Jenarium : Rise of the New Sun

Ξ juillet 20th, 2011 | → 0 Comments | ∇ Fusion, Industrial Metal |

Jenarium : Rise of the New SunJenarium est sans doute le one man band, ou le projet le plus impressionnant et le plus créatif jamais réalisé ces dernières années dans l’univers du rock/metal à influences diverses. Rares sont ces personnes qui arrivent à elles-seules à créer une musique des plus incroyables et immersives, digne d’un film ou d’un roman musical. Je veux dire par là que l’univers de Jenarium est un des plus grandiose jamais entendu, si tant est qu’on aime la science fiction, le fantastique, le futurisme, l’épique, ou encore le symphonique…

« Rise of the New Sun » provient de la mythologie de Jenarium, exclusivement créée par les soins de Robert Dominic Gennari (auteur/compositeur). Un homme imaginatif, au commande de tous les instruments ainsi de la production et de l’enregistrement de son bébé (la masterisation a tout de même été faite à Hollywood par Tom Baker – Nine Inch Nails, Matrix!), en compagnie du Radium Symphonic Orchestra, de Craig Parker pour certaines narrations (l’elfe Haldir dans le Seigneur des Anneaux), ou de Christina Jonas (soprano), de véritables stars en Nouvelle Zélande et en Australie.

L’album est étonnant tant il déborde d’idées, aussi bien au plan musical que mythologique. En effet, Rober Dominic Gennari nous propose un concept album grandiloquent, avec une histoire, une mythologie, des personnages, des races, des planètes, des lieux insolites, et j’en passe. Il sera difficile de faire court sur cette chronique, le développement de l’histoire sera sans aucun doute abrégé, mais pour vous plonger définitivement dans l’œuvre, tout ce que je vous conseille c’est d’aller sur le site officiel de Jenarium.

Gennari décrit son œuvre comme une saga cyber/héroïque, mélangeant habilement électronique, metal, et sympho, le tout se passant dans un avenir assez lointain où les conquêtes spatiales sont les clés du progrès. A la manière d’un film, l’album s’ouvre de cette façon :

«  Sur le territoire de Numarea

Dans la région du dessous, se trouvait un système de cavernes

Sa profondeur était inconnue

Lors de l’ancien temps, ces cavernes étaient habitées par une horde de créatures féroces, nocturnes et néolithiques

Connues sous le nom de « la nation Rifer »

Pendant des années et des années, on pensait que les cavernes étaient vides

…mais nous avions tort… »

Le monde de Jenarium se compose de deux types de populations : les Sinturians, qui sont les premiers nés, avancés, beaux et mortels, ils sont comme la garde impériale destinée à protéger les terres de Numarea; et les Rifers, décrits ci-dessus. Nous nous retrouvons bien sûr avec un monde typiquement manichéen. L’histoire suit donc une continuité, les cavernes sont, soit disant, vides, jusqu’à ce que les créatures et des morts apparaissent un peu partout sur les contrées de Numarea. La seule solution pour éviter l’invasion : s’allier, bien que les différentes races de Numarea ne soient pas totalement d’accord. Si l’alliance n’a pas lieu, et si une certaine relique n’est pas trouvée, la suite sera beaucoup plus sombre, les Rifers sortiront de leur caverne et élimineront toute forme de vie.

Par conséquent, tous les morceaux de l’album se suivent, sans discontinuité, telle une BO. Il n’est donc pas difficile de nous croire en plein film, les images nous viennent automatiquement à l’esprit, à l’entente même des paroles, des sons, des effets, des guitares…

Les premières écoutes sont très difficiles. Cet opus est un véritable ovni du Metal, car même si la mythologie, en soit, est hallucinante et fouillée (je n’ai pas évoqué toutes les races, toutes les régions, tous les océans, les différentes ères…), la musique en elle-même est très difficile d’accès. On passe véritablement du coq à l’âne en un clin d’oeil, il faut aimer le mélange de genres et d’ambiances en à peine une minute. Et surtout aimer les moments électro/techno.

Commençons donc par une introduction, sorte de « bande annonce » de l’album, narrée par Craig Parker (à la Luca Turilli). On nous explique les événements, les habitants du monde de Jenarium, etc, sur un fond musical étrange. Bruits de créatures, choeurs sombres, symphonie planante et envoûtante malgré ce certain côté terrible. On arrive ensuite à un « Apokalyptein » au début techno/electro très casse tête, débouchant de suite sur une fin de titre aux multiples sonorités, grognements, voix robotiques, effets futuristes, notes de violons…ce n’est que le début d’un voyage intersidéral dans l’Hydroverse (l’univers).

Un « Danger Rising » montre un morceau très typé Metal industriel (NIN?), tout en ayant ce côté dansant, malgré des tonnes de samples de tous les genres, les vocaux sont alternés, et le tout va de paire avec un « Message from the Hydroverse » aux violons, les envolées sont épiques, les choeurs terribles, sur un léger fond électronique, les voix semblant toutes droits sorties du futur.

