Parzival – Casta

Ξ juin 7th, 2014 | → 0 Comments | ∇ Non classé |

Parzival n’a rien d’un newbie dans la sphère de l’indus martial. Formé en 1992 par Dimitrij, désormais localisé au Danemark, le groupe (qui a souvent changé de nom et de line-up) semble avoir trouvé son orientation et continue d’explorer différents horizons musicaux. Il ne se contente pas d’une ambiance en particulier mais aime bien alterner, idem dans l’utilisation des langues (français, allemand, latin…). Après l’EBM ou les atmosphères gothiques, Parzival se dirige du côté de l’Asie et offre à ses auditeurs un réel voyage spirituel dans le pays de l’Hindouisme. Rappelons qu’il n’avait pas hésité à embaucher de nombreux musiciens avec les opus passés pour rendre sa musique encore plus réaliste et immersive. Il fait de même avec son nouvel opus, « Casta », en invitant différents joueurs de sarangi, sitar, tabla, sarod, tanpura, flutes, violons…et même des chanteurs, pour un résultat authentique. Dépaysement garanti.

Même si Parzival intègre un bon paquet d’instruments folkloriques traditionnels, il n’en perd pas son côté industriel, présent dans la rythmique mécanique. La batterie est toujours là mais garde un côté soft qui sert à appuyer les mélodies variées des sitars et flutes. Le côté martial est toujours représentatif, accompagné d’instruments orchestraux impériaux, tel une marche militaire dans les montagnes du Kilimandjaro. Et même sans batterie, les percussions typiques de l’Inde permettent de claquer et d’embarquer l’auditeur dans une rythmique mécanique faisant s’entremêler authentique/synthétique.

Un gros travail a été fait au niveau du concept puisque tout s’enchaîne parfaitement, avec une logique implacable. Les titres de l’album nous font découvrir une religion que nous connaissons peu au final et le chant, très grave, presque guttural, apparaît comme une incantation à côté de cette kyriel d’instruments traditionnels. Malgré le côté musique du monde qui se dégage parfois de l’ensemble, on regrettera la linéarité des compositions et leur manque d’accroche, d’autant plus que le rythme est souvent le même, que le chant est monotone et que les mélodies tendent à tourner en rond.

Les amateurs de Parzival devraient s’y retrouver et les adeptes des voyages musicaux devraient y trouver leur compte, à condition de ne pas réclamer de variations.

14/20

 

Ultimate Soldier – Cage

Ξ mai 26th, 2013 | → 0 Comments | ∇ Non classé |

Créé en 2009 sous le nom de Futuresoldier et renommé un an plus tard en Ultimate Soldier après la sortie d’une version appelée « Hypnotize (Ultimate Version), Ultimate Soldier est un projet électro russe originaire de Moscou. Encouragé par le label d’indus Artificial Sun, le one man band s’évertue à nous concocter une musique assez barrée menée par les beats et les touches électroniques omniprésentes. « Cage » est un maxi cd qui sort en 2013 après de nombreuses sorties internet telles que « Damage » ou « Fatal Combat ».

C’est le morceau « Cage » qui est à l’honneur tout le long de ce CD, de la version originale aux reprises de Type V Blood, de Sexgun ou même de SiK. On se retrouve alors avec de l’electro/indus hautement influencé par des grands noms tels que Novakill, Cyborg ou NUMB, à savoir quelque chose pas loin de l’EBM où se côtoient les ambiances mécanisées et les bidouilles synthétiques. « Cage » est un morceau loin d’être boum boum mais porté par un rythme mid tempo et un refrain « feel the rage » et quelques paroles en français sans doute tirées d’un film (dont le hilarant « t’oserais pas tirer sur une dame, peau de couille »…il fallait le faire).

Les versions de Type V Blood sont fidèles à elles-mêmes, plus cybernétiques et plus riches, voire même plus complètes que l’originale. Mais certains autres titres valent tout de même le détour comme « You Can’t Stop Progress » ou « Under Control », très électroniques et possédés par des machines. Le rythme nous porte ainsi que les voix, même si quelques passages restent kitch et influencé par les musiques des films cyber punk des 80-90’s. Même si c’est pas formidable, c’est plutôt sympathique et adapté pour animer une soirée électro-indus.

 

Elvin Road : Monsters

Ξ mai 18th, 2011 | → 1 Comments | ∇ Non classé |

Elvin Road : MonstersOne man band mené d’une main de maître par Antoine Saison, Elvin Road n’est autre qu’un projet ambitieux et expérimental, s’inspirant du metal indus à la NIN, de la New Wave à la Depeche Mode ou des univers musicaux de John Carpenter ou alors David Lynch.

2007 annonçait la sortie du premier bébé « Intersections », bien accueilli par la presse : un album totalement instrumental, irrémédiablement ambiancé et fort de cette capacité à nous faire rêver et à nous emmener à travers différentes péripéties, comme dans un film.

Trois ans plus tard, Antoine Saison remet le couvert avec un nouveau rejeton, « Monsters », décidément plus rock/metal et surtout vocal. Car la différence réside dans l’ajout de musiciens, notamment un chanteur, et une chanteuse, Lena Kowski (Jabberwock), en guest sur « Colimaçon » et « Division of Love ».

