Aeternam : Disciples of the Unseen

Ξ février 26th, 2010 | → 0 Comments | ∇ Melodic Blackened Death Metal, Oriental Metal |

Aeternam : Disciples of the UnseenAeternam, l’éternité, la soustraction à l’emprise du temps, les plaisirs infinis…la mythologie et toutes ces histoires qu’on raconte depuis des milliers d’années, encore et encore…Égypte Antique, les divinités, ces êtres immortels vivant indéfiniment…pourquoi je vous parle Égypte ? Parce que le concept de l’album porte sur cette culture et la mythologie correspondant. Quel est le rapport ? La musique est directement liée à ce concept, donc, du métal « oriental ». Et alors ? Eh bien les métalleux en question ne sont ni Égyptiens, ni du Moyen/Proche Orient. D’où viennent-ils ? Du Québec !

Pas très commun me direz-vous…en matière de métal oriental, on est plus habitués à retrouver des groupes tout droit venus d’Israël, Égypte, de Tunisie ou même de Jordanie…ah si, nous les français nous avons Arkan en matière de death folk aux influences orientales eh bien nos cousins ont Aeternam.

Aeternam est jeune, tout jeune : formé en 2007, les québécois n’ont qu’en magasin une démo, et cet album, « Disciples of the Unseen ». Et pour un début, on peut dire que les québécois font fort : une production propre et impeccable, un label assez connu tout de même (Metal Blade Records) pour une musique des plus intéressantes : un black/death mélodique aux immenses sonorités orientales…mais…

…Je me dois de vous dire qu’Aeternam semble s’inspirer de groupes orientaux assez réputés (ou moins) dans le domaine du métal : prenez la rapidité des rythmes de Melechesh, les mélodies irrésistibles et la technique d’Orphaned Land, les growls bien grave de Bilocate ou d’Odious, le chant clair d’Arkan, les riffs endiablés de Nile…… un mélange de tout en gros.

Avec cette bonne dose d’influences et ce gros cliché qu’est « Égypte Antique », qu’en est-il de l’album “Disciples of the Unseen“?

D’abord, il faut savoir que la musique est assez rentre-dedans mais surtout très mélodique et contient pas mal de claviers, apportant un petit côté symphonique. Ça fait partie de l’univers d’Aeternam. Par contre, le groupe ne semble pas être très friand d’instruments orientaux car seulement un titre instrumental et acoustique, « Iteru », possède des percussions, une flute et une mandoline bien typique.

Pour le reste de l’album, ce sont les claviers, imitant des violons, qui créent l’ambiance ainsi que les riffs et les solos de guitares. Le titre introducteur, « Ars Almadel », nous plonge directement dans le bain pendant un peu moins de deux minutes, nous incitant encore plus à découvrir le reste de la galette.

L’utilisation des deux genres de métal, black et death, n’est pas anodine du tout. Le côté black se retrouve plus dans les ambiances sombres et ce côté ‘anti-religion’ et guerrier des paroles, ambiance sombre mis en valeur par les claviers. Le côté death est surtout porté par la vitesse du rythme et les rythmiques, ainsi que sur les riffs de guitares, en particulier les saccades…et le chant guttural (« Angel Horned » étant un bon exemple).

Ce chant est principalement en anglais, même si on a parfois des passages en latin ou en arabe. Grave et d’une lourdeur impeccable, il alterne aussi avec un chant clair (« The Coronation of Seth » entre autre me faisait un peu penser à du Arkan…), chant clair qui, je trouve, n’arrive pas à la hauteur du growl. Peu d’assurance et surtout peu de puissance. Ajoutez à cela des chœurs en arrière plan et en petite quantité sur certains morceaux, masculin ou féminin (“Goddess of Masr” par exemple).