Plus on avance dans l’album, et plus on découvre un monde étrange, où les « enfants de Jenarium » se retrouvent préoccupés par la venue de la nation Rifer, ci bien que la techno disparaît au profit d’une suite bien plus grandiloquente et guerrière, toujours fusionnée avec un certain côté cybernétique et pré-apocalyptique. Les choeurs prennent davantage de place et les orchestration sont beaucoup plus mises en avant à partir de « Clamare ex Altus » aux narrations en latin (renforçant le côté épique) et de « Valida Viktor Miserere » aux riffs tranchants.

Tout le long de ces quatorze titres, on a ces choeurs en arrière plan qui unissent toutes les pistes en une seule, ci bien qu’on peut réellement affirmer que cet opus se compose d’une seule chanson, divisée en quatorze sous parties. Le pic se situe sans doute à l’interlude « Born in Numarea » racontant la vie de Kintoria (un grand homme), alternant passages calmes à voix robotique/clair, passages aux symphonies typiquement ciné, et passages héroïco/spatiaux (02:15). Le titre à retenir.

Si un côté « ethnique » se fait ressentir dès « Mare Flamma », notamment avec l’apparition d’un texte écrit en grec ancien, le côté cyber/symphonique, lui prend, définitivement place sur « Descend to the Pit » rappelant Mechina, conduit par une ligne de basse, des choeurs puissants, épique et sombre en italien (l’orchestre Royal et Philharmonique de Melbourne) un rythme mécanique, des bruits de machine…

L’album se conclut sur un duo de morceau, conduit par « Sol Ascende », les grognements de créatures s’éteignent, la symphonie est mélancolique et grandiloquente, rappelant les œuvres de grands compositeurs de BO (J.Williams, H.Zimmer, H.Shore entre autres), avec ce final astral digne des crédits défilant en fin de film.

On peut certainement voir du Luca Turilli au sein de cet opus (les choeurs, l’électro, la narration, le grandiloquent) mais Gennari a su imposer son style et sa façon de créer les choses. « Rise of the New Dawn » est un album déroutant et impressionnant, mais relativement très inspiré, et incomparable. Le sieur aurait même été influencé par Trent Reznor.

Des concepts albums, on en voit souvent, mais d’un tel acabit, sans doute pas. Voici donc un véritable bijou, inclassable qui plus est, déjà salué par de nombreux auditeurs, dont des stars comme Eric Bana (acteur), Duncan Roy Lorien (ex-batteur de David Bowie et Bryan Adams) ou John Tempesta (ex-Rob Zombie).

Entrez donc dans le monde de Jenarium…

 

Substance Black : Skulptura

Ξ juillet 19th, 2011 | → 2 commentaires | ∇ Cyber Metal |

Substance Black : SkulpturaCréé en 2009 par Bojan, JV, et Luka, Substance Black est une nouvelle formation cyber metallique dans un pays où on n’en attendait pas forcément. En effet, la Croatie n’est pas vraiment un pays à Metal et quelques groupes tels que Cold Snap, Inciter, Violate, Omega Lithium, ou Mass Hypnosiss ont depuis lors réussi à se faire connaître à l’étranger. En terme de metal industriel, rares sont les formations encore actives, les sonorités « électroniques » étant quelque peu méprisées, mais en tout cas, Substance Black semble bien lancée pour inverser la donne. Le quintette a récemment sorti son premier EP nommé « Skulptura » (« sculpture » en croate)

Si Substance Black se défend de vouloir faire quelque chose de frais, il n’empêche que le combo suit les traces de Sybreed, Fear Factory et Meshuggah, entres autres, entrant pour le coup dans toute cette vague de groupes de cyber « djent » metal aux côtés de Bypass ou Kreepmaster. A la différence que les croates ne font pas dans l’instrumental, se rapprochant davantage de Mnemic ou de The Interbeing sans véritables éléments core.

Enregistré dans trois studios différents (Subscalar Studios pour les instruments, Coaxial studios pour le chant et Deimos labs pour la quatrième piste), « Skulptura » jouit d’une production étonnante et d’un dynamisme imparable. Si la fusion neo-thrash/cyber (polyrythmique de surcroit) peut rappeler certaines formations et évoquer en nous une sensation de déjà vu, il n’empêche que Substance Black abuse à bon escient des styles sus-cités. Basé sur un concept à double tranchant, quelque part entre le « 1984 » d’Orwell et l’univers d’Aasimov, les croates évoquent non seulement une certaine forme d’oppression, de totalitarisme, dans un monde plus ou moins proche (« Definition Relegated »), ainsi qu’une certaine mécanisation de l’homme, dû à ses activités quotidiennes, sa façon de choisir ses priorités, mais aussi sa descente éventuelle dans le domaine du virtuel et du linéaire.

