Iron Maiden (UK-1) : The Final Frontier

Iron Maiden (UK-1) : The Final FrontierAprès un AMOLAD déjà très progressif et qui voyait le groupe utiliser de nombreuses parties acoustiques (“The Legacy“, “Lord of Light”, “Out of the Shadows”), Iron Maiden confirme cette tendance et nous revient aujourd’hui avec un nouvel album qui ne peut, forcément, laisser personne indifférent. Oscillant entre passé et futur, The Final Frontier est à la frontière d’une nouvelle ère pour le groupe.

Cette démarche de mélanger des ambiances, que l’on croirait tout droit issues de disques fabuleux tels que Somewhere in Time, pour le côté aérien, ou Seventh Son of a Seventh Son pour l’atmosphère (“Isle of Avalon” à rapprocher du titre éponyme de Seventh Son of a Seventh Son car son intro est à quelques notes près identique au pont instrumental de “Seventh Son of a Seventh Son“), ou plus sous-estimés comme The X-Factor ou Virtual XI, notamment sur le plan de la production plus brute de décoffrage, est assez risquée et déroutante, qui plus est lorsque le groupe se permet des transgressions musicales empruntées à d’autres genres, telles que les longs interludes musicaux ou les mesures impaires très utilisées chez Dream Theater (“The Man Who Would Be King“) ou des intros spatiales oppressantes caractéristiques des groupes brésiliens comme Angra ou Shaman (l’intro de “Satellite 15…The Final Frontier” ne dépareillerait pas sur ‘Aurora Consurgens’ ou Ritual), pour n’en citer que quelques-unes.

Bien sûr, la “patte” Maiden reste reconnaissable malgré ces évolutions rafraîchissantes et bienvenues. Les mélodies imparables (“The Alchemist“), les atmosphères celtiques (“When the Wild Wind Blows”), les refrains entêtants (“Satellite 15…The Final Frontier“, “Mother of Mercy“), les morceaux à tiroirs (“El Dorado“, “Isle of Avalon“, “The Talisman“), sont tous présents pour le plus grand bonheur de nos oreilles encore toutes estourbies par cette farandole de notes aux accents heavy qui, au fil des écoutes, est susceptible d’entraîner une certaine accoutumance.

On découvre, en outre, à chaque écoute, de nouveaux éléments dont on n’avait même pas soupçonné l’existence auparavant. Il s’agit d’une manière inconsciente de fidéliser l’auditeur. Le groupe est carré dans son jeu, Nicko se la joue Portnoy ou Confessori par moments, les guitaristes apportent une touche aérienne à l’ensemble, tandis que Harris est plus dans une approche martiale. Dickinson, par contre, rame un peu dans les aigus. On le sent en difficulté, mais ce n’est pas nécessairement un mal car son organe vocal prend toutes son ampleur et sa majesté dans des passages plus graves où il nous narre des histoires d’une façon tellement prenante que nous pouvons nous permettre de lui pardonner ses difficultés.

The Final Frontier est, vous l’aurez compris, un album aux multiples facettes, qui permet au groupe de franchir encore un nouveau cap sur les plans artistique et temporel, comme ce fût le cas à l’époque avec Brave New World (10 ans déjà !!!). Plus aiguisé que jamais, le groupe s’est surpassé pour nous pondre l’un de ses meilleurs disques depuis Seventh Son of a Seventh Son (exception faite de Brave New World qui restera le meilleur témoignage du groupe de la nouvelle ère). Reste au sextet à concrétiser sur scène ce qu’il a voulu exprimer sur album, en nous interprétant “When the Wild Wind Blows”, “Satellite 15…The Final Frontier” ou “Isle of Avalon” (aussi profond et mystérieux que “Dance of Death“) que nous, les fans, nous prendrons plaisir à chanter avec Dickinson. Rendez-vous est donné l’année prochaine à Bercy !

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18/08/2010

Scorpions : Sting in the Tail

Scorpions : Sting in the TailScorpions a toujours fait partie de ces groupes légendaires qui ont permis au hard rock de faire parler de lui à travers la planète. Tout le monde a au moins déjà entendu les hymnes que sont “Still Loving You“, “Rock You Like a Hurricane” ou “Wind of Change” : du hardos pur jus à la ménagère de plus de 50 ans ou la petite fille qui joue encore à la poupée…Il s’agit également d’un combo qui impose le respect de par sa longue discographie, ses nombreux tubes et le talent de chacun de ses musiciens. Mais, après une telle carrière, il faut bien s’arrêter un jour et prendre un peu de repos. Et l’annonce du split du quintet de Hannovre a été un choc pour ses fans, en tous cas pour moi. Fervent fan des teutons, je n’ai jamais vraiment été déçu par un seul de leurs albums. Tous sont fabuleux et différents, même si, je dois le reconnaître, il y a eu bon nombre de ballades enfantées (peut-être un peu trop ?), ce qui a eu pour conséquence pour le groupe d’être critiqué de toute part. Néanmoins, le groupe a décidé de mettre fin à un parcours musical ahurissant. Pour remercier ses admirateurs, le groupe a donc souhaité sortir un dernier témoignage de son gigantesque talent avec un album puissant et rock’n'roll à souhait, le j’ai nommé ‘Sting in the Tail‘.

