Solipsist (USA) : Extinction Protocol

Ξ octobre 29th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Death/Thrash |

Solipsist (USA) : Extinction ProtocolCe n’est pas une blague. Même si Solipsist s’est fondé un premier avril (2006, précisément), il n’en est pas moins un groupe sérieux avec de grandes ambitions. Largement influencé par la scène extrême américaine, le groupe aura mis quatre ans avant de sortir son premier full length, « The Human Equation » avant de se lancer deux ans plus tard sur un EP « Extinction Protocol ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que Solipsist n’est pas un simple groupe de death metal. Il n’est pas ancré dans une veine old school mais se situe plutôt dans le moderne, avec un son compact et des compositions allant du brutal death au death/thrash en passant par le deathcore.

Dès « Save Me a Place in Hell », on découvre un style carré et efficace, porté sur la brutalité, la technique et les mélodies acerbes. Solipsist suit ce qu’il avait entamé avec « The Human Equation » avec un concept tronçonneur et impardonnable mettant en valeur la violence et les horreurs de la guerre. Ce premier morceau, d’entrée de jeu, met le paquet sur des riffs mitrailleurs et un ensemble death/thrash violent, avec une alternance de vocaux entre growl et cris.

Toutefois, plus on avance dans l’EP et plus Solipsist met l’accent sur la vélocité et la lourdeur, en gardant une pointe de thrash dans son death mais en intégrant plus d’éléments deathcore. L’éponyme « Extinction Protocol » et « Trenches » sont de bons exemples. L’alternance de chant est plus frappante, entre growl, scream, chant clair et parfois de légers pig squeals, les breaks et refrains sont plus mielleux, détonnant avec les couplets assassins, et certaines touches de claviers font leur apparition.

Par contre, le morceau le plus étonnant reste « Ghost of Remembrance », adoptant un ensemble plus doom. Le rythme est lent et pesant tandis que la lourdeur et l’aspect fantomatique gagnent en intensité. Le chant clair prédomine, vaporeux et plaintif, jusqu’aux samples d’un film d’horreur suivie d’une douce mélodie à la guitare acoustique. Particulier.

Dommage qu’il y ait un aussi fort décalage au sein de cet EP, entre un début très brutal death et une suite plus teintée de core avec ce final très étrange. Il faudrait que Solipsist trouve sa voie et son identité afin de livrer une galette cohérente et accrocheuse du début à la fin, même si ça ne les empêche pas de fournir des titres bien composés et bourrins. Il ne nous reste plus qu’à attendre pour voir ce que donnera le prochain full length.

 

Minority Sound : The Explorer

Ξ octobre 24th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Cyber Metal |

Minority Sound : The ExplorerIl y a deux ans, Minority Sound s’était fait découvrir avec son premier full length « Analysis ». Personne ne s’était vraiment attendu à voir débarquer un aussi jeune groupe de Cyber Metal dans un pays où le metal industriel est plutôt rare. Et pourtant, ce quatuor est plus que prometteur. Non seulement il se démarque des formations actuelles du genre – tout en évitant le piège du djent – mais en plus, il apprend de ses erreurs, surmonte ses faiblesses, et revient encore plus fort avec un nouvel opus conceptuel du nom de « The Explorer ».

Ici, on nous parle de l’exploration et de la colonisation de l’univers, de manipulations, de l’évolution technologique, de fanatiques (du monde religieux ou du monde virtuel) et de fin du monde à travers une musique très dynamique et catchy. Minority Sound a mis le paquet sur l’efficacité des titres et sur leur diversité, si bien que l’un des principaux points négatifs d’ « Analysis » a été gommé. Pas de redondance ni d’ennui, l’auditeur est pris de but en blanc dans un Cyber Metal très technologique et futuriste. Peut-être est-ce dû à un léger changement de style, Minority Sound ayant opté pour un son plus extrême, plus melo death par moment. En cela, les guitares adoptent un nouveau tranchant et les techniques de chant se découvrent au fur et à mesure de l’opus.

Rien que les deux premiers morceaux « Hostile in Your Skull » et « Load of Destruction » nous montrent ce à quoi nous avons à faire. Pas de doute, les Tchèques se sont trouvés un nouveau son, un son plus dense et plus direct. Le rythme est véloce – entre quelques petits interludes atmosphériques – et permet de mettre en osmose les guitares, le chant, mais aussi les sonorités électroniques et cybernétiques, créant, majoritairement, les ambiances. On est vraiment embarqués dans un autre monde.

« The Explorer » est loin d’être un album linéaire étant donné que Minority Sound a réussi à intégrer plusieurs facettes à son album. La dynamique varie, de même pour la voix, qui passe autant du growl aux cris en passant par le chant clair et les effets synthétiques. « Binary Child » et « Wipe Out the Virus » sont de bons exemples avec cette incision parfaite et ces excellentes sonorités cybernétiques.

