nommé “The Robots Are Dreaming Again”. Le nom peut non seulement nous faire penser à la nouvelle de Philip K. Dick « Do Androids Dream of Electronic Sheep » mais aussi nous indiquer une orientation plus électronique. Et ce n’est pas faux, puisque contrairement à un « On the Edge » déjà très expérimental tant au niveau des guitares qu’au niveau des atmosphères et des sons, Seventh Epic met davantage le paquet sur les bidouilles et samples, pour un rendu complètement inclassable.

Il faut dire que le groupe a une forte personnalité et qu’il est difficile d’émettre des comparaisons. Dès le premier album, il avait montré une grande maturité en fournissant des titres à la fois romantiques et poétiques, très travaillés, avec des paroles très prenantes et un mélange des styles très cohérent. Avec « The Robots Are Dreaming Again » monte un cran au-dessus avec une variété et une créativité nouvelle. Seventh Epic va au bout de ses idées et nous délivre un océan de mélodies et de sonorités riches et « accroche-oreilles ».

C’est le cas du premier morceau, « Sublime », qui ouvre très bien l’album avec sa basse et son groove prédominants, sans oublier les refrains atmosphériques et les guitares souvent très tranchantes et punchy. L’électronique, c’est ce qui marque au fer rouge l’empreinte des Américains comme sur un « Three Rings » plutôt barré avec son ambiance pas loin d’un Tim Burton ou « Divide by Zero ». Mais aussi la voix de Sarah Queen, chanteuse et bassiste, qui semble mieux maîtriser son organe comme sur le dramatique « String Theory » mené par le piano et les violons. Une voix mieux modulée puisqu’elle n’hésite plus à monter dans les aigus comme sur « Fireflies ». Petit bémol concernant les vocaux (et sans doute la production), les aigus font grésiller le son, ce qui gâche un peu le plaisir.

La plupart des morceaux ont leur identité et leur style, on peut alors tous les distinguer, que ce soit un « Inescapable » plutôt atmosphérique, dont le rythme est créé par des claquements de main ou « Trap ! » dans un style plutôt slammé, un « Black Out » plus lourd et incisif ou le progressif et barré « The Gamble ». Seventh Epic joue clairement avec les atmosphères, en laissant parfois les guitares de côté, et base sa musique sur les mélodies envoûtantes et recherchées. Il y a par contre quelques longueurs et un morceau dispensable comme « Odyssey ».

Malgré tout, le moins que l’on puisse dire, c’est que le groupe a été loin dans l’espace pour chercher ses idées et nous concocter des morceaux aussi fouillés et immersifs. Il nous emmène dans son petit monde, un monde où sa créativité n’a pas de limite et où l’expérimentation n’est jamais suffisante. Seventh Epic impressionne avec son rock/metal expérimental mais a, sans aucun doute, encore de quoi nous surprendre à l’avenir.

 

Hybrid (ESP) : Angst

Ξ juin 9th, 2013 | → 0 Comments | ∇ Experimental, Math Metal |

Hybrid (ESP) : AngstHybrid est né en 2004 de la rencontre de musiciens chevronnés provenant de groupes assez réputés tels que Wormed, Fragments ou Another Kind Of Death. Leur but est de proposer un metal bien différent de leurs formations d’origines, quelque chose de plus expérimental et torturé. C’est ainsi que sort le premier EP, « Beyond Undeniable Entropy » en 2006 puis le très apprécié opus « The 8th Plague » en 2008. C’est après de nombreux concerts auprès de Napalm Death, Tool ou Textures qu’Hybrid s’envole au Portugal aux Ultrasound Studios de Daniel Cardoso (Anathema) avant d’obtenir un mastering d’Alan Douches (Converge, Mastodon) et une signature chez Deepsend Records (Gorguts, Ulcerate). Tout cela a l’air alléchant mais que vaut donc cet album ?

Sur ce nouvel opus, Hybrid base sa thématique sur l’angoisse et la peur (Angst). La musique la retranscrit très bien. Les Espagnols nous proposent un son très organique mettant en avant un ensemble tout expérimental que technique. On nous transporte dans les moments les plus sombres de l’homme à coups de riffs distordus et de structures alambiqués. Les styles se mélangent, on passe facilement du death au math en passant par des tonalités djent, des touches prog, hardcore et moderne. Le metal d’Hybrid est comme une sorte de pot-pourri de styles auxquels on aurait gardé les éléments les plus tordus et malsains. On retrouve de la lourdeur, un peu de polyrythmie, beaucoup de passages complexes, un brin de folie, du growl et des cris. Bref, ce « Angst » s’annonce dès le départ comme un album dérangé et dérangeant.

