Samael : Reign of Light

Ξ novembre 28th, 2009 | → 0 Comments | ∇ Black Electro |

Samael : Reign of Light

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Il aura fallu 5 années à Samael pour sortir Reign of Light après un Eternal magnifique, confirmant le Passage du groupe vers un style plus électro, qui s’était effectué avec leur album monument dénommé Passage. 5 années dans lesquelles le groupe avait préféré faire un break et faire vivre leur dernier album, après beaucoup de tournées dans toute l’Europe, le départ de leur second guitariste Kaos, et quelques déboires avec leur label du moment, Century Media.

Les petits soucis réglés, Samael revient donc sur le devant de la scène avec un album tout neuf, signé chez Bargain Records ; un nouveau guitariste, Makro, tout droit venu de Fourth Reich, groupe dans lequel il avait joué avec le bassiste Mas de Samael, et surtout, un nouvel univers.

Il a toujours été intéressant de voir l’évolution du groupe à travers les albums, passant d’un Black Metal bien cru avec Blood Ritual à quelque chose de plus dark et électro sur Passage, pour enfin arriver à Reign of Light. Et avec cet album, le Règne de la Lumière a commencé! On ne sera pas étonnés par l’allure de la pochette. Samael, depuis leur album Passage, nous offre des merveilles de pochettes, très spatiales: si ce n’est pas une lune, la vue de la planète Terre (Exodus), une croix dans l’espace (Eternal), c’est une éclipse de soleil, apportant donc pour une fois un côté lumineux, ce qui nous amène à nous demander si cette luminosité se faire ressentir dans les compos.

Eh bien, la vérité est qu’on se retrouve décidément très loin des origines de Samael. Cet album, dans toute sa splendeur, n’est pas sombre, ni haineux, et ne possède pas cette idéologie sataniste que le groupe avait à leur début. Reign of Light détient tout une partie philosophique, concernant la recherche de soi et la remise en question de soi-même, sur “Telepath” par exemple, ainsi qu’une partie humaniste, bien présente sur le titre “On Earth“.

Quant à la musique, le groupe nous embarque dans une ambiance orientale et très chaleureuse, reprenant de-ci de-là les éléments clés retrouvés dans Eternal et Passage, à savoir la fameuse boîte à rythme et les claviers, qui apportent une pâte particulière au groupe.

Il est en effet sûr que Samael ait été influencé par des ambiances arabisantes et même hindoues, en intégrant dans leurs compositions des percussions, des chants féminins arabes, et même un sitar, engageant le musicien Sami pour le coup. On peut donc retrouver cette touche en particulier avec les titres “Moongate”, “Heliopolis” et “High Above“, mais “Moongate” est l’exemple type: percussions et sitar pendant l’intro, et tout démarre, mélange sublime de tous les instruments, claviers, guitares et basse avec ces éléments là. Rendu plutôt impressionnant, apportant quelque chose de résolument exotique, chaleureux et innovant.

Outre ces ambiances arabisantes, l’album est aussi tourné vers quelque chose d’assez atmosphérique, pour notre plus grand plaisir. Des breaks ultra planants, apportés grâce aux claviers, très puissants, et aux jeux de guitares, nous permettent de nous retrouver dans une autre dimension et de passer d’une ambiance à l’autre avec aisance, sans brutalité mais mélodicité, ce qui nous rappelle l’album précédent Eternal, les piliers atmosphériques de Reign of Light étant “Oriental Dawn“, “Further”, et le sublimissime “Door of Celestial Peace”. Ce titre détient la faculté de nous laisser sur place après son écoute, vu qu’il clôt l’album. Il est extrêmement planant, et encore le mot est faible. Les guitares sont littéralement en communion, faisant même un duo en plein milieu, les claviers en arrière plan nous font vibrer avec des sons symphoniques, et le chant est très calme et posé: au final, notre âme est empli d’un sentiment inexplicable. On en veut encore. « High Above » encore, outre la mélodie arabisante, s’ouvre avec un bon coup de basse, et Vorph nous chuchote quelques phrases d’une façon plus qu’intime : c’est comme s’il se situait tout près de nous, prêt à nous confier ses secrets, tandis que les claviers imitent le souffle du vent.

Nous pouvons retrouver une nouvelle pointe d’originalité grâce à la présence de voix saturées et de claviers ultra-arabisants dans les titres “Inch’ Allah” et “Telepath“, deux titres qu’on a pu retrouver dans le single sorti avant la sortie de Reign of Light. Ce type de voix n’avait jamais eu sa place dans les compos de Samael, hors ici, ça fait réellement mouche, car ça accompagne le rythme rapide et soutenu de ces titres. A dire vrai, c’est ce type de voix qui apporte le côté agressif, et non la musique, qui reste très mélodique, les guitares restant calmes et timides.

