Twilight (RUS) : Awaiting the Sunrise

Ξ novembre 29th, 2011 | → 0 Comments | ∇ Melodic Blackened Death Metal |

Twilight (RUS) : Awaiting the SunriseRaté ! Il se s’agit pas d’un hommage à la célèbre quadrilogie de Stephanie Meyers. Raté ! Nous ne retrouverons pas de vampires à l’intérieur de cet opus. Raté ! Malgré les apparences et un titre évocateur, il n’y aura pas de luttes acharnées ni d’atmosphères sombres et mystiques. Twilight, c’est avant tout un jeune groupe de black/death mélodique russe qui a d’entrée de jeu réussit à se trouver un public et un label, Grailight Productions. Pas facile cependant de s’exporter à travers le monde, d’autant plus lorsqu’on officie dans un style déjà traversé de long en large par des dizaines et des dizaines de groupes. On se souviendra du mélange improbable et pourtant si efficace, froid et sombre de formations suédoises telles que Dissection ou Sacramentum. On se souviendra aussi de la vague finlandaise apportée par les Norther et consorts. Mais pouvons-nous témoigner d’une vague russe de ce genre ? Pas encore…

Pourtant, Twilight essaie, mais n’arrive cependant pas à s’extirper de ses influences finlandaises. Certes, dès le départ on sent que l’ombre de Norther ou de Skyfire plane sur l’ensemble des compositions, mais on remarque aussi un certain aspect black symphonique sur certains passages en particulier. Cette caractéristique n’est pas la plus évidente, les Russes effectuant dans un death mélodique old school teinté d’éléments black tels que la voix, certains riffs et certaines ambiances. Mais d’ors et déjà, il s’avère que les compositions de Twilight manquent de personnalité : les inspirations n’aident pas, d’une part, mais d’autre part, la maîtrise et la qualité des instrumentations laissent à désirer. N’allez pas sous-entendre que l’album n’est pas bon, mais la plupart des passages ont déjà été entendus des centaines de fois, de plus la batterie est mal mixée et enfin, le clavier sonne comme tous ces claviers amateurs que nous pouvons voir dans le commerce, à savoir que les sons ne sont pas convaincants, que ce soient les nappes en fond ou certains effets. Même les clochettes et carillons ont un aspect trop synthétique.

Dommage donc qu’il n’y ait pas un effet d’authenticité, mais ajoutez à cela huit titres courts et un total de trente minutes à peine, on est plutôt loin d’être particulièrement comblés. Surtout quand au bout de trois titres, la tension baisse, le tout s’essoufflant beaucoup trop vite.

Malgré tout, il y a quand même un certain dynamisme, une bonne pratique, un plutôt bon enchaînement mais cela ne suffit pas. La modulation du chant et la technique de guitare ou de batterie peinent à varier et forcément la monotonie prend place petit à petit. Ce qui est dommage, quand on entend un morceau efficace tel que « Only Pain Remains the Same » aux belles mélodies et à l’ambiance froide et nocturne. Ou l’éponyme mettant en lumière un aspect black sympho d’un côté et un aspect death de l’autre. Par contre ce qu’on peut leur reprocher, c’est non seulement l’aspect finnois reconnaissable entre mille, mais aussi cette influence italienne du côté de chez Stormlord. Non seulement le premier titre cité possède la furie et la froideur d’un « Dance of Hecate », mais le second fait intervenir Eugenia Rohlov de Torsense afin de poser une voix féminine étrange et mystique, comme sur le titre des romains.

Là où certaines formations arrivent, d’entrée de jeu, à nous livrer de très bons premiers albums, Twilight échoue, pas de façon catastrophique, mais il faut le dire, les Russes sont sans doute trop jeunes et pas assez expérimentés, même si on sent un certain potentiel. Leur album « Awaiting the Sunrise » reste correct mais sans plus, car comme expliqué, il y a bien des choses à corriger et on reste sur notre faim. On espère donc une nette amélioration. A voir…

 

Inquisitor (LTU) : The Quantum Theory of Id

Ξ novembre 28th, 2011 | → 1 Comments | ∇ Avant Garde Black Metal |

Inquisitor (LTU) : The Quantum Theory of IdLe black avantgardiste aura toujours le don de nous étonner, année après année, et ce depuis un bout de temps maintenant. De part son originalité et ses thématiques étranges, il aura toujours su se faire une place et proposer quelque chose de différent, en témoignent certaines formations telles qu’Arcturus en Norvège ou Blut Aus Nord en France.

En Lituanie, ce n’est pas vraiment le cas, non seulement parce que les groupes de black metal se font rares, mais en plus parce que le pagan et la culture locale sont les plus grandes inspirations des groupes de metal du coin. Qui aurait donc pu croire qu’une petite formation de Vilnius arriverait à mettre le feu aux poudres en sortant des sentiers battus ?

Inquisitor fait partie de ces formations culottées désirant mettre le paquet dès le départ en proposant un univers des plus inadapté, sans que cela ne paraisse trop exagéré. Composée de cinq membres, créée en 2002, la bande a plus d’une corde à son arc, en dénotent une certaine expérience musicale et une inventivité sans faille. Pour le coup, Inquisitor, mené par Lord (chanteur/claviériste) se dote d’un concept particulier et inattendu sur le combat entre déterminisme et indéterminisme, ceci mis en avant par des paroles basées sur le combat des paradigmes dans le comportement humain, les divergences entre les deux courants pré-cités, et ce qu’est la réalité. Ainsi, on se retrouve avec quelque chose d’assez théâtral, les quatre morceaux (hormis l’introduction) se découpent en trois parties, la deuxième partie étant en général plus calme que les deux autres. En leur sein, des personnages font leur apparition, tels que Zeroth A, Traveler, l’infini, ou encore ‘Gadget‘, le programme informatique, qu’on peut aussi voir comme un algorithme, histoire de coller au concept. A savoir aussi que ces personnages sont interprétés par le même chanteur, c’est à dire Lord, qui n’hésite pas à jouer les rôles jusqu’au bout, par exemple en prononçant de drôles de lorsqu’il s’agit de ‘Gadget‘. Le pari est osé en tout cas, non seulement ce n’est pas forcément facile de parler le langage informatique mais en plus, cela peut être étrange d’entendre ces termes au sein même d’un black metal mélodique. Enfin on se retrouve avec un livret des plus complets, mettant en valeur ce côté théâtral, notamment avec le listing des personnages au tout début, avec leur ordre d’apparition, mais aussi avec le découpage des parties, des actes si on peut dire, tous portant un nom. Le décor se veut très cybernétiques, des rouages, des machines, la déchéance de l’être humain, bref…rien de bien positif mais vous en conviendrez, Inquisitor ne fait pas les choses à moitié avec un concept pareil.

Il aura en tout cas fallu plus de deux ans à l’album pour sortir chez un nouveau label lituanien Forgotten Path Records. Non seulement la session d’enregistrement aux Thrigger Studios s’est passée en 2008, mais le mastering et mixage s’est fait entre 2008 et 2009, et enfin la sortie officielle s’est effectuée en 2010. Inquisitor n’aura pas perdu son temps, prenant non seulement son temps pour mettre en place les idées et les morceaux mais s’évertuant en plus à rendre ce concept le plus intéressant et riche possible. Le fonctionnement aura été plutôt rigide, étant donné que le quintet a décidé de faire quatre/mouvements, comme dans une symphonie classique.