Si « Circle in Flames » se veut assez linéaire et peu intéressant, le dernier titre, « Through the Eyes of Ea » est certainement la chanson mettant le plus en valeur le potentiel d’Aeternam en matière de brutalité et de mélodie. Limite prog’ sur les bords, avec ces changements constants de structures et sa longueur, ce titre est assez enragé, les riffs sont diaboliques, le rythme est rapide, le growl est immense, la double pédale est omniprésente, tout en nous réservant de superbes nappes de claviers, apportant un court break au milieu du titre. Ajoutez à cela un solo oriental, pas super technique, mais fort sympathique.

Une bonne découverte pour un groupe en devenir. Aeternam nous offre ici un bon album de death/black/oriental, me chagrinant toutefois pour deux raisons précises : peu de basse, et des influences assez notables, même si elles ne créent pas un véritable fil conducteur tout au long de l’album; l’intro de « Esoteric Formulae » me faisant penser à celles de Melechesh, le début de « Coronation of Seth » et “Iteru” ayant un petit côté Orphaned Land

Le reste se veut tout de même intéressant et il ne faut pas non plus renier le talent du groupe en matière de mélodies, prenantes du début à la fin. Sans toutefois être dénué d’âme, « Disciples of the Unseen » (à la pochette rouge feu sur laquelle un homme fait une terrible ascension vers les cieux) reste conseillé pour les amateurs de death/black mélodique.

 

Sigh : Scenes from Hell

Ξ février 24th, 2010 | → 0 Comments | ∇ Avant Garde Black Metal |

Sigh : Scenes from HellSigh nous revient cette année pour leurs vingt ans de carrière avec une idée en tête : nous pondre un album…barré.

Pionniers du black métal au Japon, les nippons décident cette fois-ci de frapper encore plus fort dans la composition de leur album. Et comment ? En mettant une fois de plus leur musique sans dessus dessous.

Le thème principal : l’Enfer, et tout ce qui y appartient – ténèbres…mort…folie destructrice… murmures…

Sigh tente de transformer sa musique en une sorte de théâtre de l’absurde, nous jouant des scènes de-ci de-là à travers un black métal plutôt progressif (les structures variant régulièrement même si les titres ne sont pas les plus longs du monde) mais surtout épique : orchestres, chœurs et j’en passe.

Alors tout ça peut paraître « bizarre » pour les non connaisseurs de Sigh mais ceci est bien leur marque de fabrique. Mélangez des cris black partant dans tous les sens, des guitares agressives et bien bourrines, une batterie bien frappée, des violons et trompettes aux accords extrêmement bizarres, un orgue aux sonorités monstrueuses et vous obtenez…une véritable cacophonie.

« Prelude to the Oracle » s’annonce comme une véritable descente aux enfers avec tous ces vocaux aigus et graves, comme deux voix se répondant mutuellement, ces instruments à vent complètement à côté de la plaque, ainsi que ces autres créateurs de bruit (on peut les appeler ainsi !) qu’on peine à percevoir mais qui donnent plus de profondeur et de noirceur à cette bizarrerie musicale. Les guitares, elles, semblent être les seules à rester le plus « normales » au cœur de cette aliénation, incisives à souhait et solos en prime.

Si « Musica In Tempora Belli », avec son intro digne d’une arrivée massive d’extra-terrestres, possède une musique loin de coller parfaitement avec le titre (« Belli » n’étant pas approprié tant les aigus, les bruits bizarres et les vocaux torturés sont mis en avant), « L’Art de Mourir » en revanche nous livre une leçon difficile à oublier : comment créer un chaos total avec une touche de mélodie. Le réel mélange de vocaux enragés avec une batterie furieuse, des guitares boostées à la poudre à canon et des instruments à vents jouant des airs de n’importe quoi, surtout pendant le refrain ! (amenant la mélodie). Ajoutez à ça un génial rire sadique à la première seconde…Mon titre favori.

Le plus étrange avec cet album, c’est qu’on a aucun mal à voir les scènes directement tirées de l’enfer tant la musique correspond bien à chaque titre, un vrai théâtre en direct.