Toujours à propos du chant, qui est impeccable et bien juste, et même souvent saccadé, il faut noter que Vorph s’essaie à un son quelque peu déplaisant, une sorte de raclement de gorge, limite semblable à un chien qui aboie, étrange, mais de mon côté ça ne passe pas trop. Le fait est que le chanteur ait pris cette (mauvaise) habitude, et par conséquent, on peut retrouver dans à peu près chaque titre ce type de raclement, en l’occurrence dans le titre éponyme, « Reign of Light » : pas le meilleur morceau de l’album, plutôt fade à mon goût et bien trop électronique, les guitares sont quelques peu noyées par ce surplus de synthés. Bien qu’entraînant, l’émotion n’est pas au rendez-vous.

Dernière nouveauté chez Samael avec le titre « As the Sun » : une bonne rythmique, mais un style plus Rap, au niveau du chant, mais aussi des arrangements musicaux et des samples, trop omniprésents, ce qui donne un effet assez scratchy, peu agréable.

On ne va pas se plaindre, deux titres bancals pour quarante-cinq minutes, c’est tout de même raisonnable. L’album est très bon, il nous rend heureux à la fin de l’écoute, ce qui est une bonne chose. En plus, il n’est pas du tout répétitif, et c’est ce qui est plaisant quand on écoute un album de Samael. Chaque titre est différent et suit une continuité. Aucune impression de déjà vu, ce qui est parfait.

Il est dans votre devoir d’écouter l’album, même si les fans de la première heure y retrouveront quelque chose de trop lumineux et mélodique. Mais le règne de la lumière est arrivé, on est bien loin du Blood Ritual, le rituel sanglant des débuts. Plongez-vous donc dans un univers chaleureux et exotique, vous ne serez pas déçus.

17/20

 

Voyager (AUS) : I Am the Revolution

Ξ novembre 23rd, 2009 | → 0 Comments | ∇ Melodic Metal |

Voyager (AUS) : I Am the RevolutionTroisième album des Australiens de Voyager après un dernier album Univers assez lassant au bout de plusieurs écoutes. Deux ans plus tard, la bande à Daniel Estrin nous offre une nouvelle galette, qui cette fois, fait mouche. Quelle plaisir à son écoute! Quelle bouffée d’air frais! Et surtout, quelle amélioration! Malgré le départ de la bassiste Melissa Fiocco et du guitariste Mark DeVattimo, Voyager a enfin trouvé son identité et un style de musique plus affirmé, se rapprochant par moment plus du métal industriel que du métal mélodique à tendance heavy métal.

Le tout se veut bien plus agressif, bien plus planant que les deux dernières compositions.

Dès le premier titre “Land of Lies”, le groupe nous embarque dans un Univers mélodique, dirigé par des guitares dynamiques, et une basse cette fois-ci améliorée. Les claviers sont décidément plus présents et plus spatiaux et nous font un solo en duo avec les guitares. La voix de Daniel Estrin s’est extrêmement améliorée : plus posée, moins fluette, et surtout, très atmosphérique. Je souligne aussi le fait que ce titre a parfois quelques sonorités se rapprochant de ce que fait Soilwork (groupe de death mélodique et surtout une des influences du Voyager) au niveau des riffs de guitares.

La majeure partie des titres comporte une intro aux claviers, très cosmiques par moment (“Lost”, “Straight to the Other Side” par exemple). D’une légèreté époustouflante, on a l’impression de se retrouver ailleurs, de planer même comme sur “The Devil in Me”, grâce à quelques accroches de guitares, mais aussi de voix. D’autre part, les mélodies aux claviers peuvent s’avérer très froides tout en restant ambiantes (“On the Run from the World”) et même, nous proposer une petite pause détente à l’avant dernière place de l’album sur “Without a Sign“.

Outre leur omniprésence, apportant donc le côté mélodique de l’album, le côté agressif vient des guitares qui, dans des titres tels que “Total Failure Existence“, ou “I Am the Revolution“, lancent des offensives et se saccadent par moment. De plus, sur un titre tel que “Straight to the Other Side”, accompagnées d’une batterie très énergique et en fusion avec le chant, elles nous lancent une sacrée intro rapide, pour nous guider pas à pas à un refrain super entraînant, résolument métal par les quelques riffs bien placés.

Ajoutez à cela une dualité des voix plus présente que sur les précédents opus. Tantôt claire sur la majorité des titres mais plus en avant sur “Time Like These”, extrêmement belle et atmosphérique sur “Lost”. Tantôt extrême, voire même growl sur “Close your Eyes” ou “Straight to the other Side”. Le chanteur joue donc sur un côté extrême de leur musique jamais exploré mais qui se veut très intéressant, car apportant quelque chose de différent.

