Dagoba : What Hell Is About On mesure souvent mal à quel point l’évolution d’un groupe peut être affectée par la rencontre avec un producteur, en bien ou en mal. Prenez Metallica: Bob Rock, après les avoir aidé à devenir gigantesques, est accusé par les fans de les avoir démolis pendant dix ans, pour en arriver au magma informe et indigeste qu’est “St Anger“. La rencontre entre Dagoba et Tue Madsen (Disbelief, Hatesphere, Ektomorf, Extol, et plus récemment Sick of it All et Threat Signal) est encore récente, mais a déjà accouché d’une tuerie.

Je vous entends déjà: “Une tuerie, oh eh l’autre, comme il y va! Faut pas déconner non plus!” Eh bien, messieurs les incrédules, je persiste et signe. “What Hell Is About” est un disque d’exception, comme on entend trop peu ces temps-ci.

La première bonne nouvelle est que Dagoba a désormais digéré les influences qui transparaissait de façon un peu trop évidente sur son album éponyme, et notamment Fear Factory, et s’est façonné une vraie personnalité. Les dix compos rassemblées ici sont autant de réussites, tantôt dans le registre de la baffe supersonique (“The Man You’re Not”, “Living Dead”), soit dans celui, plus pervers, du titre accrocheur et malsain (“Cancer“, The Things Within”). Les marseillais font étalage d’un bagage technique impressionant, avec une mention spéciale à Franky, stupéfiant batteur d’une précision bluffante.

Et le boulot du producteur alors? Et bien , disons juste que le son que leur a concocté Tue Madsen est monumental, à la fois limpide et surpuissant, et participe du maëlstrom qui s’abat sans pitié sur l’auditeur. De plus, le groupe a reconnu que le producteur les avait incité à expérimenter davantage, ce qu’ils ont fait avec bonheur, introduisant des touches électros ou symphoniques bienvenues à l’ensemble. Enfin, Madsen a invité Vortex (Dimmu Borgir, Arcturus) à poser quelques lignes de chant sur deux morceaux, le très réussi “It’s All About Time”, où sa voix majestueuse répond parfaitement aux hurlements de Shawter, et le plus classique mais méchamment burné “The White Guy (Suicide)”.

Mais ce qui frappe le plus ici, c’est à quel point Dagoba se place à la croisée des chemins, jonglant avec succès entre power-métal et métal industriel, tout en introduisant des mélodies lumineuses et accrocheuses qui sont autant de respirations dans cet océan déchaîné. A ce titre, “What Hell Is About” s’impose comme un des albums les plus rassembleurs de 2006. Reste à savoir si les métalleux, et pas seulement français, lui réserveront l’accueil qu’il mérite.

Slayer : Christ IllusionCa y est! Enfin! Alleluïa! Merci mon Dieu!

VLAN!

Aïe! Pardon m’sieur King, j’ai oublié, faut pas remercier Dieu quand on parle de SLAYER. Mais bon, vous comprenez, on avait un peu cessé de croire au retour du grand SLAYER après la longue traversée du désert qui avait suivi “Divine Intervention“. Il faut dire que vous ne nous aviez pas donné grand-chose à nous mettre sous la dent, entre un album de reprises punk pas bien percutant, un disque franchement décevant (“Diabolus in Musicaa”), et un “God Hates Us All” qui relevait à peine le niveau. Non, m’ieur King, pas taper la tête! Non! AÏE!

Mais vous vous êtes rattrapés, vous et vos collègues.

Christ Illusion” était incontestablement l’une des sorties les plus attendues de l’année, et cet album est aussi bon qu’on pouvait l’espérer. Le retour de Dave Lombardo avait fait monter les attentes d’un cran, et le batteur a répondu de la meilleure façon qui soit. La performance qu’il livre ici est anthologique; son jeu s’est encore amélioré avec les années, et chaque morceau est une véritable démonstration de force qui pourrait dégoûter plus d’un cogneur de fûts en herbe. La paire King-Hanneman a conservé les rythmiques de plomb de l’ère “God…”, tout en revenant à ce qui fait l’essence de SLAYER et qui manquait tant aux derniers albums: les riffs assassins et le solos galopants. Quant à Tom Araya, son chant n’a sans doute jamais été aussi maîtrisé qu’ici. Nous sommes très loin, heureusement, de ces hurlements de babouin défécant un baobab qui grevait les sorties de l’ère Bostaph.

