Seventh Epic : On the Edge

Ξ novembre 4th, 2009 | → 0 Comments | ∇ Progressive Metal |

Seventh Epic : On the EdgeIl y a le métal, il y a le métal expérimental, et il y a … Seventh Epic

Ce nom ne vous évoque rien ? Normal. Seventh Epic est un nouveau groupe Américain. Originaire de Charlotte en Caroline du Nord, composé de quatre membres, le groupe officie dans un rock/metal très expérimental, aux sonorités électroniques, qu’on pourrait parfois qualifier de synth rock…sonorités enclenchées bien évidemment par les claviers et les samples.

Leur histoire commence par une inscription sur myspace et par des invitations données ici et là à des gens susceptibles d’aimer leur musique (via les profils). A cette époque encore, le groupe avait mis en ligne deux de leurs titres, ‘Abstract Skies’ et ‘Off the Ground’. Plus il avait de succès et plus il composait.

Et les voilà maintenant à sortir leur premier album “On the Edge” début 2009. L’artwork est simple mais représentatif du titre de l’album (‘On the Edge‘ signifie littéralement “Sur le bord”, pas étonnant que le bonhomme sur la pochette soit au bord d’une falaise…).

Quant au son…et bien disons que le groupe défie les lois du métal ordinaire en nous plongeant dans quelque chose d’original et percutant, et dans un univers romantique et poétique.

Original et percutant par leur style. A savoir que leur métal est bien différent de ce qu’on a l’habitude d’entendre : c’est à dire quelque chose d’énergique mais calme à la fois, rien de violent, tout est posé et mélodique. Ils nous offrent beaucoup de styles musicaux différents, et tout ça en un album et accompagnés de guitares électrique au son assez lourd : on peut avoir un titre assez rock’n roll comme ‘Crescent’, quelque chose de plus pop sur ‘Move’, de l’électro sur ‘Cardboard Walls’, du métal normal sur ‘Disillusioned’ et un titre plutôt indus sur ‘To Keep Sane’. Ajoutez à cela des titres instrumentaux très atmosphériques comme ‘Astral‘, ‘On the Edge‘ et ‘Let It Go’ : planants. On est littéralement embarqué dans un monde de douceur grâce en l’occurrence aux claviers et ses jeux avec les sons, les bruitages, les ambiances, mais aussi les guitares, qui sont comme en osmose avec ces claviers. Disons qu’elles sont comme en train de jouer leur jeu.

Sur les titres plus énergiques, comme ‘Abstract Skies’, ‘Disillusioned’, ou même ‘To Keep Sane’, le métal qu’ils nous offrent détient énormément de bruitages électro et de samples, le tout mixé avec des guitares au rythme simple mais efficace. Pas de virtuosité, pas de solos, mais quelque chose de plus recherché : l’émotion. En effet, le guitariste ne cherche pas à prouver sa valeur mais à nous faire transmettre une émotion bien particulière, différente selon les gens : celle qui nous fera aimer le titre. Les bruitages de la guitare, un peu électro, est un élément. Les claviers quant à eux jouent avec les tonalités, alternent les styles. Ils sont primordiaux. Sans eux, la musique serait totalement morte. La basse est aussi mise en valeur et reste un élément capital. C’est un des fils conducteurs de l’album, présente en premier plan sur chaque morceau, débute certains titres (‘Astral‘, ‘Pieces’). Elle a ses propres lignes, pas spécialement en accord avec la batterie, le rendu est donc plutôt original. Le chant féminin est très posé, une voix plutôt soprano, carrément en osmose avec tous les instruments, atmosphérique à souhait, sans fautes de justesse, qui monte dans les aigus et le grave sans aucun soucis.

Le titre “Off the Ground”, lui, nous montre une autre facette du groupe, car là, ce dernier joue la carte de la surprise. Titre totalement électronique, chant féminin juste, batterie lente, guitares presque pas présentes, juste une ligne ou deux par ci par là…jusqu’à une fin totalement inespérée : fin du chant, arrivée en puissance de la batterie, des claviers, et des guitares : tout décolle d’un coup. Après plus de trois minutes de calme et de douceur, on s’en va dans quelque chose de plus rentre-dedans, tout en restant mélodique.

Pour ce qui est de l’univers romantique et poétique, il faut savoir qu’il y a des rimes à la fin des phrases, mais aussi à l’intérieur des phrases. Beaucoup d’assonances, c’est à dire des répétitions de sons au niveau des mots, je pense surtout à cette phrase-ci “There’s a light in the night that can shine just as bright as day “, voyez donc ‘light’, ‘night’, ’shine’, ‘bright’.

Romantique sur le sujet et les termes employés : on retrouve énormément les thèmes de la lumière et du ciel. Dans pratiquement chaque titre, on retrouve un ou plusieurs termes en rapport avec ces concepts (“A comet soaring through the sky ” dans ‘Move’, “More than some abstract photograph up in the skies ” dans ‘Abstract Skies’, “the sunlight in the stars” dans ‘Pieces’).

Le coup de cœur de l’album : ‘To Keep Sane’, le tout dernier titre et durant presque 5 minutes mais extraordinairement bien construit car il y a une réelle progression à l’intérieur de ce titre. Tout commence par des samples et le chant de Sarah. Puis arrivée des guitares, de la basse et des claviers, tous gentillets. Refrain bien métal car tout décolle, tout en mélangeant des sons électro. On revient au couplet, avec plus de bruitages. Refrain plus rentre dedans. Le chant est super bien maitrisé, super mélodique. En fait, les différents instruments arrivent petit à petit et sont de plus en plus puissants, jusqu’à la dernière partie du titre vers 3 minutes 30 : un mix claviers/samples/guitares/basse et une fin très atmosphérique au milieu de cette ambiance type indus : on plane, il n’y a pas d’autres mots à dire. L’album se fini d’une façon magistrale.