Au niveau de la basse et de la batterie, rien à dire. Elles sont beaucoup plus travaillées, sans aucun doute. L’une est beaucoup plus audible, beaucoup plus en avant, et les lignes sont bien meilleures, tandis que l’autre n’est plus trop répétitive et a tendance à avoir un son très dance, plus industriel (“Lost”).

Quelle bonne surprise donc! Après plusieurs écoutes, mon plaisir reste intact, cet album ne possède pas les éléments pour lasser l’auditeur, comme l’avait fait le dernier en date, Univers. Il se veut très ambiant et mélodique, tout en ayant une petite partie froide agrémentée d’agressivité. Cet opus s’écoute parfaitement bien du début à la fin tant les titres s’emboitent les uns dans les autres et suivent une continuité déconcertante. Je pense donc qu’il pourra plaire à différents types de métalleux, notamment les amateurs de métal mélodique ou de heavy métal, par le chant et les guitares, mais aussi par les amateurs de métal industriel ou atmosphérique sans aucun doute, les claviers sont vraiment magnifiques.

Un très bon album en somme.

 

Sybreed : The Pulse of Awakening

Ξ novembre 23rd, 2009 | → 0 Comments | ∇ Cyber Metal |

Sybreed : The Pulse of AwakeningEnfin ! Cela fait deux ans qu’on attendait le troisième album de Sybreed… Deux longues années d’attente pour tout fan qui se respecte. Et forcément, tout fan se devait de se le procurer.

Depuis les débuts de cette formation suisse, on ne cesse d’être épatés par le talent du groupe. Le premier album “Slave Design” avait été une grande claque pour les amateurs de métal industriel et leur avait permis de découvrir par la même occasion le style dans lequel ils officiaient, un style assez rare bien qu’intéressant et efficace : le cyber métal, une fusion de la musique indus avec la violence des guitares et du chant. Le deuxième album “Antares” avait confirmé le talent du groupe, car sur cette galette-ci, il nous offrait quelque chose de plus mélodique, tout en gardant l’agressivité de l’album précédent : un mélange de métalcore et d’indus. Personne ne pouvait donc se permettre de louper cet album, dont le groupe avait annoncé la sortie sur leur myspace à partir de début 2009 pour le mois de novembre.

Bon, déjà la pochette : encore une fois quelque chose de très mécanique. En gros, un crâne humain devenu machine, d’où la mécanisation des êtres humains. Ou est-ce les machines qui s’humanisent? Une chose est sûre, Sybreed nous avait déjà habitué à ce genre de pochette avec leur premier album.

Musicalement, Sybreed a fait un pas en avant. D’une part, ils ont eu le privilège de se faire produire cette fois-ci par le producteur de Fear Factory. De ce fait, changement au niveau du son, qui cette fois-ci est bien plus lourd, plus grave. D’autre part, ils ont pu faire évoluer leur musique et atteindre, si je peux me permettre, la consécration. Jamais ils n’avaient atteint ce stade suprême, jamais ils n’avaient fait une musique aussi futuriste, froide, mélodique et agressive à la fois. Je m’explique.

Pour le côté futuriste et froid, ce sont les claviers et les samples qui contribuent à cette ambiance. En effet, il faut noter une énorme amélioration en ce qui concerne ces instruments, et les arrangements qui vont avec. Plus puissants, plus entraînants, plus omniprésents, ils nous emmènent directement dans une autre dimension. Ils se rapprochent beaucoup plus de ceux de Samael au niveau des fonctions, beaucoup plus spatiales, beaucoup plus accrocheuses et mélodiques sur des morceaux tels que “Kill Joy” ou “Love Like Blood“. Certains diront qu’il y a trop de claviers. D’autre diront le contraire. Moi je dis simplement que cette apparition en masse de claviers entraîne plus Sybreed dans du vrai métal indus et l’éloigne de ce fait du métalcore du début.

La partie mélodique de l’album provient sans aucun doute de la voix. Le chant de Ben a beaucoup évolué en deux ans. Plus modulé, et plus juste, il est cette fois plus chanté que crié, même si on a toujours noté une alternance de chant fait une fois de plus avec aisance dans la majorité des titres comme dans “Nomenklatura” ou “AEON”. Le passage du chant tantôt crié, tantôt chanté, apporte toujours autant d’émotion, en particulier sur “Lucifer Effect”. A noter aussi différents effets : voix saturée, synthétique…

Le côté agressif de l’album provient bien évidemment des guitares d’une part, et de la batterie d’autre part. Les guitares sont cette fois-ci plus violentes et plus rentre dedans, toujours avec des riffs super accrocheurs et puissants (“Electronegative”; “Human Black Box”). C’est bien pour cela que la musique du groupe est aussi appelé “death indus” ou “cyber death” : death pour les guitares, lourdes et agressives, indus ou cyber pour les claviers. Pour ce qui est de la batterie, elle est tout aussi puissante. Tonitruante, élégamment frappée, on retrouve aussi avec un peu d’écoute la double pédale, typique de chez Fear Factory (en même temps, on retrouve aussi forcément la patte du producteur). L’exemple type c’est le titre “I Am Ultraviolence” : la batterie est frappée, frappée, et encore frappée, accompagnée de guitares ultra violentes, d’un chant hurlé et de claviers extrêmement froids. Une réussite.

