Down : Down II - A Bustle in Your Hedgerow...Voilà Down qui nous revient avec un album qui fleure bon le whisky et la Nouvelle-Orléans! Ce combo, formé de membres de Pantera et de Crowbar, nous ressert ici son mélange surprenant de thrash et de rythmiques de blues, pour un résultat des plus agréables.

Dès le premier morceau, le fan de Pantera se trouve en terrain connu: Phil Anselmo chante diaboliquement bien, les riffs sont d’une lourdeur incroyable… Bref, tout ce qu’un amateur de thrash était en droit d’attendre. Mais lorsque la basse entre en jeu, c’est pour insuffler au groupe un groove imparable, qui pousse l’auditeur à taper du pied comme un dément! Ce sens du rythme, marque de fabrique du combo, ne quittera l’album qu’en de rares occasions, pour de lancinantes ballades enfumées (“Where I’m going”, “Landing on the Mountains of Meggido”).

Mais ce qui constitue la moelle épinière de ce disque, c’est bien ce savant dosage entre des riffs qui arrachent tout sur leur passage (“Lysergik Funeral Procession“, “The Man that follows Hell“, “Ghost along the Mississipi”) et de lourdes mélodies hantées (“There’s something on my side”, “Beautifully depressed”). Et lorsque le groupe se fâche vraiment, cela donne “New Orleans is a dying whore”, brûlot de power-thrash incandescent qui dépeint leur région fétiche sous un jour… peu flatteur.

Ce deuxième album de Down (et sans doute dernier, le groupe ayant mis son existence entre parenthèses en raison de son manque de succès commercial) est donc une de ces pépites méconnues qui, de temps à autre, viennent illuminer la vie d’un métalleux. Anselmo et ses camarades de jeu ont composé ici un disque à l’odeur de vieux bourbon, qui laisse un goût délicieux en bouche.

Ride the LightningDur, dur d’écrire une chronique objective pour cet album qui est, de mon point de vue, le meilleur jamais réalisé par les Four Horsemen (attention: j’ai bien dit “de mon point de vue”!).

Dès le premier morceau,l’explosif “Fight fire with fire”, tout le talent de ce groupe décidément hors-norme saute aux yeux: au-dela de l’interprétation sans faille, c’est bien le niveau des compositions qui place Metallica un cran au-dessus de tous ses concurrents. Tous les morceaux se tiennent, et l’album fait preuve d’une qualité constante de bout en bout, sans doute pour la seule et unique fois dans la longue carrière du gang de Frisco. Metallica impose ici son style, et éclabousse de sa classe l’ensemble de la scène métal avec un disque sans faiblesse aucune.

On retrouve ici quelques classiques du répertoire du groupe, tels que “Creeping Death“, la ballade trash “Fade to black” ou encore l’incroyablement puissant “For Whom the Bell Tolls“, mais le reste n’est pas à jeter pour autant, loin de là. Même les sous-estimés “Trapped under ice” et “Escape” sont énormes, et le riff de “Ride the Lightning” est un truc à faire pleurer de bonheur tout métalleux qui se respecte. L’album s’achève sur le superbe instrumental “The call of Ktulu”, où la musique du groupe prend une dimension vraiment cinématographique, chaque musicien faisant étalage de son talent pendant plus de huit minutes.

Ride the Lightning” est donc un album incontournable, et se pose comme la meilleure réponse possible à ceux qui voudraient disputer à Metallica le trône de meilleur groupe de métal de tous les temps.

Opeth : DamnationQuelle ne fut pas ma surprise le jour où il m’a été donné d’écouter ce “Damnation“! Il faut avouer qu’Opeth est tout de même plus connu pour pratiquer un death mélodique qui, s’il n’est pas, loin de là, dépourvu de travail sur les ambiances, ne laissait en rien présager l’arrivée d’un tel album.

Ici, le gros son passe à la trappe, les guitares se font caresse; les hurlements disparaissent au profit d’un chant mélodieux et aérien; et ce disque semble envahir l’espace sonore de l’auditeur pour mieux entourer celui-ci d’un écrin de velour. L’ambiance mélancolique propre au groupe est exacerbée par de splendides mélodies (“In my time of need”, “Windowpane”… Seigneur, que de pépites sur ce disque!), qui soutiennent des paroles mélancoliques. Les textes sont, à propos, un des points forts du disque, car ils parviennent à concilier tristesse et poésie sans jamais sombrer dans la mièvrerie, fait rare dans une scène métal où mélodie et désespoir se conjuguent souvent avec vacuité du propos.