Cette galette est sûrement le meilleur enregistrement du groupe depuis ‘Face the Heat‘ en 1993, bien que ‘Unbreakable‘ et ‘Humanity – Hour 1′ aient renoué avec un son plus direct et cassant. En effet, ‘SITT’ est un mélange de tout ce qu’a fait le quintet depuis ses débuts. On y retrouve pêle-mêle des guitares mélodiques mais acérées, des rythmes endiablés, la voix nasillarde et puissante de Meine, des compositions sans concession, de merveilleuses power-ballades dont seules le groupe a le secret, etc…tout ça dans un seul album ! On se serait crû revenu à l’époque de ‘Love at First Sting‘ tellement c’est beau et émouvant.

Nous avons, donc, des morceaux rock’n'roll aux refrains mémorables et imparables (“Raised On Rock”, “Sting in the Tail” qui rappelle un peu “Dynamite”, “Slave Me”, “No Limit”, “Rock Zone”, “Turn You On”, “Spirit Of Rock ” – cela ne vous rappelle-t’il rien ?) et de superbes ballades (“The Good Die Young”, “Lorelei”, “Sly” avec un air de “When The Smoke Is Going Down“, “The Best Is Yet To Come”) qui ne dépareilleraient pas sur des albums aussi splendides que ‘Love At The First Sting‘ ou ‘Blackout‘…

Autant dire que Scorpions nous sort là un album grandiose et magique, à défaut d’être surprenant, pour nous rappeler le bon vieux temps. Cette rondelle est une pure merveille qui ravira autant les fans qui ont toujours été au rendez-vous ainsi que ceux qui avaient décroché lors des “divagations musicales et sirupeuses” de nos arachnides favoris il y a un quinzaine d’années.

Avec ‘Sting in the Tail‘, Scorpions met un point final à sa carrière en toute beauté et rappelle une fois encore qu’il fait partie des grands du rock et du hard rock et ce pour toujours ! Le Roi Scorpions est mort, vive Le Roi !!

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14/03/2010

Driller Killer : The 4 Q Mangrenade

Driller Killer : The 4 Q MangrenadeVoici
encore un album pour lequel j’ai eu un peu de mal à faire la chronique.
En effet, n’écoutant peu ou jamais de métal extrême et ne connaissant,
donc, pas tant que cela cette scène, je ne devais me résoudre qu’à mon
ressenti personnel. Et je dois affirmer, encore une fois, aprés les
deux dernières chroniques extrême que j’ai faites, que Driller Killer
ne m’a pas déplu, bien au contraire, bien que je n’écouterais, bien
entendu, pas ce groupe tous les jours. Mais, le côté obscur du métal
attire inlassablement et inévitablement les adeptes même les plus
farouches défenseurs des genres plus soft, et ce grâce aux innombrables
talentueux jeunes (et moins jeunes) formations qui évoluent de-ci de-là
dans le death, le black, le thrash, voire le crusty punk hardcore qui,
comme son nom l’indique, est un mix de punk et de hardcore à la sauce
death suédoise. Il n’y a rien de mieux pour déboucher les oreilles et
botter les fesses. Car Driller Killer,
c’est cela : une bonne rasade de coups de pieds et de bonne torgnoles
en pleine figure! Et ça fait du bien par là où ça passe! Outres des
titres délirants, sortes de jeux de mots assez amusants
(“Thefuckhumangrenade”, “Dakapokalypse”, “Nightmarathon”), le combo
suédois ne fait absolument rien dans la dentelle. Tout est puissance et
brutalité et un certain sentiment d’agression peut assaillir l’auditeur
qui ne serait pas habitué à un tel déferlement de violence. Néanmoins,
aprés quelques écoutes, on s’y fait rapidement et l’on se surprend à
apprécier ce style brut de décoffrage. Mais, il s’agit d’un album assez
fabuleux soit-dit en passant. Moi, qui ne suis jamais les groupes de ce
genre, je dois être honnête en avouant que j’ai pris goût au métal de Driller Killer. J’ai pris une véritable baffe en écoutant ‘The 4 Q Mangrenade‘ du début jusqu’à la fin. Excellent et sans compromis! A conseiller à tous!

