The Mars Chronicles : The Mars Chronicles

Ξ mai 3rd, 2013 | → 0 Comments | ∇ Alternative |

The Mars Chronicles : The Mars ChroniclesDes groupes ovnis, on en a souvent vu. Sauf que là, les Frenchies de The Mars Chronicles sont littéralement des petits bonhommes…blancs. Ici point de vert ni de gris, le quatuor s’est forgé un look atypique à coup de yeux noirs et de poudre blanche. On les croirait tout droit venu de Mars, prêt à partager la bonne parole, ou plutôt la musique. The Mars Chronicles, c’est avant tout un projet né en 2012 de la réunion de Devy Diadema et de Sébastien Ollive du groupe de rock progressif d’Opram, du batteur Morgan Berthet (Myrath, Eths, Eyeless) et de Yann Morvant (Lag I Run), ces mecs aspirent à nous proposer un metal alternatif influencé par le prog, le groove et l’atmosphérique.

On pourrait croire que le quatuor propose une musique très originale et particulière, au vu du look et du mélange des influences. Eh bien pas du tout. On se retrouve, certes, avec un metal alternatif frais et gentillet, mais il n’y a rien de vraiment particulier au sein de leur premier EP éponyme. Bien sûr, ce n’est sans doute pas la vocation du groupe qui tente de créer un contraste entre l’agressivité des guitares et le côté atmosphérique et mélodique des vocaux. De ce côté-là c’est plutôt réussi, vu qu’il existe bel et bien un contraste. Sur certains passages toutefois. La musique, en générale, est plutôt éthérée, portée sur les mélodies et un certain côté planant. Peu d’accélérations ni de réelle agressivité avec cet opus, les plus bourrins pourront donc passer leur tour. Pour les autres, ils peuvent toujours tenter d’apprécier ce mélange subtil de douceur et d’atmosphère. Toutefois, comme sus-cité, pas la peine de rechercher une quelconque originalité, l’ensemble restant plutôt conventionnel.

« Constant Show » commence de façon plutôt basique avec une rythmique influencée par le modern metal. Rien de particulier non plus lorsqu’arrivent les vocaux mais au moins les guitares proposent de belles harmonies qui nous guident le long de ces quatre minutes vingt. « Redefined » et « One and Only » sont les titres les plus mous et les plus doux, basés principalement sur le chant et sa façon d’alterner les harmonies, de passer de l’aigu au grave et inversement. Pour être honnête, le fameux contraste ne se ressent absolument pas tant les guitares sont, elles-aussi, douces et gentillettes.

Il faudra attendre « Abyss » (qui porte bien son nom d’ailleurs) pour réellement rencontrer cette dualité. Le tranchant des guitares de l’introduction, par exemple, se retrouve coupé par un passage plus mélodique et éthéré avant que ne survienne un nouveau passage incisif et technique, avec un solo. On ressent les influences math, avec ce côté polyrythmique et saccadé. Le morceau entier montre bien les deux facettes de The Mars Chronicles, jouant autant avec les mélodies atmosphériques qu’avec l’agressivité. En cela, on aurait aimé retrouver plus de hargne dans les vocaux, qui gardent toujours le même ton et ne deviennent pas rageurs lors des moments les plus intenses.

Malgré tout, The Mars Chronicles part sur la bonne voix avec cet EP signé chez Send The Wood et mixé par Christian Carvin aux All Production Studios. Il ne lui manque plus qu’à s’améliorer pour renforcer son identité et nous proposer des morceaux dignes de ce nom sur le prochain full length. Le contraste mélodie / agressivité doit aussi être plus marquant afin d’immerger davantage l’auditeur dans son univers. Allez les Martiens, on vous attend au tournant !

 

Distorted World – Between the Strophes

Ξ mai 3rd, 2013 | → 0 Comments | ∇ Dark Electro |

Side-project du clavériste d’Anthracitic Moths depuis 2010, Distorted World fait partie des projets dark electro russes les plus prometteurs. On le retrouve régulièrement en guest sur certains albums ou aussi dans des remixes comme récemment dans le « Tenebrae » de Soncesvit. Bref, il commence à avoir un certain succès, un succès réservé uniquement au studio malgré une apparence exceptionnelle dans un club de Moscou. Du coup, il n’a pas tardé à être repéré par un label, à savoir Artificial Sun, spécialisé dans l’indus en tous genres.

« Between the Strophes » est donc le premier album de Distorted World et il s’agit de dark electro avec des touches gothiques et parfois symphoniques. Le Russe tente de décrire des rites étranges ainsi que les parties les plus sombres et les plus mystérieuses du cerveau humain. En cela il n’est pas étonnant de retrouver un mélange de beats mais aussi de sonorités électro-pop couplées à une ambiance particulièrement sombre et mécanique. Distorted World mise sur le côté très industrialisé de sa musique en mettant au second plan les parties les plus technos. Il essaie de forcer l’auditeur à utiliser son imagination, si bien que cela fait mouche sur l’introduction mais aussi sur « Mysterious World », portant bien son nom. Les voix déshumanisées se mêlent habilement à cet ensemble mécanisé et sombre où la froideur des machines ne fait qu’un avec la distorsion de certains sons.

Les onze morceaux sont chantés en anglais à l’exception de « Hexentaz » qui se comporte de paroles écrites en allemand. Pas de russe étrangement sur cet opus, alors que les Russes tendent souvent à mettre en avant leur langue natale. Ici, Distorted World semble tenter d’exporter sa musique vers l’Europe et pourquoi pas l’Amérique, d’où cette ressemblance avec certains groupes occidentaux comme Arcana Obscura ou Skoyz. On peut aussi sentir une envie de plaire à une certaine branche de personnes, notamment ceux aimant les métissages comme sur « Dream » qui met en avant une atmosphère orientale avec ces sonorités typiques et ces chants féminins traditionnels. On essaie de nous faire rêver tout en nous embarquant dans un cauchemar, les sonorités froides et industriels de DW revenant toujours en avant.

Hormis quelques linéarités flagrantes sur certains titres, une envie de se tourner vers le progressif dans forcément y arriver,  et des remixes quasi inutiles (une mode aussi, chez les Russes), ce « Between the Strophes » est un bon album du genre, prometteur et encourageant. Il manque une certains profondeur pour que le tout soit totalement immersif mais il est clair qu’on a de quoi se mettre sous la dent avec ce premier jet.

 

  • Index

  • Reviews

  • RSS Spirit Of Metal News