Nous tenons donc avec “Damnation” un joyau sombre qui envoûte l’auditeur, plongeant ce dernier dans un univers dépressif à la mélancolie contagieuse, une oeuvre d’un beauté rare où de splendides mélodies s’entrecroisent, et où tout concourt à faire de cet album un classique chatoyant et fascinant. Pour finir, rendons hommage à un groupe qui n’a pas hésité à briser les codes de sa musique pour nous offrir un tel moment de grâce; messieurs, chapeaux bas!

In Flames : Reroute to RemainLA baffe de 2002! In Flames a grandi et évolué, pour le plus grand plaisir des fans, et nous livre un album fantastique, passionnant d’ un bout à l’autre, qui redéfinit les contours d’un death mélodique de très haute volée.

Dès le morceau d’ouverture, une pensée s’impose à nous: on tient là quelque chose de gros, voire d’énorme… La section rythmique joue au taquet et les guitares se renvoient des riffs et des arpèges de grande classe. La voix souvent éraillée, limite black, s’envole sur des refrains mélodiques et accrocheurs. Les titres s’enchaînent, avec une variété incroyable, nous entraînant dans un maelström d’émotions. Le groupe se fait brutal et vindicatif (“System”, “Dismiss the cynics”), puis mélodieux (“Trigger“, “Dawn of a new day”), pour mieux nous exploser à nouveau à la face avec des compos colériques (“Free fall”).

Ajoutons à cela que le désir d’expérimenter qui fera tant défaut à “Soundtrack to Your Escape“, deux ans plus tard, est ici sans cesse présent, que ce soit à renfort de machines (“Free fall” encore) ou de travail sur les guitares, qui vont jusqu’à se faire flamenco sur “Dawn of a new day”. Le groupe se fend même, avec “Metaphor”, d’une ballade d’excellente facture malgré son caractère inattendu.

Avec “Reroute to Remain“, In Flames rend donc une copie presque parfaite et confirme son statut de groupe marquant sur une scène death mélodique qui compte tant de suiveurs que cela en devient nauséabond. Et force est de reconnaître que l’auditeur ne peut se départir de l’étrange impression de découvrir, en avant-première, ce que sera le métal de demain.

System Of A Down : MezmerizeAttendus au tournant, les System of a Down? Assurément, surtout après trois albums aussi riches que variés qui avaient obtenu un succès critique et public tout-à-fait mérité, et avec lesquels ils avaient posé les bases de leur métal particulier, mélodique et barré. Comment, dès lors, proposer quelque chose de neuf, et éviter le piège de la redite?

Contraint de se réinventer, le quatuor américano-arménien n’a pas démérité et nous livre aujourd’hui “Mesmerize“, première offrande de l’année, le second volet, “Hypnotize“, étant attendu pour les fêtes. Ce disque, quoique court (37 minutes), couvre un spectre musical d’une richesse après laquelle 90% des groupes passent toute leur carrière à courir. La variété de styles passés en revue laisse pantois: métal bien sûr, mais aussi funk (“Radio/Video”), reggae sous acides (“Old school Hollywood”), rock mélancolique (“Question”), on en passe et des meilleures.

Ce disque, oeuvre presque intégralement due au fantasque guitariste Daron Malakian, bénéfécie de la production impeccable du réputé Rick Rubin, qui lui a donné un son de gratte à la fois rond et acéré, et qui a su trouver l’équilibre parfait entre les quatre musiciens. C’est bien simple, on entend tous les instruments, sans que jamais l’un prenne le pas sur l’autre.

S’il se fait souvent vindicatif (les paroles de “B.Y.O.B.” valent le détour), la tonalité de l’ensemble s’empreint d’une mélancolie au vitriol lorsque arrive la seconde moitié de l’album, qui se clôt sur une ballade touchante (“Lost in Hollywood”) où Malakian nous fait part du bien qu’il pense d’Hollywood (doux euphémisme) sur fond de guitares éthérées.

Mesmerize” est donc un disque d’une densité rare, qui surprend sans cesse l’auditeur et démontre tout le talent de compositeurs comme de musiciens d’un groupe qui, s’il nous livre un “Hypnotize” à la hauteur, prendra sa place aux côtés des plus grands.

Opeth : Damnation

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Opeth : DamnationQuelle ne fut pas ma surprise le jour où il m’a été donné d’écouter ce “Damnation“! Il faut avouer qu’Opeth est tout de même plus connu pour pratiquer un death mélodique qui, s’il n’est pas, loin de là, dépourvu de travail sur les ambiances, ne laissait en rien présager l’arrivée d’un tel album.