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22/08/2009

Iron Maiden (UK-1) : Flight 666 (DVD)

Iron Maiden (UK-1) : Flight 666 (DVD)Cela faisait quelques temps que Iron Maiden n’avait pas fait quelque chose de spécial pour fêter les 25 ans d’un des plus grands albums de metal de tous les temps, j’ai nommé ‘Powerslave‘. C’est vrai que la sortie en DVD du ‘Live After Death‘ était en quelque sorte un véritable cadeau que le groupe avait offert à ses fans. Mais, pour Steve et ses compères, il fallait voir plus grand. Et c’est ce que le groupe a fait sur cette dernière tournée mondiale en trois parties, intitulée ‘Somewhere Back In Time World Tour’.

Comme son nom l’indique, cette tournée était un retour dans le passé du groupe, dans ses glorieuses années, où le quintet, à l’époque, avait créé des monuments du metal, tels que ‘The Number of the Beast‘, ‘Piece of Mind‘, ‘Somewhere in Time‘, ‘Seventh Son of a Seventh Son‘, ou le légendaire ‘Powerslave‘, qui est justement à la base de la mise en scène de cette tournée de tous les records. Outre la longueur du ‘World Slavery Tour’ de 1984-1985, le groupe souhaitait rajouter un nouveau record à son palmarès : effectuer le plus de concerts possibles dans le plus court délai. L’essai a été transformé grâce à Ed Force One, un Boeing 757, spécialement affrété par le management de la Vierge de Fer, et décoré du logo du combo britannique.

Durant la première partie du ‘Somewhere Back in Time World Tour 2008 – 2009′, le groupe a parcouru près de 50 000 km en approximativement 6 semaines et joué dans 23 villes de 21 pays. Du jamais vu pour un groupe d’une telle ampleur ! Il fallait bien marquer le coup et en profiter pour sortir un témoignage vidéo de cette hallucinante aventure. Et le groupe n’a pas fait les choses à moitié : outre le tournage d’une nouvelle vidéo Live, il s’est entouré de deux des plus grands fans de métal que la Terre ait porté pour réaliser un documentaire de près de 2 heures où images Live et interviews se succèdent à un rythme maidenien, Sam Dunn et Scott McFadyen. Ces derniers avaient déjà réalisé deux reportages très appréciés de la communauté métal, ‘Metal : A Headbanger’s Journey‘ (2006) et ‘Global Metal’ (2008). Ayant déjà côtoyé des célébrités telles que Ronnie James Dio ou Bruce Dickinson pour leurs précédents travaux, il était tout naturel que Iron Maiden les reçoive pour ouvrir au monde entier les portes de leur royaume. C’est ainsi que naquit ce fabuleux DVD. Maintenant, rentrons dans le vif du sujet.

Exit le dispensable double-Live audio, ce double-dvd est une dépense justifiée, étant donné le contenu intéressant et exhaustif que l’on peut y trouver. Le premier dvd est un documentaire parfaitement filmé dans lequel nous pouvons voir le groupe évoluer au jour le jour sur une tournée calibrée dans les moindres détails par l’implacable manager Roderick Smallwood, qui a toujours su amener nos chers musiciens vers tous les succès, grâce à caractère strict, franc et droit. Chaque membre du groupe est présenté individuellement sans pour autant être mis à l’écart du groupe. Nous découvrons ainsi des personnes dotées d’une grande sensibilité et d’une grande humanité, ce dont très peu de groupes de rock peuvent se vanter de posséder. Nous pouvons entre autres voir Adrian Smith en compagnie d’un ami, ancien vainqueur de Wimbledon, jouer au tennis, Nicko McBrain et Dave Murray se détendre au golf, Janick Gers se balader, etc…Des activités normales d’être humains. Iron Maiden nous montrent dans ce documentaire qu’ils ne sont pas des Dieux, mais, que certains fans exagérent énormément en les prenant pour des divinités : l’hystérie collective des sud-américains (Argentine, Costa Rica et Colombie) est surprenante et l’on voit bien la passion, le culte que vouent les fans dans cette région du monde à Dickinson et Cie. A noter, un gars qui quitte son boulot pour aller voir Maiden en concert au Costa Rica, un prêtre brésilien dont le corps est recouvert avec 183 tatouages de Maiden et Eddie et dont le fils s’appelle Stevie Harris, des jeunes qui pleurent parce qu’ils ont reçu une baguette de Nicko ou un médiator de Janick, des fans campant depuis une semaine sans manger en Colombie…Comme le dit si bien Bruce à la fin du documentaire, “Iron Maiden porte l’espoir des fans et a accompli quelque chose”.