Comment pourrait-on résister à un tel album? “Christ Illusion” renferme tout ce qu’on peut attendre du successeur désigné de “Seasons in the Abyss“: du riff au kilomètre (“Catatonic”, “Black Serenade“, la bombe finale “Supremist”), de la rythmique implacable, toutes doubles-croches dehors (“Skeleton Christ”, “Consfearacy”), des soli démentiels (euh… tous les morceaux en fait), et surtout une violence larvée, purulente, bien plus glauque et dérangeante qu’aux jeunes années du gang de L.A.. De groupe trash aux textes un peu bas de plafond, SLAYER est passé au statut de maître ès-paroles malsaines, mettant le doigt sur tout ce qui dérange en 2006. A ce titre, le morceau “Jihad”, tout à fait remarquable, est assuré de provoquer une jolie polémique, avec sa focalisation particulière: directement derrière les yeux d’un terroriste, et bonne journée bien sûr!

Qu’ajouter? Que Dieu, et la religion en général, en prennent pour leur grade? On a l’habitude, c’est de SLAYER que l’on parle. Qu’on sort de l’écoute de cet album épuisé, vidé, mais avec un sourire béat sur les lèvres, comme aux grandes heures de “South of Heaven“? Qu’on n’est ici jamais déçu, que rien n’est à jeter? Oui, c’est sans doute cela qui frappe sur “Christ Illusion“: les quatre musiciens ont mûri, et après une période de transition, sont revenus à leur meilleur niveau. Une véritable renaissance, et un album indispensable.

C’est bon? Dites, m’sieur King, je peux y aller? Dites? Elle vous satisfait, ma chronique? Comment ça, mouais? Mais enfin, j’en dis que du bien, de votre album! Vous êtes pénible, à la fin! Non, pas les clous! J’ai rien dit… Au secours!

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Aïe! Pardon m’sieur King, j’ai oublié, faut pas remercier Dieu quand on parle de SLAYER. Mais bon, vous comprenez, on avait un peu cessé de croire au retour du grand SLAYER après la longue traversée du désert qui avait suivi “Divine Intervention“. Il faut dire que vous ne nous aviez pas donné grand-chose à nous mettre sous la dent, entre un album de reprises punk pas bien percutant, un disque franchement décevant (“Diabolus in Musicaa”), et un “God Hates Us All” qui relevait à peine le niveau. Non, m’ieur King, pas taper la tête! Non! AÏE!

Mais vous vous êtes rattrapés, vous et vos collègues.

Christ Illusion” était incontestablement l’une des sorties les plus attendues de l’année, et cet album est aussi bon qu’on pouvait l’espérer. Le retour de Dave Lombardo avait fait monter les attentes d’un cran, et le batteur a répondu de la meilleure façon qui soit. La performance qu’il livre ici est anthologique; son jeu s’est encore amélioré avec les années, et chaque morceau est une véritable démonstration de force qui pourrait dégoûter plus d’un cogneur de fûts en herbe. La paire King-Hanneman a conservé les rythmiques de plomb de l’ère “God…”, tout en revenant à ce qui fait l’essence de SLAYER et qui manquait tant aux derniers albums: les riffs assassins et le solos galopants. Quant à Tom Araya, son chant n’a sans doute jamais été aussi maîtrisé qu’ici. Nous sommes très loin, heureusement, de ces hurlements de babouin défécant un baobab qui grevait les sorties de l’ère Bostaph.

Comment pourrait-on résister à un tel album? “Christ Illusion” renferme tout ce qu’on peut attendre du successeur désigné de “Seasons in the Abyss“: du riff au kilomètre (“Catatonic”, “Black Serenade“, la bombe finale “Supremist”), de la rythmique implacable, toutes doubles-croches dehors (“Skeleton Christ”, “Consfearacy”), des soli démentiels (euh… tous les morceaux en fait), et surtout une violence larvée, purulente, bien plus glauque et dérangeante qu’aux jeunes années du gang de L.A.. De groupe trash aux textes un peu bas de plafond, SLAYER est passé au statut de maître ès-paroles malsaines, mettant le doigt sur tout ce qui dérange en 2006. A ce titre, le morceau “Jihad”, tout à fait remarquable, est assuré de provoquer une jolie polémique, avec sa focalisation particulière: directement derrière les yeux d’un terroriste, et bonne journée bien sûr!