System Activated

Le rendu est quelque peu inattendu, car même si l’effet de surprise n’est pas là au niveau des riffs, on se retrouve davantage avec un « nouveau » Fear Factory couplé avec le côté bien cyber de Sybreed. Peut-être pas original pour certains, mais le fait est que cela peut apporter un nouveau souffle au Cyber Metal, à condition qu’il ne tombe pas dans une linéarité extrême, comme ça semble être le cas en ce moment. Toutefois, Substance Black, dès le titre introducteur « Voidwalker » arrive à nous prendre au jeu dès le départ, d’une part par le côté mécanique qui se dégage du titre, mais aussi par cette voix robotique (system activated) et ces éléments électroniques futuristes à l’arrière goût d’acier. S’ensuit une déflagration de riffs Sybreediens et de vocaux enragés et efficaces, pour arriver à un refrain entêtant et facile à retenir.

Termination Sequence

Mais la suite de l’EP se veut d’un coup beaucoup plus sombre et décharnée, comme l’indique un « Skulptura » dans une bonne veine Fear Factory en plus actuel, avec une alternance de voix intéressante. Mais ce fort côté cyber est d’autant plus mis en valeur dans les deux derniers titres, l’un étant agressif (riffing acéré), froid, mécanique et archi prenant, l’autre étant une instrumentale cybernétique de plus de quatre minutes, le mot parfait pour décrire cette piste. Planante, glaciale, les sonorités sont variées et assez atmosphériques, malgré ce côté déshumanisé et quelque peu robotique (termination sequence). Un bel épilogue en tout cas.

Un EP rafraîchissant et très bien réalisé pour ce jeune groupe cyber en devenir, mettant fièrement en valeur la scène metal croate. Si vous avez été attirés par Bypass et que les vocaux vous manquaient, jetez vous sur ce « Skulptura » qui mérite une bien bonne attention, malgré ce côté “facile d’accès”.

 

Bypass (UK) : Bypass

Ξ juillet 14th, 2011 | → 3 commentaires | ∇ Cyber Metal |

Bypass (UK) : BypassBypass est l’une de ces révélations cyber « djent » metal actuelles, avec tout récemment The Interbeing ou Logical Terror. Originaire de Norwich au Royaume Uni, ce duo de musiciens accomplis passe donc à l’attaque en ce mois de juillet avec la sortie d’un EP autoproduit. Craig Argyle et Dave Forest font dans la lignée des groupes précédemment cités, sans non plus innover le genre, mais offrent leur univers en plongeant l’auditeur au sein même des machines.

Depuis la folie cybernétique apportée en 2004 par le « Slave Design » de Sybreed, il est clair que la majeure partie des groupes officiant dans le style s’approprie les éléments mis en valeur par les suisses. Qui dit Europe dit Sybreed, et forcément les influences sont là, ainsi que les plus traditionnelles, à savoir Fear Factory et Meshuggah. Ne nous attendez donc pas à quelque chose de fantastique, le tout étant ultra technique, polyrythmique et plus ou moins syncopé. Mais d’ors et déjà, c’est bien les ajouts de claviers, de samples, d’ambiances futuristes et froides, ainsi que ce concept technologique qui, ici, font la différence.

Même si la pochette très « machine » donne une petite idée de la chose, ce coup d’œil ne vaut en rien la plongée irrémédiable au sein de cet EP efficace et de bonne facture. A l’instar d’un certain Péter Csak de Kreepmaster, le duo anglais de Bypass fait dans l’instrumental, du début à la fin. Les titres sont relativement courts malheureusement, mais tous sont unis, et on pourrait croire qu’ils forment un seul morceau, la progression étant on ne peut plus évidente (il suffit d’écouter le duo de tête « Bennett’s Revenge » et « W.I.N » pour en avoir le cœur même, le début du deuxième morceau partant directement sur la fin du premier).

La technique est au rendez-vous bien entendu, pour des guitares destructrices, aux accords et harmonies bien maîtrisés. Arrangées de façon ultra moderne, on croirait entendre un Sybreed couplé à la furie de Meshuggah et au côté hyper carré et dérangé de Devin Townsend. Pas étonnant de retrouver ces quelques formations dans les influences du duo…

Tantôt cybercore, tantôt cyberdeath, la musique de Bypass alterne les moments et les points forts, même pendant un morceau court de quelques deux minutes. Mais les anglais ne privilégient pas la longueur, mais plutôt un certain côté tranchant et efficace, comme ce « Bennett’s Revenge » ahurissant et décapant, où se faufilent quelques voix robotiques, et des samples de South Park. « W.I.N (Well I Never) » possède une force et une ambiance rarement entendues dans le genre, futuriste mais si dark à la fois, surtout lorsqu’apparaissent ces claviers, presque semblables à ceux d’un « Neuthrone » de Crionics (2007). Ajoutez cela quelques parties syncopées et le tour est joué.