Plus on s’approche de la fin de l’album et plus l’ambiance est décadente et sombre, prouvant qu’il y a certaine progression. Le concept le permet, d’un certain point de vue, et le tout va en crescendo. Pas de répit dès qu’on arrive du côté de « Fear » et de « The End of All ». La puissance et l’intensité sont décuplées, en particulier sur le dernier titre : tempo plus lent, chant moins omniprésent, guitares au ton plus grave et claviers apocalyptiques. De quoi nous donner envie, par avance, d’entendre le futur album.

Minority Sound livre un album plus dur, plus costaud et beaucoup plus fouillé, quelque part entre Fear Factory et Shadowcast, mais avec une personnalité toute particulière, ce qui est actuellement rare dans le monde du Cyber Metal, car le style tend à tourner en rond depuis un petit moment maintenant. Mieux produit et mixé par Rom Di Prisco (compositeur de musiques de jeux vidéos tels que Unreal Tournament ou Need For Speed), « The Explorer » pourrait très certainement faire parti du top 10 des meilleurs albums du genre…

 

Doro : Raise Your Fist

Ξ octobre 19th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Heavy Metal |

Doro : Raise Your FistQuand je pense que certains s’imaginaient que « Fear No Evil » serait le dernier opus de la donzelle…voici un beau pied de nez. Même s’il marquait les vingt cinq ans de carrière de Doro, il n’avait certainement pas été fait en tant que cadeau d’adieu, car la Reine est de retour cette année avec une nouvelle galette du nom de « Raise Your Fist ». Cet album n’est, une fois de plus, pas un hasard car on s’approche à grand pas des trente ans de carrière de la Hurleuse. Il sera donc un atout pour sa tournée mondiale qui aura lieu l’an prochain et qui passera du côté du Wacken Open Air.

Il n’y a rien à dire du côté de la qualité de ce nouvel opus qui continue à faire perdurer l’héritage de « Hellbound » (1985), l’album ayant lancé la jeune femme et ses acolytes sur le devant de la scène heavy metal allemande. N’oublions pas que la Reine a une carrière exemplaire : six ans auprès des Warlock et prêt de vingt quatre ans en solitaire avec des sorties régulières et attendues. Exemplaire mais pas parfaite pour autant, en témoignent les décevants « Machine II Machine » (1995) ou « Love Me in Black » (1998). Toutefois, rien n’ébranle Doro et sa pêche d’enfer car depuis 1989 et le grand « Force Majeure », le rêve continue.

Pour « Raise Your Fist », donc, le line up ne change pas, on retrouve de nouveau Johnny Dee à la batterie et Nick Douglas à la basse, ainsi que le dessinateur Geoffrey Gillespie qui s’est encore une fois chargé de l’artwork (on reconnaît bien sa patte avec ses dessins fournis et très colorés, avec une Reine rajeunie et vêtue de cuir). Musicalement, Doro reste fidèle à elle-même et ne change pas vraiment sa recette. A l’image de ses opus précédents, on sait pertinemment à quoi on va avoir à faire et il faut avouer qu’avec le temps, il n’y a plus vraiment d’effet de surprise. Cependant, ce qu’on est sûr d’obtenir, c’est un heavy metal burné et efficace, avec son lot de boulets de canon, de ballades, et d’hymnes.

Pas de doute à l’écoute de « Raise Your Fist in the Air» et de « Revenge », véritables hymnes à la « All We Are », de quoi nous inciter à lever notre poing et à headbanger. Riffs endiablés, chant rageur très accrocheur, rythme dynamique et mélodies entêtantes. On est en plein dans du Doro et sa marque de fabrique est toujours respectée. Les ralentissements de rythme sont aussi les bienvenues, que ce soient sur les très hard rock « Rock Till Death » ou « Coldhearted Lover », traditionnels, certes, mais diablement efficaces.

Même si la belle montre quelques difficultés à monter dans les aiguës (on n’est pas jeune éternellement!), elle reste tout de même au top, ne reculant devant rien. En cela, « Grab the Bull » prouve les faiblesses ainsi que les forces de Doro, avec ce mid tempo prenant et les interventions de Gus G., le guitariste d’Ozzy Osbourne. Tant qu’on est dans les invités, ne ratons pas « It Still Hurts », ballade sensible en compagnie de Lemmy. Les chanteurs étonnent par leur capacité à apporter une âme et une grande émotivité.

