System Of A Down : HypnotizeLe voilà enfin, ce second volet des aventures des System Of A Down en cette année 2005. Après l’incroyable “Mesmerize“, nous étions en droit d’attendre beaucoup de ce disque… Et j’ai la joie, que dis-je, le bonheur de vous annoncer que nous avions raison! A ceux qui craignaient un deuxième épisode en demi-teinte, ou même une simple baisse d’inspiration, les Américano-Arméniens viennent d’infliger un cinglant camouflet avec cet album foisonnant, délirant, intelligent, loufoque, intrigant,… Mon Dieu, les qualificatifs me manquent face à un tel tour de force.

Reprenant les choses exactement là où il les avait laissés en avril dernier, le groupe nous a concocté un plat étrange, plus passionnant encore, peut-être, que “Mesmerize“. La règle d’or est ici le changement de rythme impromptu, comme le démontre magistralement le titre d’ouverture “Attack“: les guitares déboulent, tout en puissance, soutenues par une batterie colossale, puis se taisent aussitôt pour laisser la place à un chant tout en nuances et en mélodies. Le reste de l’album n’est qu’une suite de moments de bravoure, une débauche de talent, une longue démonstration du génie de ces quatre musiciens.

Les titres s’enchaînent, tantôt franchement barrés, à l’image de “Stealing Society”, ou de “U-Fig”, tantôt tout en rage amère (Kill Rock’N Roll, “She’s Like Heroin”), et tantôt portés par de splendides mélodies qui achèvent de mettre l’auditeur à genoux (“Dreaming“, “Tentative”). Et lorsque tous ces éléments se rejoignent en un seul et même morceau, cela donne “Virginity Of Obscenity, sans doute l’hybride musical le plus dingue que le groupe ait jamais écrit. Le tout s’achève avec deux titres fantastiques, le planant et mélancolique”Lonely Day” et une version longue de “Soldier Side”, l’intro du disque précédent, qui clôt en beauté un parcours sans faute.

Je ne m’étendrai pas sur l’interprétation, toujours sans faille, avec une mention spéciale (encore!) au fantasque guitariste-compositeur-chanteur Daron Malakian, ni sur la production, assurée ici aussi par Rick Rubin, gage de qualité s’il en est. Bref, la forme est parfaitement en adéquation avec le fond, et les System n’ont nullement perdu ni leur capacité à composer de magnifiques morceaux d’un métal inventif, novateur et aigre-doux, ni leur verve toujours bienvenue en ces temps de formatage et de politiquement correct. “Attack” et “Soldier Side” sont en effet deux petits brûlots des plus vindicatifs, qui démontrent que le groupe ne compte pas abandonner sa liberté de ton de sitôt.

Face à tant d’originalité, de créativité et de perfection, un seul mot s’impose: chef-d’Å“uvre!



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