Qu’ajouter? Que Dieu, et la religion en général, en prennent pour leur grade? On a l’habitude, c’est de SLAYER que l’on parle. Qu’on sort de l’écoute de cet album épuisé, vidé, mais avec un sourire béat sur les lèvres, comme aux grandes heures de “South of Heaven“? Qu’on n’est ici jamais déçu, que rien n’est à jeter? Oui, c’est sans doute cela qui frappe sur “Christ Illusion“: les quatre musiciens ont mûri, et après une période de transition, sont revenus à leur meilleur niveau. Une véritable renaissance, et un album indispensable.

C’est bon? Dites, m’sieur King, je peux y aller? Dites? Elle vous satisfait, ma chronique? Comment ça, mouais? Mais enfin, j’en dis que du bien, de votre album! Vous êtes pénible, à la fin! Non, pas les clous! J’ai rien dit… Au secours!

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Comment pourrait-on résister à un tel album? “Christ Illusion” renferme tout ce qu’on peut attendre du successeur désigné de “Seasons in the Abyss“: du riff au kilomètre (“Catatonic”, “Black Serenade“, la bombe finale “Supremist”), de la rythmique implacable, toutes doubles-croches dehors (“Skeleton Christ”, “Consfearacy”), des soli démentiels (euh… tous les morceaux en fait), et surtout une violence larvée, purulente, bien plus glauque et dérangeante qu’aux jeunes années du gang de L.A.. De groupe trash aux textes un peu bas de plafond, SLAYER est passé au statut de maître ès-paroles malsaines, mettant le doigt sur tout ce qui dérange en 2006. A ce titre, le morceau “Jihad”, tout à fait remarquable, est assuré de provoquer une jolie polémique, avec sa focalisation particulière: directement derrière les yeux d’un terroriste, et bonne journée bien sûr!

Qu’ajouter? Que Dieu, et la religion en général, en prennent pour leur grade? On a l’habitude, c’est de SLAYER que l’on parle. Qu’on sort de l’écoute de cet album épuisé, vidé, mais avec un sourire béat sur les lèvres, comme aux grandes heures de “South of Heaven“? Qu’on n’est ici jamais déçu, que rien n’est à jeter? Oui, c’est sans doute cela qui frappe sur “Christ Illusion“: les quatre musiciens ont mûri, et après une période de transition, sont revenus à leur meilleur niveau. Une véritable renaissance, et un album indispensable.

C’est bon? Dites, m’sieur King, je peux y aller? Dites? Elle vous satisfait, ma chronique? Comment ça, mouais? Mais enfin, j’en dis que du bien, de votre album! Vous êtes pénible, à la fin! Non, pas les clous! J’ai rien dit… Au secours!

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Mais vous vous êtes rattrapés, vous et vos collègues.

Christ Illusion” était incontestablement l’une des sorties les plus attendues de l’année, et cet album est aussi bon qu’on pouvait l’espérer. Le retour de Dave Lombardo avait fait monter les attentes d’un cran, et le batteur a répondu de la meilleure façon qui soit. La performance qu’il livre ici est anthologique; son jeu s’est encore amélioré avec les années, et chaque morceau est une véritable démonstration de force qui pourrait dégoûter plus d’un cogneur de fûts en herbe. La paire King-Hanneman a conservé les rythmiques de plomb de l’ère “God…”, tout en revenant à ce qui fait l’essence de SLAYER et qui manquait tant aux derniers albums: les riffs assassins et le solos galopants. Quant à Tom Araya, son chant n’a sans doute jamais été aussi maîtrisé qu’ici. Nous sommes très loin, heureusement, de ces hurlements de babouin défécant un baobab qui grevait les sorties de l’ère Bostaph.

Comment pourrait-on résister à un tel album? “Christ Illusion” renferme tout ce qu’on peut attendre du successeur désigné de “Seasons in the Abyss“: du riff au kilomètre (“Catatonic”, “Black Serenade“, la bombe finale “Supremist”), de la rythmique implacable, toutes doubles-croches dehors (“Skeleton Christ”, “Consfearacy”), des soli démentiels (euh… tous les morceaux en fait), et surtout une violence larvée, purulente, bien plus glauque et dérangeante qu’aux jeunes années du gang de L.A.. De groupe trash aux textes un peu bas de plafond, SLAYER est passé au statut de maître ès-paroles malsaines, mettant le doigt sur tout ce qui dérange en 2006. A ce titre, le morceau “Jihad”, tout à fait remarquable, est assuré de provoquer une jolie polémique, avec sa focalisation particulière: directement derrière les yeux d’un terroriste, et bonne journée bien sûr!