Pourtant, les six britanniques ne sont pas si éloignés de vous et moi : ils sont simples, visitent des temples aztèques, peuvent être malades, comme pendant le concert de Melbourne où des seaux ont été mis de chaque côté de la scène, avoir peur qu’une scène en bambou s’effondre à Mumbai, ou s’éclater dans un Boeing en se moquant d’une hôtesse de l’air, voire de Rod Smallwood lui-même, qui est en train de dormir (“C’est comme observer un animal sauvage rare ! Même dans son sommeil il gronde et il grogne, ignorant la présence de la caméra…”, dixit Dickinson). Nous apprenons aussi que Dave est le pilier du groupe, celui qui a toujours le mot juste lorsqu’il y a conflit et que Nicko, après être devenu shaman, est le membre le plus sociable et social du groupe, celui qui n’hésite pas à détendre l’atmosphère avec un trait d’humour bienvenu. Par ailleurs, il est à noter que Steve n’est plus un bassiste, mais, bien un “chatouilleur de basse”. Steve d’ailleurs rigole allégrement lorsqu’il entend cette dénomination ; le voir rire est assez rare, mais, là, il se lâche complètement. Et cela fait du bien, car on se dit que, malgré le poids du groupe sur ses épaules, puisqu’étant le principal compositeur et le leader du groupe, il n’en reste pas moins humain et un bon père pour ses trois filles, Lauren, Kerry et Faye, qu’il amène parfois avec lui sur ses tournées.

Ce documentaire est une pure réussite qui montre l’envers du décor : derrière les rockstars, les Hommes, les maris, les pères…Il humanise réellement ces musiciens, qui se livrent au public sans détour et très honnêtement. Peu de célébrités peuvent se targuer d’être aussi francs dans leurs paroles et de pouvoir être autant aimés par les fans. Ces derniers peuvent alors s’identifier à leurs idoles, tout en rêvant de devenir comme eux ou, du moins, de devenir leurs enfants (une japonaise veut être la fille de Steve Harris). Iron Maiden sont comme des parents pour les fans, des modèles qui leur montrent le chemin à prendre pour l’avenir. Cela peut faire peur, cela peut être violent (Adrian n’aime pas cette trop grande ferveur de la part des sud-américains qui peuvent devenir agressifs dans leur “fanitude”), mais, cela est, dans la majorité des cas, excitant et beau (la foule qui chante durant les concerts, couvrant la voix de Dickinson).

Cette analyse du rapport groupe/fans est d’une justesse insolente et terriblement émouvante. Parfois aussi terrifiante quand on voit les mouvements de foule. Même Sam Dunn le dit lui-même à un moment donné, étant vraiment très surpris de l’accueil que les fans réservent à Maiden. Et comme pour s’aérer l’esprit entre ces révélations, certaines courtes séquences de paysages urbains nocturnes ou d’un minuscule chihuahua pornographe sont là pour nous renvoyer à la réalité de la vie. Il existe autre chose que Maiden, quelque chose qu’il faut vivre chaque jour, voir la beauté du monde qui nous entoure et surtout profiter des gens qu’on aime, sans se perdre dans une adoration quasi-maladive d’un des plus grands groupes de metal. C’est un des messages délivrés ici.

En parallèle de ce fabuleux documentaire, un deuxième dvd est ici-présent : celui des concerts. En effet, le groupe a filmé une chanson par concert. Nous nous retrouvons, par conséquent, avec 16 titres enregistrés dans une ville différente. Le but de cette démarche était de pouvoir capturer le meilleur moment de chaque show pour que chaque fan de chaque pays visité puisse se dire “J’y étais !”. Ceci est une décision louable de la part de Maiden, qui souhaite donner le maximum de plaisir à ses fans. Les lights sont magnifiques, induisant des atmosphères tantôt occultes, tantôt mystérieuses, tantôt festives, qui collent parfaitement au très long répertoire de Maiden. Ici, tous les indispensables sont présents : de “Aces High” à “Moonchild”, en passant par “Powerslave” ou “Fear of the Dark“. Mais, le point culminant reste cependant et malgré tous les tubes, l’épique “Rime Of The Ancient Mariner”. Sur cette chanson, nous pouvons précisément sentir tout le respect des fans pour la Vierge de Fer. Ce titre rassemble à lui tout ce qui fait Iron Maiden : la mélodie, la musicalité, les atmosphères sombres et lumineuses, les rythmes à tiroirs, les soli majestueux et la voix magnifique du sieur Dickinson…Tout est dit ! Amen !

Nous ne pouvons que tirer notre chapeau à ce groupe qui a traversé de dures épreuves et qui a su respecter ses supporters à travers toutes ces années. C’est pour cela, d’ailleurs, que plus de trois générations de fans apprécient toujours l’œuvre de Steve Harris et que des grands-parents aux petits-enfants en passant par les parents, Maiden est ce qui peut vraiment lier les familles entre elles. Il en est de même pour les peuples. Seul Maiden est capable de cela.

