Jun
11
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Cela faisait quelques temps que Iron Maiden n’avait pas fait quelque chose de spécial pour fêter les 25 ans d’un des plus grands albums de metal de tous les temps, j’ai nommé ‘Powerslave’. C’est vrai que la sortie en DVD du ‘Live After Death’ était en quelque sorte un véritable cadeau que le groupe avait offert à ses fans. Mais, pour Steve et ses compères, il fallait voir plus grand. Et c’est ce que le groupe a fait sur cette dernière tournée mondiale en trois parties, intitulée ‘Somewhere Back In Time World Tour’.
Comme son nom l’indique, cette tournée était un retour dans le passé du groupe, dans ses glorieuses années, où le quintet, à l’époque, avait créé des monuments du metal, tels que ‘The Number of the Beast’, ‘Piece of Mind’, ‘Somewhere in Time’, ‘Seventh Son of a Seventh Son’, ou le légendaire ‘Powerslave’, qui est justement à la base de la mise en scène de cette tournée de tous les records. Outre la longueur du ‘World Slavery Tour’ de 1984-1985, le groupe souhaitait rajouter un nouveau record à son palmarés : effectuer le plus de concerts possibles dans le plus court délai. L’essai a été transformé grâce à Ed Force One, un Boeing 757, spécialement affrété par le management de la Vierge de Fer, et décoré du logo du combo britannique.
Durant la première partie du ‘Somewhere Back in Time World Tour 2008 - 2009′, le groupe a parcouru près de 50 000 km en approximativement 6 semaines et joué dans 23 villes de 21 pays. Du jamais vu pour un groupe d’une telle ampleur ! Il fallait bien marquer le coup et en profiter pour sortir un témoignage vidéo de cette hallucinante aventure. Et le groupe n’a pas fait les choses à moitié : outre le tournage d’une nouvelle vidéo Live, il s’est entouré de deux des plus grands fans de métal que la Terre ait porté pour réaliser un documentaire de près de 2 heures où images Live et interviews se succèdent à un rythme maidenien, Sam Dunn et Scott McFadyen. Ces derniers avaient déjà réalisé deux reportages très appréciés de la communauté métal, ‘Metal : A Headbanger’s Journey’ (2006) et ‘Global Metal’ (2008). Ayant déjà côtoyé des célébrités telles que Ronnie James Dio ou Bruce Dickinson pour leurs précédents travaux, il était tout naturel que Iron Maiden les reçoive pour ouvrir au monde entier les portes de leur royaume. C’est ainsi que naquit ce fabuleux DVD. Maintenant, rentrons dans le vif du sujet.
Exit le dispensable double-Live audio, ce double-dvd est une dépense justifiée, étant donné le contenu intéressant et exhaustif que l’on peut y trouver. Le premier dvd est un documentaire parfaitement filmé dans lequel nous pouvons voir le groupe évoluer au jour le jour sur une tournée calibrée dans les moindres détails par l’implacable manager Roderick Smallwood, qui a toujours su amener nos chers musiciens vers tous les succés, grâce à caractère strict, franc et droit. Chaque membre du groupe est présenté individuellement sans pour autant être mis à l’écart du groupe. Nous découvrons ainsi des personnes dotées d’une grand sensibilité et d’une grande humanité, ce dont très peu de groupes de rock peuvent se vanter de posséder. Nous pouvons entre autres voir Adrian Smith en compagnie d’un ami, ancien vainqueur de Wimbledon, jouer au tennis, Nicko McBrain et Dave Murray se détendre au golf, Janick Gers se balader, etc…Des activités normales d’être humains. Iron Maiden nous montrent dans ce documentaire qu’ils ne sont pas des Dieux, mais, que certains fans exagérent énormément en les prenant pour des divinités : l’hystérie collective des sud-américains (Argentine, Costa Rica et Colombie) est surprenante et l’on voit bien la passion, le culte que vouent les fans dans cette région du monde à Dickinson et cie. A noter, un gars qui quitte son boulot pour aller voir Maiden en concert au Costa Rica, un prêtre brésilien dont le corps est recouvert avec 183 tatouages de Maiden et Eddie et dont le fils s’appelle Stevie Harris, des jeunes qui pleurent parce-qu’ils ont reçu une baguette de Nicko ou un médiator de Janick, des fans campant depuis une semaine sans manger en Colombie…Comme le dit si bien Bruce à la fin du documentaire, “Iron Maiden porte l’espoir des fans et a accompli quelque chose”.
Pourtant, les six britanniques ne sont pas si éloignés de vous et moi : ils sont simples, visitent des temples aztèques, peuvent être malades, comme pendant le concert de Melbourne où des seaux ont été mis de chaque côté de la scène, avoir peur qu’un scène en bambou s’effondre à Mumbai, ou s’éclater dans un Boeing en se moquant d’une hôtesse de l’air, voire de Rod Smallwood lui-même, qui est en train de dormir (”C’est comme observer un animal sauvage rare ! Même dans son sommeil il gronde et il grogne, ignorant la présence de la caméra…”, dixit Dickinson). Nous apprenons aussi que Dave est le pilier du groupe, celui qui a toujours le mot juste lorsqu’il y a conflit et que Nicko, après être devenu shaman, est le membre le plus sociable et social du groupe, celui qui n’hésite pas à détendre l’atmosphère avec un trait d’humour bienvenu. Par ailleurs, il est à noter que Steve n’est plus un bassiste, mais, bien un “chatouilleur de basse”. Steve d’ailleurs rigole allégrement lorsqu’il entend cette dénomination ; le voir rire est assez rare, mais, là, il se lâche complétement. Et cela fait du bien, car on se dit que, malgré le poids du groupe sur ses épaules, puisqu’étant le principal compositeur et le leader du groupe, il n’en reste pas moins humain et un bon père pour ses trois filles, Lauren, Kerry et Faye, qu’il amène parfois avec lui sur ses tournées.
