DevilDriver : The Fury of Our Maker's HandVotre psy a peur de vous? La dernière fois que vous vous êtes fait percer, vous avez insisté pour que l’aiguille soit remplacée par un tournevis? Vous n’arrivez à vous endormir qu’en écoutant Pantera, et le dernier voisin qui s’est plaint a retrouvé son chien dans plusieurs sacs plastiques? Amis psychopates, réjouissez-vous, Dez Fafara a pensé à vous!

Oui, Dez Fafara, le leader de feu Coal Chamber, médiocre groupe de néo brutal; le sieur, fan notoire de métal extrême, a formé, avec Devildriver, un gang autrement plus conforme à ses goûts profonds. Le “neo” a été ramené à la porte, et n’a été gardé que le “brutal”. Nous sommes ici en face d’un groupe qui évoque ce que donnerait l’alliance de Machine Head (pour l’amour des riffs qui arrachent) avec Superjoint Ritual (pour le côté frénétique de l’ensemble), et qui se plaindra de cette orientation musicale?

Voici donc le deuxième album du groupe, après un premier essai prometteur mais encore un peu brouillon. Et autant vous le dire tout de suite, çà bastonne dur. La section rythmique joue à deux cents, et ne s’arrête que très rarement pour respirer; Fafara s’égosille, entre chant hurlé et grondements death; et les riffs s’imposent comme l’ossature du disque et la marque de fabrique du combo.

L’album s’ouvre sur une série de titres brutaux et accrocheurs, glauques à souhait (“Driving down the Darkness“), et parfois vraiment dévastateurs (“Grindfucked”). Les chorus, scandés, vous font headbanger allègrement (“Hold Back The Day), tandis que les guitares vous clouent à votre place (“Sin & Sacrifice“, monstrueux). Les ambiances sont variées, et le son simplement énorme. Et lorsque l’on rentre dans la seconde moitié de la galette, on découvre avec stupeur que le meilleur reste à venir! L’enchaînement “Impending Detonator”-”"Bear Witness Unto”-”Before the Hangman Noose” nous envoie en pleine face trois titres à dévaster les fosses, où le batteur se brise chevilles et poignets tant il martèle ses fûts. L’album se clôt sur le morceau-titre, plus mélodique mais toujours aussi puissant, durant lequel apparaîssent les seules lignes de chant clair de ces cinquante minutes de boucherie sans pitié.

Une excellente surprise de la part d’un groupe qu’on attendait pas si haut, et qui laisse augurer le meilleur pour la suite!

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