Ici, le gros son passe à la trappe, les guitares se font caresse; les hurlements disparaissent au profit d’un chant mélodieux et aérien; et ce disque semble envahir l’espace sonore de l’auditeur pour mieux entourer celui-ci d’un écrin de velour. L’ambiance mélancolique propre au groupe est exacerbée par de splendides mélodies (“In my time of need”, “Windowpane”… Seigneur, que de pépites sur ce disque!), qui soutiennent des paroles mélancoliques. Les textes sont, à propos, un des points forts du disque, car ils parviennent à concilier tristesse et poésie sans jamais sombrer dans la mièvrerie, fait rare dans une scène métal où mélodie et désespoir se conjuguent souvent avec vacuité du propos.

Nous tenons donc avec “Damnation” un joyau sombre qui envoûte l’auditeur, plongeant ce dernier dans un univers dépressif à la mélancolie contagieuse, une oeuvre d’un beauté rare où de splendides mélodies s’entrecroisent, et où tout concourt à faire de cet album un classique chatoyant et fascinant. Pour finir, rendons hommage à un groupe qui n’a pas hésité à briser les codes de sa musique pour nous offrir un tel moment de grâce; messieurs, chapeaux bas!

Opeth : Damnation

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Opeth : DamnationQuelle ne fut pas ma surprise le jour où il m’a été donné d’écouter ce “Damnation“! Il faut avouer qu’Opeth est tout de même plus connu pour pratiquer un death mélodique qui, s’il n’est pas, loin de là, dépourvu de travail sur les ambiances, ne laissait en rien présager l’arrivée d’un tel album.

Ici, le gros son passe à la trappe, les guitares se font caresse; les hurlements disparaissent au profit d’un chant mélodieux et aérien; et ce disque semble envahir l’espace sonore de l’auditeur pour mieux entourer celui-ci d’un écrin de velour. L’ambiance mélancolique propre au groupe est exacerbée par de splendides mélodies (“In my time of need”, “Windowpane”… Seigneur, que de pépites sur ce disque!), qui soutiennent des paroles mélancoliques. Les textes sont, à propos, un des points forts du disque, car ils parviennent à concilier tristesse et poésie sans jamais sombrer dans la mièvrerie, fait rare dans une scène métal où mélodie et désespoir se conjuguent souvent avec vacuité du propos.

Nous tenons donc avec “Damnation” un joyau sombre qui envoûte l’auditeur, plongeant ce dernier dans un univers dépressif à la mélancolie contagieuse, une oeuvre d’un beauté rare où de splendides mélodies s’entrecroisent, et où tout concourt à faire de cet album un classique chatoyant et fascinant. Pour finir, rendons hommage à un groupe qui n’a pas hésité à briser les codes de sa musique pour nous offrir un tel moment de grâce; messieurs, chapeaux bas!

Opeth : Damnation

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Opeth : DamnationQuelle ne fut pas ma surprise le jour où il m’a été donné d’écouter ce “Damnation“! Il faut avouer qu’Opeth est tout de même plus connu pour pratiquer un death mélodique qui, s’il n’est pas, loin de là, dépourvu de travail sur les ambiances, ne laissait en rien présager l’arrivée d’un tel album.

Ici, le gros son passe à la trappe, les guitares se font caresse; les hurlements disparaissent au profit d’un chant mélodieux et aérien; et ce disque semble envahir l’espace sonore de l’auditeur pour mieux entourer celui-ci d’un écrin de velour. L’ambiance mélancolique propre au groupe est exacerbée par de splendides mélodies (“In my time of need”, “Windowpane”… Seigneur, que de pépites sur ce disque!), qui soutiennent des paroles mélancoliques. Les textes sont, à propos, un des points forts du disque, car ils parviennent à concilier tristesse et poésie sans jamais sombrer dans la mièvrerie, fait rare dans une scène métal où mélodie et désespoir se conjuguent souvent avec vacuité du propos.

Nous tenons donc avec “Damnation” un joyau sombre qui envoûte l’auditeur, plongeant ce dernier dans un univers dépressif à la mélancolie contagieuse, une oeuvre d’un beauté rare où de splendides mélodies s’entrecroisent, et où tout concourt à faire de cet album un classique chatoyant et fascinant. Pour finir, rendons hommage à un groupe qui n’a pas hésité à briser les codes de sa musique pour nous offrir un tel moment de grâce; messieurs, chapeaux bas!