Etonnant encore, on a réellement l’impression que ce ne sont pas les musiciens qui jouent de leurs instruments mais les instruments qui jouent tout seuls : une sorte d’improvisation et de notes sorties de n’importe où. Quand on n’a pas une sirène imité par un hautbois ou un écho à nous rendre fou, on a une orchestration digne d’une BO de film de John Williams ou limite une musique de fête foraine… Sur « The Summer Funeral », on aurait presque l’impression d’entendre du Edith Piaf remastérisé à la Sigh… (J’exagère…un tout petit peu…), ou d’assister à une manifestation, les parties guitares étant presque absorbées dans cette cohue et donc, presque oubliées (à chacun son interprétation des titres, tel est l’avantage…).

Finalement, retrouvons-nous vraiment quelque chose d’original ? Peut-être le vrai orchestre mais au bout du compte, ce huitième album, tout aussi barré que les autres, n’est sans doute pas le plus abouti ni le plus noir, « Scor Defeat » ou « Infidel Art », premier et deuxième albums du combo, répondant plus à cet adjectif.

« Scenes from Hell » c’est du Sigh, sans plus, c’est du grand n’importe quoi, c’est du black traditionnel avec de la symphonie…ok…le seul hic, c’est l’effacement des guitares à certains moments, l’accent étant mis sur la batterie et l’orchestration. Cependant, ça n’est tout de même pas un mauvais album, il faut voir les bons côtés des choses. Même si c’est parfois difficile à écouter, on peut s’éclater en écoutant certains titres comme je me suis éclatée avec « L’Art de Mourir ». Le déjanté a souvent du bon et nous fait sortir de nos petites habitudes…

 

Stormlord : The Gorgon Cult

Ξ février 21st, 2010 | → 0 Comments | ∇ Symphonic Black Metal |

Stormlord : The Gorgon CultLa Grèce…la mythologie…et les Gorgones. Trois infâmes bonnes femmes, dont Méduse, à la chevelure de serpents et au regard pétrifiant. Voici donc sur quoi porte le concept de l’album « The Gorgon Cult » du groupe Stormlord, pourtant Italien et non Grec…quoiqu’il en soit le culte voué aux Gorgones (et à la « charmante » Méduse en passant…) est porté par du black symphonique alliant agressivité et mélodies.

A l’entente de « Black Sympho », un nom surgit brutalement : celui de Dimmu Borgir. Oui, m’enfin ce groupe n’est pas le seul à faire ce style de métal mais il est certainement un des plus connus. Oui mais le rapport ? Stormlord s’en rapproche beaucoup et de ce fait ne possède rien de bien original ou d’innovateur. Il est clair qu’avec certains jeux de claviers, certaines intonations de voix, certains riffs et coups de double pédale, « The Gorgon Cult » a tendance à ressembler un peu trop à ce que nous avait offert Dimmu avec « Puritanical Euphoric Misanthropia »…

Bien, alors, on a du Dimmu Borgir version Stormlord, du recyclé…? Pas vraiment. Même si le chant prend des intonations à la Shaggrath ou à la Dani Filth de Cradle of Filth dans les aigus les plus poussés, le reste se veut très agréable à écouter, du début à la fin, sans lasser l’auditeur.

Avec le premier titre introducteur instrumental, le groupe nous plonge directement dans un univers mystique et sombre, juste avec un fond musical bien glauque, accompagné de murmures et d’un chœur masculin ancien…jusqu’au deuxième titre « Dance of Hecate », son digne successeur, partant sur les chapeaux de roues avec ces riffs immenses, cette batterie et cette magnifique mélodie enchanteresse, digne des plus grands groupes de métal symphonique à la Nightwish ou Epica.