Si « N00b Ch00b » débute par des samples de jeu vidéo typiquement FPS et de Terminator 2, indiquant notre virage définitif dans le monde virtuel, et finit par une déferlante de riffs et d’effets guitaristiques saisissants, « They Don’t Make ‘Em Like They Used to », au contraire, joue sur l’osmose presque parfaite des sons et des beats électroniques. Limite jeu vidéo, une fois de plus, mais plus dans l’oldies, ce titre, ainsi que « Respawn », plus lent et basé sur les atmosphères, peuvent faire penser au travail d’un certain groupe russe nommé Deathharmonic…

Les riffs core reprennent de plus bel sur le dernier morceau, et ce sans s’arrêter une seule fois. Plus fort, plus terrifiant et plus mécanique, ce titre s’annonce comme la fin d’un voyage froid et décharné dans ce milieu déshumanisé. Expérimental à souhait, la guitare et la basse sont à l’honneur pour cette outro particulière, mélangeant les genres (death et core), toujours sans une pointe de chant, toujours avec ces sonorités cybernétiques immersives au possible. On retrouve aussi des solos plutôt bien maîtrisés, dont un signé Peter Csak de Kreepmaster (effectuant le même genre de boulot et solidaire jusqu’au bout).

L’EP souffre de sa brièveté (17 minutes pour 6 titres), du manque de chant – quelques parties chantées n’auraient pas été de refus – ainsi que de son manque d’ « originalité » malgré ce côté instrumental plus qu’intéressant. Mais le fait est qu’à part ressembler à tous les groupes de cette mouvance djent, la touche cybernétique en plus, il n’y a rien de véritablement transcendant, malgré des points positifs à ne pas nier et une atmosphère certaine. Il faut que Bypass prenne plus de risque, tente d’intensifier son jeu, et apporte plus de personnalité.

Pour finir, Bypass fait circuler son EP gratuitement en téléchargement légal…si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à aller y jeter un coup d’oeil via mediafire (Bypass + self titled et le tour est joué).

 

Deathharmonic : Soul Burner

Ξ juillet 13th, 2011 | → 2 commentaires | ∇ Cyber Metal |

Deathharmonic : Soul BurnerLa Russie est sans doute le second berceau du Cyber Metal et est surtout le pays où les naissances de groupe du genre sont en croissance. Après Illidiance, Hi-Tech, Headphone Killazz et récemment Seecrees, Deathharmonic, une jeune formation toute droit venue de Samara, tente de percer depuis 2007 et la sortie de deux EP. Dans une période où le Cyber Metal semble être de plus en plus à la mode, les russes franchissent donc le pas cette année et sortent leur tout premier album studio signé chez HH Records, « Soul Burner », où se réunissent quatorze pistes enregistrés entre 2008 et 2011.

Contrairement à ses acolytes Illidiance, Deathharmonic ne mise pas sur les effets electro/techno, ni même sur un certain aspect core ou « djent », comme on en voit de plus en plus en Europe, voire aux Etats-Unis. Loin de Sybreed entre autres, le quartet ambitieux expérimente et nous propose quelque chose de beaucoup plus direct et beaucoup plus agressif. Les membres utilisent donc cette violence omniprésente afin de relever un concept des plus atypiques, sombre et différent de ce qu’on a l’habitude de voir dans le milieu. « Soul Burner » n’est que l’entrée de l’auditeur dans l’usine de déshumanisation de l’homme. La pochette à la peinture à l’eau met en valeur une machine remplie d’humains décharnés au regard vide, tandis que les chansons reliées les unes aux autres, montrent un endroit où le processus de « brûlage des âmes » a commencé. A la fin de l’expérience, l’homme se retrouve donc désâmer, prêt, sans aucun doute, à devenir à son tour une machine (dans tous les sens du terme).

On nage donc en pleine horreur, et Deathharmonic use, comme précisé précédemment, d’une musique très violente, accompagné d’un rythme percutant et mécanique, d’effets et de samples assez robotiques, auxquels on sentirait presque cet arrière goût d’acier propre aux machines. Ajoutez à cela un tranchant imparable au niveau des guitares, presque death sur certains morceaux, acérées comme des lames de rasoir, et un chant alterné très dérangeant. Car on peut le dire, ce chant fait partie des forces de cet album. Eddy arrive de façon déconcertante à alterner tous les types de chant, que ce soit chant clair (neutre, mélancolique ou décharné), chant synthétique, growl, cris black, ou cris plus « core », bref. A l’intérieur même d’un titre (« Infection », ou « Nevermind » par exemple), on peut donc se retrouver avec tout un panel de chants, mettant bien en relief les différentes personnes et les différents états d’esprit, en fonction du processus sus-cité et de l’avancement des événements.