Ce documentaire est une pure réussite qui montre l’envers du décor : derrière les rockstars, les Hommes, les maris, les pères…Il humanise réellement ces musiciens, qui se livrent au public sans détour et très honnêtement. Peu de célébrités peuvent se targuer d’être aussi francs dans leurs paroles et de pouvoir être autant aimés par les fans. Ces derniers peuvent alors s’identifier à leurs idoles, tout en rêvant de devenir comme eux ou, du moins, de devenir leurs enfants (une japonaise veut être la fille de Steve Harris). Iron Maiden sont comme des parents pour les fans, des modèles qui leur montrent le chemin à prendre pour l’avenir. Cela peut faire peur, cela peut être violent (Adrian n’aime pas cette trop grande ferveur de la part des sud-américains qui peuvent devenir agressifs dans leur “fanitude”), mais, cela est, dans la majorité des cas, excitant et beau (la foule qui chante durant les concerts, couvrant la voix de Dickinson).
Cette analyse du rapport groupe/fans est d’une justesse insolente et terriblement émouvante. Parfois aussi terrifiante quand on voit les mouvements de foule. Même Sam Dunn le dit lui-même à un moment donné, étant vraiment très surpris de l’accueil que les fans réservent à Maiden. Et comme pour s’aérer l’esprit entre ces révélations, certaines courtes séquences de paysages urbains nocturnes ou d’un minuscule chihuahua pornographe sont là pour nous renvoyer à la réalité de la vie. Il existe autre chose que Maiden, quelque chose qu’il faut vivre chaque jour, voir la beauté du monde qui nous entoure et surtout profiter des gens qu’on aime, sans se perdre dans une adoration quasi-maladive d’un des plus grands groupes de metal. C’est un des messages délivrés ici.
En parallèle de ce fabuleux documentaire, un deuxième dvd est ici-présent : celui des concerts. En effet, le groupe a filmé une chanson par concert. Nous nous retrouvons, par conséquent, avec 16 titres enregistrés dans une ville différente. Le but de cette démarche était de pouvoir capturer le meilleur moment de chaque show pour que chaque fan de chaque pays visité puisse se dire “J’y étais !”. Ceci est une décision louable de la part de Maiden, qui souhaite donner le maximum de plaisir à ses fans. Les lights sont magnifiques, induisant des atmosphères tantôt occultes, tantôt mystérieuses, tantôt festives, qui collent parfaitement au très long répertoire de Maiden. Ici, tous les indispensables sont présents : de “Aces High” à “Moonchild”, en passant par “Powerslave” ou “Fear of the Dark”. Mais, le point culminant reste cependant et malgré tous les tubes, l’épique “Rime Of The Ancient Mariner”. Sur cette chanson, nous pouvons précisément sentir tout le respect des fans pour la Vierge de Fer. Ce titre rassemble à lui tout ce qui fait Iron Maiden : la mélodie, la musicalité, les atmosphères sombres et lumineuses, les rythmes à tiroirs, les soli majestueux et la voix magnifique du sieur Dickinson…Tout est dit ! Amen !
Nous ne pouvons que tirer notre chapeau à ce groupe qui a traversé de dures épreuves et qui a su respecter ses supporters à travers toutes ces années. C’est pour cela, d’ailleurs, que plus de trois générations de fans apprécient toujours l’oeuvre de Steve Harris et que des grands-parents aux petits-enfants en passant par les parents, Maiden est ce qui peut vraiment lier les familles entre elles. Il en est de même pour les peuples. Seul Maiden est capable de cela.
Pour terminer, possèder ce dvd est indispensable, car il permet de mieux comprendre le groupe, son but, sa vie, ses valeurs et son essence. Il ne raconte pas seulement l’historique d’un groupe sur une tournée, il nous permet de vivre au plus près du groupe, dans son intimité immédiate et nous donne un aperçu du caractère de chaque membre. Ils font des choses des plus banales et pourtant chaque activité est déifiée par les fans. Ce témoignage poignant, qui a été projeté sur grand écran le 21 avril dernier, est un arrêt sur image qui nous permet de mieux nous analyser en tant que fan, de voir à quel point nous pouvons être excessifs non pas seulement avec le groupe, mais, également avec nous même. Nous violentons des Hommes par notre Adoration et nous nous violentons nous-mêmes à désirer maladivement être au premier rang dans le pit pour quasiment les toucher, les voir à deux mètres de nous, sans nous soucier de perdre notre propre personnalité en étant fan et en vivant, non pas pour nous-même, mais, par le groupe. Hors cet aspect purement sociologique, les anecdotes amusantes et les magnifiques images sont deux des éléments majeurs qui justifient à eux seuls l’achat de ce double-dvd. Le packaging a été soigné (digipack avec livret photos) ainsi que le contenu. Seul petit point noir : l’absence de bonus. A part ça, rien à redire, jetez-vous dès maintenant sur petit bijou audiovisuel et bon visionnage.
Jun
9
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Iron Maiden est un groupe qui n’a jamais cessé de répandre sa bonne parole à travers de nombreuses sorties, plus ou moins dispensables d’ailleurs, ceci depuis environs deux décennies. Et en 2009, le groupe ne déroge pas à cette règle puisque ce n’est pas moins qu’un nouvel album Live, un nouveau DVD et un énième vynile qui sortent en ce mois de mai.
