Within Temptation : The Unforgiving

Ξ mars 27th, 2011 | → 11 commentaires | ∇ Symphonic |

Within Temptation : The UnforgivingQuel amateur de symphonique – et même de métal tout court – ne connait pas Within Temptation ? Après un début assez ambitieux, original, riche, et assez proche d’un certain doom/gothic avec « Enter », le combo s’était davantage dirigé vers quelque chose de plus symphonique avec « Mother Earth »…mais leur succès et leur ambition auront eu raison d’eux, résultat avec des opus beaucoup plus faciles d’accès et assez « commerciaux » avec « The Silent Force » et « The Heart of Everything », lui-même revenant malgré tout vers un ensemble plutôt gothique. Après aussi moult EP et albums live dispensables montrant ce fâcheux penchant à commercialiser et non véritablement à créer, Within Temptation se décide enfin à sortir quelque chose sortant de l’ordinaire en cette année 2011…un véritable concept album basé sur une BD créée par Steven O’Connell à la demande du groupe, racontant l’histoire de personnes ayant effectué de mauvais choix dans leur vie, personnes qui se rachèteront en traquant des « méchants » après avoir été engagées par Mother Maiden, une vieille femme aux pouvoirs extraordinaires, leur offrant une seconde chance…

Pour ce « The Unforgiving », Within Temptation reprend donc la direction musicale laissée avec leur dernier single « Utopia » et nous voilà donc avec un album de…pop ! Cela peut paraître étrange mais les six bataves ont fait en sorte que leur musique colle au concept et donc à la pochette style comic…résultat, une grosse claque, un gros changement, pour du Symphonic Pop Metal des plus particuliers…

Alors pour poser le sujet, l’album commence par un prologue court (un peu plus de trente secondes) où se posent quelques notes de violon, un fond musical, et une narration…oui, une réelle histoire nous sera racontée dans cette œuvre, celle précitée et ce, au travers de ces 12 pistes.

Pour les puristes et grands amateurs de WT, attendez-vous à un choc puisqu’on peine à retrouver la patte de ce combo hollandais, hormis les notes de piano, les orchestrations et les ballades à dormir debout telles que « Fire and Ice » ou « Lost ». Hormis cela, l’ensemble se veut résolument très accessible, et pourrait facilement passer sur nos stations de radio ! Des refrains trop faciles à mémoriser, des riffs simplistes, des mélodies loin d’être véritablement fouillées et ce fond aux claviers parfois « vieillot ». Le pire est que cela reste efficace, mais pas si métal que ça, notamment « Shot in the Dark », « Faster », ou même « Sinead », très dynamiques et énergiques, et toujours avec cet arrangement symphonique. La voix de Sharon a pas mal baissé en intensité et la Demoiselle ne monte pas aussi haut dans les aigus qu’avant. Le chant est plus posé, plus simple, moins « lyrique » que sur les précédents opus et on sent souvent quelques faiblesses notables…

Et puis, il existe pour notre plus grand bonheur, des morceaux plus calibrés métal, et surtout, plus dans l’esprit de Within Temptation. « Iron » par exemple, commence avec des riffs assez accrocheurs et hypnotiques pour un certain côté épique grâce aux très bonnes orchestrations, un refrain dynamique et prenant, et surtout une voix qui grimpe. « In the Middle of the Night » carbure et se dote d’un bon dynamisme, et d’une énergie contagieuse. Idem pour « A Demon’s Fate » à l’intro – je le dis – chiante (avec des Oh-ooooh en prime), mais la suite est plus intéressante, beaucoup plus métal que pop (malgré les arrangements de ce dernier en fond) et les violons aux claviers donnent une certaine profondeur au morceau. Enfin, « Murder » se situe à la croisée du métal et de la pop, tout en étant doté de grandes symphonies et d’un solo de guitare particulier. Et c’est de ce point de vue là que nous pouvons garder un peu d’espoir : les solos sont beaucoup plus nombreux, travaillés et maitrisés.

