Dissection (SWE) : Storm of the Light's BaneQue restera-t-il de Dissection, lorsque le passage du temps aura mis un terme aux débordements sensationnalistes et à la foire d’empoigne autour de Jon Nötveidt, entre ceux qui y voient un homme de convictions admirable et ceux qui le considèrent comme un illuminé dangereux et méprisable? Lorsque son militantisme -certains diraient son fanatisme- au sein du New Luciferian Order sera relégué au second plan et que l’on délaissera enfin la figure pour se pencher sur la musique? S’il ne devait demeurer qu’une seule chose, c’est sans aucun douter de “Storm of the Light’s Bane” qu’il s’agira.

En effet, qu’on apprécie ou non son géniteur, on ne peut que s’incliner devant cet album majestueux, surpuissant et envoûtant. Comment ça, j’exagère, faudrait voir à se calmer sur les qualificatifs excessifs? Primo, je fais ce que bon me semble, allez voir ailleurs si ça vous déplaît; secundo, s’il y a bien un album de black-métal qui mérite qu’on prenne une heure de son temps pour l’écouter, c’est celui-ci.

Storm of the Light’s Bane” est avant tout un disque de guitaristes, porté par des riffs démentiels, et cela dès son introduction; moi qui renâcle habituellement face à la technique, disons, défaillante de bon nombre de groupes de black qui dissimulent leurs manques sous une production infecte, je ne peux que m’incliner face à la performance de la paire Nötveidt – Norman. Sans être extrêmement technique, celle-ci nous gratifie de riffs entêtants (le final de “Unhallowed”, les splendides “Where Dead Angels Lie” et “Thorns Of Crimson Death“) qui confèrent au disque un caractère étrangement aéré, un souffle épique qu’on ne retrouve que très rarement chez ses collègues.

Quant à la prestation vocale de Jon Nötveidt, elle tient du miracle. Le leader de Dissection couvre ici un spectre extrêmement large d’émotions sans jamais quitter un registre résolument black-métal; on passe de la violence la plus effarante (“Retribution – Storm of the Light’s Bane“, “Soulreaper“) à un chant presque mélancolique certains morceaux, le culte “Where Dead Angels Lie” en tête. Depuis Attila Csihar agonisant dans son micro sur “De Misteriis Dom Sathanas“, il ne m’avait pas été donné d’entendre un chant black aussi habité, aussi varié et prenant.

Soyons bref: “Storm of the Light’s Bane” est un album miraculeux. Au-delà des controverses, des débats et des jugements, il restera ce chef-d’oeuvre glacial, sans doute l’un des meilleurs disque de l’histoire du black-métal. Tout simplement.



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