Nous n’allons pas vraiment faire l’apologie de cette méthode commerciale, bien au contraire. Malgré un son puissant et un côté ‘A Real Live Dead One’ pas désagréable, avec cette particularité que chaque titre a été enregistré dans une ville différente, cette version audio de ‘Flight 666′ n’a pas de véritable intérêt. C’est plutôt sur le double DVD que nous devons porter toute notre attention. Le support vidéo fera l’objet d’une prochaine chronique. Pour l’heure, attardons-nous sur le Live. Celui-ci est tout de même assez surprenant puisque c’est le tout premier enregistrement de concert qui voit le groupe faire l’impasse sur sa mascotte Eddie. Cela serait un véritable sacrilège si ce Live n’avait pas pour but d’accompagner le DVD qui a pour thème la vie du groupe sur la tournée Somewhere Back In Time. Au lieu d’utiliser le célèbre zombie comme visuel, le groupe a préféré utiliser une de ses photos promos et celle de leur Boeing 757. Cela donne une brin de fraîcheur au sextet, qui peut désormais se permettre de modifier certaines choses et de moderniser son image. Alors nous pouvons d’ores et déjà nous poser la question qui tue : exit Eddie sur la pochette du prochain album studio ? ! Votre serviteur ne le pense pas, mais, cela peut vraiment porter à confusion. En effet, le double best-of américain ‘The Essential Iron Maiden’, sorti en 2005, et dont la pochette était également une photo du groupe…Drôle de coïncidence, n’est-il pas ? Il faut savoir que musicalement la plupart des titres de ‘Flight 666′ ont été enregistrés sur le continent américain (nord et sud). Nous pouvons alors y voir un rapport assez flagrant avec un désir du groupe de se promouvoir encore plus sur cette partie du monde, puisque l’Europe lui est déjà complétement dévouée.
Sur le plan musical, Iron Maiden s’amuse vraiment à reprendre ses classiques. Cela se sent à l’écoute de ce septième Live et cela fait plaisir. Les fans répondent réellement avec enthousiasme et l’on se prend à chantonner avec eux les hymnes tels que « Aces High », « The Rime Of The Ancient Mariner » ou « Heaven Can Wait ». Le fait d’entendre des morceaux qui n’ont pas été joués depuis un peu plus de 20 ans avec un son digitalisé en 5.1, nous redonne un coup de jeune bienvenu et ré-attribue au groupe une dimension quasi-divine, qui en profite pour nous donner un gros coup de pied au derrière qui fait mal. Néanmoins, cela ne suffit pas à nous enlever cette petite voix entêtante de la tête qui nous dit que le groupe est devenu un association de commerciaux qui cherchent seulement à nous vendre des produits de consommation banals sans autre but que de gonfler encore une fois leur porte-feuille. Pourtant nous tentons, en vain, de retourner cette pensée et de nous convaincre de la bonne volonté du groupe et de son « innocence », qui offrent aux fans (moutons ?) que nous sommes un petit frère (une resucée ?) à leur fabuleux « Live After Death », pour nous faire plaisir et nous faire patienter jusqu’à la sortie de leur quinzième album studio à la rentrée 2010, que nous attendons avec une énorme impatience comme le messie…
Ce pendant audio du DVD n’est pas du tout indispensable et nous ne saurons vous conseiller de vous le procurer. Gardez plutôt votre portefeuille intact jusqu’à la sortie de la prochaine rondelle de nos britanniques préférés ou pour profiter pleinement de vos vacances d’été. Cet album Live est dispensable et ne sert pas vraiment à grand chose si ce n’est qu’à faire joli parmi vos poupées Barbie ou qui sera très utile si vous le pendez à vos cerisiers pour faire donner la frousse de leur vie aux merles gourmands. Pas vraiment le Live de l’année, mais, un agréable moment en perspective !
Apr
27

Ces dernières années ont été catastrophiques pour Stratovarius, tant sur le plan musical que sur le plan des relations entre les musiciens. Il serait inconvenant de revenir sur les événements qui ont défrayé les chroniques des magazines à scandale du monde entier. En effet, de l’eau est passée sous les ponts et deux combos se sont “formés” sur les cendres de l’ancien groupe : Revolution Renaissance mené par le charismatique et ténébreux Timo Tolkki et une nouvelle mouture de Stratovarius dont la principale nouveauté est l’arrivée en ses rangs d’un jeune génie guitaristique nommé Matias Kupiainen, venu remplacer l’ex-tête pensante de la formation finlandaise. Le premier groupe vient de sortir son premier véritable effort (de groupe, une première pour Tolkki!!) intitulé ‘Age Of Aquarius’ qui, bien qu’ayant d’indéniables qualités, n’atteint pas le niveau très élevé de ‘Polaris‘, le nouvel opus de Stratovarius, qui en profite pour modifier son logo en supprimant la fire-lily qui avait été son emblème dans le passé et en la remplaçant par une rose des vents stylisée.
Stratovarius nous avait annoncé la couleur d’emblée : ‘Polaris‘ ne change pas le style du groupe radicalement mais le son est à mille lieues de ses précédentes réalisations. L’orientation générale du groupe est plus heavy et plus sombre. Nous sommes très loin de compositions simples et directes telles que “Eagleheart” ou “Kiss Of Judas”. D’ailleurs, l’album le plus controversé du quintet, sorti en 2005 et sobrement nommé ‘Stratovarius‘, avait initié cette légère mutation, de sorte que le groupe puisse sortir un peu des sentiers déjà battus maintes et maintes fois depuis ‘Episode‘. Les riffs sont donc plus lourds et plus mystérieux, ce qui colle bien au concept général de ‘Polaris‘. Sans perdre les éléments qui ont fait sa renommée tels que les hymnes aisément assimilables, les lignes de clavecin majestueuses et des rythmes effrénés (”Blind“, “Forever Is Today”, “Higher We Go”), le groupe se permet néanmoins d’évoluer vers un métal plus atmosphérique et plus percutant. Nous avons d’ailleurs, par moments, l’impression d’écouter des groupes comme Sentenced (”Winter Skies”, “Somehow Precious”), Metallica, Dimmu Borgir ou Pagan’s Mind (”Emancipation Suite : 1.Dusk“, “Emancipation Suite : 2.Dawn“) ou Kamelot (”When Mountains Fall”). Mais le plus surprenant reste quand même la sensation de se retrouver avec des compositions qui n’auraient pas dépareillé sur les albums de Shaman ou Angra (”Deep Unknown” et “Falling Star”, qui rappellent un peu “Ritual” sur le premier album éponyme de Shaman, “King Of Nothing” sur son intro, le reste du titre étant du pur Strato). Toutes ses innovations sont parfaitement assimilées et ne tombent jamais dans le plagiat, puisque Strato garde son empreinte musicale.