Il y a aussi plusieurs titres qui se démarquent du reste de l’album, comme “In the Cold Light” en plein milieu de l’album. Titre calme et posé, comme le groupe a souvent l’habitude de faire. Le chant est mélodique à souhait, les guitares sont lentes et quasi acoustiques, la batterie en petite dose, jusqu’à près de deux minutes trente, où les guitares deviennent légèrement violentes, sans gâcher la légèreté et le côté atmosphérique du titre. Un autre titre, “Lucifer Effect”, inattendu. Sorte de mix entre une espèce de métal symphonique extrême, ou un black indus à la Samael. Vraiment, l’intro fait légèrement penser à du Samael, leurs aînés et suisses tout autant qu’eux. En gros, un titre épique. Le dernier titre c’est “Love Like Blood” (allusion au groupe Killing Joke), au refrain très semblable à ce que nous avait fait Sonic Syndicate et leur album “Love and Other Disasters” : quelque chose de posé, d’entraînant, le jeu de guitares est très métalcore, ainsi que la double voix cirée/chantée.

L’album se clôt en beauté avec un long titre durant près de 10 minutes nommé “From Zero to Nothing” : lent, mélodique, atmosphérique à souhait. Ben chante énormément bien et ses complaintes apportent une bonne dose d’émotion. Ce titre ressemble beaucoup à “Ethernity“, celui qui fermait le dernier album de Sybreed, “Antares“, la fin est limite identique : froide, très planante, sauf qu’ici, les batteries imitent un effet mécanique, comme si des machines se mettaient en marche.

En gros, cet album est un monument. Encore mieux que les deux précédents, et atteignant un niveau jamais atteint par le groupe. La puissance se retrouve à travers chaque titre, chaque instrument pour nous offrir un parfait album de cyber métal. Si vous lisez les paroles, vous retrouverez l’ambiance de fin de l’Humanité retrouvé dans “Slave Design“. A écouter absolument et ré-écouter…avec modération cependant, pour ne pas trop vite se lasser. Sublimement orchestré. L’avenir du métal passe et passera forcément par Sybreed.

 

Born Of Osiris : A Higher Place

Ξ novembre 23rd, 2009 | → 0 Comments | ∇ Deathcore |

Born Of Osiris : A Higher PlaceDeuxième album pour les Américains de Born of Osiris, “A Higher Place” aura été très attendu depuis leur dernier opus, “The New Reign“.

Tout comme des groupes tels que Veil of Maya ou The Faceless, Born of Osiris a signé chez Sumerian Records et fait du deathcore. Cette fois-ci, ils s’offrent le luxe d’enregistrer leur album aux studios du producteur de Shadow Fall ou Municipal Waste, les studios Planet Z. Un bond en avant pour le groupe, qui a surtout réussi à se faire connaître grâce aux différentes tournées.

Jetons tout d’abord un petit coup d’oeil à la pochette : superbe artwork, ce fut un de mes critères de sélection de l’album, outre connaître le style dans lequel officie Born of Osiris. Des nuances de bleu, des pyramides Egyptiennes en fond et l’apparition du dieu Egyptien Seth, frère d’Osiris dans la mythologie. Rappelons que le groupe tire son nom des contes Egyptiens de l’Antiquité, contes sur l’histoire d’Osiris et de son frère Seth, après avoir eu différents noms de scènes comme Rosecrance ou Diminished.

Et la musique dans tout ça?