A mesure que les titres passent, on se retrouve littéralement bercés par une multitude d’harmonies et de riffs intéressants, « Under the Board » ou « Memories of Lemuria » peuvent parfaitement en témoigner : les guitares mélodiques et énergiques à souhait apportent beaucoup d’air frais à la musique tout en donnant plus de profondeur aux claviers omniprésents et surtout irremplaçables.

Si le titre éponyme « The Gorgon Cult » surprend par son côté sombre, porté par quelques notes tristes et mystérieuses de piano, des guitares bien lourdes, une symphonie grandiloquente, une voix alternant aigue et grave sans difficulté et une batterie aux multiples jeux, blast, double pédale et j’en passe, « Medusa’s Coil » se veut lui plus agressif et apocalyptique, le chant étant plus torturé, les graves plus accentués, plus caverneuses, les riffs monstrueux, les harmonies plus sombres…

Au final, les Gorgones nous auront bien pétrifiés de plaisir tant la musique se veut belle et intéressante. On arrive sans peine à faire abstraction des similitudes avec Dimmu Borgir, car une fois plongés dans l’album, on n’a plus vraiment le temps de penser, ça passe drôlement trop vite et on en veut encore…Stormlord fait réellement en sorte que chaque titre soit un vecteur pour nous transporter de plus en plus dans une Antiquité grecque, aux confins du mystique et de l’obscurité…

 

Rain (CH) : Sephirots

Ξ février 20th, 2010 | → 0 Comments | ∇ Dark Metal, Industrial Metal |

Rain (CH) : SephirotsVoici le tout premier album des Suisses de Rain, Sephiroths, prenant pour concept le mythe de la Création, vue notamment dans la religion juive…mythe représenté par un arbre de vie…d’où la pochette : un arbre rouge resplendissant de mille feux.

Outre ce concept des plus sympathiques, il faut noter que le groupe a toujours été comparé à leurs aînés Suisse de Samael, surtout avec leur album « Passage », et comme par hasard, la sortie de « Sephiroths » est annoncée quelques mois après celle d’ « Eternal » de Samael

Coïncidence ou non, Rain ne s’est jamais caché de s’inspirer de leurs confrères, en leur piquant par exemple les jeux de claviers et la modulation de la voix…

Ceci étant, attelons-nous sur « Sephiroths ». Que trouver de particulier, d’original ? Que devons-nous réellement retenir de cet album ? Disons, pas mal de défauts.

Il faut l’admettre, malgré une idée de base assez bonne, le tout reste un peu fade, notamment par des instruments qui ont du mal à s’imbriquer les uns dans les autres. Au cœur de leur metal gothic/electro à tendance black voire symphonique, le tout reste peu homogène. Chaque instrument est de son côté et on sent peu d’alchimie. La voix est peu assurée, même si le mélange de growl et de chant clair ou même murmuré est intéressant. Les guitares sont peu techniques et linéaires, sauf pour les quelques solos, relevant un peu le niveau…la batterie, sorte de boîte à rythme, adepte de la double pédale, s’emboîte pas trop mal avec le reste…quant aux claviers, leur lignes se ressemblent beaucoup trop à mon goût au fil de ces sept titres.

Le titre introducteur et instrumental « Crystalline Formations » peut lasser par le fait qu’il n’y ait aucune progression et que les notes au piano soient les même du début à la fin (les fonctions des claviers changeant seulement les ambiances). Si l’album peut ennuyer l’auditeur par son manque cruel de dynamisme et d’harmonies accrocheuses, nous donnant parfois une impression de déjà-vu (disons, déjà-entendu !) « Blotzheim » remonte le niveau par son accélération digne de ce nom et son ambiance on ne peut plus black : batterie tonitruante, puissance des claviers, chant crié, mais guitares…un poil effacées.