‘Polaris‘ est un album fort et assez hétérogène. Il choquera les fans les plus fervents du groupe finlandais, mais ravira la majorité tant il a d’atouts dans sa manche : une exécution magistrale, un son clair et puissant, des morceaux alambiqués et très progressifs, une fraîcheur bienvenue, ainsi qu’une personnalité musicale bien définie. Il s’agit là d’une des meilleures productions de ces dix dernières années, ce qui est un exploit pour un album de “transition” avant d’entamer sérieusement les hostilités avec un deuxième album avec Matias. Pour l’heure, le groupe a retrouvé une nouvelle vitalité et une joie de vivre qui s’entend et se ressent tout au long de ce douzième enregistrement. Le fait de s’être isolé au coeur d’une forêt, loin du tumulte ambiant des villes, a permis au groupe de renouer avec la sérénité et ses repères qu’il avait perdus quelques saisons de cela. Stratovarius fait désormais partie d’un très petit club de groupes ayant réussi à se relever d’une manière aussi héroïque et déterminée d’une chute vertigineuse vers les abîmes de la désillusion et de la colère. Le fait que “petit Timo” chante magnifiquement sur ce disque, ceci grâce à une maîtrise plus importante de la fluidité de son organe vocal, est la preuve flagrante d’une liberté retrouvée dans l’expression personnelle de chaque membre qui peut définitivement se lâcher et s’exprimer autant qu’il le souhaite pour le plus grand bien du quintet. L’union fait définitivement la force de Stratovarius, qui semblait être plus un simple ‘projet’ auparavant.
‘Polaris‘ est aujourd’hui le début d’une nouvelle ère dans l’histoire très secouée de Stratovarius. Il est l’instigateur d’un succès redoublé et du franchissement de nouvelles marches vers l’apogée de la gloire de notre formation préférée. Une belle réussite qui sera, sans aucun doute, reprise festivement par tous les fans lors des futures tournées du groupe dans nos contrées. ‘Polaris‘ est l’étoile qui a montré la voie d’un futur radieux et serein à Timo Kotipelto et ses compères. Stratovarius est finalement toujours bel et bien vivant et le restera de façon définitive.
Sep
4
Metallica nous avait annoncé à plusieurs reprises son grand retour avec des compos qui tuent. Et à l’écoute de cet album, qui a enfin atterri dans ma platine, je dois dire que les Four Horsemen ne nous ont pas menti. Ce disque renferme des chansons, certes pas très originales, mais, tellement puissantes et efficaces que nous avons l’impression d’être revenus d’une vingtaine d’années en arrière, à l’époque où Metallica sortait ce qui reste à ce jour comme sa plus belle oeuvre, j’ai nommé ‘…And Justice For All‘, le classique des classiques! Ce qui fait vraiment plaisir à voir, d’autant plus que ‘St Anger‘ avait laissé un goût amer à la plupart de ses fans, déçus par l’absence de mélodies mémorisables et le retrait de Kirk Hammett. Finalement, cette mauvaise plaisanterie est bien derrière nous et nous accueillons avec un plaisir non dissimulé ce nouveau bébé dans la discographie de nos chers américains.
Celui-ci démarre très fort avec un son de coeur qui bat, introduisant parfaitement un titre sombre et pêchu, justement intitulé “That Was Just Your Life”, rappelant un peu “One” et ses parties de grattes électro-acoustiques au tout début. Tout ce qui fait ce que Metallica est ce qu’il est, est présent : guitares qui semblent sous-accordées, même s’il n’en est rien, rythmiques endiablées, mélodies reconnaissables entre milles, voix scandée de James Hetfield. Ce titre apporte une bonne impression sur la qualité de l’album dans son intégralité. Il nous donne envie de pogoter et de slammer et c’est très bon signe.
Le second titre, “The End Of The Line” mêle habilement période thrash et période plus rock’n'roll, avec des Riffs quelques peu funky. Etrange, mais, pas du tout désagréable, au contraire!
“Broken, Beat & Scarred” est un morceau qui est proche d’un “Wherever I May Roam“, de par l’utilisation musicalement similaire des accords en triton. Pourtant, la structure rythmique et mélodique est complétement différente, plus moderne et plus technique aussi. Avec des petits passages rappelant énormément des groupes progressifs tels que Dream Theater ou Vanden Plas. Pourtant, on reconnaît très bien le style de prédilection des californiens. Cette chanson est l’une des plus jouissives de l’album.
Premier single issu de ‘Death Magnetic‘, “The Day That Never Comes” vient d’être l’objet d’une vidéo. Il s’agit d’un titre plutôt classique pour les quatre musiciens, puisqu’il rappelle beaucoup “The Unforgiven I & II”, du moins dans sa première partie. Car le reste, l’instrumental, est ce qu’on peut considérer comme un ersatz de NWOBHM avec un esprit dans la droite lignée des soli typiques chez Iron Maiden, même si la qualité est toujours présente. Un bon morceau, à recommander aux fans du ‘Black Album’ et des deux opus rock qui ont suivi.