En effet, il y a véritablement une progression dans cet album, presque conceptuel. Tous les titres sont reliés en un tout presque charnel, si bien que l’aventure se passe sous nos yeux, enfin sous nos oreilles, le temps d’une cinquantaine de minutes. On croirait être sur place, on pourrait presque voir ces machines opérer avec soin, voir ces corps presque désarticulés nous demander de l’aide. L’album est donc très immersif, tant dans le concept que dans la musique.

Entrons donc dans le vif du sujet ! L’opus débute avec « Broken Dreams », ces quelques samples electroniques, ce son béton et ces guitares destructrices jusqu’au bout nous propulsent irrémédiablement dans ce monde anéanti, froid, sombre et apocalyptique, où les machines sont les reines. Agressif, dynamique et sans répit, le voyage est intense et particulier, et ça, c’est peu de le dire. « Infection » suit les pas de ce titre, avec un esprit plus death metal, et toujours avec ces sonorités électroniques et futuristes, voire technologiques. Mais l’avantage, c’est que ce ne sont pas les effets qui priment, mais bel et bien les guitares et les vocaux, pour un résultat très convainquant et méchamment destructeur.

Chaque morceau débute par une introduction électronique, mécanique à souhait et digne d’une véritable usine. « Seed » est un bon exemple, les samples nous amenant devant une tribu de robots en plein travail ! Si un « Dead Engine » peut évoquer Illidiance grâce à un travail minutieux au niveau du mélange electro/guitare, « Experiment Chamber », lui », relève un certain côté jeu vidéo, notamment grâce à ces éléments électroniques oldies. La suite du morceau est plus sombre et arrachée, plus lente aussi, mais toujours aussi agressive, les guitares et les chants accentuant cet effet. Et ce, entièrement dû au fait que l’auditeur se situe désormais dans la chambre d’expérimentation, celle où les âmes sont ôtées des corps humains afin d’atteindre la crémation.

Deux autres pistes se démarquent de cet opus, à savoir un « Right Now » de Korn totalement revisité, la mélodie principale étant cette fois-ci aux claviers. Le groove reste là, la basse toujours aussi mise en avant, mais comme on s’en doute, les parties industrielles en arrière plan amènent un côté plus robotique et futuriste, parfois même plus malsain. Aimera qui voudra cette reprise des plus particulières. L’opus en tout cas se termine avec un « TAU » totalement instrumental et cosmique, malgré un certain rythme dansant par moment et des éléments mécaniques. Ici c’est totalement symbolique : plus de chant, plus de guitares, donc plus d’humains en tant que tel. 2012 avant l’heure.

Deathharmonic nous fait donc un album plutôt mature et immersif, violent et incisif, dans une bonne veine cyber metallique. Bien décapant, cette œuvre n’est pas à conseiller à toutes les oreilles, les plus curieux et férus d’expérimentations cybernétiques y trouveront certainement leur compte, alors n’hésitez pas à découvrir ces quatorze titres, ainsi que ces samariens, ils en valent le coup.

 

Seecrees : Genesis

Ξ juillet 11th, 2011 | → 3 commentaires | ∇ Cyber Metal |

Seecrees : GenesisC’est la folie ! Depuis plusieurs années, les groupes de Metal Moderne n’en finissent pas de fleurir, ainsi que la vague Cyber Metal dans ses filets, menée de pied ferme par Sybreed ou encore Illidiance. Alors que les années 2000 faisaient apparaître une scène quelque peu timide, le palier 2010 semble au contraire lui être bénéfique, les dernières sorties en date en la matière étant de bons exemples (Neurotech, The Interbeing, Kreepmaster, etc).

Pourtant, il semblerait que le Cyber Metal soit quelque peu en stagnation selon les sous-genres qu’on peut lui offrir (cyber metal, cyber thrash, cyber core, cyber death, cyber black etc), et il existe actuellement trois écoles que nous retrouvons assez couramment : les admirateurs de Fear Factory, ceux de Sybreed, ceux d’Illidiance, ou les trois. Seecrees fait partie de ces formations fanatiques des russes précédemment cités, et lorsque ce ne sont pas les suisses qui sont à l’honneur, c’est ce grand pays de l’Est. Ce quartet fondé à Taganrog officie donc dans un Cyber Metal très proche de leurs confrères, avec une petite touche death mélo par dessus. Mais il n’empêche que les ressemblances sont frappantes, l’alternance des vocaux en étant une, la façon d’agencer les éléments électroniques en étant une autre. Et ils ne sont pas russes pour rien. En matière d’électro/indus, ces derniers ont tendance à rendre leur compos, même metal, quelque peu « techno » ou typé discothèque, à l’instar de Xe-None entre autres.

Seecrees propulse donc sa musique dans le futur, futur dans lequel, une nouvelle fois, il faut s’attendre à voir émerger un nouveau monde et de nouvelles formes de vie…artificielles, l’homme ici étant, encore une fois, la proie de mécanisme de transformation, créant un double de lui dans un univers post apocalyptique, où une nouvelle genèse n’est que le point culminant.