Malgré le fait que l’album ne se veuille pas très concluant au fil des titres, il faut attendre le dernier morceau « Seventh Seal » pour vraiment avoir une chanson digne de ce nom, bien organisée, bien orchestrée, bien foutue, bref, du tout bon, fonctionnant comme un réel contre exemple. Les claviers apportent une ambiance bien dark sympho dès l’intro et continuent leurs offensives dans les différentes parties du titre, variant leur fonctions ; la batterie bien bourrine est accompagnée de guitares bien rentre dedans, envoyant la sauce pendant les refrains, et ne perdant par leur agressivité pendant les couplets. Le chant lui, se veut extrêmement particulier et incisif dans les refrains : une superposition de voix, l’une en growl, l’autre saturée. « Seventh Seal » est LE titre de l’album par son côté apocalyptique, et s’annonce comme étant le fil conducteur des futurs albums de Rain.

Du haut de ses trente deux minutes, je ne pense pas que l’auditeur soit réellement conquis, surtout s’il faut attendre le dernier titre pour entendre quelque chose d’original. Malgré tout, ce n’est qu’un premier album, et le premier rouage dans un engrenage. La machine enclenchée, Rain nous aura sortie de très bons albums plus matures, dont « Starlight Extinction », leur bijou. En conséquence, ne vous faîtes pas une idée du groupe rien qu’avec cet album, ce serait bien dommage.

 

Herrschaft : Architects of the Humanicide

Ξ février 18th, 2010 | → 0 Comments | ∇ Cyber Metal |

Herrschaft : Architects of the HumanicideMais qui sont les membres d’Herrschaft ? Encore un énième groupe d’Electro Indus, avec des claviers dans tous les sens, des rythmes effrénés, et j’en passe ?

Pas vraiment…

En réalité, les Parisiens ne rigolent pas et nous offrent bien plus que de l’indus ou de l’électro. Il faut dire que leur composition, et leur ambiance se rapprochent beaucoup plus d’un black industriel traditionnel et assez « cyber ».

Au travers de ces cinq titres, le groupe nous plonge dans une atmosphère sombre, froide et triste. Et comme tout groupe de « cyber » qui se respecte, on implante un concept de destruction de l’humanité, de soulèvement des machines, et on porte des masques à gaz (d’où la pochette).

Bon aller, je viens au fait…

Cet album est bien bizarre. Dans le bon sens je veux dire. En fait, chaque instrument se veut trafiqué et donc pas réellement exposé à leur état pur. Le chant black est saturé, les guitares incisives le sont aussi, la batterie aussi…seules les claviers et les samples ont gardé un soupçon de naturel…mais pourquoi donc ? Eh bien pour coller à cette ambiance cybernétique : la synthétisation des instruments et des vocaux apportent un plus dans la musique, donnant une impression d’inhumanité, comme si l’on avait droit à de la musique de machines et à leur danse frénétique…

Si le titre « Rise to the Humanicide » étonne par son changement brutal de rythme, passant d’une intro douce et électronique à un milieu terrible par ses cris et sa montée en puissance de guitares, « Apogee », lui, peut interloquer au début par son parlé anglais au mauvais mais très mauvais accent français…je vous rassure, ce n’est juste qu’une expérimentation, le chant est réellement black jusqu’à la fin de ce titre entraînant, accompagné d’un enrobage électronique omniprésent et véritable fil conducteur…et les guitares ? Tranchantes, saccadées par moment, bien sympathiques pour ma part malgré leur synthétisation…mais pas assez rapides…

Par certains côtés, « Haunting Torture » se veut être le hit de l’album, le titre qu’il faut avoir retenu. Ils se démarquent surtout par son rythme lent. Ses guitares sont saturées à un tel point qu’elles se mélangent magistralement avec les claviers et les samples, qui eux-mêmes, ramènent les mêmes mélodies tristes et hypnotiques, et relancent ce même bruit de fond, qui lui-même se marie extrêmement bien avec un chant tantôt murmuré, tantôt hurlé, suivant lui-même le rythme devenu automatique de la batterie….je sais, cette phrase est assez compact et difficile à lire, mais ça vous donnera une idée de ce qu’est ce titre : une compression d’instruments de tous types, faisant bien ressortir le côté mécanique de la musique.