Avant de terminer, quelques boulets de canon tels que « Little Headbanger », qui porte bien son nom, nerveux, dur et costaud, ou « Victory », qui propose vraiment quelque chose de différent, comme si Aerosmith côtoyait Kuyss. On découvre une Doro différente, qu’on peine à reconnaître, en particulier dans son cri aux alentours des 02:10. Toutefois, afin de nous remettre de nos émotions, on a tout de même droit aux ballades caractéristiques, que ce soit le symphonique « Engel », le gentillet « Free My Heart » ou le doux et puissant « Hero », en hommage à Ronnie James Dio.

Doro nous offre une fois de plus du dynamisme, de l’efficacité, de la sensibilité et de la diversité afin d’embarquer encore et toujours l’auditeur dans son heavy metal. Elle ne s’essouffle pas et continue sont travail, toujours en compagnie de son ami compositeur Joey Balin avec qui elle a eu l’occasion de bosser sur des opus tels que « Triumph & Agony » et « Force Majeure ». Il est toutefois dommage que des morceaux ne se terminent pas, comme l’éponyme par exemple (vous savez, on diminue le son petit à petit et on passe au morceau suivant…). En tout cas pas de doute : Doro est bien présente, et ce « Raise Your Fist » risque de bien emballer les fans de la Metal Queen car tout ce qui fait son charme y est réuni. Longue vie !

 

Morghash : The End of Flesh Divine

Ξ octobre 18th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Symphonic Black Metal |

Morghash : The End of Flesh DivineDepuis les débuts du black symphonique, beaucoup de groupes se sont attelés à la composition d’un metal fortement inspiré par la musique classique au sens large du terme, des compositeurs classiques aux compositeurs contemporains en passant par les créateurs de musique de film. Des formations telles que Limbonic Art, Dimmu Borgir et plus récemment Septic Flesh dans le death metal ont prouvé que metal extrême et musique classique n’étaient pas des termes antagonistes, conduisant vite à l’apparition de nombreux combos plus ou moins originaux. C’est le cas de Morghash, petit groupe alsacien inspiré à la fois par le black scandinave et la musique classique du 19e siècle. Le trio s’est vite trouvé une personnalité et une envie profonde de développer un metal ambitieux et riche dans ses compositions. Ainsi naquit « The End of Flesh Divine » en 2011, sa deuxième démo.

Morghash distille une aura épique tout en installant une ambiance quasi dramatique. On retrouve l’alchimie des grands auteurs du 19e siècle avec ces mélopées enivrantes et majestueuses, plutôt bien retranscrites dans les claviers. On dénote une grande qualité dans les orchestrations, même si certains sons ont l’air un peu trop synthétiques, cependant, rien que dans l’introduction – et dans les morceaux qui suivent – on se rend vite compte que les orchestrations occupent une grande place dans le black symphonique de Morghash.

Ainsi, on peut dire que les guitares sont reléguées au second plan et il faut dire que ce sont les parties metalliques les moins bien réussies. En cela, la production pêche un petit peu et les grattes et la voix black ont du mal à tirer leur épingle du jeu. Il ne faut toutefois pas négliger leur apport car de ce côté, on peut dire que tout se compense. Le manque de panache de l’un est caché par la fougue et le côté ambiancé de l’autre. Pourtant, le rythme est dynamique et embarque l’auditeur dans le concept sombre de Morghash.

Petit exemple avec « Archaic Mechanism » prouvant que les Alsaciens peuvent être, à la fois, forts et faibles. Les guitares peinent à se démarquer même si elles conduisent le rythme, la voix black est tranchante et suffisamment présente pour nous prendre aux jeux, mais ce sont bien évidemment les claviers que l’on retient le plus. Omniprésents, ils créent tout, si bien qu’on s’imagine bien la musique sans guitares, un peu comme Profanum. Cependant, il ne faut pas renier certains arpèges et riffs typiquement black et qui apportent un peu de piment.

Contre exemple avec « The Canvas of the Battle » qui bluffe du début à la fin. Ensemble épique, entre tradition et modernité, porté de bout en bout par des guitares et une voix présentes, ainsi qu’un rythme efficace et des claviers extrêmement maîtrisés. L’interlude atmosphérique, carrément spatial, mélange l’électronique au symphonique avant de repartir avec le black symphonique à la sauce Morghash.

Tout est là : une démo de metal extrême symphonique avec un grand S, avec ses qualités et bien sûr ses défauts. Dommage que la production ne soit pas au rendez-vous, ce qui nous empêche de bien apprécier les parties véloces et agressives, mais pour ce qui est de l’assemblage, de l’ensemble en tant que « tout », c’est plutôt pas mal, voire même plutôt bon. Morghash est donc un groupe à suivre, en espérant qu’il trouve un équilibre, histoire de parfaire ses compositions.