Le morceau d’ouverture « Flesh Fusion Treshold » en est la preuve. La technique et les expérimentations sont légions et on découvre un assemblage de passages calmes, agressifs ou complètement maladifs. Sans oublier quelques incursions jazzy. Il faut dire qu’Hybrid touche un peu à tout et ne se contente pas que de metal. « Collapse to None » par exemple intègre un peu de clarinette avant de laisser place aux cris perturbés d’Albano. « Self-Implosion » propose du didgeridoo sur un morceau complètement déjanté où les types de voix et de riffs se mélangent.

« Cuando el Destino Nos Alcance » est le seul qui propose un peu de lumière dans cet ensemble distordu. C’est aussi le seul titre instrumental. C’est plus posé malgré des guitares complexes et on retrouve quelques moments à la clarinette à la Aenaon mais sans l’aspect black metal. Cet aspect se fait légèrement ressentir sur « Doomed to Failure » (riffs et voix) avant de nous replonger dans un océan de tourmente et une seconde partie étonnante menée par du sitar, du clavier, quelques notes perturbantes de piano et des murmures en espagnol.

Hybrid livre un « Angst » de très bonne facture où les sentiments les plus sombres dominent. Son metal expérimental véhicule continuellement l’anxiété et nous prend aux tripes tout le long de sept morceaux très travaillés et vivants. On n’en sort pas indemne, si tant est qu’on aime le style…chapeau.

 

Magiska Krafter : Dark Light and the Sprites Song

Ξ septembre 6th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Ambient, Experimental |

Magiska Krafter : Dark Light and the Sprites SongA la base, ce duo n’était que le projet de l’indien Waterburner, aussi membre du one man band Burn The Water, sous le nom de School Of Dead, jusqu’à la rencontre avec le caverneux suédois Satanic Tony (Demorian, Wintercold), donnant naissance à une toute autre entité, cette fois-ci bicéphale et tournée vers des thématiques plus ésotériques et cosmiques. Le changement de style a d’ailleurs été radical, puisque ce qui était une forme de black/atmo/gothic/indus devient une forme de metal expérimental…

Si chacun a composé ses parties dans son pays d’origine, à savoir l’Inde et la Suède, l’assemblage des éléments est quelque peu étrange vu que nous avons désormais droit à une fusion de drone et d’ambient, pour un résultat avant gardiste. En effet les musiciens, dans leurs projets annexes, ont toujours su se démarquer du lot et proposer des compositions très underground et loin de plaire à tout le monde. Ce sera aussi le cas avec ce nouvel et premier album nommé « Dark Light and the Sprites Song ».

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on change littéralement d’horizon. Magiska Krafter fait ressortir un certain côté rituel, mis en valeur par des chants à la limite tribaux, des incantations, des murmures, des samples de nature et des sons étranges (« The Abyss »), ainsi que des guitares mystérieuses et inquiétantes. Elles offrent sur la majeure partie des morceaux un riff ascendant puis descendant, suivant quasiment le même schéma sur les titres de la série des « Celestial Particles ».

Comme les styles l’indiquent, rien n’est vraiment véloce ou brutal, tout se joue sur l’ambiance. Les guitares bourdonnent et offrent des mélodies nocturnes très spéciales. Quelques instruments locaux font parfois leur apparition sans non plus devenir omniprésents. Quelques bizarreries s’intègrent aussi au sein de cet album, tels que des plages de 10 à 14 secondes, où s’offrent le vide, le bruit d’un éclat ou des bidouilles industrielles. Sans oublier cet hypnotique bruit de fond…

« Dark Light and the Sprites Song » est un album très ésotérique, planant et surtout rituel, dans lequel l’auditeur ne peut que jouer le jeu et se laisser entraîner dans les ténèbres de compositions certes pas variées, mais vectrices d’une atmosphère toute particulière et terriblement malsaine.

 

Landforge : Servitude to Earth

Ξ mai 24th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Experimental |

Landforge : Servitude to EarthLa tendance est au post-rock en ce moment, et ce dans beaucoup de courant, que ce soit le black metal ou même le doom. Landforge ne déroge pas à la règle et fait partie de ces formations qui intègrent des éléments avantgardistes et expérimentaux, tout en se rapprochant davantage du rock que des éléments metal à proprement parler.

Originaire du Royaume Uni et formé en 2011, Landforge est le projet solo de Stephan Carter, un homme quelque peu mélancolique. Son état d’esprit se retrouve irrémédiablement au sein de sa musique, et il n’est pas étonnant de se rendre compte que le musicien mélange habilement et mélancoliquement le post-rock et le doom, intégrant autant d’éléments clairs et atmosphériques que d’éléments plus distordus et grésillant. Ainsi, on pourrait définir le style de Landforge comme étant du doom atmosphérique, et encore, les mots sont faibles et il serait inutile de coller tout un panel de termes pour classer son type de metal. Restons-en à expérimental et atmosphérique…

Stephan Carter a tout de même reçu beaucoup d’avis positifs, et ce dès son premier album « Creation Cycle », produit avec les moyens du bord, c’est à dire dans sa chambre. Grâce à internet, il diffuse son œuvre et se fait vite repérer, en particulier par le label underground Arx Productions, qui lui permet d’améliorer sa productions et de corriger certains points noirs. C’est dans cet état d’esprit que né « Servitude to Earth », moins d’un an après le premier opus.