L’ensemble reste assez proche du précédent opus, mais offre tout de même une petite pointe de nouveauté et de modernité. Les rythmes sont ici plus endiablés, plus rentre-dedans, dûs notamment à une batterie tonitruante, frappée encore et encore à en donner mal au crâne, comme sur “Now Arise” ou “Starved”. Elle est notamment accompagnée par des guitares ravageuses, aux riffs saccadés, techniques et mélodiques, comme sur “Exist” ou “The Accountable”: en effet, ceci est le paradoxe de l’album, malgré un rythme effréné, une brutalité et une lourdeur qu’on ne peut nier, les guitares arrivent tout de même à jouer la carte de la mélodie grâce à de petits solos et riffs bien techniques, donnant beaucoup d’émotions (“Put to Rest”, “A Higher Place“). Ceci apporte un côté progressif, et même parfois atmosphérique, en particulier quand elles sont mélangées avec les claviers, en plus grande dose sur cet album-ci : un apport d’harmonie en plus et astral, en adéquation avec le titre de l’album : “A Higher Place” (littéralement, “Un Monde plus Haut”). L’exemple même est sur un titre tel que “Scarved”, mélangeant la brutalité du début avec une fin totalement inespérée et aérienne avec l’apparition des claviers, donnant un petit côté épique à la chanson. Un autre exemple, le titre “Now Arise“, sur lequel le milieu et la fin est symphonique. On s’envole dans un autre monde, dommage cependant que ces parties ne soient pas plus longues, car elles font souvent offices de break, et n’intègrent pas tellement l’intégralité des titres.

Quant au chant, on peut y trouver une nette amélioration, plus modulé et plus puissant, très grave, il est aussi bien tranchant qu’agressif, et se situe entre le scream et le growl. Il est de plus en osmose avec la musique, fort heureusement, et colle parfaitement avec les riffs de guitares et la batterie.

L’album serait très bon, si toutefois on n’avait pas cette étrange impression d’avoir écouté deux fois le même titre. En effet, les compos se ressemblent trop à mon goût, du coup, on reste sur notre faim. Il y a pourtant des titres mémorables tels que “Scarved”, “A Descent” ou même “Elimination”, ainsi que le titre introducteur de l’album, “Rebirth“, mené par des claviers aux sons très planants, un piano plus que mystérieux, et une batterie électro: quelque chose de sublime pour les petites oreilles, le côté magique et envoutant vous remplira d’émotions à coup sûr.

De plus, l’album serait encore mieux si les titres duraient plus longtemps. Avec deux minutes de moyenne, on n’a pas le temps de vraiment apprécier les titres, on reste comme ça sur place, à se dire que c’est déjà la fin, et qu’on en attendait plus. Vraiment dommage, car il est plus que certain que Born of Osiris peut faire mieux. On ne va tout de même pas se plaindre, 35 minutes, c’est toujours mieux que 20 minutes (longueur de l’album précédent).

Donc, un bon album, pas de quoi s’émerveiller tout de même, mais assez de bonnes choses pour passer un bon moment. Peut-être pas facile d’accès à la première écoute, par ce rythme rapide et ces saccades un peu surprenantes, mais c’est ce qui fait l’originalité et la modernité de l’album. En attendant le prochain bébé de Born of Osiris, je vous conseille tout simplement son écoute.

 

Gothminister : Happiness in Darkness

Ξ novembre 5th, 2009 | → 0 Comments | ∇ Gothic Metal, Industrial Metal |

Gothminister : Happiness in DarknessTroisième album pour les Norvégiens de Gothminister après un deuxième bon album nommé “Empire of Dark Salvation” en 2005. Quatre ans plus tard, le groupe a muri puisque leur musique est cette fois ci plus ‘dark’, plus gothique que jamais.

Quand je dis plus dark, c’est une référence au titre de leur album, ‘Happiness in Darkness‘, littéralement, ‘Le Bonheur dans les Ténébres’. Et oui ça existe. De nouveau le thème des ténèbres, aussi important sur cet album que le précédent avec des titres tels que “Darkside“.

En réalité, cet album est la continuité de l’autre. Souvenez vous! Le dernier titre d’”Empire of Dark Salvation” se nommait “Happiness of Darkness” (‘Le Bonheur des Ténèbres’). Ici, nous avons enfin fait un bon DANS les ténèbres.

Un petit tour du côté de la pochette. Elle représente le chanteur lui-même (toujours autant maquillé). Un fond noir, très brumeux, on peut même voir apercevoir des constructions au loin. Détruites ? Possible. Cette pochette nous donne bien évidemment une idée de l’album.

Bon, au niveau de la musique…on retrouve toujours le mélange du métal gothique avec le métal industriel. Par conséquent, quelque chose de sombre mais bien rythmé, grâce aux samples et aux claviers. En parlant d’eux, il faut noter une grosse amélioration au niveau des lignes et des effets. Une grande puissance avec, en prime, une ambiance électro voire techno qui pourrait ravir les inconditionnels d’indus/electro, dans des titres tels que “My Savior”, ou “Freak”.

Du côté des guitares, bonne rythmique et très bons riffs. Grâce à elles, on sait qu’on est toujours en train d’écouter un groupe de métal et non d’électro, ça peut rassurer. Elles lancent des offensives, elles restent aggressives. Le titre d’ouverture “Dusk Till Dawn” illustre ces propos. Ce titre est d’ailleurs dans la même veine que “Dark Salvation” de l’album précédent : un pur bijou dans le genre gothic indus : puissance magistrale, rythme entraînant, sombre…un excellent titre.