 

Path Of Destiny : Parasite God

Ξ octobre 16th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Melodic Death Metal, Symphonic Black Metal |

Path Of Destiny : Parasite GodPath of Destiny vient d’Allemagne, un petit pays concernant le black symphonique. Formé en 2007, le combo a eu l’occasion de jouer dans certains festivals réputés tels que le Legacy-Festival en 2009 et le Metalfest en 2011. On ne peut pas dire que ces Allemands aient loupé quoi que ce soit, entre de très bonnes prestations, une bonne promotion (même si auto produit) ainsi qu’un premier full length plutôt bien vu (« Rise and Fall » – 2010).

Janvier 2012 marque la sortie du nouvel EP de Path of Destiny nommé « Parasite God ». Enregistré aux Echolux Studios par Andy Schmidt, il se compose de six titres dont certains ont été écrit en 2009. Le groupe a toutefois réussi à les réarranger afin de les restructurer et d’apporter de nouvelles idées, ce qui permet de les mettre en adéquation avec les morceaux les plus récents. Tout se situe donc dans la même logique, à savoir un death/black mélodique symphonique puissant, efficace et bien produit, quelque part entre Dimmu Borgir et Fleshgod Apocalypse.

En cela, on ne pourra pas dire que Path of Destiny révolutionne le genre mais il a le mérite de bien se débrouiller. Les titres restent fidèles au metal extrême symphonique actuel en mettant l’accent sur la lourdeur, les atmosphères, l’agressivité et la mélodie, quatre facteurs qui, a priori, rendent l’écoute d’un opus du genre plutôt agréable. Pas de doute en tout cas sur la qualité de la musique des Allemands. Après une introduction instrumentale et guerrière, tambours, cuivres et choeurs en tête, « Unleashed Memories » montre la capacité de Path of Destiny à concocter des titres véloces, de par l’aspect death mélodique omniprésent, mais aussi sombre grâce aux touches black et aux orchestrations.

« Messiah » met largement plus en avant un death metal racé, guidé par des riffs tranchants et carrés, un growl efficace et des orchestrations plus impériales, tandis que les autres pistes sont plus axées sur la mélodie. On note que leur exécution ne pardonne pas, malgré quelques petites linéarités et quelques passages fades, mais il faut dire que l’enchaînement des riffs, couplé aux claviers, fait mouche.

L’EP en question a beau ne faire que 25 petites minutes, on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer et on découvre un groupe qui tire ses influences de plusieurs styles, à savoir l’épique digne des BO de films, le black (symphonique) scandinave pour les ambiances et le death mélodique « en général » pour le reste. Même s’il n’est pas formidable en soit, et que le growl reste un poil linéaire, il a le mérite d’embarquer l’auditeur dans un concept basé sur la Mort.

 

Arkaik : Metamorphignition

Ξ octobre 12th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Death Metal |

Arkaik : MetamorphignitionFormé en 2004 par Jared Christianson et Chance Strickland, Arkaik s’est fait remarquer en 2010 grâce à « Reflections Within Dissonance », un album technique, brutal, subtile et minutieux mais en manque d’originalité, la scène death technique ayant déjà bien explosé. Toutefois, les Californiens, malgré leur bonne réputation, ne sont pas prêts de se reposer sur leurs lauriers.

2011 devient de ce fait une année très importante. Ils perdent deux membres, à savoir le bassiste Eric (remplacé par Ivan Munguia de Brain Drill et d’Odious Mortem) et le batteur Ryan Smith (remplacé par Alex Hernandez-Bent de Monumental Torment), ce qui, à première vue semble renforcer le line-up. De plus, ils se dirigent cette fois-ci vers les Castle Ultimate Studios de Zack Ohren (Brain Drill, Decrepit Birth, All Shall Perish) tout en gardant leur signature chez le prestigieux label Unique Leader.

La pochette par Tony Koehl (Sammath, Gorgasm, Putrid Pile) montre de nouveau l’orientation d’Arkaik vers un death technique spirituel, d’où ces couleurs, ces dessins ésotériques et ce simulacre d’écriture en sanskrit. L’album se divise lui-même en trois parties (Tapasiatic Exodus, Sirens in Electric Veils et Paths of Recognition) afin de montrer les étapes d’une certaine métamorphose. En cela, le death technique d’Arkaik se veut plus aérien et harmonieux sur certains passages mais il conserve son agressivité et sa précision chirurgicale étonnante.

Même si le titre introducteur « Skin Graft Hieroglyphics » reste plus traditionnel avec son riffing incisif et son growl nerveux, la suite propose son lot de soli, de sweepings, et de saccades, que ce soit sur l’éponyme ou « The Laughing Prophet of Doom » pour ne citer qu’eux. Mais c’est certainement « Part 1 » (la première partie de la seconde partie « Sirens in Electric Veils ») qui se démarque le plus avec son ensemble entraînant, ses riffs imparables et sa mélodie entêtante.

