Metallica : St. Anger

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Metallica : St. AngerSe pencher à nouveau sur “St Anger“, trois ans après sa sortie, procure une impression étrange. L’excellent documentaire “Some Kind of Monster” a en effet jeté sur ce disque un éclairage bienvenu, nous livrant plusieurs clés permettant de décoder quelques-unes des intentions qui animaient Metallica lors de sa composition. Malheureusement, rien sur ce son de batterie devenu culte, assurément le pire que le métal ait jamais connu! Si vous désirez entendre Lars Ulrich cogner sur un bidon, précipitez-vous, c’est du jamais-entendu.

Blague à part, “St Anger” fut accouché dans la douleur, et doit davantage être vu comme un instantané de l’état d’esprit de James Hetfield après sa cure de désintoxication que comme un album à part entière. Aucun titre, ici, n’a la carrure à devenir un classique; ils se révèlent même assez répétitifs, s’appuyant sur des Riffs qui tournent en boucle pendant de trop longues minutes. Tous les morceaux dépassent les cinq minutes (et atteignent parfois les neuf), ce qui rend ardue l’écoute de l’album dans son intégralité, d’autant plus que la production de Bob Rock est atrocement rêche. C’est bien simple, on a l’impression de se trouver dans le garage du groupe durant un boeuf.

Ce constat est d’autant plus regrettable que l’on décèle de temps à autres des fulgurances, des éclairs de génie qui nous laissent imaginer ce qu’aurait pu être cet album si le groupe n’avait pas été complètement paumé lors de sa composition. Un morceau comme “The Unnamed Feeling” est emblématique: pris séparément, les éléments qui le constituent permettraient de construire deux ou trois très bonnnes chansons; mais réunis ici, la sauce prend mal, il manque ce petit plus, cette touche d’inspiration qui aurait permis de lier l’ensemble.

St Anger” n’est donc pas, de toute évidence, un grand album; ce n’est sans doute même pas un album susceptible d’intéresser pour ses seules qualités musicales. Mais c’est le disque que Metallica avait besoin, au sens littéral (et viscéral) du terme, d’enregistrer. C’est à ces onze compositions décousues, frénétiques, éprouvantes, mal produites, que l’on doit la survie du groupe emblématique de toute une génération. A ce titre, et si les Four Horsemen se reprennent et nous prouvent qu’il leur restent des choses à partager avec nous, “St Anger” mérite le respect. Dans le cas contraire, il ne s’agira que de la piètre épitaphe d’un grand du métal.

Metallica : St AngerSe pencher à nouveau sur “St Anger“, trois ans après sa sortie, procure une impression étrange. L’excellent documentaire “Some Kind of Monster” a en effet jeté sur ce disque un éclairage bienvenu, nous livrant plusieurs clés permettant de décoder quelques-unes des intentions qui animaient Metallica lors de sa composition. Malheureusement, rien sur ce son de batterie devenu culte, assurément le pire que le métal ait jamais connu! Si vous désirez entendre Lars Ulrich cogner sur un bidon, précipitez-vous, c’est du jamais-entendu.

Blague à part, “St Anger” fut accouché dans la douleur, et doit davantage être vu comme un instantané de l’état d’esprit de James Hetfield après sa cure de désintoxication que comme un album à part entière. Aucun titre, ici, n’a la carrure à devenir un classique; ils se révèlent même assez répétitifs, s’appuyant sur des Riffs qui tournent en boucle pendant de trop longues minutes. Tous les morceaux dépassent les cinq minutes (et atteignent parfois les neuf), ce qui rend ardue l’écoute de l’album dans son intégralité, d’autant plus que la production de Bob Rock est atrocement rêche. C’est bien simple, on a l’impression de se trouver dans le garage du groupe durant un boeuf.

Ce constat est d’autant plus regrettable que l’on décèle de temps à autres des fulgurances, des éclairs de génie qui nous laissent imaginer ce qu’aurait pu être cet album si le groupe n’avait pas été complètement paumé lors de sa composition. Un morceau comme “The Unnamed Feeling” est emblématique: pris séparément, les éléments qui le constituent permettraient de construire deux ou trois très bonnnes chansons; mais réunis ici, la sauce prend mal, il manque ce petit plus, cette touche d’inspiration qui aurait permis de lier l’ensemble.

