Soulfly : SoulflyDeux ans après avoir quitté Sepultura, Max Cavalera se retrouve dans une situation peu enviable. Alors qu’il a mis en suspens toutes ses activités musicales, il doit en effet faire face à l’assassinat de son beau-fils, Dana; ce tragique évènement le pousse alors à remettre un groupe sur pieds et à reprendre les choses là où il les avait laissées avec «Roots», afin de donner à sa colère et à son mal-être une expression musicale.

Réunissant des musiciens venant du punk comme du trash, Max forme le noyau de son nouveau projet, Soulfly; mais le chanteur greffe dès le départ quantité d’invités, et fait de son désir de collaborer avec des musiciens venant d’univers variés la marque de fabrique de ce jeune groupe. Apparaissent donc sur ce premier album, en vrac: Burton C. Bell et Dino Cazares de Fear Factory, Chino Moreno de Deftones, Fred Durst de Limp Bizkit (à l’époque un groupe tout juste propulsé par Korn et non le ramassis de branleurs qu’ils deviendront plus tard), la chorale Los Holligans, Benji de Dub War, etc… Ces joyeux drilles donnent donc naissance à ce disque intrigant, puissant et complexe, qui reste aujourd’hui le pilier sur lequel la seconde partie de la carrière de Max Cavalera s’est construite.

«Eye for an Eye» ouvre le bal, et donne à Max l’occasion de rassurer les fans de l’ère «Roots» avec un morceau devenu un incontournable, d’une simplicité déconcertante, mais d’une efficacité absolue. S’ensuit un enchaînement de titres imparables, tour à tour tout en puissance («No Hope = No Fear», «Bumbklaat», «The Song Remains Insane», «No»,…), ou plus apaisés («Umbabarauma», «Karmageddon»). A ces morceaux construits selon une formule parfaitement maîtrisée par le groupe, reposant sur des riffs simples mais puissants et sur un groove tribal, viennent s’en ajouter d’autres, beaucoup plus expérimentaux. Citons par exemple «Tribe» et ses chÅ“urs en Portugais, ou encore l’instrumental «Soulfly», premier du nom puisque ce genre de morceau se répètera sur les albums suivants, devenant un gimmick qui résume bien les aspirations de Max: ne se fixer aucune barrière dans la composition, ne jamais restreindre sa musique à un genre.

Cet album est donc un succès à tous les niveaux: redoutable bombe de métal tribal, il a prouvé que Max Cavalera était un artiste avec lequel il allait falloir compter pour la suite, tout en démontrant que l’ouverture à de multiples influences pouvait amener la musique du groupe vers de nouvelles sphères. Incontournable, tout simplement !



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