Cette fois-ci, les introductions et/ou conclusions des titres se font grâce à une certaine programmation, conséquence même du concept spirituel des Californiens. On a alors droit à des sonorités industrielles sur « Metamorphignition », à un piano mystérieux sur « Part 2 » et « Soliloquies of the War Machine », à des rires malsains sur le final de « Blade Grasp Priesthood » ou même du tribal sur « Opus Brahmanic » (percussions et chant gutturaux tibétains).

Malgré ça, tout se veut précis et carré, avec un duo basse/batterie impeccable et des guitaristes qui ont la niaque. C’est sans doute le long « The Omnipus » qui montre tout leur potentiel avec un riffing varié et technique, quelques interludes planantes et une puissance imparable. De quoi apprécier le cocktail spiritualo-technico-brutal d’Arkaik.

En dépit de ces qualités, les Américains ne révolutionnent rien sur ce « Metamorphignition » mais ils assurent leur place au sein de la grande scène death technique. Ils possèdent l’agressivité nécessaire ainsi que de très bons riffs mais ont toutefois quelques faiblesses en ce qui concerne les parties chant, le growl de Jared restant de nouveau un poil trop linéaire, et la ressemblance entre certaines titres, notamment les premiers. Il est cependant sûr et certains qu’une fois ces petits défauts corrigés, le death metal d’Arkaik réussira à s’envoler.

 

Wavelength:Satan : Time-Blood Theory

Ξ octobre 10th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Industrial Black Metal |

Wavelength:Satan : Time-Blood TheoryLe monde cache de nombreux groupes de metal underground. Et même au Portugal, si on cherche bien, on peut trouver des choses bien particulières. C’est le cas de Wavelength : Satan (qu’on appellera WLS), un groupe de black industriel formé par Enobolico et V-Kaos, deux entités complètement torturées et adeptes de musiques décadentes. Malgré les apparences, leur premier album, « Time Blood Theory » ne fait pas partie de ces opus de black metal traditionnel. Il s’agit bien au contraire d’un black metal futuriste même post apocalyptique, mené par les arrangements synthétiques et les ambiances vicieuses et malsaines.

Ne vous y méprenez pas. WLS ne se contente pas de noyer son black metal dans un amas de sonorités industrielles. Il le rend extrêmement chaotique et violent, tout en offrant un concept mystérieux et pessimiste sur le temps. Ainsi la majeure partie des titres détient un aspect déstructuré très prononcé, soutenu par un effet cacophonique censé relever cette impression de désordre. C’est en particulier le cas sur « Inside the Anti-Atom » où les riffs bordéliques côtoient le chant torturé de V-Kaos et les beats synthétiques de la programmation, ainsi que sur « Macrocosmical Veins » à l’atmosphère maladive.

Il faut dire que les titres, dans leur ensemble, sont particulièrement noirs et dérangeants. On ne peut cacher le fait que l’industriel voire l’électronique en fair parfois de trop (notamment au niveau des beats) mais dans certaines parties, il accentue davantage ce mélange entre éléments futuristes et éléments destructeurs. C’est le cas sur certaines introductions, où les ambiances malsaines et pessimistes sont les reines (« Tesseractic Activity », « Macrocosmical Veins ») mais aussi sur des titres entiers, où les claviers et la programmation se chargent de tout, à l’image de « Wholeness and the Implicate Order » et « Time-blood ». Pas de guitares, juste cette noirceur, ce vide interstellaire, ces voix déformées par les transmissions radio et ces nappes oppressantes.

Finalement, quand on y regarde de plus prêt, on remarque sans problème qu’on se situe entre Aborym et Mysticum. On retrouve le côté pessimiste et futuriste du premier ainsi que l’aspect inhumain et robotique mélangé à la brutalité froide du second. En cela, on ne sera pas étonnés de découvrir une reprise de « Let the Kingdom Come » du « In the Streams of Inferno » des Norvégiens de Mysticum. WLS ne fait pas apparaître les orgues mais garde le type de sonorités qu’il a implanté sur ses morceaux précédents sans oublier les riffs mitrailleurs.

Wavelength : Satan hérite des grands du black industriel en évitant de tomber dans le phénomène de la pâle copie. Il s’évertue à intégrer des éléments plus personnels tout en instaurant une ambiance dérangeante et obscure pour un rendu particulièrement oppressant et inhumain. Un bel hommage au black indus qui tend à se faire de plus en plus rare.

 

Neurotech : Decipher Vol.2

Ξ octobre 8th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Cyber Metal |

Neurotech : Decipher Vol.2Il serait redondant de présenter de nouveau Neurotech et son maître à pensée, Wulf. Depuis quatre ans maintenant, le jeune homme enchaîne les sorties de qualité et se place parmi les meilleures formations d’indus/cyber. Après un premier full length abouti, un « BSP » épique et symphonique et un « Decipher Vol. 1 » en demie teinte, place maintenant à la suite de la série des Decipher.