St Anger” n’est donc pas, de toute évidence, un grand album; ce n’est sans doute même pas un album susceptible d’intéresser pour ses seules qualités musicales. Mais c’est le disque que Metallica avait besoin, au sens littéral (et viscéral) du terme, d’enregistrer. C’est à ces onze compositions décousues, frénétiques, éprouvantes, mal produites, que l’on doit la survie du groupe emblématique de toute une génération. A ce titre, et si les Four Horsemen se reprennent et nous prouvent qu’il leur restent des choses à partager avec nous, “St Anger” mérite le respect. Dans le cas contraire, il ne s’agira que de la piètre épitaphe d’un grand du métal.

Satyricon : Now, DiabolicalLes lecteurs assidus de la presse métal n’auront pas manqué de remarquer que les déclarations de Satyr tiennent désormais du délire mégalomaniaque. L’homme se tient en si haute estime qu’il souhaite que le monde entier voit en lui l’incarnation du black, le sauveur du métal, le Mozart des plaines enneigées, le Wagner des fjords; toutes les productions musicales modernes seraient, selon lui, influencées par ses travaux, de System Of A Down à Cannibal Corpse, en passant par Ben Harper et Lorie. Bref, Môôôsieur Satyr affiche les symptômes sans équivoque de l’hypertrophie de l’ego, de la surchauffe crânienne et de l’explosion des chevilles; à un tel niveau, faut songer à consulter; les psys, c’est pas fait pour les chiens!

Mais bon, nous serions prêts à passer outre, bonnes pâtes que nous sommes, si les livraisons de Satyricon étaient à la hauteur des ambitions de leur géniteur, c’est-à-dire vendre plus d’albums que Led Zeppelin, les Stones et les Beatles réunis, et devenir plus célèbre que John Lennon. Ce n’est évidemment pas le cas, mais aurait-il pu en être autrement?

Soyons sincères, “Now, Diabolical” n’est pas un ratage complet. Certains morceaux s’écoutent sans déplaisir, notamment le morceau-titre, qui donne une furieuse envie de taper du pied en scandant son refrain, et l’expérimental “Delirium“, plutôt bien foutu; mais ces réussites sont loin de faire oublier que l’ensemble ne tient vraiment pas la route. Premier grief: les compos sont effroyablement répétitives. Le schéma très rock voulu par Satyr fonctionne cinq minutes (en fait, le temps d’écouter le titre d’ouverture), puis lasse aussitôt l’auditeur, tant l’album sent le manque d’inspiration à plein nez. Les riffs de guitare sont d’une simplicité confondante, et ne varient que très peu d’un titre à l’autre. L’enchaînement “A New Enemy” – “The Rite Of War Cross” est à ce titre exemplaire: c’est à peine si on remarque le changement de morceau! Ensuite, la batterie: on croirait entendre un mauvais batteur de punk, ou pire encore, une boîte à rythme. Monsieur Satyr, ce n’est pas possible; on n’a décemment pas le droit de limiter ainsi le jeu du génie qu’est Frost! Quand on s’est fait arracher la tête par le dernier 1349, “Hellfire“, on pleure en écoutant ce “Now, Diabolical” où Frost se contente de jouer les métronomes et enchaîne les mid-tempos sans aucune variation. Enfin, la production: à force de vouloir obtenir le plus gros son possible, on aseptise sa musique, et cet album n’échappe pas à la règle, avec un son tellement limpide qu’on croirait entendre un des trois cent cinquante combos de métalcore américains qui déboulent chaque mois dans les bacs.