Pourquoi donc suivre l’organisation d’une symphonie classique ? Tout d’abord pour relever, une fois de plus, le côté théâtral, mais surtout parce que le clavier n’est autre qu’un grand piano. Ce dernier est quasiment omniprésent, agissant en fil conducteur. Puissant, il intervient toujours lors de passages importants, maîtrisé par Lord (pianiste de son état). Ses compositions sont donc riches et virevoltantes (« Die Welt als Wille und Vorstellung » par exemple) et font preuve de technique, notamment lorsque le piano arrive à imiter les riffs, eux-mêmes (« The End of Certainty, Supremum »). Vous l’aurez compris, cet instrument fait partie des pièces maîtresses de la musique d’Inquisitor.

Allons dans le vif du sujet et découvrons ensemble et concrètement la musique d’Inquisitor. Ce « The Quantum Theory of Id » démarre avec une introduction « Infimum » où les seuls sons que l’on peut entendre sont des bruits industriels, un bruit blanc parfois, et une narration prise dans la distorsion d’une radio pour un résultat assez synthétique. Cette narration tente de nous expliquer le concept, même si l’ensemble peut forcément paraître abstrait. Mais les vraies explications se retrouvent avec les quatre morceaux suivants. « Pricipia Mathematica Philosophiae Naturalis » propose un dialogue entre l’algorithme ‘Gadget‘ et le philosophe Zeroth A sur une musique black dotée d’un chant tout ce qu’il y a de plus caractéristique. Les mélodies à la guitare sont difficiles à appréhender (sans pour autant dire qu’elles sont absentes) à cause de leur complexité et de leur côté tordu, symbolique même du crash du programme. Le piano renforce encore plus ce côté alambiqué et étrange, même lors d’accélérations du plus bel effet. Rien de très agressif en tout cas, tout se base littéralement sur la maîtrise et la technique des instrumentations, afin de nous livrer quelque chose de relativement progressif, futuriste et particulier. Pas besoin d’effets sonores électroniques, tout est fait grâce aux guitares et au piano et lorsque les pauses apparaissent, ces dernières ne peuvent que soulever cet effet de combat entre deux avis bien opposés.

Les morceaux sont très longs (plus de neuf minutes en général) et cachent leur dose de mystère, d’ambiances et de surprise. « Corpus Hermeticum » et son ensemble bien black jouit d’une excellente progression, mise en lumière par de très bon riffs, une bonne panache, un chant torturé, et une atmosphère sombre et dramatique instaurée par l’apparition du piano en duo avec les guitares. Après la pause, propre à chaque titre, tout se dote d’un grain de folie supplémentaire, pour nous octroyer d’atmosphères black typiques avant de passer aux mélodies tordus aux consonances death et à une fin en apothéose.

« The Quantum Theory of Id » prend tout son sens lors de son écoute intégrale, chaque titre étant la continuité de l’autre, histoire de nous narrer les événements liés à cet affrontement déterminisme/indéterminisme. Jouissant d’une production et d’un concept musical en béton, cet album pourra sans doute en réconcilier plus d’un avec l’avant-garde, tant l’œuvre livrée ici est riche et maîtrisée, de bout en bout. Complexe et bien ficelée, elle embarque l’auditeur dans un univers particulier mais recherché, offert par un combo privilégiant la qualité à la quantité. Une très bonne découverte , pour le moment disponible sur le site du label Forgotten Path.

 

Vildhjarta : Masstaden

Ξ novembre 23rd, 2011 | → 9 commentaires | ∇ Math Metal |

Vildhjarta : MasstadenQu’on le veuille ou non, depuis l’avènement de Meshuggah, une horde de groupes essaie d’effectuer dans le même registre, s’évertuant à officier dans un metal expérimental, technique et progressif à souhait, jouant avant tout sur la polyrythmie et la dissonance des riffings. Ce style de jeu prendra vite le terme de « mathcore », pour l’aspect mathématique dans l’exécution des riffs ainsi que pour le mélange avec certains éléments provenant du metalcore. Le terme « djent » est aussi mis en circulation depuis peu maintenant, afin de qualifier le ton de la guitare.

Si l’on avu la naissance de groupes tels que Periphery, Texture ou Tesseract ainsi que leur ersatz, certains tels que Cruentus ou The Interbeing ont réussi à intégrer un panel de nouveautés et d’éléments cybernétiques, faisant ressortir leur musique de cette masse devenue quelque peu volumineuse. Mais alors que l’on aurait pu croire que le mathcore tournait en rond, surtout au cours de ces années 2010-2011, les pales copies devenant (trop) nombreuses, un petit groupe suédois sort de l’ombre, après une formation récente et une démo « Omnislash » ayant déjà récupéré de très bons avis.

Qui sont donc les membres de cette formation au doux et étrange nom scandinave ? D’où sortent-ils ? On se le demande bien, car ces sept garçons dans le vent ont réussi à percer le tissu noir enfermant tous les groupes de « djent » dans le même panier. Les voilà donc chez Century Media avec une production signée Jen Bogren (Opeth, Devin Townsend) pour la sortie de « Masstaden », prenant le nom d’une ville. On vise le sommet, on voit tout en gros, peut-être devrions nous nous poser la question quant à la sincérité de ces membres, prétendant faire quelque chose d’aussi organique que possible. Qui a évoqué le terme « commercial » ? La moindre prononciation de ce mot serait une erreur, car Vildhjarta est loin de faire quelque chose d’accessible ou de conforme aux formations sus-citées. Bien qu’inspiré par Meshuggah, le combo fait quelque chose d’extrêmement expérimental et dissonant, les oreilles les moins aguerries auront sans doute du mal à se faire à cette cascade de technique et de parties arythmiques.

Mais ceci ne fait pas tout dans la musique de Vildhjarta, qui bien qu’usant les guitares à un niveau extrême, arrive à faire ressortir une âme et une personnalité atypiques. La pochette et les introductions de « Shadow » et « Dagger » pourraient nous induire en erreur sur le style pratiqué. Non il ne s’agit pas de goth metal, il ne s’agit pas non plus de doom. Il s’agit bien d’un mathcore, mais un mathcore loin d’être survitaminé ou bourré d’hormones. Vildhjarta ne fait absolument pas dans la rapidité ni dans l’agressivité accrues. Ici, l’auditeur se retrouve au sein d’atmosphères : sombres, lugubres, inquiétantes, elles forment un contraste net avec cette polyrythmie des riffs. Les claviers sont donc bien mis en avant, à la manière d’un Born Of Osiris revisité (« Benblast »), et se retrouvent accompagnés d’une batterie et de deux guitares maîtrisées au possible. Les jeux sont expérimentaux et progressifs, si bien que tout s’enchaîne, sans retour en arrière. Pas de refrain ni de couplet « type », nous suivons les péripéties narrées dans les fables de Vildhjarta, péripéties ponctuées par des interludes instrumentales du plus bel effet (« Ostpeppar », « Nojja »), où tout se joue sur les harmonies effectuées à la guitare, parfois acoustiques.