Cinquième morceau sur ‘Death Magnetic‘, “All Nightmare Long” est sûrement l’une des chansons les plus heavy de Metallica. Rapide, composée de nombreux tiroirs et possèdant une atmosphère américaine caractéristique (que l’on retrouve également chez Death Angel, par exemple), elle s’insère parfaitement dans le répertoire conséquent de Metallica. Une réussite et ma deuxième sélection sur ce nouvel album.
“Cyanide” est à ‘Death Magnetic‘ ce que “Master of Puppets” est à l’album du même nom, c’est à dire un chef d’oeuvre de musicalité, un morceau épique et savoureux, que l’on se surprend à écouter et à réécouter plusieurs fois de suite, pour en comprendre toutes les subtilités. Comme dans “End Of The Line”, le mariage rock’n'thrash ou thrash’n'rock, comme vous voulez, selon le point de vue duquel vous vous placez, est délicatement effectué, ne dénaturant pas la nature profonde de Metallica ni ne reniant ce que le groupe a fait plus récemment. “Cyanide” est bien partie pour être l’une des hymnes de bataille des Cavaliers de l’Apocalypse lors de leur prochaine tournée. Magnifique!
Et nous voilà en présence de la ballade de l’album, la troisième partie de “The Unforgiven“, que l’on ne pourra, donc, jamais oublier, puisque Metallica nous le rabâche si bien depuis quelques années. “The Unforgiven III” est une réussite de A à Z. Il ne s’agit pas vraiment d’une ballade au sens nothingelsemattersien du terme, puisqu’elle comporte des mutations brutales, passant de la délicatesse à l’agressivité en un tour de baguette. En outre, contrairement aux deux parties précédentes, nous ne retrouvons plus la mélodie originelle. Le groupe a préféré s’orienter vers quelque chose de neuf et il a bien fait, bien qu’un petit clin d’oeil n’aurait pas été de trop pour indiquer une certaine continuité, un peu comme l’a fait Iron Maiden avec Charlotte The Harlot sur “Charlotte The Harlot”, “22, Acacia Avenue” et “Hooks In You”. Un autre titre qui figure parmi mon top 5 sur ‘Death Magnetic‘.
Finie la récréation, “The Judas Kiss” est aussi lourd que le paquebot France. Le squelette de cette compo est très intéressant, puisqu’il possède de nombreuses parties aussi versatiles les unes que les autres. C’est un titre difficile à suivre avec des lignes de chant s’harmonisant parfaitement avec l’ambiance qui y régne, mais, c’est ce que l’on aime chez Metallica. Parfois, nous avons aussi droit à quelques innovations, telles que des sonorités jamais entendues chez notre quatuor préféré. Il s’agit là d’une future bombe en Live!
Voici le pénultième titre de ‘Death Magnetic‘ : “Suicide & Redemption” est si…south rock!! On dirait que Metallica a voulu rassembler en un morceau toutes ses influences, de Molly Hatchet à Iron Maiden, en passant par Thin Lizzy et Black Sabbath. C’est assez étrange ce climat qui est présent tout au long de cet instrumental mystérieux et sinueux. On a beau analyser les sentiments procurés par cette compo, mais, c’est comme si l’on était bloqué par une petite voix qui nous disait “ne veuille pas la décortiquer, simplement pose-toi l’esprit et laisse-toi envahir par la musique!”…”Suicide & Redemption” ne peut pas laisser indifférent, il apporte une nouvelle aura à Metallica, le transformant pour un moment en un groupe de prog’ atmosphérique…
Enfin, c’est “My Apocalypse“, deuxième single prévu, qui termine cet album magique en beauté, avec verve et de façon frénétique. Ce qui frappe sur ce titre bourrin, c’est que nous avons l’impression d’entendre un groupe de hardcore! Et pourtant c’est du thrash pur et dur…En tous cas, il résume excellemment à lui tout seul ce qu’est ‘Death Magnetic‘ : une grosse gifle!
Je ne suis pas particulièrement adepte de la mouvance sadomasochiste, mais, je dois avouer que des baffes comme celle-ci, j’aimerait bien en prendre tous les jours à l’écoute d’un disque de métal. ‘Death Magnetic‘ est une pure réussite qui ravira autant les anciens que les nouveaux fans de Metallica. Les Four Horsemen sont bien de retour avec une arme de destruction massive, qui explose les oreilles et botte les fions! A découvrir absolument.
Aug
27
On peut dire qu’on l’attendait depuis longtemps le nouvel album de Metallica! Il a fallu attendre près de 5 ans (’St. Anger‘ est sorti en 2003) pour voir à nouveau débouler la haine et l’énergie légendaires du quartet californien. Et l’on a presque crû ne pas revoir le groupe que l’on connaissait dans les années 80 à travers des albums monumentaux, tels que ‘Ride the Lightning‘ ou ‘Master of Puppets‘, véritables machines de guerre, tant ‘St. Anger‘ était une catastrophe musicale, dont le seul intérêt, si tant est qu’il en eu un, est l’absence de solis de grattes. Un sacrilège!!
Et pourtant, après une psychothérapie salvatrice (cf le DVD ‘Some Kind of Monsters’), montrant un groupe à bout de nerfs et à deux doigts de la rupture, nos 4 horsemen se sont relevés, non sans mal, mais, avec une sérénité retrouvée, pour nous pondre ce qui sera l’album de la Résurrection, la bombe de thrash de ces dernières années, le disque à posséder ABSOLUMENT dans sa discothèque, le génialement nommé ‘Death Magnetic‘, qui sort le 12 septembre prochain, mais, dont vous pouvez entendre certains samples depuis quelques semaines sur le site officiel du combo.