Engoncé dans ses problèmes d’ego, en proie à son désir effrené de reconnaissance et de succès à grande échelle, Satyr se retrouve aujourd’hui le cul entre deux chaises: les fans de true-black riront aux éclats à l’écoute de cet album; les amateurs d’un black plus grand public lui préféreront, par exemple, “Between Two Worlds” de I, bien plus inspiré; et ceux qui recherchent la surprise et l’inventivité se tourneront plutôt vers des groupes comme Enslaved, Melechesh ou Akercocke. A force de se construire une tour d’ivoire, Satyr a oublié de garder un oeil sur ses collègues, lesquels l’ont laissé quelques kilomètres en arrière en terme d’originalité, de technique, d’inspiration et surtout de crédibilité. Un comble pour celui qui se rêve souverain du black moderne!

Bullet For My Valentine : The PoisonAvec ce “The Poison“, Bullet For My Valentine inaugure le concept amusant de l’album-blindtest. En effet, le seul moyen de ne pas dodeliner de la tête à l’écoute de ce disque est de jouer à reconnaître quel artiste a inspiré quel titre. Oh, un riff à la manière de Soilwork! Rigolo, ce rythme piqué à In Flames! Tiens, une mélodie qui aurait eu sa place chez Metallica! Et ce refrain, c’est du Killswitch Engage tout craché! Tiens, un solo façon Iron Maiden!

Aussi distrayant que soit ce petit jeu, il ne suffit pas à faire oublier que cet album regroupe à peu près toutes les tares caractéristiques de ce metalcore dont les maisons de disques ont fait LE style à la mode, et dont nous sommes abreuvés sans trêve ni repos à grands coups de sorties interchangeables: riffs et voix hurlées piqués aux grands frères suédois, mélodies dégoulinantes sur les refrains, production aseptisée et morceaux toujours bâtis sur le même schéma. Pour illustrer toute l’originalité de ces quatre gaillards, disons juste qu’on n’échappe même pas à la power-ballad de mileu d’album, avec ce “All The Things I Hate” qu’Evanescence n’aurait pas renié.

Attention, je ne dis pas que cet album est à jeter au vide-ordure sans préavis; comme bon nombre de ces productions récentes, il se laisse même écouter sans problème. Les morceaux sont souvent bien foutus, entraînants et assez puissants. Le problème réside dans l’absence totale d’originalité et de personnalité de cette musique, et dans ce désir irrépressible qu’elle fait naître chez l’auditeur de virer ce disque de sa chaîne pour y enfourner “Clayman” d’In Flames ou “Natural Born Chaos” de Soilwork, qui ont le privilège de l’ancienneté et donc de la nouveauté… avant que l’Oncle Sam récupère leur recette et nous dégaîne ses trois cents groupes de ch’tits jeunes qui n’en veulent!

Pour conclure, signalons aussi que ces jeunes gens ont une tendance développée à flatuler plus haut que leur fondement et se prennent déjà pour les nouveaux Iron Maiden. Messieurs, ayez au moins la décence de ne pas insulter vos illustres aînés en comparant leur oeuvre colossale à vos reproductions de petits plagiaires sans envergure!

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Metallica : St AngerSe pencher à nouveau sur “St Anger“, trois ans après sa sortie, procure une impression étrange. L’excellent documentaire “Some Kind of Monster” a en effet jeté sur ce disque un éclairage bienvenu, nous livrant plusieurs clés permettant de décoder quelques-unes des intentions qui animaient Metallica lors de sa composition. Malheureusement, rien sur ce son de batterie devenu culte, assurément le pire que le métal ait jamais connu! Si vous désirez entendre Lars Ulrich cogner sur un bidon, précipitez-vous, c’est du jamais-entendu.

Blague à part, “St Anger” fut accouché dans la douleur, et doit davantage être vu comme un instantané de l’état d’esprit de James Hetfield après sa cure de désintoxication que comme un album à part entière. Aucun titre, ici, n’a la carrure à devenir un classique; ils se révèlent même assez répétitifs, s’appuyant sur des Riffs qui tournent en boucle pendant de trop longues minutes. Tous les morceaux dépassent les cinq minutes (et atteignent parfois les neuf), ce qui rend ardue l’écoute de l’album dans son intégralité, d’autant plus que la production de Bob Rock est atrocement rêche. C’est bien simple, on a l’impression de se trouver dans le garage du groupe durant un boeuf.

