ID:Vision : Plazmadkaos

Ξ novembre 2nd, 2011 | → 4 commentaires | ∇ Black Metal, Cyber Metal |

ID:Vision : PlazmadkaosLes débuts d’ID:Vision furent quelque peu difficiles, entre les changements de line up et les changements de patronymes. Les noms Desecrated et Iratus Dominatus ne faisaient pas assez expérimental aux yeux des biélorusses pour coller à leur musique. “ID:Vision” sonnait alors plus futuriste pour une époque où l’expérimentation et l’électronique deviennent de plus en plus dominants.

2007 fut en quelque sort l’année de la découverte pour le quintet qui entre deux démos, sortirent leur premier opus nommé “Plazmadkaos“. Pris dans cette idée que l’homme n’est rien face aux machines, à son développement technologique et surtout militaire, ID:Vision fait de cet album, un album sanglant où la guerre et la destruction sont les maîtres mots. La pochette mécanique montre bien ce crâne humain et ces armes, ainsi que livret, où de nombreuses images de villes détruites se suivent. En outre, ce n’est pas dans une guerre “normale” que nous nous situions, mais dans une guerre entre créateurs et créations.

Ce sont les armes énergétiques qui dominent donc, alimentées par du plasma en grande quantité (d’où le titre de l’album). Tel un chaos, ces armes détruisent tout en un rien de temps, ne provoquant que ruines et désespoir. ID:Vision met réellement l’accent sur le potentiel destructeur de l’arme, manipulée par les machines mais aussi les humains. Nous voilà donc quelque part dans le futur, dans un endroit où les sentiments, les émotions, l’altruisme n’existent même plus. Pas de pitié, autant dans les deux camps, l’humain lui-même s’étant transformé en vraie machine de guerre. “The Axe of Wrath” commence sur les chapeaux de roues et tout en expérimentation avec une déferlante de riffs black et d’éléments électroniques distordus et étranges, comme si nous nous retrouvions au sein même de tirs croisés. L’ensemble est violent et très particulier, si bien qu’on peut se retrouver désarçonnés par cette musique perturbante tant pour le côté “ça part dans tous les sens” que le côté agressif des compos, et notamment de la voix.

“Doden Force Division” jouera davantage sur les riffings, même si le tour n’est pas continu, les sons futuristes et robotiques apparaissant avec parcimonie auprès d’éléments légèrement plus death. Alors qu’un “Disphenoid’s Equilibrium” montre une facette plus symphonique avec une basse bien claquante, “Beyond Ice, Beyond Death…” prouve une fois de plus l’appartenance d’ID:Vision à la communauté cybernétique, notamment gràce à ces samples mécaniques et froids, dénués de quelconques sentiments. “DTIOG” et son simulacre de bruit de réacteur renforce l’idée tandis que l’interlude “Deathcamp Prelude” se veut horrifique, sombre et très psychologique, un peu à la Mors In Tabula. Le reflet même de conséquences terriblement désastreuses.

La suite de l’album se dote de beaucoup plus d’éléments death metal, tels que les riffs et les growls très gutturaux, mais toujours avec ces ambiances froides, apocalyptiques et futuristes, et ce côté expérimental. On est d’ors et déjà plus proche de ce que fera ID:Vision sur un “Destination Cybermind“, à savoir un ensemble beaucoup plus violent et rentre dedans, sans toutefois occulter l’aspect principalement cybernétique et cet enrobage électronique omniprésent.

Pour un premier véritable opus, on se retrouve avec un ensemble relativement bien abouti bien que difficile d’accès, notamment à cause de l’abondance peut-être trop massive de sonorités électroniques. Cependant, nous avons bien affaire à du black metal tourné vers le cyber, pour dix titres courts, peut-être, mais dix titres guerriers et mécaniques.

 

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