Pour terminer, posséder ce dvd est indispensable, car il permet de mieux comprendre le groupe, son but, sa vie, ses valeurs et son essence. Il ne raconte pas seulement l’historique d’un groupe sur une tournée, il nous permet de vivre au plus près du groupe, dans son intimité immédiate et nous donne un aperçu du caractère de chaque membre. Ils font des choses des plus banales et pourtant chaque activité est déifiée par les fans. Ce témoignage poignant, qui a été projeté sur grand écran le 21 avril dernier, est un arrêt sur image qui nous permet de mieux nous analyser en tant que fan, de voir à quel point nous pouvons être excessifs non pas seulement avec le groupe, mais, également avec nous-mêmes. Nous violentons des Hommes par notre Adoration et nous nous violentons nous-mêmes à désirer maladivement être au premier rang dans le pit pour quasiment les toucher, les voir à deux mètres de nous, sans nous soucier de perdre notre propre personnalité en étant fan et en vivant, non pas pour nous-mêmes, mais, par le groupe. Hors cet aspect purement sociologique, les anecdotes amusantes et les magnifiques images sont deux des éléments majeurs qui justifient à eux seuls l’achat de ce double-dvd. Le packaging a été soigné (digipack avec livret photos) ainsi que le contenu. Seul petit point noir : l’absence de bonus. A part ça, rien à redire, jetez-vous dès maintenant sur petit bijou audiovisuel et bon visionnage. ;-)

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11/06/2009

Iron Maiden (UK-1) : Flight 666

Iron Maiden (UK-1) : Flight 666Iron Maiden est un groupe qui n’a jamais cessé de répandre sa bonne parole à travers de nombreuses sorties, plus ou moins dispensables d’ailleurs, ceci depuis environs deux décennies. Et en 2009, le groupe ne déroge pas à cette règle puisque ce n’est pas moins qu’un nouvel album Live, un nouveau DVD et un énième vynile qui sortent en ce mois de mai.

Nous n’allons pas vraiment faire l’apologie de cette méthode commerciale, bien au contraire. Malgré un son puissant et un côté ‘A Real Live Dead One’ pas désagréable, avec cette particularité que chaque titre a été enregistré dans une ville différente, cette version audio de ‘Flight 666‘ n’a pas de véritable intérêt. C’est plutôt sur le double DVD que nous devons porter toute notre attention. Le support vidéo fera l’objet d’une prochaine chronique. Pour l’heure, attardons-nous sur le Live. Celui-ci est tout de même assez surprenant puisque c’est le tout premier enregistrement de concert qui voit le groupe faire l’impasse sur sa mascotte Eddie. Cela serait un véritable sacrilège si ce Live n’avait pas pour but d’accompagner le DVD qui a pour thème la vie du groupe sur la tournée Somewhere Back In Time. Au lieu d’utiliser le célèbre zombie comme visuel, le groupe a préféré utiliser une de ses photos promos et celle de leur Boeing 757. Cela donne une brin de fraîcheur au sextet, qui peut désormais se permettre de modifier certaines choses et de moderniser son image. Alors nous pouvons d’ores et déjà nous poser la question qui tue : exit Eddie sur la pochette du prochain album studio ? ! Votre serviteur ne le pense pas, mais, cela peut vraiment porter à confusion. En effet, le double best-of américain ‘The Essential Iron Maiden‘, sorti en 2005, et dont la pochette était également une photo du groupe…Drôle de coïncidence, n’est-il pas ? Il faut savoir que musicalement la plupart des titres de ‘Flight 666‘ ont été enregistrés sur le continent américain (nord et sud). Nous pouvons alors y voir un rapport assez flagrant avec un désir du groupe de se promouvoir encore plus sur cette partie du monde, puisque l’Europe lui est déjà complétement dévouée.

Sur le plan musical, Iron Maiden s’amuse vraiment à reprendre ses classiques. Cela se sent à l’écoute de ce septième Live et cela fait plaisir. Les fans répondent réellement avec enthousiasme et l’on se prend à chantonner avec eux les hymnes tels que « Aces High », « The Rime Of The Ancient Mariner » ou « Heaven Can Wait ». Le fait d’entendre des morceaux qui n’ont pas été joués depuis un peu plus de 20 ans avec un son digitalisé en 5.1, nous redonne un coup de jeune bienvenu et ré-attribue au groupe une dimension quasi-divine, qui en profite pour nous donner un gros coup de pied au derrière qui fait mal. Néanmoins, cela ne suffit pas à nous enlever cette petite voix entêtante de la tête qui nous dit que le groupe est devenu un association de commerciaux qui cherchent seulement à nous vendre des produits de consommation banals sans autre but que de gonfler encore une fois leur portefeuille. Pourtant nous tentons, en vain, de retourner cette pensée et de nous convaincre de la bonne volonté du groupe et de son « innocence », qui offrent aux fans (moutons ?) que nous sommes un petit frère (une resucée ?) à leur fabuleux « Live After Death », pour nous faire plaisir et nous faire patienter jusqu’à la sortie de leur quinzième album studio à la rentrée 2010, que nous attendons avec une énorme impatience comme le messie…