Le concept tourne en rond, ainsi que l’album, doté de neuf titres. Le Cyber Death melo de Seecrees n’apporte rien de véritablement nouveau à la scène cyber, si ce n’est que prouver qu’elle est peut-être en train de régresser de ce côté là. Malgré l’introduction électronique, spatiale et planante, plutôt mécanique avec ce rythme entêtant, la suite de l’opus ne tient pas le fil et il s’avère que l’on se retrouve avec un mélange maladroit d’éléments. En fait, les instruments sont mal superposés, et le rendu est quelque peu étrange et décousu. « Two Sides  of Me » (que ce soit la version anglaise ou russe) est un bel exemple, notamment dès l’introduction. Heureusement la suite colle mieux, mais le surplus d’éléments électroniques et futuristes pourra en rebuter plus d’un. Les riffs death melo sont assez banales et peu exploités, malgré quelques légères prises de risque. Enfin l’alternance de chant est aussi assez maladroite, le growl étant acceptable mais le chant clair, proche de celui d’un Bill de Tokyo Hotel, peine à être attrayant ! A trop vouloir copier Illidiance, on tombe dans une pale copie, malgré cette volonté certaine de bien faire.

L’horreur continue avec un « Neuron » bourré aux hormones électroniques, techno dans l’âme et insupportable (claviers et techno beats en tête). Le côté cyber disparaît pour laisser place à un chant clair prédominant, niais, pour une approche davantage commercial. Si le cyber metal, méconnu, souffrait de son aspect underground, particulier et atypique, on pourrait presque affirmer que Seecrees tente de l’exporter jusqu’aux oreilles les plus sensibles. Dynamique, peut-être, mais trop techno et trop long.

Heureusement qu’un « Assassin » ou qu’un « Suicide Device » rattrapent le tout. Davantage froids, mécaniques et décharnés, plus centrés sur les riffs, malgré cette omniprésence de claviers et de samples, plus sombres et cybernétiques, mais toujours très proches d’Illidiance. Ces deux morceaux sont ceux qui se sont le plus assimilés au concept, avec ce growl rageur et ce côté métallique machinisé. Seul hic : le chant clair de nouveau, vraiment trop niais…

Étrange cependant qu’est le morceau « Genesis ». Il se démarque beaucoup de l’album en général, mieux dosé, bien cybernétique, plus mécanique dans son exécution, post apocalyptique, électronique sans trop en faire. Exit le chant clair niais, voici un mélange de growl et de chant « clair » inconnu, plus à la Illidiance étonnamment. Eh bien il s’agit d’un featuring avec ces derniers et on comprend donc mieux pourquoi ça devenait plus agréable et immersif.

Ne se le cachons pas, ce « Genesis » de Seecrees est un mauvais album de Cyber Metal. Auto produit, peut-être, mais pas convainquant et finalement peu innovant. Si vous voulez vous croire en techno party avec un semblant de death melo et cet enrobage cyber, vous pouvez sans hésiter vous lâcher sur cet opus. Par contre, l’amateur de Cyber metal digne de ce nom risque d’être déçu.

 

The Interbeing : Edge of the Obscure

Ξ juillet 5th, 2011 | → 0 Comments | ∇ Cyber Metal, Metalcore |

The Interbeing : Edge of the ObscureFormé en 2001 par Dara Toibin, Torben Pedersen et Jacob Aa Hansen, The Interbeing n’était juste qu’un élément de plus dans la sphère du metal danois, avant la sortie de leur première démo et l’obtention de plusieurs prix, dont le Danish Metal Awards, l’Underground Music Awards ou le Royal Metal Grand Prix. Dix ans plus tard, la formation devenue quintette arrive sur le devant de la scène afin de développer un son déroutant, influencé par différents styles musicaux.

En effet, dès les premières écoutes, nous retrouvons facilement à l’intérieur de ces onze morceaux, les riffs syncopés et polyrythmiques de Meshuggah, des mélodies à la Soilwork, des parties industrielles à la Fear Factory voire Sybreed, ainsi que de forts relents metalcore. Du neo-thrash à tendance metalcore donc ? On pourrait dire ça, même si l’album et la musique de The Interbeing restent riches et ne se limitent pas qu’à cette étiquette-ci…

Car à travers ce style particulier, ce genre de metalcore industriel moderne, nous nous retrouvons en plus avec de forts accents cybernétiques, la faute aux nombreux éléments indus aux claviers, à cet aspect froid, mécanique et futuriste, à l’alternance chant crié/clair/synthétique, à ces ambiances déshumanisées, sombres et perdues…The Interbeing, même si piochant dans différents styles, originalise le cyber metal en cette année 2011, lui donnant plus de force, d’intensité et d’agressivité…

Ici, comme une majorité de groupes cyber, la musique suit un concept et un certain type de parole. « Edge of the Obscure » n’est autre que l’arrivée d’une nouvelle ère pour les personnes les plus décharnées…le concept met en avant une entité de fiction, mi machine-mi humaine (la pochette la représente bien), entité que nous suivons du début à la fin de l’album. « Ledge of Oblivion », dernier titre, n’est autre que le passage de la créature de « l’autre côté », après que nous l’ayons suivi dans la dystopie et des mondes distincts. Le côté obscur donc, n’est autre que le passage vers ce monde sombre et oublié, dans lequel règne une imposante et perpétuelle éclipse de soleil.