Ce constat est d’autant plus regrettable que l’on décèle de temps à autres des fulgurances, des éclairs de génie qui nous laissent imaginer ce qu’aurait pu être cet album si le groupe n’avait pas été complètement paumé lors de sa composition. Un morceau comme “The Unnamed Feeling” est emblématique: pris séparément, les éléments qui le constituent permettraient de construire deux ou trois très bonnnes chansons; mais réunis ici, la sauce prend mal, il manque ce petit plus, cette touche d’inspiration qui aurait permis de lier l’ensemble.

St Anger” n’est donc pas, de toute évidence, un grand album; ce n’est sans doute même pas un album susceptible d’intéresser pour ses seules qualités musicales. Mais c’est le disque que Metallica avait besoin, au sens littéral (et viscéral) du terme, d’enregistrer. C’est à ces onze compositions décousues, frénétiques, éprouvantes, mal produites, que l’on doit la survie du groupe emblématique de toute une génération. A ce titre, et si les Four Horsemen se reprennent et nous prouvent qu’il leur restent des choses à partager avec nous, “St Anger” mérite le respect. Dans le cas contraire, il ne s’agira que de la piètre épitaphe d’un grand du métal.

Bullet For My Valentine : The PoisonAvec ce “The Poison“, Bullet For My Valentine inaugure le concept amusant de l’album-blindtest. En effet, le seul moyen de ne pas dodeliner de la tête à l’écoute de ce disque est de jouer à reconnaître quel artiste a inspiré quel titre. Oh, un riff à la manière de Soilwork! Rigolo, ce rythme piqué à In Flames! Tiens, une mélodie qui aurait eu sa place chez Metallica! Et ce refrain, c’est du Killswitch Engage tout craché! Tiens, un solo façon Iron Maiden!

Aussi distrayant que soit ce petit jeu, il ne suffit pas à faire oublier que cet album regroupe à peu près toutes les tares caractéristiques de ce metalcore dont les maisons de disques ont fait LE style à la mode, et dont nous sommes abreuvés sans trêve ni repos à grands coups de sorties interchangeables: riffs et voix hurlées piqués aux grands frères suédois, mélodies dégoulinantes sur les refrains, production aseptisée et morceaux toujours bâtis sur le même schéma. Pour illustrer toute l’originalité de ces quatre gaillards, disons juste qu’on n’échappe même pas à la power-ballad de mileu d’album, avec ce “All The Things I Hate” qu’Evanescence n’aurait pas renié.

Attention, je ne dis pas que cet album est à jeter au vide-ordure sans préavis; comme bon nombre de ces productions récentes, il se laisse même écouter sans problème. Les morceaux sont souvent bien foutus, entraînants et assez puissants. Le problème réside dans l’absence totale d’originalité et de personnalité de cette musique, et dans ce désir irrépressible qu’elle fait naître chez l’auditeur de virer ce disque de sa chaîne pour y enfourner “Clayman” d’In Flames ou “Natural Born Chaos” de Soilwork, qui ont le privilège de l’ancienneté et donc de la nouveauté… avant que l’Oncle Sam récupère leur recette et nous dégaîne ses trois cents groupes de ch’tits jeunes qui n’en veulent!

Pour conclure, signalons aussi que ces jeunes gens ont une tendance développée à flatuler plus haut que leur fondement et se prennent déjà pour les nouveaux Iron Maiden. Messieurs, ayez au moins la décence de ne pas insulter vos illustres aînés en comparant leur oeuvre colossale à vos reproductions de petits plagiaires sans envergure!

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Metallica : St AngerSe pencher à nouveau sur “St Anger“, trois ans après sa sortie, procure une impression étrange. L’excellent documentaire “Some Kind of Monster” a en effet jeté sur ce disque un éclairage bienvenu, nous livrant plusieurs clés permettant de décoder quelques-unes des intentions qui animaient Metallica lors de sa composition. Malheureusement, rien sur ce son de batterie devenu culte, assurément le pire que le métal ait jamais connu! Si vous désirez entendre Lars Ulrich cogner sur un bidon, précipitez-vous, c’est du jamais-entendu.