Le chant n’est pas un élément important, en témoigne son caractère occasionnel. Même si les chanteurs sont au nombre de deux, on remarquera que ce chant est utilisé à bon escient, afin de ne pas noyer les compositions de parties hurlées et passionnées. « Dagger », entre autres, montrera une alternance chant crié/growl tandis que « Traces », lui, sera plus avare en chant le long de ses six minutes, mais des parties chantées en clair se feront entendre, relevant le côté mélancolique et glauque des compositions. Une fois encore, le côté arythmique prend le dessus, le rythme ralentissant, s’accélérant, s’arrêtant, repartant de plus bel, guidé par des riffs syncopés et dissonants.

Une autre pièce maîtresse de l’album se voit incarner en « All These Feelings », essentiellement basé sur les émotions. Les guitares savent tout aussi bien se faire discrètes qu’agressives, à mesure que les claviers nous gratifient d’ambiances lumineuses et sombres à la fois. Un son strident et dissonant nous accompagne de temps en temps, pendant que les cris et growls perdurent jusqu’au moment fatidique : la pause aux alentours de 04:00 nous offre une atmosphère remarquable, où légères notes acoustiques à la guitare accompagnent un battement de cœur. La dissonance reprend ensuite de plus bel afin d’imiter ce même battement.

Ce « Masstaden » n’est pas qu’un simple album de mathcore. Vildhjarta arrive à originaliser un temps soit peu le genre, et même si certaines influences sont là, l’ensemble n’en reste pas moins atypique et différent de ce qu’on a l’habitude d’entendre ces derniers temps. Un opus qui peut se vanter de figure au panthéon des meilleures sorties de l’année.

 

Souldrainer : Heaven’s Gate

Ξ novembre 22nd, 2011 | → 14 commentaires | ∇ Melodic Death Metal, Symphonic |

Souldrainer : Heaven's GateIls nous avaient émus, ils nous avaient touchés, ils nous avaient embarqués dans un univers poignant, sombre et désespéré, et les voici revenus, quatre ans après le désormais reconnu « Reborn ». Ce dernier témoignait d’une maturité et d’une originalité sans conteste, proposant un death mélodique symphonique de très bonne facture, bourré de morceaux aussi prenants les uns que les autres, « First Row in Hell » ou « Angel Song » en étaient les dignes représentants.

Peu de temps après, Souldrainer céda à cette fâcheuse manie qui est de se décharger des frontmen et des principaux guitaristes, comme certains groupes récemment, trop nombreux pour les citer. Le vocaliste Johan Kiltkou et le guitariste Daniel Dlimi partent donc de leur côté, le charisme et la rage de chacun de ces deux membres étant remplacés par le membre originel, Marcus Edvardsson, s’occupant aussi de la musique et des paroles.

De nouveau, Souldrainer a décidé de travailler seul, sans producteur, afin non seulement d’éviter les influences externes, mais aussi de présenter une musique aussi organique que possible. Ce « Heaven’s Gate » se retrouve malgré tout signé chez Vicisolum Productions et enregistré aux Empire Studios, en Suède.

Comme l’album précédent, les Suédois nous proposent un album sombre et chaotique, où la mélancolie et les chœurs démoniaques sont de la partie, à travers un death mélodique loin de ressembler à tout ce qui se présente en ce moment, dans une veine moderne ou électronique. Souldrainer s’échappe donc de ce courant-ci en nous montrant quelque chose de beaucoup plus lourd et moins banal, proche tout de même des célèbres Hypocrisy ou Amon Amarth pour ce qui est du côté brute et aérien à la fois.

Il est aussi question de death symphonique sur ce « Heaven’s Gate », mais en moins accru, les arrangements purement orchestraux étant malheureusement moins présents au détriment de l’émotion. Ce sont donc les chœurs, masculins en majorité, qui servent de toile de fond, renforçant cependant le côté atmosphérique de certaines compositions, comme sur « The Quest » ou « Low » aux légères consonances arabisantes voire impériales.

De toute manière, c’est d’un monde relativement décadent que nous parle Souldrainer, la guitare mélangeant riffs death et riffs thrash dans un fond mélodique, aidée par un chant grave et hargneux au débit soutenu, comme sur l’opus précédent. Toutefois, la plus grosse différence réside dans le timbre, bien différent de celui de Johan Kiltkou, qui bien qu’étant soutenu par des effets d’amplification, restait pour le moins charismatique et bien mis en valeur. Une bonne caractéristique que l’on ne retrouve plus tellement au sein de ce « Heaven’s Gate ».

Le côté glauque a aussi perdu en intensité, puisque les samples, effets et autres chœurs féminins ne rendent plus compte de cette atmosphère dérangeante. Mais les claviers restent omniprésents, même lors du court, agressif et excellent « Fed by Fire », aux riffs imparables et au dynamisme contagieux, ou lors de « Alien Terror » un peu étrange mais aux chœurs imposants, comme sur un « Together » de Samael. En parlant de ce morceau des (petits) Suisses, les connaisseurs se rappelleront de son rythme ralenti et de son côté mélancolique, ces caractéristiques-ci étant aussi celles du nouveau Souldrainer. En effet, par rapport à un « Reborn » à la bonne rapidité d’exécution, les morceaux de « Heaven’s Gate » possèdent un rythme sans doute moins rapide, mais tout de même relativement dynamique en majorité, bien que « Low », « The God Delusion » ou « Gate Guard » soient assez lents dans leur ensemble. Et même si le groupe se qualifie de « doom/death mélo », il semble un peu exagérer de faire mentionner le terme « doom », la majeure partie des titres ayant un rythme certain et une approche death/thrash bien poussée, quoique le titre éponyme peut largement être catégorisé comme tel (avec les forts relents funéraires en prime).

Contrairement à un « Reborn » qui parfois nous proposait des sons de boîte à musique, « Heaven’s Gate » lui fait parfois apparaître quelques clochettes, de nouveau sur un « Low » mettant le paquet sur les ambiances, ou des sonorités électroniques à l’instar d’un « Gate Guard » mettant en avant ce côté extra-terrestre (la pochette!) et même atmosphérique, comme sur un « Deus Ex Machina » de The Monolith Deathcult, la brutalité en moins.

Qu’on le veuille ou non, Souldrainer a tout de même changé une partie de sa recette, rendant l’opus sans doute moins original que « Reborn » ne l’était. Même si les Suédois nous font un death mélodique loin des sorties actuelles, il n’empêche que certaines pistes voire passages détiennent des longueurs ou une linéarité quelque peu dérangeantes, rendant ce « Heaven’s Gate » moins transcendant qu’il aurait pu l’être. La banalité de certains riffs peut tout aussi bien se retrouver écrasée par une exécution bien recherchée, ce qui détonne particulièrement d’un titre à l’autre.

En clair, cet opus reste particulièrement bon, même si l’on aurait aimé plus de prises de risque et de folie, toutefois le changement de line-up semble avoir eu une certaine conséquence sur la mise en forme des compositions, le rendu étant quelque peu différent. Il n’empêche que si vous aimez les ambiances chaotiques, sombres et parfois mélancoliques, cet album pourrait vous intéresser.