La batterie et la basse restent souvent en accord. Pas trop de fantaisies sur ce point là, en même temps, les musiciens ne risquent rien. On pourrait le leur reprocher. Mais bon, restons dans l’optique de l’alchimie, et en effet, cette alchimie fontionne bien, sans quoi la musique ne nous apporterait pas la patte Gothminister que nous aimons tant.

Quant au chant, il est plus modulé, plus mélodique. La voix est plus en accord avec l’ambiance, plus grave, avec parfois quelques ressemblances avec le chanteur Till Lindermann de Rammstein qui pourraient tromper (au niveau des descentes dans les graves et des montées dans les aigus).

Au niveau de l’enchaînement des titres, il y a une bonne organisation. On a vraiment l’impression de faire une descente en enfer, ici ce serait plutôt dans les ténèbres. On part d’un titre énergique et pas très sombre “Dusk Till Dawn“, pour continuer dans quelque chose de plus gothique et plus mysthique “Darkside“, la partie sombre dans laquelle on tombe, en passant par “Freak”, un titre plutôt glauque par les claviers et les jeux de guitares, le rendu est plutôt intéressant pour nos petites oreilles. “Sideshow”, titre très sombre mais à l’ambiance extrêmement magnifique. Jusqu’à arriver à un titre calme en plein milieu de l’album “The Almighty“, chantée par une chorale de femme, sans guitares, mais très gothique,accompagnée par des xylophones. On se croirait dans un film de Tim Burton à la “Edouard aux Mains d’Argent“…ou même “l’Etrange Noel de Monsieur Jack”.

Quant au reste, dans le même style, mais de plus en plus sombre musicalement parlant, surtout au niveau des claviers, qui contribuent en particulier à nous donner une ambiance noire.

Points d’interrogation : “Mammoth”, qui détonne de tous les autres titres. Il est plutôt calme, pour ma part, il ne colle pas avec le reste de l’album. Trop léger, trop fade…il ne possède pas l’empreinte du groupe, pas très gothique/indus, plutôt gothique tout court.

L’autre point d’interrogation, c’est la reprise de “Thriller” de Michael Jackson made in Gothminister. Inutile à mon goût. Le rendu est super electro. La voix n’est pas tout à fait dans le rythme. C’est plutôt étrange. Reprendre un titre pop et le transformer en indus… c’est gâcher la fin de l’album, et c’est très décevant. Autant ne pas reprendre du tout le hit le plus ultime du Roi de la Pop.

Bon album tout de même. Les fans de Gothminister ne seront pas déçus. L’identité du groupe y reste identique, mais il faut surtout remarquer que la musique est bien plus mature, plus maîtrisée. Un bond en avant pour le groupe en somme.

Attendons donc le prochain album pour confirmer tout cela.

 

Seventh Epic : On the Edge

Ξ novembre 4th, 2009 | → 0 Comments | ∇ Progressive Metal |

Seventh Epic : On the EdgeIl y a le métal, il y a le métal expérimental, et il y a … Seventh Epic

Ce nom ne vous évoque rien ? Normal. Seventh Epic est un nouveau groupe Américain. Originaire de Charlotte en Caroline du Nord, composé de quatre membres, le groupe officie dans un rock/metal très expérimental, aux sonorités électroniques, qu’on pourrait parfois qualifier de synth rock…sonorités enclenchées bien évidemment par les claviers et les samples.

Leur histoire commence par une inscription sur myspace et par des invitations données ici et là à des gens susceptibles d’aimer leur musique (via les profils). A cette époque encore, le groupe avait mis en ligne deux de leurs titres, ‘Abstract Skies’ et ‘Off the Ground’. Plus il avait de succès et plus il composait.

Et les voilà maintenant à sortir leur premier album “On the Edge” début 2009. L’artwork est simple mais représentatif du titre de l’album (‘On the Edge‘ signifie littéralement “Sur le bord”, pas étonnant que le bonhomme sur la pochette soit au bord d’une falaise…).

Quant au son…et bien disons que le groupe défie les lois du métal ordinaire en nous plongeant dans quelque chose d’original et percutant, et dans un univers romantique et poétique.