Les amateurs de WT resteront quand même déçus par cet opus beaucoup trop mielleux, aux paroles assez guimauves, et à cet ensemble pop qui ne semble pas bien aller aux bataves. Ce « The Unforgiving », bien que varié dans son ensemble et malgré quelques bonnes surprises, reste cette année un gros point d’interrogation dans le domaine du Metal Symphonique…

 

Absurdity : D:Evolution

Ξ mars 27th, 2011 | → 0 Comments | ∇ Deathcore |

Absurdity : D:EvolutionContrairement à ce que nous avait sorti Absurdity il y a deux et quatre ans, je veux bien sûr parler des deux précédents opus qui avaient peu réussis à mettre le groupe en avant malgré un talent certain, les six strasbourgeois ne rigolent plus cette année et mettent les petits plats dans les grands. Forts de leur modernité accrue et de leur penchant pour les mélanges, le combo fait fort, évolue et devient percutant…signé chez Urban Death Records, enregistré, mixé, et masterisé en Hongrie par Zoltan Varga (Sikh, S-Core entre autres…), ce « D:Evolution » s’annonce comme un certain renouveau pour le groupe et une réelle découverte…

Même si le concept moderne basé sur l’évolution et la mécanisation d’un homme peut évoquer le Cyber Metal, on est loin d’y être. Ici on se situe davantage dans un Deathcore moderne à la croisée des genres. Absurdity n’hésite pas à intégrer un large pannel d’éléments, que ce soit du Death Metal carré et propre agrémenté de rythmiques Thrash ainsi que d’éléments Core tels que certains riffings syncopés et quelques pig squeal rageurs (« Logical Work Process »)…ajoutez à cela une horde de sonorités modernes tels que l’electro/indus voire sample en fond et parfois en ambiance…un enrobage électronique loin d’être omniprésent mais relevant des passages forts et puissants à la manière de « Sneaking Data », « Death.Kult.Paranoia » ou « Novae ».

Si la basse est bien mise en avant, permettant une profondeur accrue des compos, la batterie elle claque à n’en plus pouvoir, véritable massue et pilier de la musique, enchaînant les techniques avec brio. Et rien que le premier morceau « A Taste of… » annonce la couleur tant il est puissant et brute. La suite se veut d’autant plus martiale et écrasante, parfois mécanique selon les riffings et les rythmes et on lorgne vraiment entre deux genres majeurs : le Death et le Core.

L’ensemble est donc aseptisé et agressive malgré une certaine mélodicité apportée par des guitares plutôt techniques et maîtrisées. Une aseptisation renforcée par un chant efficace et puissant, diversifié selon les moments, si bien que plusieurs techniques sont de la partie pour un résultat convainquant.

On regrettera sans doute la brièveté des titres et le fait que certains puissent avoir quelques longueurs, cependant, la maturité, la modernité et la puissance de feu sont là, pour un « D:Evolution » abouti, féroce et sans pitié, souffrant peut-être de ces influences (Carcass, Sepultura…) et ressemblances (Fear Factory, Chimaira…).

 

Hi-Tech : Annihilation

Ξ mars 21st, 2011 | → 4 commentaires | ∇ Cyber Metal, Industrial Death Metal |

Hi-Tech : Annihilation« Mettons qu’une machine supra-intelligente soit une machine capable dans tous les domaines d’activités intellectuelles de grandement surpasser un humain, aussi brillant soit-il. Comme la conception de telles machines est l’une de ces activités intellectuelles, une machine supra-intelligente pourrait concevoir des machines encore meilleures ; il y aurait alors sans conteste une “explosion d’intelligence”, et l’intelligence humaine serait très vite dépassée. Ainsi, l’invention de la première machine supra-intelligente est la dernière invention que l’Homme ait besoin de réaliser. » — Irving John Good