 

Disarmonia Mundi : Mind Tricks

Ξ novembre 20th, 2011 | → 14 commentaires | ∇ Melodic Death Metal |

Disarmonia Mundi : Mind TricksAttention: chronique de la réédition de cet album (2011)

Depuis que Disarmonia Mundi a signé chez Coroner Records afin de sortir et de distribuer son album « The Isolation Game », ce label n’en finit pas de profiter de l’occasion pour rééditer certaines œuvres de leurs amis italiens, dont le « Nebularium » entres autres. Cette fois-ci, c’est au tour de « Mind Tricks », renouvelant non seulement la pochette (le clown est davantage mis en valeur) mais aussi la production, la masterisation et le nombre de bonustracks.

« Mind Tricks » est à la base le troisième album des turinois après des débuts quelques peu compliqués, mettant en jeu des problèmes de line up et de distribution. 2006 est donc l’année de la consécration pour Disarmonia Mundi, prenant le death mélodique de Soilwork ou de Scar Symmetry et ajoutant des éléments électroniques et atmosphériques afin de sonner plus moderne. Pari réussi pour ce combo italien, qui fait des ravage en Europe, principalement. Car même s’il a eu du mal à se stabiliser, tant au niveau des musiciens que du style pratiqué, le multi instrumentiste et producteur Ettore Rigotti a su mettre en avant son groupe depuis le début, lui donnant une fois pour toute une vie, malgré les difficultés.

Bien que la musique de Disarmonia Mundi ne soit pas la plus originale qui soit, il n’empêche qu’au sein des morceaux, il se dégage une énergie et un dynamisme qui ne sont pas à ignorer. Et même si on se retrouve avec un death mélodique moderne aux relents électroniques comme on en voit souvent en ce moment, il serait dommage de cracher sur la qualité des musiques et le talent des musiciens, loin d’être manchots. Les riffs sont maîtrisés, bien que déjà entendus, rappelant les bien connus Soilwork ou Scar Symmetry, même si par intermittence, on penserait à du In Flames (riffs et voix comprise) ayant copulé avec du Blood Stain Child, le chant de Sophia et les sonorités techno en moins (« Resurrection Code », « Nihilistic Overdrive »).

Peu de surprises malheureusement au sein de ce « Mind Tricks » conservant la même substance que la version originale, seul le son arrangé par Ettore Rigotti est plus moderne, plus dans l’air du temps, bien que trop compressé, trop lisse, ce qui nous ferait presque regretter le premier mixage. Si des titres se démarquent du lot tant par leur rapidité que leur tranchant et leur aspect plus sombre (« Parting Ways », « Liquid Wings »), d’autres restent trop gentillets et mielleux, tant par l’électronique que par l’apparition de chants clairs au niveau des refrains (« A Taste of Collapse »).

Attachons nous maintenant aux nouveautés présentes dans cette réédition, outre la nouvelle pochette et le nouveau mixage. Quatre nouveaux titres composent cet opus, ces bonus ne sont pas non plus des plus transcendants (l’inutile et niais « Celestial Furnace » version multimedia) mais « Ringside Seat to Human Tragedy », en duo avec Christian Alvestam (Solution .45, ex-Scar Symmetry) nous gratifie d’un growl digne de ce nom et d’un ensemble peut-être moins banal, avec de bons riffs efficaces.

L’album n’est pas non plus révolutionnaire mais est bien révélateur du travail et de l’univers de Disarmonia Mundi, qui avec le temps, ne cesse de s’attirer de plus en plus de fans. Toutefois, la réédition de ce « Mind Tricks » est plus intéressante pour la beauté de l’objet et pour les non connaisseurs du groupe, le tout restant tout de même (trop) fidèle à l’original, les bonus en plus. A vous de voir ce que vous voulez en faire.

 

Seydr : Every Cloud Has a Silver Lining

Ξ novembre 15th, 2011 | → 1 Comments | ∇ Industrial Death Metal |

?????Né dans les Landes françaises en 2009 avec l’envie de créer un univers alliant riffs death metal et sonorités synthétiques du metal industriel, Seydr a su s’imposer afin de sortir son premier EP « Every Cloud Has a Silver Lining ». Pochette et univers froid pour ce quintet qui a su d’office mettre les petits plats dans les grands afin de nous proposer une sortie de qualité. En effet, Mathieu Pascal de Gorod a su apporter sa pierre à l’édifice en matière de production et de mixage, et le résultat est là, s’adaptant parfaitement à l’univers proposé par les Aquitains.En effet, le temps de cinq morceaux, le groupe a réussi à intégrer autant de lourdeur que de mélodies et d’ambiances au sein d’un death metal moderne et industriel de grande qualité. La paire de guitariste arrive à nous offrir des riffs aussi puissants que maîtrisés, tout en intégrant une once de mécanisation à leur exécution, à l’instar d’un « My Genesis » aux consonnances Meshuggesques sur certains passages, notamment avec l’apparition d’un riff dissonant, précis et syncopé.

Seydr arrive à semer des nappes de claviers là où en attend pas forcément. Le clavier est tout d’abord utilisé avec parcimonie, de sorte que le côté indus n’empiète pas sur le côté agressif et rentre dedans du death metal. Les ambiances sont alors tantôt relevées par les riffs, tantôt par les claviers, s’imposant par exemple sur l’introduction mécanique et futuriste de « Half Death », s’accaparant le rôle d’interlude sur le même titre, avant de conclure avec un côté atmosphérique bercé par des guitares lourdes et continues, tel un Hi-Tech en plus féroce.

L’éponyme « Every Cloud Has a Silver Lining » nous embarquera au sein même de la pochette. Nous voilà donc piégé par les glaces, sous une couche épaisse de brouillard. Seydr nous offre un death metal rageur et tranchant, soutenu par un growl précis et maîtrisé, avant de nous gratifier de nappes de claviers glaciaux mais pénétrants, histoire de nous proposer un break atmosphérique qui sied bien au final prévu pour ce morceau.

Malgré tout, il est un point à ne pas négliger concernant la dynamique des titres. Certes incisifs, le tout manque souvent d’accélérations, si bien qu’on se retrouve peut-être trop souvent avec un tempo moyen voire « lent » selon les passages. Seydr aurait peut-être du varier ces rythmiques afin de nous proposer quelque chose de plus diversifié. De plus, les sonorités aux claviers ont tendance à se ressembler au sein même des cinq morceaux.

Toutefois, le plus beau coup de maître se situe sans aucun doute sur « Hourglass », jouant allègrement sur les atmosphères à partir de 02:56, période dans laquelle l’auditeur se retrouve prit dans une harmonie magnifique entre riffs lourds, mélodies froides et inquiétantes, et claviers atmosphériques. Le growl arrive donc à se tailler la part du lion sur ce final inattendu et en crescendo, le dernier solo étant soutenu et interminable, avant un ralentissement et une ultime nappe glaciale au clavier.

Seydr nous concocte donc un bon premier EP mélangeant le côté lourd des riffs au côté éthéré des claviers, le tout se dotant d’une enveloppe glaciale et moderne des plus appréciables. Le quintet a réussi, en un premier jet, à nous offrir une alliance douce mais mécanique, tout en acquérant une certaine personnalité, personnalité qui se devra d’être plus marquée dans le prochain album, si tant est qu’il y en ait un.