Cet album, outre mélanger les styles, nous montre que tous les instruments sont importants. Si vous enlevez ou remplacez ne serait-ce que la bassiste, ou même le claviériste, le groupe ne serait pas le même, il serait comme mort.

Vous vous devez donc de posséder cet album, ou du moins l’écouter au moins une fois, sinon vous rateriez quelque chose. Comme je le disais, ce n’est pas brut, donc les inconditionnels de death ou de black n’y trouveront pas leur compte. Par contre pour les autres…à écouter !

De plus, le petit truc c’est qu’à la deuxième écoute, on se rend compte qu’on a loupé des choses au niveau de la musique : des petits bruitages qu’on n’aurait pas entendu la première fois, un riff, une émotion en plus. En addition à tout cela, le son est totalement en stéréo, on a un son à gauche, un autre à droite, et si vraiment il y a l’un des deux haut parleurs qui ne fonctionne plus, c’en est fini de l’album.

Et en plus d’être d’excellents musiciens et d’être très sympathiques, ils ne courent pas après l’argent : leur album complet est en téléchargement libre sur leur site officiel malgré qu’il soit en vente sur d’autres sites web. Moyen simple et efficace de découvrir le groupe, qui essaye tant bien que mal de se faire connaître un peu partout dans le monde.

 

Army Of Anyone : Army of Anyone

Ξ novembre 4th, 2009 | → 0 Comments | ∇ Melodic Metal |

Army Of Anyone : Army of AnyoneArmy of Anyone, c’est la rencontre des frères DeLeo des Stone Temple Pilots et du chanteur/guitariste de Filter, Richard Patrick.

En effet, ce dernier avait à la base fait appel à eux pour l’aider à composer les chansons du dernier album de Filter, Anthems for the Damned. Mais l’alchimie a tellement bien fonctionné entre les membres qu’ils ont tous décidé de créer un nouveau groupe, Army of Anyone.

Ce qui par conséquent, amène à une fusion de styles musicaux : le rock alternatif de Stone Temple Pilots mélangé au metal alternatif voire indus de Filter. Et ça donne : du Heavy Rock, quelque chose de lourd mais tout de même peu agressif, mélodique, et plus rock que métal (ça va de soit).

Alors, le groupe ne sortira qu’un seul album éponyme en 2006 (donc Army of Anyone), mais même si c’est le seul, il est très bien. Une excellente coopération et une bonne production, avec un bon son.

Sur ce , je vais tenter de décrire l’ambiance de l’album, la musique.

On a donc affaire à un album contenant 11 titres, quoi de plus normal à priori. Super bien construit cependant, il s’ouvre avec un titre puissant et prenant, ‘It Doesn’t Seem to Matter’ : excellents riffs, très bonne basse au passage, on l’entend très bien. La voix de Richard Patrick est très bien posée et mélodique. Un titre plus qu’intéressant.

Le reste s’annonce sous de bons auspices puisque tout reste dans la même veine. Les refrains sont pour la plupart du temps très bien ficelés et accrocheurs, c’est à dire avec une mélodie qui leur est propre. La voix du chanteur est d’ailleurs plus mélodique et puissante que jamais (‘Goodbye’ par exemple), bien mieux que ses prestations dans Filter, et surtout bien plus modulée que dans les précédents albums. Guitares excellentes, très bons solos plein d’émotion (‘Father Figure’), et parfois rentre dedans (‘Disappear’, ‘Generation’), batteur bien en forme avec ses bons coups de pédales…

Ajoutez à cela des titres calmes et acoustiques tels que ‘A Better Place’ ou ‘Stop Look and Listen’, titres magistralement bien composés car les musiciens jouent avec les accords et les bémols, ce qui donne un bon rendu. De plus, l’ambiance est quelque peu paradisiaque, c’est comme si on jouait un air de gratte au bord de la plage, avec un type (Richard Patrick) qui accompagne très calmement par sa voix douce et claire. On pourrait même s’imaginer les Tahitiennes en bikini mais là c’est du fantasme…

Outre ces quelques points très positifs, rajoutons à cela un autre point positif, qui est le dernier titre de l’album qui bien sûr clôt l’album, oui, mais sublimement. C’est à dire que le titre ‘It Wasn’t Supposed to Happen’ est un titre avec des guitares acoustiques, donc par conséquent, quelque chose de calme. Le rythme est plutôt lent, mais l’ambiance est magnifique : la voix est une fois de plus très maitrisée, part dans les aigus, les graves, sans aucun soucis…la fin est totalement instrumentale, avec Richard Patrick qui joue avec sa voix comme d’un instrument, ce qui est plutôt intéressant à entendre pour ma part.

Bon pour conclure, un album dans la lignée de ce que fait Stone Temple Pilots et Filter. Quelque chose de lourd mais mélodique, sans être trop ennuyant et trop rapide. Ces musiciens là jouent avec les rythmes ce qui est très bien.

Je conseille vivement les titres “It Doesn’t Seem To Matter”, “Goodbye” et “This Wasn’t Suppose to Happen” pour les raisons que j’ai évoqué plus haut.

Les + :

-les riffs

-les mélodies

-le chanteur

Les – :

-La longueur de l’album, trop court!

-La base peut-être trop rock de l’album

 

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