Original et percutant par leur style. A savoir que leur métal est bien différent de ce qu’on a l’habitude d’entendre : c’est à dire quelque chose d’énergique mais calme à la fois, rien de violent, tout est posé et mélodique. Ils nous offrent beaucoup de styles musicaux différents, et tout ça en un album et accompagnés de guitares électrique au son assez lourd : on peut avoir un titre assez rock’n roll comme ‘Crescent’, quelque chose de plus pop sur ‘Move’, de l’électro sur ‘Cardboard Walls’, du métal normal sur ‘Disillusioned’ et un titre plutôt indus sur ‘To Keep Sane’. Ajoutez à cela des titres instrumentaux très atmosphériques comme ‘Astral‘, ‘On the Edge‘ et ‘Let It Go’ : planants. On est littéralement embarqué dans un monde de douceur grâce en l’occurrence aux claviers et ses jeux avec les sons, les bruitages, les ambiances, mais aussi les guitares, qui sont comme en osmose avec ces claviers. Disons qu’elles sont comme en train de jouer leur jeu.

Sur les titres plus énergiques, comme ‘Abstract Skies’, ‘Disillusioned’, ou même ‘To Keep Sane’, le métal qu’ils nous offrent détient énormément de bruitages électro et de samples, le tout mixé avec des guitares au rythme simple mais efficace. Pas de virtuosité, pas de solos, mais quelque chose de plus recherché : l’émotion. En effet, le guitariste ne cherche pas à prouver sa valeur mais à nous faire transmettre une émotion bien particulière, différente selon les gens : celle qui nous fera aimer le titre. Les bruitages de la guitare, un peu électro, est un élément. Les claviers quant à eux jouent avec les tonalités, alternent les styles. Ils sont primordiaux. Sans eux, la musique serait totalement morte. La basse est aussi mise en valeur et reste un élément capital. C’est un des fils conducteurs de l’album, présente en premier plan sur chaque morceau, débute certains titres (‘Astral‘, ‘Pieces’). Elle a ses propres lignes, pas spécialement en accord avec la batterie, le rendu est donc plutôt original. Le chant féminin est très posé, une voix plutôt soprano, carrément en osmose avec tous les instruments, atmosphérique à souhait, sans fautes de justesse, qui monte dans les aigus et le grave sans aucun soucis.

Le titre “Off the Ground”, lui, nous montre une autre facette du groupe, car là, ce dernier joue la carte de la surprise. Titre totalement électronique, chant féminin juste, batterie lente, guitares presque pas présentes, juste une ligne ou deux par ci par là…jusqu’à une fin totalement inespérée : fin du chant, arrivée en puissance de la batterie, des claviers, et des guitares : tout décolle d’un coup. Après plus de trois minutes de calme et de douceur, on s’en va dans quelque chose de plus rentre-dedans, tout en restant mélodique.

Pour ce qui est de l’univers romantique et poétique, il faut savoir qu’il y a des rimes à la fin des phrases, mais aussi à l’intérieur des phrases. Beaucoup d’assonances, c’est à dire des répétitions de sons au niveau des mots, je pense surtout à cette phrase-ci “There’s a light in the night that can shine just as bright as day “, voyez donc ‘light’, ‘night’, ’shine’, ‘bright’.

Romantique sur le sujet et les termes employés : on retrouve énormément les thèmes de la lumière et du ciel. Dans pratiquement chaque titre, on retrouve un ou plusieurs termes en rapport avec ces concepts (“A comet soaring through the sky ” dans ‘Move’, “More than some abstract photograph up in the skies ” dans ‘Abstract Skies’, “the sunlight in the stars” dans ‘Pieces’).

Le coup de cœur de l’album : ‘To Keep Sane’, le tout dernier titre et durant presque 5 minutes mais extraordinairement bien construit car il y a une réelle progression à l’intérieur de ce titre. Tout commence par des samples et le chant de Sarah. Puis arrivée des guitares, de la basse et des claviers, tous gentillets. Refrain bien métal car tout décolle, tout en mélangeant des sons électro. On revient au couplet, avec plus de bruitages. Refrain plus rentre dedans. Le chant est super bien maitrisé, super mélodique. En fait, les différents instruments arrivent petit à petit et sont de plus en plus puissants, jusqu’à la dernière partie du titre vers 3 minutes 30 : un mix claviers/samples/guitares/basse et une fin très atmosphérique au milieu de cette ambiance type indus : on plane, il n’y a pas d’autres mots à dire. L’album se fini d’une façon magistrale.

Cet album, outre mélanger les styles, nous montre que tous les instruments sont importants. Si vous enlevez ou remplacez ne serait-ce que la bassiste, ou même le claviériste, le groupe ne serait pas le même, il serait comme mort.

Vous vous devez donc de posséder cet album, ou du moins l’écouter au moins une fois, sinon vous rateriez quelque chose. Comme je le disais, ce n’est pas brut, donc les inconditionnels de death ou de black n’y trouveront pas leur compte. Par contre pour les autres…à écouter !