Cependant, cette version audio du DVD n’est pas du tout indispensable et nous ne saurons vous conseiller de vous la procurer. Gardez plutôt votre portefeuille intact jusqu’à la sortie de la prochaine rondelle de nos britanniques préférés ou pour profiter pleinement de vos vacances d’été. Cet album Live est dispensable et ne sert pas vraiment à grand chose si ce n’est qu’à faire joli parmi vos poupées Barbie ou qui sera très utile si vous le pendez à vos cerisiers pour donner la frousse de leur vie aux merles gourmands. Pas vraiment le Live de l’année, mais, un agréable moment en perspective !

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08/06/2009

Stratovarius : Intermission

Stratovarius : IntermissionStratovarius a eu beaucoup de succés avec son dernier album ‘Infinite‘ et ont pas mal tourné pour le promouvoir. C’est donc tout naturellement que le groupe s’est posé et a arrêté toute activité durant 4 ans 1/2, pour nous pondre en janvier 2003, leur disque le plus progressif et abouti, mais, tellement critiqué ‘Elements pt.1′. Entre temps, pour faire patienter les fans, le groupe sort une compilation de titres rares : face-b de singles, bonus japonais ou inédits, tous de la période postérieure à l’arrivée de Timo Kotipelto dans le groupe en tant que frontman. Voici une démarche bienvenue et accueillie par les fans avec un grand enthousiasme. Outre les face-b de singles (“Kill The King“, une reprise de Rainbow, chantée par Timo T.), les bonus japonais (“When The Night Meets The Day”, extrait de ‘Episode‘, “Dream With Me”, de ‘Destiny‘), européens (“Cold Winter Nights”), les morceaux lives (“I Surrender” et “Hunting High and Low“), tout le reste sont des inédits enregistrés aux studios Finnvox et Hästholmen, morceaux originaux ou reprises. Les morceaux écrits par Stratovarius sont : “Will My Soul Ever Rest In Peace?”, entraînant, pas trés original, néanmoins. “Falling Into Fantasy”, superbe, “The Curtains Are Falling”, classique, “Requiem“, un instrumental émouvant, “Bloodstone”, reprise vitaminée et différente d’un des hits de Judas Priest, “Keep The Flame” et “It’s A Mystery“, deux titres qui apparaissent également sur la version double cd de ‘Infinite‘, donc, pas totalement étrangers, la première chanson étant une ballade hyper dépressive seulement interprétée par Kotipelto et Johansson, le deuxiéme titre étant vraiment trés rock, “Why Are We Here?”, pas mauvais, pas réjouissant non plus…Le bon côtoie le mauvais sur ce disque. Un disque que l’on peut désigner comme étant un disque de transition entre une période heureuse passée et une période critique future. En attendant…

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09/05/2009

Stratovarius : Visions

Stratovarius : VisionsAprés un ‘Episode‘ énergique dans leur carrière, Stratovarius enregistre en cette année 1997 ce qui sera son nid à tubes, le magnifique et grandiose ‘Visions‘. En effet, tous les titres reflétent le génie compositoire de Timo Tolkki, qui n’est, paradoxalement, pas dans son meilleur état psychologique, dixit Kotipelto. Peut-être est-ce vrai, mais, il s’agit alors d’une dissimulation impressionante. Bien sûr, on retrouve quelques titres un brin nostalgiques et sombres tels que “Black Diamond” (que le groupe joue à tous ses concerts depuis), “Before The Winter” (une ballade automnale qui fout la chair de poule) ou “Coming Home”, mais aussi des titres plus joyeux, lumineux et pleins d’espoir (“The Kiss of Judas“, “Forever Free”, “Legions”, l’instrumental “Holy Light”, “Paradise”), la piéce maîtresse de cet album étant le superbe “Visions (Southern Cross)” qui raconte les prophéties de Michel de Notre-Dame alias Nostradamus, officiellement confiturier à la cour de la reine Catherine de Médicis, mais, également, astrologue/astronome et surtout médecin de Charles IX (on dit que c’est Nostradamus qui aurait fait disparaître l’épidémie de peste dans le Sud-Ouest de la France, principalement à Agen, le chef-lieu du Lot-et-Garonne). Il s’agit d’un titre épique et heavy, trés mélodique néanmoins. Tous les titres sont extrêmement bien travaillés, mis à un même niveau de qualité. ‘Visions‘ est, par conséquent, un enregistrement à conseiller à tout fan de heavy. Aprés tout, il s’agit d’un classique parmi les classiques du genre. Ne loupez pas ce chef-d’oeuvre!!!