 

Neroargento : Three Hours of Sun

Ξ novembre 12th, 2011 | → 1 Comments | ∇ Alternative, Electro Metal |

Neroargento : Three Hours of SunNeroargento fait partie de ces découvertes musicales actuelles, mises en valeur par le label italien Coroner Records au cours de l’année 2011. Ce one man band fondé courant 2010 a en tout cas plus d’un atout, et le sieur Alessio a de quoi nous le prouver. Ce multi instrumentiste, déjà membre dans plusieurs formations, a décidé de mettre toutes les chances de son côté en s’occupant de tout de A à Z, cet italien préférant travailler seul et trouvant que l’inspiration lui est plus favorable dans ce genre de cas. Il est donc temps d’en avoir le cœur net, et la sortie de son premier album « Three Hours of Sun » est une aubaine.

Alessio s’inspire des pays nordiques pour le nom de son album, ces derniers n’ayant que très peu d’heures de soleil lorsque l’hiver et les fortes tempêtes de neige apparaissent. Malgré le mélange de la couleur noire et grise dans la formation de son nom de scène, Neroargento ne fait rien de relativement froid ni sombre, étant donné que sa musique se veut pour le moins lumineuse, dynamique et originale.

Neroargento puise sa source dans le metal industriel de Nine Inch Nails, les débuts de Filter, et le neo metal de Linkin Park, proposant un ensemble compact, varié et diversifié. Ainsi, même si la base reste électro, l’ensemble s’emprunte d’éléments du metal alternatif, en témoignent les influences hors metal tels que le hip/hop ou le rap. Car il est clair qu’Alessio s’est fait plaisir et a laissé cours à son imagination, imposant sa folie créatrice. Si un « Trust » montre quelque chose de lourd, simple et dynamique, avec en guest Ettore Rigotti (Disarmonia Mundi) au chant, « Play Us Loud » nous balance un langage extra-terrestre étonnant, tandis que « Daedallus Calls » nous propose une facette résolument électronique et robotique, grâce à l’intégration de samples et de sons très synthétiques.

Les gros riffs et les claviers se taillent la part du lion, même si le chant aigu et aérien proche de celui de Richard Patrick de Filter ou de Chester Bennington de Linkin Park s’impose, malgré ce côté déjà entendu (« Advertising Muse »). Mais sur un « Helpless Like You », on découvre quelque chose de bien différent, notamment grâce à la présence de samples hip/hop, d’un rythme et d’un chant des plus caractéristiques du style. Un morceau à coup de scratch qui risque de faire plaisir aux amateurs.

Les titres sont courts et ne laissent pas vraiment le temps de découvrir tout le potentiel de Neroargento, misant principalement sur l’efficacité et le dynamisme. Par conséquence, on se retrouve davantage avec un ensemble frais, mais finalement simple et minimaliste, tant cela semble si facile d’accès. Manque de maturité sans doute. Il aurait fallu plus de subtilité et de prises de risque afin de ne pas avoir l’impression d’avoir déjà entendu ce que nous propose ce one man band. Toutefois, l’approche reste tout de même originale, grâce à la variété des éléments.

Malgré tout, le mélange électro/alternatif metal reste intéressant et bien exécuté, jouissant d’un mixage et d’une masterisation signée (encore lui) Ettore Rigotti, s’étant déjà chargé du son de Blood Stained Child, de Disarmonia Mundi ou de Destrage. Ce premier jet reste encore timide, malgré une volonté certaine de bien faire et de proposer quelque chose de rafraîchissant. On attend donc une suite moins discrète et plus imposante. Wait and see…

 

Deivos : Demiurge of the Void

Ξ novembre 11th, 2011 | → 0 Comments | ∇ Death Metal |

Deivos : Demiurge of the VoidFort d’un son sec, brutal et technique, Deivos s’est imposé en quatre ans grâce à deux albums efficaces et violents nommés « Emanation of Hatred » (2006) et « Gospel of Maggots » (2010). Ces derniers renfermaient l’agressivité polonaise bien légendaire, tout en étant le reflet même d’un death metal déjà mature et bien exécuté, tels leurs compatriotes d’Azarath ou de Lost Soul. Un an plus tard, Deivos sort sa nouvelle offrande « Demiurge of the Void », signée une nouvelle fois chez le bien connu label Unique Leader Records et enregistré aux prestigieux Hertz Studio.

Les polonais ne changent pas leur formule, laissant de nouveau le design de l’artwork démoniaque entre les mains du tatoueur Andrzej Lenczuk, et ne lésinant pas sur l’agressivité de leurs compositions. Les huit titres sont remplis d’une rage évidente et jouissive à mesure que les membres nous assènent d’éléments techniques, autant au niveau des riffings tranchants et maîtrisés que de la batterie écrasante et précise, à l’instar d’un « No Gods Before Me » dégoulinant de sueur et de hargne.

Alors que l’opus précédent nous avait montré un combo au sommet de son art grâce à une technique et une originalité sans faille, ce dernier met plus l’accent sur la rapidité d’exécution et la lourdeur des guitares, privilégiant des passages légèrement plus posés mais toujours incisifs, et une certaine linéarité présente de morceau en morceau. Toutefois, la brièveté des compositions prouve que Deivos sait être efficace, brute, rapide et technique, comme sur un « Extreme Unction » jouant sur la précision de riffs mécaniques et de soli déchaînés.

Comme à l’accoutumée, les polonais intègrent des samples étranges à la fin voire au début de leur titres. Ces samples frôlent l’électronique sur certains passages (« And the World Became Flesh », « Absolute of Hatred ») mais font plus souvent office d’atmosphère, renforçant un certain côté effrayant et mécanique (« Code of a Dead Deity »). Longs de quelques secondes, ils ne sont pas là pour s’imposer, mais nous pouvons les voir comme une sorte de marque de fabrique, quelques groupes de death metal s’étant déjà teinté d’éléments industriels (Crionics, Hate).

Deivos conclut sur un « Panacea » où les jeux de batterie sont à l’honneur le temps de plus de six minutes, les techniques étant bien employéees et atteignant leur paroxysme en milieu de morceau alors que le growl et les riffs écrasent tout sur leur passage. Une conclusion un peu longue, certes, mais révélatrice d’une maîtrise et d’une suite d’autant plus encourageante qu’attendue, la scène polonaise prouvant une nouvelle fois que son death metal reste et restera de qualité.

 

Sworn (ARM) : Tended High

Ξ novembre 9th, 2011 | → 7 commentaires | ∇ Death Metal, Progressive Metal |

Sworn (ARM) : Tended HighComment ne pas succomber à la magnificence d’une œuvre vous transportant au-delà de toute espérance ? Le piège de l’addiction peut être tout proche à mesure que vous vous imprégnez d’un ensemble musical et de l’univers d’un groupe.

Ces tons de bleu ainsi que cette vue sur les sommets infinis d’un château ne sont que les reflets même du transport musical ainsi que de notre envie de céder et de ne plus lutter face à cette harmonie de notes et de couleurs.

Les arméniens présentent leur deuxième œuvre en 2006, nommée « Tended High », un titre ne pouvant que nous inciter à aller encore plus haut et plus loin. Pourtant méconnu, ce petit quintet a plus d’une corde à son arc en ce qui concerne l’inspiration et la création car au sein sept titres on atteint un stade de plénitude absolu, c’est le moins que l’on puisse dire. Sworn est à ne pas confondre avec le groupe norvégien de black mélodique du même nom car ici il s’agit de death/black mélodique, atmosphérique et progressif. Beaucoup de termes pour qualifier la musique des arméniens. En tous les cas, il est sûr que rien n’a été bâclé, la qualité des morceaux le prouve totalement.