Qu’ajouter? Que Dieu, et la religion en général, en prennent pour leur grade? On a l’habitude, c’est de SLAYER que l’on parle. Qu’on sort de l’écoute de cet album épuisé, vidé, mais avec un sourire béat sur les lèvres, comme aux grandes heures de “South of Heaven“? Qu’on n’est ici jamais déçu, que rien n’est à jeter? Oui, c’est sans doute cela qui frappe sur “Christ Illusion“: les quatre musiciens ont mûri, et après une période de transition, sont revenus à leur meilleur niveau. Une véritable renaissance, et un album indispensable.

C’est bon? Dites, m’sieur King, je peux y aller? Dites? Elle vous satisfait, ma chronique? Comment ça, mouais? Mais enfin, j’en dis que du bien, de votre album! Vous êtes pénible, à la fin! Non, pas les clous! J’ai rien dit… Au secours!

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Mais vous vous êtes rattrapés, vous et vos collègues.

Christ Illusion” était incontestablement l’une des sorties les plus attendues de l’année, et cet album est aussi bon qu’on pouvait l’espérer. Le retour de Dave Lombardo avait fait monter les attentes d’un cran, et le batteur a répondu de la meilleure façon qui soit. La performance qu’il livre ici est anthologique; son jeu s’est encore amélioré avec les années, et chaque morceau est une véritable démonstration de force qui pourrait dégoûter plus d’un cogneur de fûts en herbe. La paire King-Hanneman a conservé les rythmiques de plomb de l’ère “God…”, tout en revenant à ce qui fait l’essence de SLAYER et qui manquait tant aux derniers albums: les riffs assassins et le solos galopants. Quant à Tom Araya, son chant n’a sans doute jamais été aussi maîtrisé qu’ici. Nous sommes très loin, heureusement, de ces hurlements de babouin défécant un baobab qui grevait les sorties de l’ère Bostaph.

Comment pourrait-on résister à un tel album? “Christ Illusion” renferme tout ce qu’on peut attendre du successeur désigné de “Seasons in the Abyss“: du riff au kilomètre (“Catatonic”, “Black Serenade“, la bombe finale “Supremist”), de la rythmique implacable, toutes doubles-croches dehors (“Skeleton Christ”, “Consfearacy”), des soli démentiels (euh… tous les morceaux en fait), et surtout une violence larvée, purulente, bien plus glauque et dérangeante qu’aux jeunes années du gang de L.A.. De groupe trash aux textes un peu bas de plafond, SLAYER est passé au statut de maître ès-paroles malsaines, mettant le doigt sur tout ce qui dérange en 2006. A ce titre, le morceau “Jihad”, tout à fait remarquable, est assuré de provoquer une jolie polémique, avec sa focalisation particulière: directement derrière les yeux d’un terroriste, et bonne journée bien sûr!

Qu’ajouter? Que Dieu, et la religion en général, en prennent pour leur grade? On a l’habitude, c’est de SLAYER que l’on parle. Qu’on sort de l’écoute de cet album épuisé, vidé, mais avec un sourire béat sur les lèvres, comme aux grandes heures de “South of Heaven“? Qu’on n’est ici jamais déçu, que rien n’est à jeter? Oui, c’est sans doute cela qui frappe sur “Christ Illusion“: les quatre musiciens ont mûri, et après une période de transition, sont revenus à leur meilleur niveau. Une véritable renaissance, et un album indispensable.

C’est bon? Dites, m’sieur King, je peux y aller? Dites? Elle vous satisfait, ma chronique? Comment ça, mouais? Mais enfin, j’en dis que du bien, de votre album! Vous êtes pénible, à la fin! Non, pas les clous! J’ai rien dit… Au secours!