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Stratovarius : Polaris

Stratovarius : PolarisCes dernières années ont été catastrophiques pour Stratovarius, tant sur le plan musical que sur le plan des relations entre les musiciens. Il serait inconvenant de revenir sur les événements qui ont défrayé les chroniques des magazines à scandale du monde entier. En effet, de l’eau est passée sous les ponts et deux combos se sont “formés” sur les cendres de l’ancien groupe : Revolution Renaissance mené par le charismatique et ténébreux Timo Tolkki et une nouvelle mouture de Stratovarius dont la principale nouveauté est l’arrivée en ses rangs d’un jeune génie guitaristique nommé Matias Kupiainen, venu remplacer l’ex-tête pensante de la formation finlandaise. Le premier groupe vient de sortir son premier véritable effort (de groupe, une première pour Tolkki!!) intitulé ‘Age Of Aquarius’ qui, bien qu’ayant d’indéniables qualités, n’atteint pas le niveau très élevé de ‘Polaris‘, le nouvel opus de Stratovarius, qui en profite pour modifier son logo en supprimant la fire-lily qui avait été son emblème dans le passé et en la remplaçant par une rose des vents stylisée.

Stratovarius nous avait annoncé la couleur d’emblée : ‘Polaris‘ ne change pas le style du groupe radicalement mais le son est à mille lieues de ses précédentes réalisations. L’orientation générale du groupe est plus heavy et plus sombre. Nous sommes très loin de compositions simples et directes telles que “Eagleheart” ou “Kiss Of Judas”. D’ailleurs, l’album le plus controversé du quintet, sorti en 2005 et sobrement nommé ‘Stratovarius‘, avait initié cette légère mutation, de sorte que le groupe puisse sortir un peu des sentiers déjà battus maintes et maintes fois depuis ‘Episode‘. Les riffs sont donc plus lourds et plus mystérieux, ce qui colle bien au concept général de ‘Polaris‘. Sans perdre les éléments qui ont fait sa renommée tels que les hymnes aisément assimilables, les lignes de clavecin majestueuses et des rythmes effrénés (“Blind“, “Forever Is Today”, “Higher We Go”), le groupe se permet néanmoins d’évoluer vers un métal plus atmosphérique et plus percutant. Nous avons d’ailleurs, par moments, l’impression d’écouter des groupes comme Sentenced (“Winter Skies”, “Somehow Precious”), Metallica, Dimmu Borgir ou Pagan’s Mind (“Emancipation Suite : 1.Dusk“, “Emancipation Suite : 2.Dawn“) ou Kamelot (“When Mountains Fall”). Mais le plus surprenant reste quand même la sensation de se retrouver avec des compositions qui n’auraient pas dépareillé sur les albums de Shaman ou Angra (“Deep Unknown” et “Falling Star”, qui rappellent un peu “Ritual” sur le premier album éponyme de Shaman, “King Of Nothing” sur son intro, le reste du titre étant du pur Strato). Toutes ses innovations sont parfaitement assimilées et ne tombent jamais dans le plagiat, puisque Strato garde son empreinte musicale.

Polaris‘ est un album fort et assez hétérogène. Il choquera les fans les plus fervents du groupe finlandais, mais ravira la majorité tant il a d’atouts dans sa manche : une exécution magistrale, un son clair et puissant, des morceaux alambiqués et très progressifs, une fraîcheur bienvenue, ainsi qu’une personnalité musicale bien définie. Il s’agit là d’une des meilleures productions de ces dix dernières années, ce qui est un exploit pour un album de “transition” avant d’entamer sérieusement les hostilités avec un deuxième album avec Matias. Pour l’heure, le groupe a retrouvé une nouvelle vitalité et une joie de vivre qui s’entend et se ressent tout au long de ce douzième enregistrement. Le fait de s’être isolé au coeur d’une forêt, loin du tumulte ambiant des villes, a permis au groupe de renouer avec la sérénité et ses repères qu’il avait perdus quelques saisons de cela. Stratovarius fait désormais partie d’un très petit club de groupes ayant réussi à se relever d’une manière aussi héroïque et déterminée d’une chute vertigineuse vers les abîmes de la désillusion et de la colère. Le fait que “petit Timo” chante magnifiquement sur ce disque, ceci grâce à une maîtrise plus importante de la fluidité de son organe vocal, est la preuve flagrante d’une liberté retrouvée dans l’expression personnelle de chaque membre qui peut définitivement se lâcher et s’exprimer autant qu’il le souhaite pour le plus grand bien du quintet. L’union fait définitivement la force de Stratovarius, qui semblait être plus un simple ‘projet’ auparavant.