Quant au reste de la galette, pas réellement besoin d’un descriptif pointu. Les deux derniers titres sont dans la même veine que les deux premiers, il est impossible d’échapper à l’électronique et à cette ambiance futuriste.

Un album intéressant, dommage qu’il n’y a pas plus de titres, car les mélodies sont vraiment enivrantes. Il est aussi intéressant de savoir que leur prestation scénique est aussi bonne voire plus dynamique qu’en studio. Si vous avez l’occasion d’aller à une soirée cyber goth avec Herrschaft en tête d’affiche, n’hésitez pas. Vous y passerez un excellent moment.

Sur ce, si « Architects of the Humanicide » vous laisse sur votre fin, ce qui est réellement le cas, jetez vous sur le prochain, « Tesla ». Herrschaft est certainement un des groupes en devenir français, à placer aux côté de The Kovenant ou T3chn0ph0b1a

 

T3chn0ph0b1a : Grave New World

Ξ février 13th, 2010 | → 0 Comments | ∇ Black Electro, Cyber Metal |

T3chn0ph0b1a : Grave New WorldOn dit beaucoup que la techno et le métal ne font pas bon ménage…et à juste titre, surtout quand vous avez entendu des groupes tels que Xe-none ou Palindrome, véritables ovnis du genre, où la musique se veut incohérente et ridicule…toutefois, les Italiens de T3chn0ph0b1a arrivent à faire de ce mélange quelque chose de martial, cohérent, et surtout frappant.

Bon pour commencer, je dirais que si vous n’aimez pas les beats électro, les effets sonores et les coups de batteries incessants, cet album n’est pas pour vous, et que vous devriez passer votre chemin au lieu de vous attarder sur le reste de la chronique. C’est la pure réalité. Toutefois, il est bon de savoir que c’est bien plus qu’un pur album de « techno/métal ». En plus de mélanger les guitares agressives, les blasts déchaînés avec un enrobage électronique omniprésent, T3chn0ph0b1a intègre aussi dans leur compos une bonne dose d’éléments black pour le plaisir de nos oreilles : la voix en particulier, et un rythme assez rapide. Ajoutez à ça une ambiance futuriste par-dessus tout (mise en valeur par la pochette très cyber entre autre).

Le style peut paraître repoussant à la première seconde, mais on s’y fait à cet album, et on l’apprécie ; les ambiances et les harmonies s’enchaînent, les bruits bizarres aussi, l’électronique au premier plan, mais ne dénaturant pas pour autant les guitares rentre dedans et parfois saccadées. La version renouvelée de U2 « Hold Me, Thrill Me, Kiss Me, Kill Me » est un bon exemple de bizarrerie, avec un clavier hypnotisant et une voix black bien torturée.

On découvre non seulement une ambiance « rave party » avec « Abduction Starfleet », « The Sidera Lasergun Massacre » ou « Close Encounters of a Deadly Kind », véritables bombes du genre, ou le mélange des genres atteignent leur paroxysme : électroniques, guitares enragées, chant black bien poussé et la batterie bien techno ; ou même une ambiance plus spatiale et futuriste avec « Videodrone » ou « Space in their Grave » : titres aux claviers assez planants et aux harmonies ma foi bien hypnotiques…

Le titre introducteur, « The Landing », très impressionnant par son atmosphère sombre et ses cris de terreur et son absence de guitares, pourrait très bien faire office de bande son pour un jeu vidéo…dommage qu’il ne dure qu’une seule petite minute…