Même si les morceaux les composant font partie des titres ayant été mis de côté lors de l’enregistrement de « Antagonist », certains ont été retouchés et recomposés afin de présenter une évolution logique. Point de compilation des titres les moins bons pour ce « Decipher Vol. 2 ». Wulf nous offre sept titres situés dans un univers et un style musical précis. On amorcerait même un retour aux sources, à l’EP « Transhuman », donc, avec ce côté plus pop. D’ailleurs, on ne manquera pas de retrouver plusieurs titres qui auraient pu figurer sur ce premier EP.

Afin de trancher avec l’aspect inachevé et atmosphérique du premier volume, Wulf enchaîne les morceaux cyberpop. Il faut dire que beaucoup de groupes metalliques tendent à adopter le pop à des fins plus ou moins justifiées, que ce soit le metal symphonique des derniers Within Temptation ou Delain, ou le cyber d’Illidiance pour ne citer qu’eux. Neurotech s’oriente dans cette direction pour le moment et il faudra donc apprécier les rythmes dansants, les mélodies gentillettes et les chants féminins.

En effet, Wulf a mis le paquet sur le chant doux et atmosphérique de la chanteuse et actrice Tanja Ravljen. Il faut dire qu’elle est au premier plan et qu’elle monopolise tous les titres ou presque, aussi bien sur les couplets que sur les refrains. D’un côté, mélangé à cet ensemble proche de la synthpop, le rendu est plutôt intéressant, si bien qu’on n’a pas vraiment l’impression d’avoir à faire à du metal. Les guitares sont plus discrètes et restent principalement étouffées par la dose massive de claviers et d’arrangements atmosphérico-symphoniques. L’électronique joue beaucoup dans l’élaboration des titres, conservant ce côté cybernétique malgré une approche bien plus pop. Quant à la voix de Wulf, elle n’aura jamais été autant pervertie par le synthétique, si bien qu’on a plus l’impression d’entendre un robot s’exprimer.

L’avantage avec cet EP, c’est qu’on sent une évolution et non une stagnation comme sur le Volume 1, dont les titres, plus ou moins bons, rappelaient fortement « Antagonist ». Ici on a un peu un mélange de tout ce qui a été fait jusqu’à présent, avec de belles nouveautés au niveau des chants et du type d’ambiance. En outre, « Let the Healing Begins » est plus qu’une introduction. C’est un titre de bienvenue, une plongée dans l’atmosphérique, une invitation à une cure de cyberpop metal, comme nous le suggère la voix de Wulf (« Welcome to Decipher Vol. 2 »).

On peut être vite désillusionnés par le changement catégorique de style. Ce manque de panache dans les guitares, l’omniprésence du chant féminin, le côté pratiquement techno de certaines parties. On retrouve tout de même la marque de fabrique de Neurotech, à savoir les atmosphères, l’abondance de mélodies à la fois belles et pessimistes, et la puissance des choeurs, comme sur « A Clouded Mind », efficace et magnifique, qui tranche littéralement avec l’insupportable « A Race to Recovery ».

Tandis qu’ « Is the Sun Rise Coming » propulse l’auditeur dans un paysage paradisiaque, telle cette pochette loin d’être aussi synthétique et déshumanisée que les productions précédentes, « Unconditional » rappelle la période de « Transhuman » et notamment le titre « Nex ». Il possède la même rythmique ainsi qu’un schéma quasi similaire, sans oublier l’alternance chant masculin/chant féminin pris dans un cyber popisé. Pour la petite anecdote, « Unconditional » faisait partie des premières chansons écrites pour « Antagonist » mais a été ensuite remplacée par « The Sky Is Always Open ».

Pas de surprises concernant la suite de l’EP, tout reste dans le même acabit, c’est à dire un mélange de cyber atmo et de cyber pop. N’attendez pas quelque chose de très rapide ou de très agressif. Ce deuxième volume est comme une parenthèse, un projet peut-être moins ambitieux, mais touchant et superbement composé, pour un one man band ouvert d’esprit et presque romantique.

 

Kreepmaster : Supralizer

Ξ octobre 4th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Cyber Metal, Math Metal |

Kreepmaster : SupralizerL’an dernier, on avait découvert le one man band Kreepmaster, mené par un jeune Hongrois du nom de Péter Csak. Avec un EP instrumental appelé « Prepare to Meet Your God », le multi instrumentaliste avait proposé un Cyber Metal technique aux relents djent, inspirés par les Suisses de Sybreed ou de Breach The Void entres autres. Si l’instrumental est à la mode en ce moment, Peter s’arrange pour rendre ses compositions inspirées et loin d’être monotones, grâce non seulement à un certain talent mais aussi grâce à son amour pour le futurisme.