Si vous voulez vous bercer de mélodies mélancoliques et magnifiques le temps de quarante et une minutes, cet album est à vous. Beau, riche, diversifié, « Tended High » est un très beau condensé d’émotions et d’ambiances effectué grâce à des parties acoustiques à la Opeth mais aussi grâce à des claviers imposants, planants et parfois symphoniques, parradés de guitares tranchantes.

Si le death prog de Sworn peut irrémédiablement évoquer Opeth, il y a bien d’autres figures du metal extrême pouvant faire leur apparition lors de l’écoute de cet album. Notamment les « héros » de nos compositeurs, à savoir Ihsahn, Samoth, Garm et Vortex. L’hommage à ces messieurs est non seulement rendu à la fin du livret, mais l’écoute approfondie de l’album nous met aussi sur la voie. Alors que les deux premiers ont apporté une influence particulière sur la composition des morceaux, des atmosphères et des parties black proches du travail d’Emperor sur les derniers opus, l’influence Garm/Vortex se fera davantage sur les vocaux, et surtout le chant clair, n’empruntant pas le même timbre mais plutôt les mêmes intonations et utilisations, histoire de relever le côté astral, atmosphérique, limite cosmique de morceaux tels que « In My Soul Despair » ou « Church Obliteration ».

Hormis cela, nous nous retrouvons avec des titres longs, fouillés et différents. Ainsi, si la majeure partie des titres se situent en mid tempo, nous pouvons aussi avoir des accélérations tout comme à des ralentissements, des breaks ou des parties acoustiques, paradés de claviers doux et mystiques en fond d’ambiance. « I Am of Night » par exemple contient un bon nombre de ses éléments, le chant tendant à être black et criard même si un chant clair mélancolique et planant fait son apparition en duo avec des arrangements symphoniques du plus bel effet.

Mais c’est sans doute le titre éponyme qui pousse le tout à son paroxysme, l’auditeur étant littéralement pris au piège par ces harmonies, ces ambiances, ces mélodies, ces instruments, ces voix…les quasi dix minutes passent beaucoup trop vite à mesure que les guitaristes nous offrent des plans orientaux appréciables. Et même quand nous pensons que c’est fini, il y a toujours un passage doux et calme, où se mêlent guitares acoustiques, percussions, piano et claviers pour nous bercer jusqu’à la prochaine accélération, le prochain solo en l’occurrence, suivi de suite par un ralentissement incroyable et un growl profond, le tout étant plus proche d’un doom/death écrasant, le fond d’ambiance relevant encore plus ce côté mélancolique qui ne cesse de nous suivre le long de cet opus.

Et même si Sworn est doué dans les parties extrêmes, il l’est aussi dans les parties instrumentales et acoustiques, tels que l’intro ambiente et nature « Once a Rainy Solitude » et l’outro « Nothing Lasts », planante et latino sur les bords.

Malgré son aura, ce « Tended High » comporte des défauts tels que le nombre et la qualité des pistes instrumentales, tout de même moins fouillées que les « vraies » compositions, malgré leur charme certain. Les claviers ont souvent un son trop amateuriste malgré le fait que les mélodies soient justes et que les nappes en fond d’ambiance collent parfaitement à l’univers musical de Sworn. Sinon, forcément, les influences peuvent faire défaut, même si pour le coup, les arméniens les utilisent avec justesse, sans pompage.

En définitive, il est clair que les adorateurs d’harmonies, de mélodies mélancoliques et d’ambiances seront comblés avec cet album riche de death/black/prog/atmo, si toutefois vous ne recherchez pas d’agressivité ou de violence.

 

Izmoroz : Otmoroz

Ξ novembre 6th, 2011 | → 18 commentaires | ∇ Black Pagan |

Izmoroz : OtmorozLes russes ont toujours été doués pour nous surprendre, autant dans le bon que dans le mauvais sens du terme. Depuis des années maintenant, les voilà qui tentent de nous proposer des choses fraîches mais disparates, sans non plus faire originaliser les choses. Certains arrivent à sortir des sentiers battus, d’autres non. Et même si le manque de reconnaissance pèse, il ne faut pas oublier que certaines formations, malgré leur anonymat (ou presque), peuvent surgir d’on ne sait où, afin de nous proposer une musique différente.

Izmoroz surgit donc de Moscou. Le quatuor a déjà cinq albums à leur actifs, la plupart n’étant pas connus, faute de distribution. La signature chez Grailight Productions est en passe de changer la donne, la promotion étant cette fois-ci plus grosse, et le travail effectué sur le « Otmoroz » en question étant plus conséquent. En effet, les russes ont décidé de jouer la carte de la folie, de la parodie, de la gaieté, afin de nous livrer quelque chose de dynamique, dansant et changeant.

Étrange cependant qu’un groupe au nom russe du givre puisse pondre d’un opus portant la traduction de « engelure ». Il n’y a rien de réellement froid, ni d’irritant au sein de ces onze morceaux. Juste une envie de rire un bon coup et d’entrer dans le monde particulier d’Izmoroz. N’imaginez rien de péjoratif dans mes propos. Les russes nous montrent seulement quelque chose de parodique et rigolo, à l’instar de la pochette de Tarkan où se côtoient une soucoupe volante, et un chevalier sur son cheval couché, apeuré par un dragon en plastique.

Bien sûr, si Izmoroz use d’un black folklorique très particulier, à mille lieux des autres Finntroll, Skyforger et consorts, il le transforme en quelque chose d’assez « caribéen ». L’auditeur se retrouve avec une atmosphère de pirate, où l’on peut aisément sentir l’odeur de la mer, de la sueur et du rhum. Alors à bâbord d’abord, mettez de côtés les préjugés et c’est parti ! « Bastard People » ! Larguez les amarres ! L’ensemble dynamique, résolument black et changé en russe, avec des chants pour le moins étranges et parodiques, ainsi que des instruments folk propre à la piraterie, tels que petit violon, flûte, cornemuse, bignou, accordéon etc. On est plus proche d’Alestorm que de Pirate des Caraïbes, soyez-en sûrs, comme sur un « The Pit Under the Carpet » misant sur le côté fou-fou du refrain.

A contrario, « Lullaby » nous montrera quelque chose de plus incisif et rapide au couplet, notamment grâce à un côté black plus prononcé, à des blasts et à un chant black tranchant (ne vomissez pas en mer s’il vous plaît). Le refrain lui se verra soudainement ralenti pour laisser place à un chant clair russe sans doute trop gnan-gnan (serait-ce la voix du perroquet?). Mais ne vous arrêtez pas là : « You Can’t Go Through This Wood » transforme un avertissement en quelque chose de joyeux et festif grâce à l’apparition de cloches, dénonçant la manie qu’ont ces personnages qui vont dans des endroits dangereux, malgré les messages d’alertes.