Le premier single issu de la nouvelle offrande s’intitule “The Day That Never Comes“. Il s’agit d’un titre progressif avec plusieurs parties, chacune ayant une atmosphère bien définie. N’ayez crainte, Metallica ne donne pas dans le même registre que Dream Theater ou Vanden Plas, mais, la façon d’introduire les “tiroirs” est, à peu de choses près, quasiment la même…Le morceau débute de façon plutôt inattendue pour Metallica, avec une mélodie de guitare électro-acoustique que l’on ne lui aurait jamais soupçonnée. Puis, intervient un riff de gratte qui peut rappeler les débuts-débuts du groupe. Ensuite, la batterie et la basse rentrent vraiment dans le jeu, accompagné d’une partie de gratte qui fait beaucoup penser à celles de “The Unforgiven” et “The Unforgiven II”, le tout nappé de la délicate voix de James Hetfield. Cela dure plus de 3′45″, avant de laisser place à une partie instrumentale énervée et à nouveau le chant de James, qui s’égosille dans le micro. Voici pour les deux premières parties de cette compo.
Vient ensuite le moment Maidenesque : le premier solo peut faire penser à ceux que Dave Murray et Dennis Straton nous jouaient sur ‘Iron Maiden‘ et Adrian Smith sur ‘Killers‘, ceci soutenu par une rythmique que ne renierait pas Nicko McBrain…GIGANTESQUE! On se croirait littéralement revenu à la période de gloire de la NWOBHM…avec un son puissant et crade à l’américaine! Le morceau se termine, d’ailleurs, par cet instrumental surprenant.
Certes, un seul morceau ne peut être représentatif de l’album dans son intégralité, mais, il donne un bref aperçu de ce que le groupe voulait exprimer : il veut étonner et botter les culs! C’est bien et pour eux et pour nous, car ils retrouvent enfin la forme et l’inspiration pour détruire tout sur leur passage, surtout après une immense déception que fût ‘St. Anger‘…Une bien belle entrée en matière avant l’arrivée de l’Armageddon le 12 septembre prochain!
Jul
8
Dans le domaine métal’n'roll, il n’y a que très peu de groupes qui ont réussi à s’imposer de façon aussi rapide et logique que notre chanteur maquillé préféré, j’ai nommé Alice Cooper, alias Vincent Furnier de son vrai nom. Avec une discographie aussi longue que l’A 75, il a donné à la fois au métal et au rock’n'roll une identité propre, tout en les alliant parfois, ceci de manière toujours aussi efficace, sur des albums aussi brillants intellectuellement que musicalement parlant, tels que ‘School’s Out‘, ‘Billion Dollar Babies‘, ‘Welcome To My Nightmare‘, ‘Trash‘ (son plus gros hit à ce jour!), ou plus récemment ‘Brutal Planet‘ et ‘Dragontown‘. Entamant un retour aux sonorités de ses débuts avec ‘The Eyes of Alice Cooper‘, celui-ci s’accentue un poil plus avec cette nouvelle rondelle intitulée ‘Along Came a Spider‘.
Ce nouvel album est un véritable clin d’oeil à la discographie d’AC, puisqu’il rassemble des ambiances diverses et variées tirées de son vaste répertoire. N’ayez crainte, aucun auto-plagiat n’a lieu ici, juste de petits rappels parsemés à droite à gauche, ou un peu plus explicites, le tout englobé dans une bonne dose de nouveautés! Techniquement parlant, ce disque a été produit par Greg Hampton et Danny Saber et possède un son impeccablement clair! De plus, point de grande expérimentation cette fois-ci, si ce n’est des sons synthétiques ou industriels ici et là, ce qui nous rassure quant au style exploré cette fois-ci par Alice.
Textuellement, il y a une histoire qui plane tout au long de cet album. Celle-ci, très tordue, raconte le besoin vital d’un tueur en série d’assassiner des gens pour leur voler 4 jambes droites et 4 jambes gauches afin de mener à bien son projet : la création d’une araignée géante. Mais, lorsqu’il rencontre sa huitième victime, il succombe à son charme et se laisser emporter par la douceur de l’Amour…C’est un conte original et typique du king of shock rock, qui adore être complétement décalé. Néanmoins, cela va nous épargner les éternels thèmes récurrents dans le Hard US qui sont usants, à la longue, et nous éclater. Lisez les textes et vous verrez!
Musicalement, Alice Cooper, comme cité plus haut, revient à un garage-rock classique, mais, néanmoins, tellement efficace et jouissif, qui donne envie de taper du pied, au rythme de la musique. C’est bon signe, car cela signifie bien que l’album est une réussite de A à Z, bien que certains passages peuvent se révéler un peu longuets, comme cette ballade déjà entendue mille fois (”Killed By Love”), qui ralentit l’album, ce qui est un gros défaut sur un album comme celui-ci. Dommage! Par contre, des morceaux pop-rock comme “Wake The Dead” et son psychédélisme furieux ou “I’m Hungry”, donnent à ce disque une grosse louchée d’énergie et nous ramène agréablement vers le passé de l’artiste, ainsi que dans notre jeunesse. Très bonne idée, car cela fait du bien de temps à autre de se retourner sur son adolescence passée. Cela entretient la jeunesse de l’esprit…et du corps! Surtout en pogotant sur des titres plutôt hard tels que “The One That Got Away”, “I Am The Spider”, “Vengeance Is Mine” et son riff lourd et groovy, que ne renieraient pas Tony Iommy et Glenn Hughes. A noter la présence d’une ballade au piano assez moderne dans sa structure, proche de ce que font certains artistes pop actuels, que je ne nommerai pas ici, puisqu’ils n’y ont pas leur place. A noter aussi les participations exceptionnelles d’Ozzy Osbourne à l’harmonica et de Slash à la gratte (certains soli sont reconnaissables et caractéristiques du guitariste chevelu!).