Cela ne vous dit rien ? Un certain groupe français, Fractal Gates, bien qu’officiant dans un melodic death, avait exploité ce genre de concept avec un « Altered State of Consciousness » (le livret en est le plus belle exemple) grâce à une production signée Jacob Hansen dans ses propres studio. La relation ? Rien à voir avec le bassiste Jacob Aa Hansen (il y a de quoi se tromper avec un patronyme presque identique!) mais le sieur a produit ce “Edge of the Obscure” ainsi que des groupes tels que Volbeat, Mercenary, Clonecircle ou Hatesphere

Jetons maintenant une oreille plus attentive à la musique, attachée par de solides chaînes à ce concept atypique. Dès l’introduction « Elusive Atmosphere », l’auditeur se retrouve plongé dans un monde obscur et étouffant, les claviers en arrière plan et les bruits étranges ne pouvant être qu’un pas de plus. Cette intro cybernétique est suivie de près par un « Pulse Within the Paradox », résultat de la fornication de Fear Factory, Meshuggah et de Trivium version cyber. Étonnant mais pas si original que ça, rien que le passage aux alentours de 03:05 aurait pu apparaître dans le « Chaosphere » de Meshuggah, tandis que le reste est du FF tout craché.

Toutefois, ce morceau est sans doute le seul à approcher de près les frontières de ces groupes, le reste étant tout de même plus personnel, malgré les riffings du même acabit. Brutal, ambiancé, synthétique, électronique, futuriste, apocalyptique…les morceaux s’enchaînent avec une violence inouïe et décapante, tels des lames de rasoir, à la manière d’un Sybreed en plus poussé, comme en témoigne « Tongues of the Soiled » . Ne vous attendez donc pas à un metalcore niais et peu original comme on en a l’habitude d’entendre ces derniers temps. La facette core est exploitée à bon escient, sans atteindre l’over dose, au sein de ce cyber neo thrash.

Si un « Fields of Grey » et son intro futurico-mécanique émotive nous propulse dans une déflagration étonnante de riffs syncopés, et de cris déshumanisés jusqu’à un refrain fort et poignant, « Swallowing the Light » n’est autre que l’approche continue vers les terres sombres précédemment évoquées. Ce titre marque la moitié de l’album et montre une approche beaucoup plus sombre et torturée, plus robotique et déstructurée. The Interbeing se fiche donc des codes et mélange encore et encore ses influences avec des éléments beaucoup plus personnels et originaux. « Celestial Flames » marque un véritable contraste avec son riffing syncopé, ses éléments electro, et son refrain destructeur. Remarquez…nous sommes avec cette créature, près de ce monde et de cette éclipse salvatrice.

L’aventure se termine en douceur et en ambiance avec un « Ledge of the Oblivion » torturé. Les cris décharnés et presque étouffés en fond renforcent l’aspect mélancolique et désolé (« oblivion » étant l’oubli), les riffs sont continu et désorientés, aseptisés, procurant un aspect technologique, et les mélodies et les arrières plan, si on élude les parties guitares (comme au début et à la fin du morceau), peuvent évoquer un « Oxygene » d’un certain Jean-Michel Jarre…

Une très bonne révélation danoise dans le domaine du cyber metal, un genre qui s’étend, s’étend, s’étend…Ce « Edge of the Obscure » signé chez Target Distributions/Mighty Music reste un album puissant et monstrueux, fait aux petits oignons, où la fusion des instruments, du concept et des styles est des plus réussie, même si les influences sont là. A découvrir donc, et à suivre de très près !

 

Azhirock : Lucifer: Annihilated

Ξ juillet 4th, 2011 | → 2 commentaires | ∇ Oriental Metal |

Azhirock : Lucifer: AnnihilatedNous sommes en Iran, dans un pays où le metal est plus qu’underground. Considéré comme un énorme péché, il est toutefois difficile de s’exprimer ou d’enregistrer quoique ce soit, même si jouer ce genre de musique n’est pas puni… Malgré tout, le bassiste et chanteur Babak Farrokhi fonda le groupe en 2005 en exerçant dans un style plus hard rock aux côté de Norik Misakian, l’un des plus grands joueurs de guitare électrique en Iran. Un an plus tard, Babak se décida à faire quelque chose de plus extrême, en compagnie de membres dont le guitariste Soheil Olfat, un des étudiants de Norik. 2006 vit la sortie de leur première démo nommée « Sacred Inferno » avant que ne sorte en 2010 leur premier album, « Lucifer : Annihilated » signé chez Bamahang Productions. A cette époque composé de trois membres, Azhirock naquit…