System Of A Down : Mezmerize

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System Of A Down : MezmerizeAttendus au tournant, les System Of A Down? Assurément, surtout après trois albums aussi riches que variés qui avaient obtenu un succès critique et public tout-à-fait mérité, et avec lesquels ils avaient posé les bases de leur métal particulier, mélodique et barré. Comment, dès lors, proposer quelque chose de neuf, et éviter le piège de la redite?

Contraint de se réinventer, le quatuor américano-arménien n’a pas démérité et nous livre aujourd’hui “Mesmerize“, première offrande de l’année, le second volet, “Hypnotize“, étant attendu pour les fêtes. Ce disque, quoique court (37 minutes), couvre un spectre musical d’une richesse après laquelle 90% des groupes passent toute leur carrière à courir. La variété de styles passés en revue laisse pantois: métal bien sûr, mais aussi funk (“Radio/Video”), reggae sous acides (“Old school Hollywood”), rock mélancolique (“Question”), on en passe et des meilleures.

Ce disque, oeuvre presque intégralement due au fantasque guitariste Daron Malakian, bénéfécie de la production impeccable du réputé Rick Rubin, qui lui a donné un son de gratte à la fois rond et acéré, et qui a su trouver l’équilibre parfait entre les quatre musiciens. C’est bien simple, on entend tous les instruments, sans que jamais l’un prenne le pas sur l’autre.

S’il se fait souvent vindicatif (les paroles de “B.Y.O.B.” valent le détour), la tonalité de l’ensemble s’empreint d’une mélancolie au vitriol lorsque arrive la seconde moitié de l’album, qui se clôt sur une ballade touchante (“Lost in Hollywood”) où Malakian nous fait part du bien qu’il pense d’Hollywood (doux euphémisme) sur fond de guitares éthérées.

Mesmerize” est donc un disque d’une densité rare, qui surprend sans cesse l’auditeur et démontre tout le talent de compositeurs comme de musiciens d’un groupe qui, s’il nous livre un “Hypnotize” à la hauteur, prendra sa place aux côtés des plus grands.

Slipknot (USA-1) : IowaAïe, l’épineux sujet Slipknot! Le groupe qui a réalisé le plus beau hold-up commercial de ces dernières années dans le monde pourtant peu vendeur du métal s’attire toujours un amour fou de la part de ses fan, à la hauteur des commentaires désobligeants (pour rester poli) émis par ses détracteurs. Il serait en effet facile de ne voir en eux qu’un cirque bien organisé, à grand renfort de masques et de délires pyrotechniques, dont le seul but est de cibler les vaches à lait portant baggies et dreadlocks.

Oui mais voilà, la discographie de Slipknot ne va pas vraiment dans le sens de cette thèse; et un album du gabarit d’”Iowa” est à même de faire taire ceux qui, dans la sphère des “anti”, daigneront faire preuve d’un peu d’objectivité. La violence, quoique toujours controlée, est le maître-mot de ce disque, soutenue par des riffs tonitruants (“Disasterpieces“) et une section rythmique ultra-carrée (“People=Shit”, “The Heretic Anthem“).

Le chant se fait tour à tour grognement, murmure malsain et hurlement totalement déchaîné. A cet égard, les progrès effectués par Corey Taylor entre le premier album éponyme et “Iowa” sont saisissants, notamment lors des plages de moiteur glauque que sont “Gently”, “Skin Ticket” et le morcau-titre, “Iowa“. Sa voix porte littéralement tout l’album, et il s’impose ici, n’en déplaise à certains, comme l’un des tout meilleurs chanteurs de sa génération.

Avec “Iowa“, Slipknot a donc accouché d’un disque brutal, qui lui a permis de prouver qu’il n’était pas le groupe d’un seul album, confirmer son statut de groupe phare du métal, et se gagner le respect de ses pairs, Slayer en tête. Un seul reproche peut-être, la longueur excessive de l’ensemble provoque quelques baisse d’attention vers la fin du disque. Les critiques ne se sont évidemment pas tues pour autant, mais bon, ne dit-on pas que l’on mesure aussi la réussite au nombre de détracteurs?

P.S.: Suite à certaines remarques croisées sur le forum, je précise que cette chronique n’a pas pour but d’être objective. Il se trouve qu”Iowa” est le disque qui m’a tiré d’une lourde dépression lors de ma première année de prépa, et mon jugement sur cet album est forcément lié à l’importance qu’il a eu durant cette période de ma vie.

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