Bog Morok : Inevitability

Ξ mars 24th, 2013 | → 0 Comments | ∇ Cyber Metal |

Bog Morok : InevitabilityAprès le succès de « Decadence », Morok décide se rallier aux labels et de faire intégrer d’autres membres dans son projet, sait-on jamais. Tout le monde se met d’accord pour une signature chez le nouveau label Russe d’indus Artificial Sun et l’arrivée de Sherman à la guitare, de Penguin à la basse et de Vladimir à la batterie. Comme à l’accoutumer, Morok s’occupe du chant, de la seconde guitare et de la programmation.

Les Russes décident de revenir en 2012/2013 avec plusieurs sorties à la clé, notamment une apparition dans le tribute de Die Krupps aux côtés des grandes figures de metal indus, ainsi que la sortie de ce mini CD mettant en avant le titre phare « Inevitabilité », titre que l’on retrouve ici en plusieurs versions comme le mix de Type V Blood ou celui de Reactor. Ce n’est pas la seule chanson souffrant de remixe vu que la plupart viennent des albums précédents comme « Nyctalopia », « H2O » ou « GMO ». On arrive quand même à retrouver une nouvelle chanson, sous le nom de « L.I.F.E. ». Voyons donc ce que donne le tout.

Commençons dans l’ordre avec « Inevitablity ». La version simple, made in Bog Morok, possède tous les atouts du groupe russe : un mélange audacieux de neo metal et de cyber accompagné d’éléments extrême (voix, riffs). L’ensemble groove bien, avec cette batterie entraînante et cet enchaînement bien coordonné d’éléments, ce qui succède bien l’album « Decadence ».

La version de Kos Klimenko y va à coup de scratch tout en déformant les voix et en mettant les guitares au second plan. Le résultat est plus désagréable. Celle de Reactor se la joue plus éléctro, avec des beats techno et des samples supplémentaires. C’est un peu mieux mais cela ne vaut pas l’original. Enfin, celle de Type V Blood change complètement le tout en rendant l’ensemble totalement cybernétique et en n’intégrant pas le chant. Résultat très mécanique et synthétique.

Avant de repartir vers d’autres remixes, petit tour du côté du morceau inédit « L.I.F.E. ». On retrouve le côté acoustique, voire folk, au début, dans la veine de « ????????? » (au remixe ici minable), mais la suite reprend les tares de l’album « Syn.Thesis », à savoir le côté expérimental non maîtrisé et le chant féminin agaçant. On aurait donc pu s’en passer.

« Dead Trip » s’en sort plutôt bien avec cet alliage de guitares et d’éléments électroniques. Une ambiance horrifique et spatial en ressort, pas loin d’un « Abduction Starfleet » en moins black, avec ces sonorités qui font mouche en arrière plan. Quand au reste des reprises, rien d’extraordinaires, on se retrouve entre le moyen et le médiocre. « GMO » par exemple, est défiguré par le mix de Burning Toxins, trop mécanique et pas suffisamment prenant et profond.

Ce CD est loin d’être indispensable et n’est pas un élément clé dans la carrière de Bog Morok. « Inevitability » montre que les Russes ont de l’influence dans leur pays, même s’ils ne font pas partie des grosses pointures. On espère toutefois que leur prochain méfait sera un vrai album dans la continuité d’un « Decadence ». Plus qu’à attendre.

 

Vortech : Conclusion

Ξ mars 24th, 2013 | → 0 Comments | ∇ Cyber Metal, Death Metal |

Vortech : Conclusion« Conclusion » est le premier full length de Juha mais aussi le premier à sortir sous le nom de Vortech. En effet, le projet finlandais dénommé Sound Ogre était d’abord tourné vers un heavy teinté d’éléments électroniques avant de se transformer vers quelque chose de plus extrême inspiré par Fear Factory, The Amenta ou Sonic Mayhem. Vortech est né du désir d’officier dans un cyber death conceptuel aux nombreuses facettes et « Conclusion » en est la preuve : les dix morceaux racontent les différents événements cataclysmiques ayant mis fin à toute vie sur Terre, malgré les avertissements d’un messager venu de l’espace…

Les débuts de Vortech restent particuliers par rapport à ses successeurs. On découvre un one man band encore timide malgré une certaine audace et cela se ressent dans l’exécution des morceaux. La guitare est mise au premier plan et est entraînée par une boîte à rythme assez linéaire. Le chant est plutôt en retrait et ne s’apparente en rien à un growl ou un chant black. Il s’agit au contraire d’une sorte de chant extrême trituré par des arrangements électroniques, ce qui le rend particulièrement synthétique, voire robotique dans certains refrains (« Terra Ultimatum »). Enfin, les claviers discrets posent une ambiance froide et sombre, à l’image du concept du Finlandais.

Lorsqu’on remonte jusqu’aux débuts d’une formation, on se rend mieux compte de son évolution et de son parcours. Pour Vortech, on peut voir qu’au fil du temps, le travail fait au niveau de la programmation et des claviers n’a pas bougé d’un iota. On retrouve les mêmes types d’atmosphères, les mêmes types de mélodies. « Conclusion » pose les bases de tout cela mais au final, les albums qui suivent peuvent être considérés comme des variations. Il n’empêche, malgré tout, que Juha a un certain savoir faire : il arrive à cacher ses défauts en améliorant les éléments principaux (guitares, chant, batterie), et en changeant de style dans les refrains.

Sur cet opus, les refrains sont beaucoup plus doux et mélodiques contrairement aux couplets, plus agressifs et tranchants (« The Institution », « Mind Awakening »). Ici, on n’atteint pas la brutalité offerte sur un « Posthumanism » ou un « Devoid of Life » mais on se retrouve avec un death metal dynamique à défaut d’être renversant.

La marque de fabrique de Vortech est déjà présente sur ce « Conclusion » et cela comprend ses défauts, notamment la linéarité (manque de variation dans le chant ou les titres par exemple), les morceaux instrumentaux ultra cybernétiques et dark (« Apoapsis Mentis » ou « End Game » avec ses beats immondes), mais aussi les inspirations black metal comme sur « Judgement of the Amenti ».

On ne peut pas dire que ce « Conclusion » soit intense, la timidité et la retenue de Juha le rendant quelque peu incomplet. Le fait que les titres soient particulièrement courts renforce cette impression. Heureusement que Juha ne s’est pas contenté de tout faire tout seul pour les autres opus, auquel cas son univers aurait tourné en rond. Ce premier album mérite donc qu’on y jette une oreille mais il ne restera malheureusement pas gravé dans nos esprits.

 

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