On a beau dire que techno et métal ne peuvent pas ou ont du mal à se marier, T3chn0ph0b1a nous prouve le contraire, en se rapprochant il faut le dire de groupes tels que Herrschaft ou The Kovenant, bien électro et black eux-mêmes, mais ne détenant pas la patte techno des Italiens. « Grave New World » reste un bon album, plutôt appréciable malgré tant de préjugés, pas non plus le chef d’œuvre ultime du genre, surtout par le fait que les titres se ressemblent assez malgré une très bonne production. A vous de faire un pas en avant si vous en avez le courage, je conçois que ce soit assez difficile d’accès, mais si vous êtes habitués au black/électro/indus, ça devrait largement faire plaisir à vos oreilles, si toutefois la techno ne vous fait pas boutonner…

 

Asguard : Dreamslave … Awakening

Ξ février 12th, 2010 | → 0 Comments | ∇ Dark Metal, Melodic Death Metal |

Asguard : Dreamslave ... AwakeningAsguard…un tel nom peut vous faire penser à un petit extra-terrestre grisâtre vu dans une série télé, ou au nom de la cité mythique des dieux scandinaves et pourtant…le combo est biélorusse et avait adopté à l’époque le nom d’Ancient Castle, sans même une seule référence divine…avant de choisir celui d’Asguard, plus mystique dans un sens…

Le groupe, peu connu, a quand même plusieurs albums au compteur, « DreamslaveAwakening » étant leur quatrième, mais aussi, la suite de « Dreamslave », une épopée death/indus voire électro sur l’esclavagisme des humains, et par conséquent, leur déshumanisation…cet album raconte en réalité, le réveil de ces hommes déchus et leur envie d’agir face à leurs oppresseurs, histoire qu’il est possible de tout de suite deviner grâce à un simple coup d’œil à la tracklist : « Rebellion », puis « Awakening » (le réveil), et ensuite « From the Abyss to Misty Heaven » ( Des abysses jusqu’au ciel brumeux). Ce concept est aussi mis en valeur par la pochette de l’album : une personne est attachée et prise au piège par des bras mécaniques…

Il est vrai qu’un tel groupe, par le fait qu’il soit pratiquement inconnu en France, puisse interloquer, mais ce serait sous-estimer un talent certain qu’il est en effet bon de souligner. Asguard possède un don pour raconter une histoire prenante, grâce à une musique toute aussi intéressante, aux harmonies accrocheuses et aux atmosphères futuristes.

Le premier titre “From Chaotic Memory” plante le décor et sert de prélude : un fond électronique, une ambiance cyber, pas de guitares, mais quelque chose de très planant, histoire de nous faire entrer dans le bain…jusqu’au titre suivant, « Something in the Past », réel enchaînement avec ce prologue instrumental, partant sur les chapeaux de roues avec des riffs déchainés, une batterie tonitruante et une voix bien death, accompagnés de synthés et d’effets électroniques…

En effet, l’électronique prend une part importante dans la composition des titres, amenant un côté spatial voire même épique et assez dark à cause de certaines nappes de synthés (« Like Fallen Stars ») ou de la synthétisation de la voix (« Rebellion »). La dualité entre les guitares saccadées et la mélodicité du piano est un atout fort tout au long de l’album, apportant une bonne dose de modernité et d’émotion, notamment sur « Buried Alive » qui reste le meilleur exemple.

Le tout reste assez homogénéisé et on ne s’ennuie pas, sans doute dû à la diversité des harmonies, et du concept assez science fiction de l’album. Le chant est assez varié, passant d’un simple chant clair ou synthétique pour certains morceaux, à du growl, ou des cris. La basse est assez mise en valeur, je dois dire : son jeu est très optimisé.

Je n’épiloguerais pas sur les deux derniers titres de l’album, qui sont des reprises (de Kreator entre autre), bien en-dessous des originales …

Un énième album sur l’esclavage des hommes dans le futur, mais très intéressant à son écoute. Malgré son côté death/indus/electro, cet album est loin de se retrouver au palmarès des albums dit « cyber-metal », toutefois, il est assez futuriste pour attirer les amateurs d’originalité et de modernité. Un album que je conseille vivement, dans lequel les « electronic lovers » pourraient y trouver leur compte.

 

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