Mandragora (LTU) : Carnal Cage

Ξ mai 20th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Melodic Death Metal |

Mandragora (LTU) : Carnal CagePour faire du death mélodique, on n’a pas forcément besoin de tomber dans les gros clichés metalcoriens et/ou dans la niaiserie ou la mélodie facile. Et ça, les Lithuaniens de Mandragora l’ont bien compris. Ce groupe existe depuis 1998 et a déjà eu l’occasion de faire ses preuves, même si c’est assez récemment que le quintet sort de vrais albums. Avec un air de pas y toucher, les Slaves ont tout de même atteint le Wacken et participé à des Battle Contest qu’ils ont gagné. On est donc en droit d’espérer beaucoup de ce groupe, aussi prometteur que bon nombre de formations du genre, et pourtant…

En dépit de ses origines, c’est du côté de la Suède qu’il faut se tourner car Mandragora semble être très inspiré par cette scène très riche en matière de death metal. Que ce soit mélo ou non, la musique des Lithuaniens tire autant chez Arch Enemy que chez Edge of Sanity ou Amon Amarth pour ne citer qu’eux. Pas de surprises, tous les morceaux sonnant comme du déjà entendu et manquant énormément d’originalité. On se retrouve en définitive avec un heavy death mélo, tirant sur le progressif par moment, surtout lors des morceaux les plus longs, et on en retrouve quelques uns. Sans oublier le côté technique dans l’utilisation de certains riffs comme sur « Desolate Fields » par exemple.

Mandragora se perd un peu et on sent qu’ils ont du mal à proposer un ensemble homogène, entre des titres ennuyeux et répétitifs ou des titres plus dynamiques et rentre dedans tels que « Curse of Existence ». Mais il est clair que pour chaque chanson, des références de la scène death mélodique suédoise nous passe par l’esprit, si bien qu’il est clair et net que les Lithuaniens devraient travailler ce fort manque d’inspiration afin d’avoir plus de personnalité. « Unconscious » en est un exemple bien typique. Même s’il est bien amené, son riffing reste très stéréotypé ainsi que son refrain pratiquement plagié sur des tas de formations existantes. La surprise survient, mais pas dans le bon sens du terme : en réalité on se surprend à connaître à l’avance la construction du refrain.

Il est franchement rageant de se rendre compte de tous ces petits détails alors que l’album, en soit, commence plutôt bien. Au niveau du chant, on est loin du chant à la limite de l’hurlé avec des imbrications de voix claires. On se retrouve davantage avec un growl bien teigneux qui tend sur le pig squeal, sans doute plus flagrant sur un titre comme « Walk to Fall ». Hormis ça, Mandragora avec « Masquerade » se la joue à la Arkan en intégrant une introduction acoustique orientale très mystérieuse…avant de nous asséner de riffs très death mélodique à la Arch Enemy

On aurait aimé plus de personnalité, on aurait aimé plus de hargne, on aurait aimé ne pas se surprendre à connaître tout par cœur en une seule écoute… « Carnal Cage » n’apporte décidément rien si ce n’est prouver que les copies conformes perdurent encore, perdant en qualité au fil des années. Mandragora aurait pu profiter de son statut de « découverte » pour nous en montrer de toutes les couleurs. A la place de ça, on a plutôt l’impression qu’il nous fait un tribute album en mélangeant des bouts de chansons d’Arch Enemy, Amon Amarth ou In Flames réunis, en modifiant la voix, et en ajoutant des rares touches de claviers et quelques riffs techniques. Le pire, c’est que ce n’est pas si mauvais et certains titres sont bien fichus. Toutefois, c’est moins bien, et ce n’est pas la bonne production qui pourra nous faire éluder ces soucis. Bref, un album parfait pour ne pas se prendre la tête et encore…

 

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