Il s’agit ici de musique instrumentale et de titres longs de plus de sept minutes en moyenne. En général lents, mélodiques et très mélancoliques, ils apportent un souffle tragique à l’univers de Landforge, ce dernier mettant en valeur une alternance de parties acoustiques, metal, post-rock et ambiantes. « First Watch » en est un bel exemple, débutant d’une manière tout ce qu’il y a de plus calme avant d’offrir des riffs metal mais distordus. La batterie énergique finit par ralentir, tel un rythme cardiaque. On pourrait associer la musique de Landforge à celle de la vie, portée par les battements d’un cœur qui accélère puis ralentit, s’emballe se stabilise, s’arrêtant même, et repartant de plus belle (« Enchantress »).

C’est tout de même « Triquetra » qui joue davantage sur la variété, s’approchant même du drone avec ce bourdonnement dans la guitare, même si c’est l’aspect post rock qui prédomine : spacieux, ouvert et minimaliste au possible, il suffit juste de quelques notes pour créer une ambiance et une humeur. Rien de plus, ni de moins.

C’est en partie cela qu’on peut reprocher à Stephan Carter : d’expérimenter sans vraiment le faire. Les six morceaux restent en général pauvres dans leur variation, très simples dans leur construction, sans réelles fioritures. Toutefois, le sieur arrive à imposer son identité et son monde dans des harmonies tout ce qu’il y a de plus désespérantes. Impeccable, finalement, pour ne pas se prendre la tête et s’aventurer dans les méandres d’un univers ouvert à toutes les possibilités d’interprétation, ce « Servitude to Earth » restant un opus plus ou moins accessible en fonction de l’humeur de chacun.

 

Burn The Water : Eschatological

Ξ janvier 30th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Experimental |

Burn The Water : EschatologicalA même pas 17 ans, D.e.v. a déjà plus d’une corde à son arc, membre d’un projet annexe nommé Magiska Krafter en collaboration avec le blackeux Satanic Tony (Demorian, Wintercold) et tête pensante d’un one man band bien différent, tourné vers l’expérimentation et la musique industrielle. Créé en 2011 en Inde, Burn the Water est une autre manière de rendre possible ce qui est impossible, s’inspirant de formations connues telles que Sybreed ou Devin Townsend afin de monter un EP totalement personnel et différent de ce qu’on peut entendre en général.

Du haut de ses quinze minutes, « Eschatological » nous parle de la fin du monde et de l’humanité à travers un metal quelque peu malsain, perturbant et perturbé, reflet même du concept mettant en scène une fille souffrant d’une maladie mentale peu après la seconde guerre mondiale. Les Hindous auront toujours été doués pour nous proposer des univers totalement décalés, comme Amogh Symphony et le très doué Vishal.

D.e.v, lui, emmène l’auditeur autre part, dans les abysses d’un monde en déclin, ce qui s’entend d’office avec la venue du premier titre d’une trentaine de secondes où un échos nous indique que la fin est toute proche. On n’entend que lui, telle une voix étrange nous prévenant d’un désastre. Puis la première partie de « The End » montre tout l’aspect expérimental de Burn The Water qui mélange un discours de détresse à des sonorités industrielles tordues et du morse. Le tout se poursuit sur la deuxième partie, intégrant cette fois-ci les guitares et une ambiance post apocalyptique. Les claviers sont autant mis en valeur que la voix, bizarre certes, alternant growl et chant clair atmosphérique et désespéré sur des riffs simples mais efficaces et révélateurs de l’atmosphère générale.

La venue de « The Scene » ne se fait pas sous les meilleurs auspices, car le côté déjanté et perturbé se fait d’autant plus ressentir, sous couverts de sons électroniques, de riffs planants bien que dans l’esprit mathématique, et de voix bien écrasantes. Certaines touches de claviers et d’arrangements arrivent à être hypnotiques dans cet amas sombre d’expérimentations, aussi étrange soient-elles.

C’est avec la présence de The Siren’s Allure (Techno metal – Etats Unis) que se termine l’EP, proche d’un mathcore côtoyant les caractéristiques de Sybreed aussi bien dans la voix criée que dans l’atmosphère générale, ainsi que des touches death, que ce soit dans les growls et certains riffs. C’est tout de même les sonorités électroniques et les mélodies tordues et malsaines qui prennent le pas afin de ne pas oublier dans quel monde nous nous situons. C’est désolé, perdu, remis en question…

D.e.v. Ne fait pas dans la simplicité et arrive à s’extirper des courants actuels pour embarquer l’auditeur dans les bas fonds d’un esprit perturbé mais innovateur. Tout son potentiel est à affirmer dans un futur full length.

 

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