« …There Will Come the Night, above the Liberty Hill

There is no pain, no sorrow, even no bad feeling

There will come the Darkness, into the Mystic village

It’s time for, killing, spreading Rage…”

« Lucifer : Annihilated » n’est qu’autre qu’un album fort et intense, délivrant un réel message de paix, d’amour et d’amitié, hors des ténèbres et des guerres incessantes qui ont fait et qui font encore rage dans le monde. Babak Farrokhi et sa troupe, un peu à la manière d’un Orphaned Land iranien (à l’époque de “Sahara”), officient dans un metal progressif teinté d’éléments death, sans non plus être violent ou hyper speed. Le trio prône la douceur, même si des titres sont plus rapides ou plus acérés, mais mise avant tout sur une certaine technique et sur l’émotion.

Le livret couleur sable n’est que la première étape du voyage dans le désert iranien, du parcours émotionnel d’un groupe en devenir. Azhirock nous livre un opus charnel et personnel, loin, très loin de ce qu’on a l’habitude d’entendre ces temps-ci…Car on se retrouve avec un metal death plutôt métissé, aux nombreuses influences. Le premier morceau « Annihilated Lucifer » nous met directement sur la voix avec son intro orientale, ses riffings acérés et syncopés, ses touches de claviers à la limite de l’electro, son chant guttural grave et son chant clair à la voix entre le rauque et le cassé. Mais ce titre n’est que le début d’une aventure pas si sombre que ça, car comme le titre l’indique, (Lucifer étant souvent représenté comme Satan alors que ce n’est que l’archange porteur de la lumière !), la destruction du mal a commencé…

Après cette introduction on ne peut plus tranchante, nous nous retrouvons avec un second morceau différent et davantage thrashy, avec un chant clair et des chœurs féminins arabisants et mystérieux. Rythme dynamique et très entraînant, rien à voir avec le premier titre, mais que de plaisir à son écoute tant il est groovy.

Et c’est ce qui fait sans doute la force de cet album d’Azhirock : la diversité des morceaux. Aucun ne se ressemble, tous ont leur petit quelque chose, leur propre identité, si bien que les iraniens semblent intégrer une émotion en particulier dans chaque chanson, sans oublier leurs origines…comme tout groupe d’oriental metal, le trio intègre avec brio des sonorités orientales et très arabisantes, à la manière des riffs et solos de « Necessarily Alive » ou de « Shadow of Faith ». « Curse of Sheeva » pousse l’aspect oriental à son paroxysme, puisque tous les instruments sont employés de telle sorte que cela sonne aussi bien arabisant que mystique. Basse en fil conducteur, riffs lourds mais typiques, mais surtout, les parties claviers de Farshad Hesami nous mettent encore plus dans le bain : exotiques, chaleureux et arabico-symphoniques. Le rendu est quelque peu mythologique (Sheeva, « Shiva » étant le dieu indou de la destruction), mais aussi magique comme lors du break de milieu de morceau, tout simplement enivrant.

En terme de violence, « Shadow of Faith » ou « Parade of Animality » vont jusqu’au bout, sans non plus tomber dans le death brutal, mais l’enchaînement des riffs et des vocaux restent tout de même assez rentre dedans. A contrario, « There Will Come the Night » reste la ballade/berceuse de l’album tant elle est calme et sereine. Ode à la paix et à la lumière, ce titre est le plus émotif et le plus suave, avec un Babak en forme qui nous gratifie d’une voix à la limite du murmure, jusqu’au solo magique, jusqu’à l’arrivée des claviers, jusqu’à un chant clair ultra maîtrisé, et jusqu’à la déflagration orientale finale, gros riffs et grosses voix en tête. Le comble du progressif sur cet opus.

On remarquera aussi cette voix, le charisme du chanteur Babak Farrokhi, qui, sans non plus en faire des tonnes, arrive à alterner chant guttural et chant clair, d’une simplicité déconcertante, mais en plus, avec une émotion sans pareille. Même si son growl n’est pas non plus un des plus exceptionnels, la voix claire, par contre, l’est totalement. Si elle n’est pas rauque/cassée ou murmurée, elle est très suave voire angélique sur « Things You’ve Done » ou sur le futur excellent single, « That Someone Is Me ».

En clair, Azhirock est la révélation iranienne à découvrir, surtout quand on entend le rendu sur ce tout premier opus, excellemment produit et masterisé. Des portes leur sont certainement ouvertes, d’autant plus que le groupe s’est déjà produit à l’étranger (en Arménie entre autre). Alors en attendant, jetez vous donc dans la lumière orientale, dans cette perle de metal iranien, et n’hésitez pas à écouter le morceau « That Someone Is Me » si vous avez un creux, il représente énormément tout le potentiel d’Azhirock lorsque celui-ci veut privilégier l’émotion.

 

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