Un bon exemple de démence et de « ça part dans tous les sens » résidera dans « Silvan Hulked Up from the Forest » qui en désarçonnera plus d’un, notamment à cause de l’entremêlement d’instruments aussi différents les uns que les autres, et des voix (auriez vous trop bu?). Toutefois, « Caribbean Islands » se verra plus traditionnel et plus linéaire, la faute à un rythme et à une mélodie continues. Ce serait dommage de se faire repérer par d’autres pirates. Restons calmes.

La parodie n’est pas finie, Izmoroz touche au thème de la série X-Files de Mark Snow sur « Invasion of Volkhves » (les « Volkhves » n’étant pas des extra-terrestres mais… des magiciens !). La mélodie principale se retrouve jouée par une cornemuse, entraînée par des guitares incisives, avant de se faire dépasser par un chant black puis de pirate. La fin cependant, reste bien mystérieuse et proche du thème original, avec ce xylophone en fond.

Vous descendez du bateau au bout de quarante six minutes, l’esprit un peu bancal, le regard flou. Mince, pourquoi avoir bu autant de rhum avec cette bande de pirates fous ? Peut-être, finalement, avez-vous apprécié la balade en navire, malgré sa longueur et cette impression que le capitaine vous a fait faire le tour de l’île à deux ou trois reprises. Oui, c’est bien de ce capitaine dont je vous parle, ce type avec sa voix gutturale, faisant chanter de façon étrange tout un équipage, pris entre le devoir de faire avancer le bateau et celui de festoyer avec vous à leurs côtés. Le voyage n’est pas tout à fait fini, cependant, il vous suffit juste de monter à…d’insérer le vinyle (je rigole…à peine) et de repartir.

 

Leviathan (GER) : Beyond the Gates of Imagination Pt. I

Ξ novembre 3rd, 2011 | → 1 Comments | ∇ Death Metal, Progressive Metal |

Leviathan (GER) : Beyond the Gates of Imagination Pt. IIl y a des tas de groupes portant le nom rageur du fameux monstre marin Leviathan, la plupart officiant dans du black ou du thrash metal. Ce Leviathan allemand fait partie des rares à jouer du death metal, mais pas n’importe quel type de metal de la mort. Le quintet fait dans le death progressif et avec une étiquette pareille, il est clair que nous aurons forcément affaire à quelque chose de particulier, long et fouillé.

Nous connaissons déjà Opeth et Edge Of Sanity en Suède ou Misanthrope en France, il est maintenant temps de découvrir cette jeune formation déjà auteur d’un EP sorti en 2010 nommé « From the Desolate Inside ». Ce « Beyond the Gate of Imagination Part 1 » est donc un pas de plus dans la carrière de Leviathan, qui bien qu’encore timide, arrive tout de même à nous faire un opus abouti et remarquablement inspiré.

Leviathan se dit inspiré par le death old school ainsi que par la scène scandinavienne en général en ce qui concerne le death mélodique, et cela s’entend dans la majeure partie des morceaux, détenant cette base bien présente. Des noms nous viendront forcément à l’esprit à l’écoute de certaines parties, tels que Kalmah pour le côté mélodique et véloce des guitares, In Flames ou encore Dark Tranquility. Mais il est clair que les allemands ne s’arrêtent pas là pour la conception de cet opus riche et varié. En effet, le combo ne s’est pas privé d’instaurer au sein de ses compositions des éléments classiques voire symphoniques, mais aussi des parties folk, épiques ou orientales.

« Beyond the Gate of Imagination », c’est avant tout un concept album emmenant l’auditeur de scènes en scènes, à travers le monde, ses endroits, ses idées, ses histoires. Chaque piste est différente mais les paroles et l’artwork futuriste (la porte de l’imagination) font que tout se rassemble en un tout. De plus, ce tout n’est que le reflet d’un monde imaginaire nous mettant en évidence l’échec de l’humain, d’où cette décomposition des titres en actes, au nombre de trois. Cependant, avant d’attaquer les différents actes, sachez que l’opus s’ouvre avec un prologue de quelques trois minutes, instrumental et mélodique, dans lequel Leviathan mélange riffings lourds et mélodieux sur un fond sonore quelque peu atmosphérique. Le décor est ainsi posé. Les rideaux s’ouvrent…

Acte 1 – Ce que nous faisons

Cette partie évoque la conduite de l’homme, ce qu’il a fait, ce qu’il fait et ce qu’il fera dans un futur proche. Ainsi, nous avons droit à des thématiques loin d’être glorieuses telles que les récentes catastrophes pétrolières, les guerres, les tortures. Dès un « Beneath a Blackened Sky » nous sommes plongés dans un death mélodique symphonique, le travail de compositions des claviers mais aussi des parties guitares étant tout de même bien recherchés. Même si certaines mélodies peuvent nous évoquer des formations bien connues, on ressent tout de même une certaine patte, une certaine façon de nous proposer quelque chose de frais, sans non plus être nouveau. Pour le coup, je ne parlerais pas de death metal concernant la principale influence de ce morceau, Children of Bodom. Les envolées mélodiques à la guitare ne peuvent qu’évoquer le refrain de l’éponyme « Children of Bodom », la ressemblance en étant presque frappante. A contrario, « Where Light And Death Unite » se verra légèrement plus sombre et plus lourd, même si les inspirations finlandaises restent tout de même bien présentes.

Acte 2 – Qui nous sommes

J’espère que vous n’avez pas décroché en lisant les quelques lignes du premier acte. Le second se veut relativement bien différent et on se retrouve loin du melo death finlandais. Leviathan pousse donc son concept jusqu’au bout avec un deuxième acte consacré à l’identité de l’homme, à son histoire, ses cultures, ses religions et ses abus sur la nature. Deux titres composent cette partie, de longueur moyenne. Mais déjà, le growl s’affirme, se veut plus profond, plus hargneux, ainsi que les guitares, qui se teintent d’éléments plus sombres, voire black. On retrouve aussi une touche plus folk et orientale, avec l’apparition de percussions, de sitars, de harpes et de quelques chants clairs sous couverts de guitares techniques à l’harmonie sans pareille. En réalité, rien n’est vraiment rapide ni agressif, Leviathan a trouvé un feeling qui lui était propre, sans chercher à être une entité destructrice à part entière.

Acte 3 – Nos ambitions

Cette fois-ci, le quintet rallonge la durée de ses deux derniers morceaux, les rendant encore plus prog qu’ils ne l’étaient, histoire de nous parler de l’orgueil, de l’envie, et de la mégalomanie de l’homme. L’auditeur a donc le temps de profiter, avec sept et neuf minutes de compositions, où la mélodie et les parties orchestrales se veulent plus omniprésentes. Des guitares acoustiques font leur apparition le temps d’un passage, rendant l’ensemble plus doux, plus aéré. Le growl est incisif mais a des réserves, même lorsqu’il se dirige vers quelque chose de plus criard.

En tout cas, c’est sans doute « Sway of the Stars » le pilier de cet acte, lui même divisé en trois autres actes. La progression est donc de mise, entre parties symphoniques à la limite du grandiloquent, parties plus atmosphériques, parties plus rapides et agressives. Certains seront peut-être désarçonnés par les changements de styles à l’intérieur même du morceau. En effet, il faut suivre, les instruments pouvant débouler à l’improviste, tels que les grattes acoustiques, les choeurs étranges, le piano etc. Même arrivé à la fin de l’opus, on sent que quelque chose va suivre à l’écoute de ces riffs carrés. Ce qui justifie le « part 1 » dans le titre.