De plus, le petit truc c’est qu’à la deuxième écoute, on se rend compte qu’on a loupé des choses au niveau de la musique : des petits bruitages qu’on n’aurait pas entendu la première fois, un riff, une émotion en plus. En addition à tout cela, le son est totalement en stéréo, on a un son à gauche, un autre à droite, et si vraiment il y a l’un des deux haut parleurs qui ne fonctionne plus, c’en est fini de l’album.

Et en plus d’être d’excellents musiciens et d’être très sympathiques, ils ne courent pas après l’argent : leur album complet est en téléchargement libre sur leur site officiel malgré qu’il soit en vente sur d’autres sites web. Moyen simple et efficace de découvrir le groupe, qui essaye tant bien que mal de se faire connaître un peu partout dans le monde.

 

Army Of Anyone : Army of Anyone

Ξ novembre 4th, 2009 | → 0 Comments | ∇ Melodic Metal |

Army Of Anyone : Army of AnyoneArmy of Anyone, c’est la rencontre des frères DeLeo des Stone Temple Pilots et du chanteur/guitariste de Filter, Richard Patrick.

En effet, ce dernier avait à la base fait appel à eux pour l’aider à composer les chansons du dernier album de Filter, Anthems for the Damned. Mais l’alchimie a tellement bien fonctionné entre les membres qu’ils ont tous décidé de créer un nouveau groupe, Army of Anyone.

Ce qui par conséquent, amène à une fusion de styles musicaux : le rock alternatif de Stone Temple Pilots mélangé au metal alternatif voire indus de Filter. Et ça donne : du Heavy Rock, quelque chose de lourd mais tout de même peu agressif, mélodique, et plus rock que métal (ça va de soit).

Alors, le groupe ne sortira qu’un seul album éponyme en 2006 (donc Army of Anyone), mais même si c’est le seul, il est très bien. Une excellente coopération et une bonne production, avec un bon son.

Sur ce , je vais tenter de décrire l’ambiance de l’album, la musique.

On a donc affaire à un album contenant 11 titres, quoi de plus normal à priori. Super bien construit cependant, il s’ouvre avec un titre puissant et prenant, ‘It Doesn’t Seem to Matter’ : excellents riffs, très bonne basse au passage, on l’entend très bien. La voix de Richard Patrick est très bien posée et mélodique. Un titre plus qu’intéressant.

Le reste s’annonce sous de bons auspices puisque tout reste dans la même veine. Les refrains sont pour la plupart du temps très bien ficelés et accrocheurs, c’est à dire avec une mélodie qui leur est propre. La voix du chanteur est d’ailleurs plus mélodique et puissante que jamais (‘Goodbye’ par exemple), bien mieux que ses prestations dans Filter, et surtout bien plus modulée que dans les précédents albums. Guitares excellentes, très bons solos plein d’émotion (‘Father Figure’), et parfois rentre dedans (‘Disappear’, ‘Generation’), batteur bien en forme avec ses bons coups de pédales…

Ajoutez à cela des titres calmes et acoustiques tels que ‘A Better Place’ ou ‘Stop Look and Listen’, titres magistralement bien composés car les musiciens jouent avec les accords et les bémols, ce qui donne un bon rendu. De plus, l’ambiance est quelque peu paradisiaque, c’est comme si on jouait un air de gratte au bord de la plage, avec un type (Richard Patrick) qui accompagne très calmement par sa voix douce et claire. On pourrait même s’imaginer les Tahitiennes en bikini mais là c’est du fantasme…

Outre ces quelques points très positifs, rajoutons à cela un autre point positif, qui est le dernier titre de l’album qui bien sûr clôt l’album, oui, mais sublimement. C’est à dire que le titre ‘It Wasn’t Supposed to Happen’ est un titre avec des guitares acoustiques, donc par conséquent, quelque chose de calme. Le rythme est plutôt lent, mais l’ambiance est magnifique : la voix est une fois de plus très maitrisée, part dans les aigus, les graves, sans aucun soucis…la fin est totalement instrumentale, avec Richard Patrick qui joue avec sa voix comme d’un instrument, ce qui est plutôt intéressant à entendre pour ma part.

Bon pour conclure, un album dans la lignée de ce que fait Stone Temple Pilots et Filter. Quelque chose de lourd mais mélodique, sans être trop ennuyant et trop rapide. Ces musiciens là jouent avec les rythmes ce qui est très bien.

Je conseille vivement les titres “It Doesn’t Seem To Matter”, “Goodbye” et “This Wasn’t Suppose to Happen” pour les raisons que j’ai évoqué plus haut.

Les + :

-les riffs

-les mélodies

-le chanteur

Les – :

-La longueur de l’album, trop court!

-La base peut-être trop rock de l’album

 

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