Ainsi, revoilà Kreepmaster avec son premier full length « Supralizer ». Il ne fait pas la bêtise, comme certaines formations, d’intégrer les morceaux de son premier EP, bien au contraire. Ici, on a du tout neuf et de nouveaux titres aussi dynamiques que mélodiques. « Supralizer » est un voyage dans le cyber instrumental, contrastant la science et la religion, à l’image de cette pochette mettant en totale opposition Moïse séparant la Mer Rouge en deux et un petit astronaute sur une terre lunaire.

L’instrumental a ses avantages et ses inconvénients. S’il permet de montrer les talents des musiciens et de montrer leur technique, il permet aussi de montrer les limites de l’imagination. Les redondances, le manque de chant et la longueur de certaines pistes peuvent amener à l’ennui et au désintérêt profond d’une musique trop souvent exploitée. Péter Csak ne tombe pas dans ce piège et arrive à varier ses compositions aussi souvent que possibles. Ainsi, la guitare fonctionne comme un chant, sans non plus faire dans le neo classique. Accompagnée de sonorités électroniques cybernétiques de qualité, elle permet d’emmener l’auditeur dans ce monde futuriste, parradée d’un rythme souvent syncopé.

« Nexus of Time » commence bien ce « Supralizer » avec un ensemble bien dosé d’électronique et de riffs glaciaux et saccadés, à la cyberdjent. Les atmosphères sont particulièrement froides et relevées par l’ensemble de la programmation, même si certains sonorités sentent le réchauffé. Si dans l’EP on pouvait prétendre entendre quelques refrains, sur cet album c’est beaucoup plus flagrant. Les refrains de « Supralizer » ou de « Infra Trap » par exemple restent collés en mémoire et on regretterait presque qu’il n’y ait pas un peu de chant pour accompagner les mélodies aériennes.

Péter Csak franchit un pas en avant avec le titre « Six Degrees of Separation ». Même si le jeune homme avait déjà effectué quelques collaborations avec des artistes, il ne les avait, à ce jour, jamais invité sur ses compositions officielles. Voici donc Frederic de Cecco de Breach The Void en duo avec le Hongrois, pour un cyber djent alléchant et à deux visages, l’un effectuant dans la rythmique et l’autre dans les leads.

Si les guitares sont à l’honneur dans une bonne partie des morceaux de ce « Supralizer », « Phoenix Lights » se démarque par l’utilisation des claviers et des samples. Pas d’éléments metalliques à proprement parler, il s’agit d’ambient électronique pour un résultat quasi cosmique. Il s’agira toutefois de la seule piste de cet acabit car « Fragments » reprend là où s’était arrêté, avec du cyberdjent instrumental digne de ce nom.

Grâce au travail, à de meilleurs moyens et à la patience, Péter Csak et Kreepmaster livrent un opus très réussi tout un jouissant d’une très bonne production et du talent nécessaire pour attirer les amateurs du genre. L’absence de chant lui permet non seulement de s’affirmer mais aussi de se démarquer des formations cyber abusant trop souvent de la naiserie de certains chants clairs. Tranchant, mélodie et atmosphère sont à l’honneur dans cette belle offrande.

 

Voight Kampff : More Human Than Human

Ξ octobre 3rd, 2012 | → 0 Comments | ∇ Thrash Metal |

Voight Kampff : More Human Than HumanEn général, quand on parle de thrash metal, on pense forcément aux Américains de Metallica, de Slayer ou d’Overkill, aux Allemands de Kreator ou de Sodom ou aux petits Suisses de Coroner. Toutefois, on pense beaucoup moins au thrash metal français, beaucoup plus discret et en manque de grandes figures. Même si on a Lyzanxia ou encore E-Force, on manque cruellement de représentants mais peut-être que la venue d’un groupe breton pourra renverser la tendance. Son nom ? Voight Kampff.

Ne vous fiez pas aux apparences. Les non connaisseurs verront un drôle de nom allemand sans réelle signification. Toutefois, si vous êtes un tant soit peu amateurs de Science Fiction, vous reconnaîtrez sans aucun doute la référence au roman de Philip K. Dick « Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques » et par conséquent au film de Ridley Scott « Blade Runner ». Il n’y pas de hasard ! Les Bretons ont fait de leur album « More Human Than Human » un concept album basé sur cette œuvre, « Voight Kampff » étant la méthode scientifique utilisée pour différencier un humain d’un répliquant (détecteur de mensonges). D’ores et déjà, le quintette promet de l’originalité, car on ne peut pas dire que les concepts sci fi aient beaucoup été utilisés par les groupes de thrash, hormis SYL ou Voivod par exemple.