Blague à part, “St Anger” fut accouché dans la douleur, et doit davantage être vu comme un instantané de l’état d’esprit de James Hetfield après sa cure de désintoxication que comme un album à part entière. Aucun titre, ici, n’a la carrure à devenir un classique; ils se révèlent même assez répétitifs, s’appuyant sur des Riffs qui tournent en boucle pendant de trop longues minutes. Tous les morceaux dépassent les cinq minutes (et atteignent parfois les neuf), ce qui rend ardue l’écoute de l’album dans son intégralité, d’autant plus que la production de Bob Rock est atrocement rêche. C’est bien simple, on a l’impression de se trouver dans le garage du groupe durant un boeuf.

Ce constat est d’autant plus regrettable que l’on décèle de temps à autres des fulgurances, des éclairs de génie qui nous laissent imaginer ce qu’aurait pu être cet album si le groupe n’avait pas été complètement paumé lors de sa composition. Un morceau comme “The Unnamed Feeling” est emblématique: pris séparément, les éléments qui le constituent permettraient de construire deux ou trois très bonnnes chansons; mais réunis ici, la sauce prend mal, il manque ce petit plus, cette touche d’inspiration qui aurait permis de lier l’ensemble.

St Anger” n’est donc pas, de toute évidence, un grand album; ce n’est sans doute même pas un album susceptible d’intéresser pour ses seules qualités musicales. Mais c’est le disque que Metallica avait besoin, au sens littéral (et viscéral) du terme, d’enregistrer. C’est à ces onze compositions décousues, frénétiques, éprouvantes, mal produites, que l’on doit la survie du groupe emblématique de toute une génération. A ce titre, et si les Four Horsemen se reprennent et nous prouvent qu’il leur restent des choses à partager avec nous, “St Anger” mérite le respect. Dans le cas contraire, il ne s’agira que de la piètre épitaphe d’un grand du métal.

Bullet For My Valentine : The PoisonAvec ce “The Poison“, Bullet For My Valentine inaugure le concept amusant de l’album-blindtest. En effet, le seul moyen de ne pas dodeliner de la tête à l’écoute de ce disque est de jouer à reconnaître quel artiste a inspiré quel titre. Oh, un riff à la manière de Soilwork! Rigolo, ce rythme piqué à In Flames! Tiens, une mélodie qui aurait eu sa place chez Metallica! Et ce refrain, c’est du Killswitch Engage tout craché! Tiens, un solo façon Iron Maiden!

Aussi distrayant que soit ce petit jeu, il ne suffit pas à faire oublier que cet album regroupe à peu près toutes les tares caractéristiques de ce metalcore dont les maisons de disques ont fait LE style à la mode, et dont nous sommes abreuvés sans trêve ni repos à grands coups de sorties interchangeables: riffs et voix hurlées piqués aux grands frères suédois, mélodies dégoulinantes sur les refrains, production aseptisée et morceaux toujours bâtis sur le même schéma. Pour illustrer toute l’originalité de ces quatre gaillards, disons juste qu’on n’échappe même pas à la power-ballad de mileu d’album, avec ce “All The Things I Hate” qu’Evanescence n’aurait pas renié.

Attention, je ne dis pas que cet album est à jeter au vide-ordure sans préavis; comme bon nombre de ces productions récentes, il se laisse même écouter sans problème. Les morceaux sont souvent bien foutus, entraînants et assez puissants. Le problème réside dans l’absence totale d’originalité et de personnalité de cette musique, et dans ce désir irrépressible qu’elle fait naître chez l’auditeur de virer ce disque de sa chaîne pour y enfourner “Clayman” d’In Flames ou “Natural Born Chaos” de Soilwork, qui ont le privilège de l’ancienneté et donc de la nouveauté… avant que l’Oncle Sam récupère leur recette et nous dégaîne ses trois cents groupes de ch’tits jeunes qui n’en veulent!