Alors que « Intersections » peinait un peu malgré les bons morceaux à nous proposer des images, « Monsters » fait encore mieux et en plus d’avoir le son, nous les avons, ces images ! L’ensemble est moins homogène et les morceaux sont bien différents, tant musicalement que dans les ambiances. Par conséquent, facile de nous représenter des scènes, des images, en fonction de ce que nous pouvons entendre.

Un voyage nous est alors offert. Un voyage tout en détente et en couleur, dans un univers personnel, spontané, suave et délicat. Planant, électronique, mais aussi metal/rock et plus 80’s, Elvin Road nous tend la main pour nous embarquer. Et quitte à nous embarquer, autant le faire jusqu’au bout. Les morceaux sont entêtants, enivrants et particulièrement intéressants. Si bien que lorsque le disque est terminé, le remettre en boucle n’est pas si choquant tant le rendu est quelque peu varié. Car même si les titres ne sont pas longs, leur enchaînement est si bien fait qu’on est pris au jeu. Et on suit les péripéties comme jamais.

Elvin Road fait donc dans l’expérimental et ne suit pas un fil conducteur particulier. Si ce n’est celui de l’imagination. Même si des morceaux sont plutôt électroniques comme « Kill the Hype » et son chant à la limite de la justesse, d’autres restent plus Metal comme « American Fury », sans occulter l’aspect 80’s et relativement Depechmodien de « Sutured » avec ces claviers enivrants et ces voix très typiques. On retrouve aussi quelques pistes instrumentales à l’instar de « Recif » et son atmosphère maritime, et de « The Marauder » et sa progression étonnante.

Ce « Monsters » réveille autant le rêve avec un duo glamour sur « Division of Love », que le cauchemar avec « Colimaçon », totalement aliéné. Rempli de sons étranges et de vocaux déchirés et déjantés, on ne sait pas vraiment où l’on va, si ce n’est que nous suivons ce colimaçon vers une folie certaine le temps de deux minutes trente…

Ambient, électronique, metal/rock…Antoine Saison a touché le point sensible et permet à ce « Monsters » de nous présenter une multitude d’éléments instrumentaux permettant de nous emmener loin dans un voyage paisible.

Alors laissez vous guider et fermez les yeux…

 

Filter : Remixes for the Damned

Ξ octobre 1st, 2009 | → 0 Comments | ∇ Alternative, Non classé |

Filter : Remixes for the DamnedLa première question que je me suis posée à propos de ce CD a été “Quoi, des remix?”

Car en effet, “Remixes for the Damned” n’est autre que le jumeau d’”Anthems for the Damned” remixé, sorti peu de temps après.

Étrange. Pourquoi sortir des remixes?

Je m’attendais quand même à quelque chose de metal, des titres modifiés mais au moins restant dans le même univers.

Mais pas du tout et justement, c’est là où ça ne va pas.

Les remixes sont tous remplis de samples électroniques, parfois limites techno. Alors vu que déjà j’étais allergique à ce style de musique, cet album m’a carrément dégoutée.

En fait je ne vois vraiment pas l’utilité de sortir cet album. Pourquoi changer des titres metal/rock très sympathiques en titres electro, réberbatifs, où la voix du chanteur Richard Patrick est trafiqué en des combines électroniques, voix limite saturée, aux paroles incompréhensibles par tout ce remu ménage qu’est la musique en fond ? Ajoutons à tout cela cette batterie casse oreille et tonitruante, ce Poum Poum incessant dans certains titres, des sons electro remplaçant les lignes de guitares électriques et les petits bruitages que faisaient celles-ci dans des titres que “Soldiers of Misfortune” ou “Kill the Day”. Bon les rythmes sont rapides, ok, mais quand même…voir des titres en plusieurs exemplaires (“Kill the Day”, “What’s Next”) trafiqués de différentes manières…ça rend pas…si on veut faire ça bien, on reprend tout l’album du début à la fin sans doublon mais bon ce n’est pas le cas et ça ne le sera jamais…c’est donc d’une linéarité et d’un gavage consternant…

Ah et oui, pour couronner le tout, les titres sont encore plus longs que les originaux…et là on se dit “qu’a-t-on fait pour mériter ça!!”

De plus, encore une pochette moche, on remarquera que celle-ci est le reflet de celle de “Anthems for the Damned” version rougeâtre, avec le casque et le fusil. Fallait pas s’attendre à un chef d’œuvre, certes, mais je n’y trouve pas trop d’originalité pour autant…

LA question : pourquoi ? Pour ramener plus de monde? Faire apprécier leur musique aux amateurs d’électro/techno ? Oui c’est ça, et Richard Patrick, chanteur, guitariste, parolier et compositeur de Filter ne s’en est pas caché. Non seulement il voulait faire “autre chose” que ce qu’il a l’habitude de faire, sortir un peu des sentiers battus, collaborer avec d’autres artistes, mais en plus il désirait viser un public plus large.

Une grosse déception pour Filter, après un “Anthems for the Damned“, album potable mais trop rock à mon goût. “Remixes for the Damned” n’en reste pas moins un album electro, loin de la magie créative de certains albums du combo tels que “Title of Record“. On est vraiment à milles lieux des mélodies enivrantes et des morceaux prenants et plein d’émotions, sur un fond rageur et des vocaux hargneux…

 

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