Il faut dire que Voight Kampff l’assume jusqu’à la dernière seconde, son concept. De la pochette au nom des titres, du visuel aux paroles, de l’ambiance moderne aux interludes délivrant quelques samples du film « Blade Runner », tout y est, ce qui permet à l’auditeur de se prendre au jeu et de laisser bercer par l’identité du groupe. Ce dernier arrive à ne pas tomber dans la facilité. Il ne propose pas de plans électroniques, il ne robotise pas sa musique pour autant et ne l’inonde pas de bidouilles cybernétiques. Tout se base sur un thrash techniquement irréprochable à la Coroner, parradé de plans plus death metal à la Death, pour ne citer qu’eux. Même si l’introduction et la conclusion « Strange Obsessions » proposent quelque chose de très cyber, histoire de présenter l’opus, le reste ne s’y apparente pas, et l’arrivée de « Cityscape Horizon » est une bonne entrée en matière. Des riffs nerveux et énergiques, un rythme soutenu et une voix assez charismatique.

Malgré un côté direct, on ne peut pas dire que Voight Kampff fait dans la simplicité. Sans faire dans le progressif ou dans la technique à tout prix, les Bretons arrivent à créer un univers et à ponctuer leur morceaux de petits soli, de variations de chant et de rythme, et de mélodies entêtantes. « In the Name of God » offre un groove indéniable ainsi que des nappes de claviers hypnotiques sur un thrash insistant sur le tranchant des guitares et le côté nerveux des vocaux. Des morceaux comme « Fatalist » ou « World War Terminus » enfonce le clou avec de quoi headbanguer pendant de longues minutes, et ce, avec subtilité.

« More Human Than Human » est un album exquis, fidèle au livre et au film et justement bien dosé. Pas d’ennui ni de temps mort au sein des morceaux, tout passe comme une lettre à la poste. Bien que la forme ne soit pas si originale que ça (thrash/death entre Coroner et Death), le fond l’est davantage avec ce concept, cette tentative de reconstitution de l’histoire et du test au Voight Kampff et ce métissage dans le thrash metal. Une bonne symbiose et surtout un bon moyen musical de savoir si nous sommes humains…ou réplicants…

Album disponible en digipack à 6€ seulement à l’Asso RobotBleu!

 

Slaughter Brute : Systematic Transmutations

Ξ octobre 2nd, 2012 | → 0 Comments | ∇ Death Metal |

Slaughter Brute : Systematic TransmutationsEn 2007, une bande de potes influencés par le brutal death de Cannibal Corpse et Deeds of Flesh et la technique de Spawn of Possession et de The Faceless décide de se former afin de mettre en pratique ses inspirations et sa créativité. En Ukraine, il est clair que le death metal n’est pas le style le plus dominant mais il existe certaines formations désireuses d’apporter un petit peu de nouveauté et de fraîcheur sur une scène dégoulinante de combos plus ou moins atypiques. Slaughter Brute fait partie d’une scène brutal death que l’on peut qualifier de moderne, mélangeant la brutalité et la technicité des groupes sus-cités avec des éléments plus ancrés dans l’air du temps.

Ainsi, même si le quintette se dote d’une imagerie gore et d’un death metal féroce proche de ses aînés, le tout se retrouve avec une sorte d’emballage synthétique. Le personnage de la pochette se fait avaler par une machine sophistiquée tandis que la musique des Ukrainiens s’octroie certains métissages souvent proches de l’électronique comme sur l’introduction « Lethargy. Awakening », sur l’interlude industrialo-horror « Symbiotic Reflections », sur « Steps to Technocalypse » ou sur « Hypoxemia Neural Phenom » et son growl robotique en plein milieu, sans oublier le « Activate » cybernétique de « Not Learned Integrants ».

Hormis cela, certains morceaux sont plutôt traditionnels comme « Victims of Incest » ou « Phantom Limb Pain » avec son ensemble brute de décoffrage et ses riffs techniques, et d’autres possèdent un certains groove et un côté jazzy comme le maîtrisé « Torn Crosswise » et une partie de « Hypoxemia Neural Phenom », ce qui renforce le côté mélodique, malgré une brutalité sans faille. Le reste offre assez de tranchant et d’agressivité pour qu’on tienne jusqu’au bout, mené par cette alternance de growls et de chants plus criards.

Ce « Systematic Transmutations » a beau être court, chaque morceau est expéditif et possède sa propre identité. Les amateurs de brutal death en général pourront y trouver leur compte mais les deathsters puristes risquent d’avoir un peu de mal avec l’attirail moderne et les touches électroniques…rares toutefois, on n’est pas non plus dans le dernier navet de Morbid Angel. A réserver, principalement, à ceux appréciant le death métissé.

 

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