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Comment pourrait-on résister à un tel album? “Christ Illusion” renferme tout ce qu’on peut attendre du successeur désigné de “Seasons in the Abyss“: du riff au kilomètre (“Catatonic”, “Black Serenade“, la bombe finale “Supremist”), de la rythmique implacable, toutes doubles-croches dehors (“Skeleton Christ”, “Consfearacy”), des soli démentiels (euh… tous les morceaux en fait), et surtout une violence larvée, purulente, bien plus glauque et dérangeante qu’aux jeunes années du gang de L.A.. De groupe trash aux textes un peu bas de plafond, SLAYER est passé au statut de maître ès-paroles malsaines, mettant le doigt sur tout ce qui dérange en 2006. A ce titre, le morceau “Jihad”, tout à fait remarquable, est assuré de provoquer une jolie polémique, avec sa focalisation particulière: directement derrière les yeux d’un terroriste, et bonne journée bien sûr!

Qu’ajouter? Que Dieu, et la religion en général, en prennent pour leur grade? On a l’habitude, c’est de SLAYER que l’on parle. Qu’on sort de l’écoute de cet album épuisé, vidé, mais avec un sourire béat sur les lèvres, comme aux grandes heures de “South of Heaven“? Qu’on n’est ici jamais déçu, que rien n’est à jeter? Oui, c’est sans doute cela qui frappe sur “Christ Illusion“: les quatre musiciens ont mûri, et après une période de transition, sont revenus à leur meilleur niveau. Une véritable renaissance, et un album indispensable.

C’est bon? Dites, m’sieur King, je peux y aller? Dites? Elle vous satisfait, ma chronique? Comment ça, mouais? Mais enfin, j’en dis que du bien, de votre album! Vous êtes pénible, à la fin! Non, pas les clous! J’ai rien dit… Au secours!

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Mais vous vous êtes rattrapés, vous et vos collègues.

Christ Illusion” était incontestablement l’une des sorties les plus attendues de l’année, et cet album est aussi bon qu’on pouvait l’espérer. Le retour de Dave Lombardo avait fait monter les attentes d’un cran, et le batteur a répondu de la meilleure façon qui soit. La performance qu’il livre ici est anthologique; son jeu s’est encore amélioré avec les années, et chaque morceau est une véritable démonstration de force qui pourrait dégoûter plus d’un cogneur de fûts en herbe. La paire King-Hanneman a conservé les rythmiques de plomb de l’ère “God…”, tout en revenant à ce qui fait l’essence de SLAYER et qui manquait tant aux derniers albums: les riffs assassins et le solos galopants. Quant à Tom Araya, son chant n’a sans doute jamais été aussi maîtrisé qu’ici. Nous sommes très loin, heureusement, de ces hurlements de babouin défécant un baobab qui grevait les sorties de l’ère Bostaph.

Comment pourrait-on résister à un tel album? “Christ Illusion” renferme tout ce qu’on peut attendre du successeur désigné de “Seasons in the Abyss“: du riff au kilomètre (“Catatonic”, “Black Serenade“, la bombe finale “Supremist”), de la rythmique implacable, toutes doubles-croches dehors (“Skeleton Christ”, “Consfearacy”), des soli démentiels (euh… tous les morceaux en fait), et surtout une violence larvée, purulente, bien plus glauque et dérangeante qu’aux jeunes années du gang de L.A.. De groupe trash aux textes un peu bas de plafond, SLAYER est passé au statut de maître ès-paroles malsaines, mettant le doigt sur tout ce qui dérange en 2006. A ce titre, le morceau “Jihad”, tout à fait remarquable, est assuré de provoquer une jolie polémique, avec sa focalisation particulière: directement derrière les yeux d’un terroriste, et bonne journée bien sûr!

Qu’ajouter? Que Dieu, et la religion en général, en prennent pour leur grade? On a l’habitude, c’est de SLAYER que l’on parle. Qu’on sort de l’écoute de cet album épuisé, vidé, mais avec un sourire béat sur les lèvres, comme aux grandes heures de “South of Heaven“? Qu’on n’est ici jamais déçu, que rien n’est à jeter? Oui, c’est sans doute cela qui frappe sur “Christ Illusion“: les quatre musiciens ont mûri, et après une période de transition, sont revenus à leur meilleur niveau. Une véritable renaissance, et un album indispensable.

C’est bon? Dites, m’sieur King, je peux y aller? Dites? Elle vous satisfait, ma chronique? Comment ça, mouais? Mais enfin, j’en dis que du bien, de votre album! Vous êtes pénible, à la fin! Non, pas les clous! J’ai rien dit… Au secours!

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