Fort de leur Death Indus atypique et résolument glacial et technologique, les membres d’Hi-Tech, un an seulement après leur premier EP, remette le couvert courant 2009 avec une suite à ce « Nova » original et percutant. « Annihilation », n’est autre que l’autre facette, la partie la plus terrible, apocalyptique et sombre, celle où nous, humains, sommes pris dans notre élan destructeur et notre envie d’évoluer et de faire évoluer. Les intelligences artificielles, ayant pris le pouvoir et étant plus nombreuses et plus développées, ont fait beaucoup mieux que nous, humains, et nous voilà donc, en phase d’Annihilation

Dans tous les cas, le Cyber Metal n’offre aucun répit et aucun espoir pour l’être humain, focalisant ses concepts sur des thématiques bien sombres et atypiques, mêlant l’homme et les machines, et basant sa musique sur quelque chose d’a priori simple, mais pourtant si rêche, si mécanique, si futuriste et si électronique. Hi-Tech a entièrement compris la leçon et va, avec cet album, bien au délà du précédent « Nova », en phase d’expérimentation. Sous couvert d’un Death Industriel cybernétique hargneux et glacial, le tout est davantage poussé vers des mélodies entêtantes et simples, un riffing minimaliste mais destructeur et efficace, un chant totalement déshumanisé et froid, mais habité par une entité on ne peut plus machinisée, et des sonorités electro/indus du plus bel effet, beaucoup plus présentes et relevant d’autant plus ce caractère si atypique. Bienvenue donc au sein même de la technologie…

Cette fois-ci, Hi-Tech rallonge ses morceaux, les remplissant de structures bien particulières et variées. Il augmente aussi la vitesse du rythme, rendant le tout plus attrayant, plus dynamique malgré cet aspect synthétique qui règne en maître suprême au fil des titres. Un Death Indus Progressif nous est ainsi offert, comme le démontre le morceau introducteur « Annihilation », ouvrant le bal sur la destruction qui est irrémédiablement attendue. Un fond d’ambiance totalement distordu, un son de mise en marche, une sirène, des coups de feu au loin, et un déferlement de riffs et de martèlements continus de batterie. Peut-être trop long pour une introduction (tout de même plus de 8 minutes…), et peut-être aussi trop linéaire malgré les différences de parties bien distinctes.

Autre gros pavé, le titre « Hierarchy », prouvant que la machinerie fait la loi. Assez sombre, les riffs sont très rêches, assez crus, soutenus par un growl très efficace et des fonds d’ambiances froids et aériens lors des refrains, suivis d’une grosse partie aux claviers, instrumentale, lumineuse et calme, juste avant la grande déflagration mécanique, où tous les sons des instruments s’entrechoquent pour un effet assez déroutant.

Si les titres les plus décharnés, lents et mélancoliques sont de la partie, tels que « Phosphorous Clouds » et « Decode », apportant un certain côté monotone malgré l’ambiance mais possédant une légère ressemblance (surtout pour le dernier) avec le groupe Rain, les titres les plus robotiques et cybernétiques le sont aussi. L’auditeur parcourt entièrement le coeur même de ces machines si destructrices, il explore malgré lui les profondeurs si noires et abyssales d’un monde qui lui est encore obscur, loin de ses capacités propres de compréhension. La technologie a évolué d’elle-même, et impossible il est désormais de la comprendre. « The Power to React » et ses riffings/rythmiques situés entre Mechina, Sybreed voire Fear Factory, ne peuvent pas être plus mécaniques. Les claviers en fond y sont aussi pour quelque chose, d’autant plus quand arrive l’unique partie du titre, la partie la plus atmosphérique et sombre, où les sons électroniques et futuristes s’entre-mêlent accompagnés d’un growl, pour un rendu assez inattendu. « Kneel to Dust »  et « Prototype » restent sans doute les plus électroniques/indus et les plus robotiques, surtout avec ce rythme et ces riffings totalement hypnotiques et mécaniques, et ce growl robotique étrange. Une savante combinaison d’éléments pour un rendu assez déroutant.