Vous l’aurez compris, cet album est une nouvelle pépite dans la discographie d’Alice Cooper, bien qu’elle n’en soit pas la meilleure, à cause d’un manque certain de punch et d’un ralentissement ignoble en septième piste qui coupe court à ce côté électrique terriblement séduisant chez Alice. C’est le défaut principal d’Alice que d’être aussi sentimental. Mais, comment raconter une histoire d’Amour sans un morceau romantique, chaud et humide, comme seul Cooper sait nous en concocter? Impossible, me direz-vous! Sauf que “Poison“, LA bombe de ‘Trash‘ était bien plus…excitante et réussie. En résumé, un très bon album, mais, pas celui que l’on pouvait espérer de Monsieur Furnier, hélas!
Jul
3
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Après un déjà très prometteur premier album, Arakain nous revient gonflé à bloc, en 1991, avec un très heavy ‘Schizofrenie‘ qui, lui aussi, est très direct. Plus abouti et possèdant un son moins crade, ce second opus apporte plus de noirceur à ce groupe. ‘Schizofrenie‘ porte très bien son nom car Arakain nous montre plus que jamais auparavant un visage doublement diabolique : une facette metal, l’autre plus mélodique. Ceci est une technique très efficace pour accrocher l’auditeur et l’obliger à découvrir cet album tout en nuances et couleurs.
On retrouve également les élèments qui ont fait le succès du “debut-album”, c’est à dire en tout premier-lieu le timbre si particulier d’Ales Brichta qui est, cette fois-ci, descendu d’un ton, comme pour surprendre et démontrer aux fans qu’il n’est pas un si grand braillard que cela et qu’il peut rivaliser avec les plus grands chanteurs de metal, James Hetfield en tête (son organe vocal n’a jamais été aussi proche du vocaliste du quartet ricain que sur ‘Schizofrenie‘!!), ce qui n’est sans doute pas un défaut, mais, cela peut en être un aux yeux de certains metalleux pointilleux qui cherchent justement la différence et non pas le mimétisme. Néanmoins, si l’on se plonge totalement dans une écoute passionnée et intéressée, on découvre dans cet album des détails variés, comme des sonorités mystérieuses, des passages de voix inventifs, des rythmiques non-statiques, toutes ces caractéristiques contribuant à donner une certaine aura ténébreuse à l’ensemble qui, quand même ressemble terriblement à la musique de Metallica…Le groupe ne s’est, semble-t’il, pas encore totalement démarqué de ses aînés. On peut alors se demander pourquoi? Tout simplement pour mieux séduire un public tchèque conquis depuis des années par le Thrash de la Bay Area, ainsi que pour garder une certaine unité dans sa musique.
Tous les titres se valent cette fois sur cette deuxième offrande, il n’y a pas un seul titre plus faible que les autres. Chaque morceau a un message à faire passer et la pilule n’a aucun mal à être avalée. Le metal d’Arakain est tellement fluide que tout passe comme une lettre à la Poste. Les textes les plus incisifs sont le megadethien “Teror”, “Antikrist” et son intro à la batterie, “Gilotina” et son solo de guitare à la Maiden, “Hibernatus”, “Ilozorium” et son intro toute en harmonies. L’instrumental “Sedma Pecet’” est une vraie réussite et le titre de clôture, l’éponyme “Schizofrenie” est une belle fin, peut-être un peu trop violente à mon goût. Néanmoins, on aurait en droit d’attendre un titre plus calme et posé, une ballade, par exemple…Mais, on ne va pas se plaindre, puisque ce second album est une vraie dose d’adrénaline et de plaisir!
Le quintet tchécoslovaque est un vrai bulldozer qui fauche tout sur son passage, une tornade qui balaye les derniers doutes que l’on pourrait avoir sur la qualité de la musique des pays de l’Est. Cet album démontre encore une fois le talent des Slaves. D’ailleurs, ne dit-on pas là-bas “To Cech, To Muzikant!”? (NdMA : en gros “qui est tchèque est musicien!”)
Jul
3
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Tel que dit l’adage populaire, “jamais deux sans trois”! Arakain continue sur sa lancée métallique avec ‘Black Jack‘, un album complétement différent de ses deux prédécesseurs. Exit le Thrash, bienvenue au pur heavy metal. Dans le but de se renouveler, sans tourner en rond, le groupe a ainsi décidé de changer de voie. Bien sûr, cela fait plaisir à votre chroniqueur préféré, car celui-ci est un pur fan de heavy metal, même s’il mange également de ce pain qu’est le Thrash, mais, ses préférences vont vers les musiques plus mélodiques et moins tordues…
Que dire de ce ‘Black Jack‘? Il s’agit certainement du meilleur album d’Arakain à cette époque, car il représente une avancée, un progrès certain dans le processus de composition, qui était assez restreint et bloqué par le passé. Ici, nous avons à faire à une renaissance, l’ouverture vers une nouvelle ére, plus moderne, plus forte. D’ailleurs, nous pouvons le constater dès le premier titre, “Black Jack“, qui met immédiatement l’accent sur un heavy métal comparable à celui d’un Maiden survitaminé ou d’un Judas Priest mid-tempo. “Harlekyn”, quant à lui serait à rapprocher d’un “Peace Sells” de Megadeth, bien que le riff d’intro rappelle certainement ceux aimés par Venom (cf “Resurrection“). Les trois autres titres (”Labyrint“, la pseudo-ballade “Zapomen”, “High Attack“) apportent tous leur dose d’émotions fortes, le troisième et le cinquième titre avec des morceaux directs et sans concession, tandis que le quatrième est plutôt mélancolique et sentimental, ce qui n’est pas si mal et plutôt pratique pour reposer nos esgourdes un instant. Arakain n’est pas qu’un groupe, c’est aussi un apocalypse de décibels et de force vive! C’est que ce groupe a encore de quoi dire et poursuit “tranquillement” sur la voie ascendante de la gloire, afin de se faire une place au soleil, qu’il atteindra sans mal quelques années plus tard, ironiquement, suite au départ de son vocaliste…”Ty se Nezdas”, “Kolonie Termitu” et “Don Quijote” enfoncent encore plus le clou du metal puissant et jouissif, alors que “Ukolebavka” joue énormément sur les variations de tons, les harmonies, le shred et les ambiances, ce qui induit une atmosphère des plus particulières.