Rien n’est donc vraiment fini…

Ce « Beyond the Gate of Imagination » s’écoute d’une traite, sans temps morts, malgré quelques soucis de linéarité à certains moments. Toutefois, cet album est véritablement riche, soigné, bien produit et travaillé, la qualité étant ressentie. En tout cas, Leviathan nous offre une œuvre qui se ressent et se vit, si tant est qu’on veuille bien en pénétrer le cœur.

 

ID:Vision : Plazmadkaos

Ξ novembre 2nd, 2011 | → 4 commentaires | ∇ Black Metal, Cyber Metal |

ID:Vision : PlazmadkaosLes débuts d’ID:Vision furent quelque peu difficiles, entre les changements de line up et les changements de patronymes. Les noms Desecrated et Iratus Dominatus ne faisaient pas assez expérimental aux yeux des biélorusses pour coller à leur musique. “ID:Vision” sonnait alors plus futuriste pour une époque où l’expérimentation et l’électronique deviennent de plus en plus dominants.

2007 fut en quelque sort l’année de la découverte pour le quintet qui entre deux démos, sortirent leur premier opus nommé “Plazmadkaos“. Pris dans cette idée que l’homme n’est rien face aux machines, à son développement technologique et surtout militaire, ID:Vision fait de cet album, un album sanglant où la guerre et la destruction sont les maîtres mots. La pochette mécanique montre bien ce crâne humain et ces armes, ainsi que livret, où de nombreuses images de villes détruites se suivent. En outre, ce n’est pas dans une guerre “normale” que nous nous situions, mais dans une guerre entre créateurs et créations.

Ce sont les armes énergétiques qui dominent donc, alimentées par du plasma en grande quantité (d’où le titre de l’album). Tel un chaos, ces armes détruisent tout en un rien de temps, ne provoquant que ruines et désespoir. ID:Vision met réellement l’accent sur le potentiel destructeur de l’arme, manipulée par les machines mais aussi les humains. Nous voilà donc quelque part dans le futur, dans un endroit où les sentiments, les émotions, l’altruisme n’existent même plus. Pas de pitié, autant dans les deux camps, l’humain lui-même s’étant transformé en vraie machine de guerre. “The Axe of Wrath” commence sur les chapeaux de roues et tout en expérimentation avec une déferlante de riffs black et d’éléments électroniques distordus et étranges, comme si nous nous retrouvions au sein même de tirs croisés. L’ensemble est violent et très particulier, si bien qu’on peut se retrouver désarçonnés par cette musique perturbante tant pour le côté “ça part dans tous les sens” que le côté agressif des compos, et notamment de la voix.

“Doden Force Division” jouera davantage sur les riffings, même si le tour n’est pas continu, les sons futuristes et robotiques apparaissant avec parcimonie auprès d’éléments légèrement plus death. Alors qu’un “Disphenoid’s Equilibrium” montre une facette plus symphonique avec une basse bien claquante, “Beyond Ice, Beyond Death…” prouve une fois de plus l’appartenance d’ID:Vision à la communauté cybernétique, notamment gràce à ces samples mécaniques et froids, dénués de quelconques sentiments. “DTIOG” et son simulacre de bruit de réacteur renforce l’idée tandis que l’interlude “Deathcamp Prelude” se veut horrifique, sombre et très psychologique, un peu à la Mors In Tabula. Le reflet même de conséquences terriblement désastreuses.

La suite de l’album se dote de beaucoup plus d’éléments death metal, tels que les riffs et les growls très gutturaux, mais toujours avec ces ambiances froides, apocalyptiques et futuristes, et ce côté expérimental. On est d’ors et déjà plus proche de ce que fera ID:Vision sur un “Destination Cybermind“, à savoir un ensemble beaucoup plus violent et rentre dedans, sans toutefois occulter l’aspect principalement cybernétique et cet enrobage électronique omniprésent.

Pour un premier véritable opus, on se retrouve avec un ensemble relativement bien abouti bien que difficile d’accès, notamment à cause de l’abondance peut-être trop massive de sonorités électroniques. Cependant, nous avons bien affaire à du black metal tourné vers le cyber, pour dix titres courts, peut-être, mais dix titres guerriers et mécaniques.

 

Falgar : Beyond the Fading Stars

Ξ novembre 1st, 2011 | → 1 Comments | ∇ Black Metal |

Falgar : Beyond the Fading StarsSi Salute Records a le chic pour limiter ses copies à quelques poignées, il l’a aussi pour dénicher des groupes méconnus mais au talent et au dynamisme certain. Et surtout, dans les pays les plus improbables.

Nous voici donc avec Falgar, one man band venu tout droit du Porto Rico, petite île non loin du Mexique et du Venezuela. Le sieur aura sorti un EP et un album avant de se lancer avec un deuxième jet, toujours axé sur la nature et une certaine forme de paganisme. Loin des thématiques mythologiques ou historiques du coin, Falgar nous emmène en forêt, à l’image de cette pochette verdoyante, grâce à un black metal mélodique et harmonieux.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Falgar diversifie son propos, essayant pour le coup de nous faire entendre tout un tas de choses, sans non plus avoir recours à tous les artifices possibles. Le sieur se joue multi instrumentiste, chantant à l’occasion, préférant avant tout miser sur l’osmose de ses instruments, et leur façon de nous emmener dans sa forêt natale. « The Lonely Mountain » par exemple, met l’accent sur un certain côté mélancolique et solitaire, avec une seule guitare, dont l’unique but est de se distordre avec soin, afin de nous procurer une sorte d’image grise et terne, comme une montagne, dont le titre s’inspire.

Cependant, « Until Death Takes Me » se veut plus traditionnel mais mélodique, son black metal étant tout de même dynamique, mais peut-être un peu linéaire, la faute peut-être à la qualité de multi instrumentiste de Falgar. Le chant criard est hargneux, à mesure que des passages plus calmes font leur apparition entre deux structures particulières. Un « Torches of Wisdom » joue la même carte, tout en ressemblant à certaines formations mélo black assez connues, se dirigeant parfois vers un certain côté épique ou pagan. Rien de réellement concret tout de même, seule la guitare joue le rôle principal, accompagnée d’une batterie minimaliste.

La seconde partie de l’opus se veut plus longue et plus axée sur un certain côté progressif, malgré le fait qu’on retrouve des touches déjà entendues auparavant. Falgar joue sur le côté lancinant de sa guitare, passant des morceaux plus lents (« The Tower of Light ») à des morceaux plus rapides, plus sombres, plus froids (« Before Our Passing »). Mais en tout cas, si cet aspect se veut assez traditionnel, le sieur arrive à nous concocter des titres bien différents, à l’image d’un «My Journey to the Empyrean » sans doute trop long, bien qu’habité par un instrument atypique au son bourdonnant étrange et continu. Impossible à véritablement décrire, cependant, il faut l’écouter pour le croire.

Ces sept « petits » titres sont donc suffisants pour nous présenter l’œuvre de Falgar, sans pour autant nous faire montrer au ciel. Ce « Beyond the Fading Stars », malgré son nom, s’écoute, sans non plus toucher, mais offre à l’auditeur quelques moments agréables.

 

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