Un pas d’autant plus en avant pour Hi-Tech, qui ose plus, et va complètement dans l’expérimental et le prog. Quelque peu proche de Fear Factory par moment, ainsi que de Meshuggah pour certaines parties rythmiques, les russes accentuent toutefois nettement plus le côté technologique et décharné de la musique, pour un résultat des plus intéressants, malgré son autre côté long et monotone. Un Cyber Death pour le moins fort et accrocheur, quoique difficile d’accès.

 

Odious (EGY) : Mirror of Vibrations

Ξ mars 19th, 2011 | → 0 Comments | ∇ Non classé |

Odious (EGY) : Mirror of VibrationsIl suffit juste d’une chose, d’un son, d’une origine, et tout devient différent. Un élan créatif atypique et une envie terrible et immuable de créer une des plus belles formes d’art au monde : la musique.

Odious, bien que peu connu, fait pourtant partie de ces groupes à part proposant des choses nouvelles sous couvert de choses plus simples mais efficaces. Mais il y a cette différence dont j’ai parlé qui rentre en compte : l’origine.

Peu de formations l’exploite à leur profit. Les Egyptiens, eux, ont compris la règle du jeu. Un coup d’oeil au style pratiqué peu nous mener sur la voie. Et un autre vers le line up et les instruments nous affirment qu’il ne s’agit pas forcément d’un black simple, cadavérique et cru. Odious combine un bon paquet d’éléments et fait donc de sa musique, un black metal oriental comme on en fait peu.

Odious n’a pourtant pas de parcours particulier, si ce n’est de petits concerts. Et pourtant, ce ne sont pas ceux qui ont les plus grands parcours qui font forcément quelque chose de remarquable. « Mirror of Vibration » est remarquable. Mais ne le prenez pas dans le sens extravagant du terme. N’allez pas croire qu’il s’agit d’un magnifique album dont on devrait tous posséder. Quand je dis « remarquable », j’insinue par là le fait qu’il se démarque dans cette scène black, quelle qu’elle soit. Pas pour autant bijou, l’opus descelle tout de même des éléments dont on ne doit pas prendre à la légère et qui se « remarquent ».

Des titres longs, beaucoup de changements de structures, une alternance entre passages brutes et caverneux, et passages plus éthérés et plus ambiancés. Les morceaux sont avant tout un condensé d’éléments orientaux, tels que les percussions, les flutes, les violons, et les mandolines typiquement arabes, accompagnés de riffs black pourtant simplistes mais faisant mouche. A l’instar de combos orientaux tels que Al Namrood, Odious mise sur l’aspect froid et caverneux de sa musique, donnant cette folle impression à l’auditeur de se retrouver dans une grotte ou un trou perdu. Soit. La musique est donc crue, comme nous le prouve ce chant black si atypique, agressif et plaintif. Ce n’est pas non plus très accessible, si tant est qu’on apprécie un minimum ce genre d’ensemble. Mais la grosse différence réside dans les ambiances, et ces contrastes froid/chaud, résidant dans l’aspect oriental des titres. Les instruments traditionnel, de ce côté là, rendent d’autant plus la chose intéressante et originale, les mélanges étant plutôt bien appréhendés et parfois déroutants, comme cette combinaison de riffs froids et de notes arabisantes au violon, à la mandoline, soutenue par des percussions omniprésentes dans « Deaf and Blind Witness ».

Certains morceaux gardent leur empreinte traditionnelle comme  « Upon the Broken Wings » et « For the Unknown Is Horrid » et son intro typique : vous voulez faire un tour au marché? N’hésitez pas. Le rythme vous entraîne, les symphonies vous enivrent et vous voilà embarqué, aux côtés de cette voix et de ces riffs raw à la «Invitation to Chaotic Revelation ».