Arakain a atteint avec cet album un palier supplémentaire. Il nous a encore gâté avec un disque digne des meilleures pièces de la discographie des illustres groupes emblèmatiques de la NWOBHM, bien qu’il garde sa propre personnalité et son génie compositoire. Le prochain album sortira quelques mois après et sera un nouveau bond dans l’inconnu…Un album à conseiller à quiconque a soif de saturation et guitares enragées!
Jul
3
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Le voici enfin, ce single tant attendu, préparant l’arrivée du nouvel album-messie du groupe américain! Ce qui figure sur cet EP nous met déjà dans l’ambiance de la future offrande ‘The Crucible Of Man (Something Wicked Pt. 2)’.
En effet, point de concession ici, tout n’est qu’énergie, vitalité, dynamisme, bombastique et talent! Depuis le retour de Matt Barlow derrière le micro, on dirait que Jon Schaffer s’est remis à composer de véritables tueries, ce qui est une réelle bénediction pour les fans, qui avaient perdus un peu pied avec l’ancien frontman Tim “Ripper” Owens. Même s’il n’était pas si mal et qu’il avait un énormissime potentiel allié à une voix terriblement séductrice, aucun de ses atouts n’a fait oublier l’organe sensuel et unique de Mister Barlow, qui prend ici un plaisir suprême à nous ensorceler de son timbre suave, notamment sur les morceaux les plus calmes, tels que “The Clouding”, magnifique ballade, présente sur ‘Framming Armageddon‘! Cela présage vraiment du meilleur, d’autant plus que les trois autres morceaux présents sur cette mini-galette sont également des indicateurs de la qualité du futur album. Que dire d’autre de la guerrière et inédite “I Walk Among You” et des reprises du précédent opus “Setian Massacre” et “A Charge To Keep”, si ce n’est que tous les ingrédients sont à nouveau réunis pour remettre Iced Earth dans le droit chemin!
Vivement le prochain opus qui, sans conteste, sera l’un des meilleurs albums de l’année 2008 et un nouveau succès à ranger aux côtés de ‘Something Wicked This Way Comes‘ et de ‘Horror show‘.
Jul
3
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Trois ans après son premier album, Arakain remet une nouvelle fois le couvert avec son quatrième album, l’excellent ‘Salto Mortale‘. Et encore une fois, le groupe s’est efforcé de nous sortir un album super moderne (pour l’époque!) qui n’aurait absolument pas dépareillé aujourd’hui. Le son clair et puissant est l’indicateur d’une bombe prête à exploser. Malgré le nom casse-gueule de ce nouvel opus, le bond en avant de 10 ans qui a été promis en 1992 est superbe et l’essai a été transformé avec succès! Pas besoin d’être un très fin connaisseur de la scène métal internationale pour se rendre compte de la qualité phénoménale de ‘Salto Mortale‘.
On ne s’ennuit pas une seule seconde à l’écoute de ‘Salto Mortale‘ : c’est un incendie qui nous envahit! L’orgasme métallique n’est pas très loin et l’on se retient pour ne pas crier toute notre joie, afin de profiter au mieux de ce moment magique qui s’offre à nous. “Brana Iluzi”, “Ultraparohac” et “Ram Krivejch Zrdcadel” ne dépassent pas les 5 minutes (pour le premier) et donnent le ton : orgie de décibel et d’air-guitar! Ce qui n’empêche pas le groupe de se faire un peu plaisir avec un véritable hit, la ballade électrique “Zase Spis V Noci Sama”, et faire retomber la pression et d’augmenter la température de quelques degrés, avec cette chanson d’amour si sensuelle! A ce moment précis, les mélodies nous donnent un coup de frissons dans le dos et l’on peut sentir la sueur s’écouler le long de notre corps…Malheureusement, ces 5 minutes et des poussières de bonheur ne durent pas et la course frénétique reprend avec “Kleptoman”, plus efficace qu’un réveil. Et comme si le groupe ne voulait pas que l’on s’endorme après une dure journée de travail, il s’entête à nous donner des coups de pieds dans le derrière avec “Gambler”, un mid-tempo décalé “Jen Jednou”, un bref retour dans son passé Thrash avec “Salto Mortale“, mais, cela ne dure pas…Une guitare acoustique? Tiens, tiens, ne serait-ce pas une nouvelle vague de bisounours qui déferlerait sur nous? Tout juste! “Marilyn” est à Arakain ce que “When The Smoke Is Going Down” est à Scorpions, c’est à dire un morceau rock délicieux, comme un bon gâteau au chocolat, aux fraises et à la chantilly à déguster en tête à tête avec sa copine, de préférence dans un lit douillet à baldaquin, avec une tonne de pétales de roses éparpillés un peu partout, du champagne dans un seau à glace, une ambiance tamisée éclairée par seulement quelques bougies et le parfum de l’encens pour aphrodisiaque…Vraiment très plaisant!! Le morceau qui termine le disque (”Starnem”) est une chanson intéressante à plusieurs niveaux : tout d’abord, il s’agit d’un morceau speed qui, bizarrement, ne casse pas l’instant romantique que l’on vient de passer. La structure générale est très orientée heavy metal à la Judas Priest, mais, le chant est plutôt rock, ce qui entraîne un certain décalage entre ces deux élèments.
Le groupe innove encore et toujours! A tel point que l’on se demande s’il va s’arrêter là où s’il a encore plus d’un tour dans son sac…’Salto Mortale‘ est un disque qu’il est impératif et logique de possèder dans sa discothèque! Un album d’anthologie qui restera dans les annales métalliques.