Pour conclure, signalons aussi que ces jeunes gens ont une tendance développée à flatuler plus haut que leur fondement et se prennent déjà pour les nouveaux Iron Maiden. Messieurs, ayez au moins la décence de ne pas insulter vos illustres aînés en comparant leur oeuvre colossale à vos reproductions de petits plagiaires sans envergure!

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Blague à part, “St Anger” fut accouché dans la douleur, et doit davantage être vu comme un instantané de l’état d’esprit de James Hetfield après sa cure de désintoxication que comme un album à part entière. Aucun titre, ici, n’a la carrure à devenir un classique; ils se révèlent même assez répétitifs, s’appuyant sur des Riffs qui tournent en boucle pendant de trop longues minutes. Tous les morceaux dépassent les cinq minutes (et atteignent parfois les neuf), ce qui rend ardue l’écoute de l’album dans son intégralité, d’autant plus que la production de Bob Rock est atrocement rêche. C’est bien simple, on a l’impression de se trouver dans le garage du groupe durant un boeuf.

Ce constat est d’autant plus regrettable que l’on décèle de temps à autres des fulgurances, des éclairs de génie qui nous laissent imaginer ce qu’aurait pu être cet album si le groupe n’avait pas été complètement paumé lors de sa composition. Un morceau comme “The Unnamed Feeling” est emblématique: pris séparément, les éléments qui le constituent permettraient de construire deux ou trois très bonnnes chansons; mais réunis ici, la sauce prend mal, il manque ce petit plus, cette touche d’inspiration qui aurait permis de lier l’ensemble.

St Anger” n’est donc pas, de toute évidence, un grand album; ce n’est sans doute même pas un album susceptible d’intéresser pour ses seules qualités musicales. Mais c’est le disque que Metallica avait besoin, au sens littéral (et viscéral) du terme, d’enregistrer. C’est à ces onze compositions décousues, frénétiques, éprouvantes, mal produites, que l’on doit la survie du groupe emblématique de toute une génération. A ce titre, et si les Four Horsemen se reprennent et nous prouvent qu’il leur restent des choses à partager avec nous, “St Anger” mérite le respect. Dans le cas contraire, il ne s’agira que de la piètre épitaphe d’un grand du métal.

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Blague à part, “St Anger” fut accouché dans la douleur, et doit davantage être vu comme un instantané de l’état d’esprit de James Hetfield après sa cure de désintoxication que comme un album à part entière. Aucun titre, ici, n’a la carrure à devenir un classique; ils se révèlent même assez répétitifs, s’appuyant sur des Riffs qui tournent en boucle pendant de trop longues minutes. Tous les morceaux dépassent les cinq minutes (et atteignent parfois les neuf), ce qui rend ardue l’écoute de l’album dans son intégralité, d’autant plus que la production de Bob Rock est atrocement rêche. C’est bien simple, on a l’impression de se trouver dans le garage du groupe durant un boeuf.

Ce constat est d’autant plus regrettable que l’on décèle de temps à autres des fulgurances, des éclairs de génie qui nous laissent imaginer ce qu’aurait pu être cet album si le groupe n’avait pas été complètement paumé lors de sa composition. Un morceau comme “The Unnamed Feeling” est emblématique: pris séparément, les éléments qui le constituent permettraient de construire deux ou trois très bonnnes chansons; mais réunis ici, la sauce prend mal, il manque ce petit plus, cette touche d’inspiration qui aurait permis de lier l’ensemble.

St Anger” n’est donc pas, de toute évidence, un grand album; ce n’est sans doute même pas un album susceptible d’intéresser pour ses seules qualités musicales. Mais c’est le disque que Metallica avait besoin, au sens littéral (et viscéral) du terme, d’enregistrer. C’est à ces onze compositions décousues, frénétiques, éprouvantes, mal produites, que l’on doit la survie du groupe emblématique de toute une génération. A ce titre, et si les Four Horsemen se reprennent et nous prouvent qu’il leur restent des choses à partager avec nous, “St Anger” mérite le respect. Dans le cas contraire, il ne s’agira que de la piètre épitaphe d’un grand du métal.

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