Il est assez intéressant de se plonger de cette manière dans le folklore égyptien, mais la longueur des morceaux contribuent malheureusement à leur tarissement. Ce n’est pas non plus l’ennui profond qui vous guète mais une certaine sensation de déjà vu et de longueur. Même s’il y a des variations de structures, des passages sont plus monotones par rapport aux autres, d’autres construits d’une façon on ne peut plus étrange, et parfois les claviers noient l’auditeur dans un flot de sonorités orientales.

En outre, on peut retrouver un petit point d’interrogation : l’instru finale « Dilemma » et son clavecin…on change de monde, et donc d’ambiance, le parallèle est assez grand et assez perturbant.

Mais l’opus reste correct en tout point, et vaut largement le coup d’oreille, rien que pour les ambiances et l’apparition de tous ces instruments traditionnels au sein d’un black metal raw aux relents scandinaves. Simpliste, aux premiers abords, mais original finalement.

 

Odious : Mirror of Vibrations

Ξ mars 19th, 2011 | → 0 Comments | ∇ Black Metal, Oriental Metal |

Odious : Mirror of VibrationsIl suffit juste d’une chose, d’un son, d’une origine, et tout devient différent. Un élan créatif atypique et une envie terrible et immuable de créer une des plus belles formes d’art au monde : la musique.

Odious, bien que peu connu, fait pourtant partie de ces groupes à part proposant des choses nouvelles sous couvert de choses plus simples mais efficaces. Mais il y a cette différence dont j’ai parlé qui rentre en compte : l’origine.

Peu de formations l’exploite à leur profit. Les Egyptiens, eux, ont compris la règle du jeu. Un coup d’oeil au style pratiqué peut nous mener sur la voie. Et un autre vers le line up et les instruments nous affirment qu’il ne s’agit pas forcément d’un black simple, cadavérique et cru. Odious combine un bon paquet d’éléments et fait donc de sa musique, un black metal oriental comme on en fait peu.

Odious n’a pourtant pas de parcours particulier, si ce n’est de petits concerts. Et pourtant, ce ne sont pas ceux qui ont les plus grands parcours qui font forcément quelque chose de remarquable. « Mirror of Vibration » est remarquable. Mais ne le prenez pas dans le sens extravagant du terme. N’allez pas croire qu’il s’agit d’un magnifique album dont on devrait tous posséder. Quand je dis « remarquable », j’insinue par là le fait qu’il se démarque dans cette scène black, quelle qu’elle soit. Pas pour autant bijou, l’opus descelle tout de même des éléments dont on ne doit pas prendre à la légère et qui se « remarquent ».

Des titres longs, beaucoup de changements de structures, une alternance entre passages brutes et caverneux, et passages plus éthérés et plus ambiancés. Les morceaux sont avant tout un condensé d’éléments orientaux, tels que les percussions, les flutes, les violons, et les mandolines typiquement arabes, accompagnés de riffs black pourtant simplistes mais faisant mouche. A l’instar de combos orientaux tels que Al Namrood, Odious mise sur l’aspect froid et caverneux de sa musique, donnant cette folle impression à l’auditeur de se retrouver dans une grotte ou un trou perdu. Soit. La musique est donc crue, comme nous le prouve ce chant black si atypique, agressif et plaintif. Ce n’est pas non plus très accessible, si tant est qu’on apprécie un minimum ce genre d’ensemble. Mais la grosse différence réside dans les ambiances, et ces contrastes froid/chaud, résidant dans l’aspect oriental des titres. Les instruments traditionnel, de ce côté là, rendent d’autant plus la chose intéressante et originale, les mélanges étant plutôt bien appréhendés et parfois déroutants, comme cette combinaison de riffs froids et de notes arabisantes au violon, à la mandoline, soutenue par des percussions omniprésentes dans « Deaf and Blind Witness ».

Certains morceaux gardent leur empreinte traditionnelle comme  « Upon the Broken Wings » et « For the Unknown Is Horrid » et son intro typique : vous voulez faire un tour au marché? N’hésitez pas. Le rythme vous entraîne, les symphonies vous enivrent et vous voilà embarqué, aux côtés de cette voix et de ces riffs raw à la «Invitation to Chaotic Revelation ».

Il est assez intéressant de se plonger de cette manière dans le folklore égyptien, mais la longueur des morceaux contribuent malheureusement à leur tarissement. Ce n’est pas non plus l’ennui profond qui vous guète mais une certaine sensation de déjà vu et de longueur. Même s’il y a des variations de structures, des passages sont plus monotones par rapport aux autres, d’autres construits d’une façon on ne peut plus étrange, et parfois les claviers noient l’auditeur dans un flot de sonorités orientales.

En outre, on peut retrouver un petit point d’interrogation : l’instru finale « Dilemma » et son clavecin…on change de monde, et donc d’ambiance, le parallèle est assez grand et assez perturbant.

Mais l’opus reste correct en tout point, et vaut largement le coup d’oreille, rien que pour les ambiances et l’apparition de tous ces instruments traditionnels au sein d’un black metal raw aux relents scandinaves. Simpliste, aux premiers abords, mais original finalement.

 

Hi-Tech : Nova

Ξ mars 14th, 2011 | → 14 commentaires | ∇ Cyber Metal, Industrial Death Metal |

Hi-Tech : NovaFormé en 2007 et composé de cinq membres, Hi-Tech n’est autre qu’un groupe Russe de Death Metal industriel à grosse tendance Cyber, qu’on pourrait donc qualifier de Cyber Death. En effet, le jeune combo se distingue par sa particularité de jouer une musique pour le moins très froide, privilégiant les riffs hypnotiques avec cet atypique arrière goût d’acier, les rythmes percutants et mécaniques, et les sonorités électroniques futuristes du plus bel effet.

Car Hi-Tech et son album « Nova », outre son nom significatif, détient un concept on ne peut plus évident basé sur la technologie dépassant ses limites et échappant aux mains et au savoir de l’humain…technologie atteignant son summum et étant comparée à une « Nova », qui est, en astronomie, une étoile devenant brutalement brillante et augmentant considérablement son éclat. Ces deux termes, technologie/Nova, sont d’ailleurs mis en valeur sur cette pochette grisâtre et très moderne.

Pour parachever le tout, Hi-Tech use donc d’une musique très ambiancée, où le froid et cette impression d’uniformité happent l’auditeur. Tout est sec, presque décharné, et particulièrement claquant, les riffs détenant un son pour le moins assez aigue et rêche. Le guitariste T-Tox sait aussi bien nous gratifier de riffs mélodiques que de riffs hargneux, souvent basiques, mais efficaces, collant parfaitement à cet ensemble uniforme quoique monotone. Alors que la basse reste très discrète, les rythmiques elles sont en total accord avec cette guitare. Un duo mécanique et dénué de toute âme, comme ce growl caverneux mais tout aussi déshumanisé et surtout puissant (« Nothing »). Une voix que l’on peut aussi bien retrouver totalement trafiquée et robotisée, voire claire et lamentée, à la manière de « Nova ».

Le tout est finalement accentué par une prod moyenne (auto prod oblige) et des effets aux claviers loin d’être inintéressants. Usant de samples aux fonds d’ambiances en passant par des mélodies mélancoliques et des sons électroniques, le claviériste Tesla sait nous gratifier de passages discrets mais efficaces, sans pour autant nous assommer avec des myriades d’effets. Ainsi, l’instrumental « Endless » est le seul morceau composé uniquement aux claviers, lorgnant vers le sympho et l’ambient, accompagné d’un rythme lent et hypnotique.

Finalement, c’est sans doute « Dolls of the Final Act » qui reste le morceau le plus intéressant de l’album. Mélangeant tous les éléments cités précédemment, l’ensemble reste plus rapide et plus typé Death, avec ces riffs bien représentatifs et ce growl bien rentre dedans, paradés d’éléments indus sombres, froids et cybernétiques particulièrement réussis. Titre entraînant, mettant beaucoup plus en valeur le Cyber Death de cette jeune formation russe, sonnant comme une machine, comme s’il y avait eu une erreur critique dans le système…

Un assez bon premier EP qui nous laisse entrevoir plein de surprises de la part d’Hi-Tech. Car même si les morceaux en général nous laissent un certain goût d’uniformité et de manque de prise de risque, il est clair que le combo, avec un style si rare et pourtant si intéressant, peut nous en montrer davantage, d’autant plus que les ambiances et le growl sont bien maîtrisés et que le quintette détient un esprit moderne et surtout créatif…

 

Catamenia : Location : Cold

Ξ mars 7th, 2011 | → 5 commentaires | ∇ Melodic Black Metal |

Catamenia : Location : ColdCatamenia ou un des grands noms du black mélodique finlandais. Formé en 1995 par le guitariste Riku Hopeakoski et le chanteur Mika Tonig, le groupe optait pour un sacré mélange d’éléments mélodiques black et véloces, paradés de claviers assez symphoniques et atmosphériques, comme nous le proposaient « Halls of Frozen North » et « Morning Crimson ». Année après année, Catamenia se forgeait une réelle identité, notamment en basant ses concepts sur le froid, la neige, en gros, l’hiver et les contrées septentrionales, mais aussi les loups, mais à force de s’attacher au givre et de constants changements de line up, le groupe perdait quelques valeurs fortes ainsi que sa part de sympho, rendant les albums suivant plus linéaires, plus plats, mais aussi moins riches, d’autant plus au niveau des ambiances.

Onze ans plus tard sort donc « Location Cold » et cette année voit l’arrivée d’un nouveau chanteur et d’un nouveau bassiste. Changement qui permet à Catamenia de remonter la pente et de combler le fossé laissé avec « Winternight Tragedies », album moyen mais surtout monotone et peu recherché. Et il est clair que le sextet met les petits plats dans les grands en nous offrant un opus tout aussi froid mais plus abouti. Hormis l’absence de symphonique, les claviers apportent ce fond d’ambiance froid propre au black me direz vous. Oui mais le fait est que l’auditeur se croit aisément sous le blizzard, à parcourir des terres enneigées aux côtés de loup. De plus, on retrouve de nouveau ce chant black et ces chœurs, ce côté guerrier apporté par un chant clair discret et qui n’en fait pas de trop, ces riffs véloces et ces mélodies rapides et si particulières, souvent en fil conducteur, bâtisseuses de tous les morceaux en général, à la manière de « Gallery of Fear » et « Coldbound ». Cela créé une véritable force et une puissance indéniable, surtout lorsque les blast nous assènent.

Les cinq premiers morceaux sont donc sans répits, agréables et prenants, et bien sûr ultra dynamiques. Toutefois, l’autre moitié est plus linéaire, longue et reprend de ci de là les riffs déjà entendu quelques pistes auparavant. Le rythme est monotone et les titres n’avancent pas, si bien que le tout perd en intensité, tout en se dirigeant vers quelque chose de plus old school voire heavy, notamment lors de l’apparition d’une reprise de W.A.S.P., pas médiocre pour autant, mais en manque de prise de risque par rapport à la version originale.

Enregistré aux Mastervox Studios, produit par Massacre Records, et doté d’un très joli artwork, « Location Cold » est bon, et détient un caractère qui lui est propre, enchaînant refrains rapides et solos avec brio, sans pour autant dépasser le must en matière de riffs, d’ambiances givrées, et de sensibilité, « Halls of Frozen North ».

 

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