Polaris‘ est aujourd’hui le début d’une nouvelle ère dans l’histoire très secouée de Stratovarius. Il est l’instigateur d’un succès redoublé et du franchissement de nouvelles marches vers l’apogée de la gloire de notre formation préférée. Une belle réussite qui sera, sans aucun doute, reprise festivement par tous les fans lors des futures tournées du groupe dans nos contrées. ‘Polaris‘ est l’étoile qui a montré la voie d’un futur radieux et serein à Timo Kotipelto et ses compères. Stratovarius est finalement toujours bel et bien vivant et le restera de façon définitive.

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17/04/2009

Nightwish : Oceanborn

Nightwish : OceanbornDeuxième album du quintet finlandais, ‘Oceanborn‘ se révèle être le seul album typé power metal de toute leur discographie. Puissant, rapide et envoûtant, ‘Oceanborn‘ est un pur joyau, comme seul les musiciens de Kitee peuvent en produire. Il n’y a pas un seul titre sur cette rondelle qui apporte une quelconque fausse note ou un passage à vide. Tout y est précis et remarquablement exécuté. On est loin de la naïveté de ‘Angels Fall First‘ et des parties vocales ridicules de Tuomas Holopainen. Trêves de blabla, chaque titre de ce second opus apporte quelque chose de nouveau au style pratiqué par Nightwish, autant en fraîcheur qu’en innovation : les claviers se font plus présents, les orchestrations apparaissent définitivement, définissant le son Nightwish et l’ambiance semble beaucoup plus romantique et mélancolique. Le jeu des musiciens est tout en finesse ici. Mélodie et subtilité sont les deux crédos suivis par Holopainen & co. De “Stargazers” à “The Pharaoh Sails To Orion“, en passant par “Gethsename”, “Devil & The Deep Dark Ocean“, “Sacrament of Wilderness“, “Passion and the Opera“, “Swanheart”, “The Riddler”, l’instrumental “Moondance” et la reprise “Walking in the Air“, Nightwish nous a offert là sa plus belle offrande jusqu’à maintenant. Même ‘Once‘, bien que plus abouti, n’a pas cette sincérité, ni même cette aura mystérieuse d’opéra qui a fait le succés de Nightwish. Il s’agit vraiment d’une performance inégalée, un énorme témoignage d’un combo en pleine ascension (à l’époque, aujourd’hui au sommet) qui avait la rage des jeunes loups! Magnifique!

> Chroniques, Metal — admin @ 02:00

15/02/2009

Virgin Steele : Visions of Eden

Virgin Steele : Visions of EdenAprés un album conceptuel en 2 parties, qui a eu pas mal de bons échos dans la presse spécialisée et parmi les fans, le groupe nord-américain fait son come-back en cette année 2006 avec ‘Visions of Eden‘, nouvel album conceptuel que David DeFeis a décrit lui-même comme étant le “film barbare romantique de l’esprit” à en croire le sous-titre de l’album. Et il n’a pas vraiment tort, si ce n’est qu’il n’y a absolument rien de barbare ici. Les chansons sont plutôt calmes et peu directes : elles se dégustent comme du foie gras sur un toast grillé de chez Maïté. Très progressives et sombres, elles laissent le côté fleur bleue de David s’échapper de son imagination fertile et nous démontrent tout le talent d’écriture de ce chanteur hors du commun. Entre puissants riffs acérés et la puissance caractéristique de Virgin Steele (“Immortal I Stand (The Birth Of Adam)”, “Adorned With The Rising Cobra”, “Black Light On Black”, “Bonedust”), refrains grandiloquents et efficaces (“The Ineffable Name”, “The Hidden God“, “Childslayer”), titres épiquement longs (“Visions of Eden“) et les ballades langoureuses et romantiques (“Angel Of Death”, “God Above God“, “When Dusk Fell”), nous avons tous les éléments en main pour voir en cet album une petite perle de heavy. Néanmoins, cette rondelle reste dans une certaine continuité des précédents enregistrement du quartet et posséde une aura de normalité…VS n’innove pas vraiment, malgré les nombreuses orchestrations subtiles qui savent rester discrétes et l’on reste un peu sur sa faim. Toujours est-il qu’il s’agit d’un bon cru 2006 qui aurait pu être plus savoureux si le leader charismatique David DeFeis avait l’âme un peu plus aventureuses et expérimentait un peu plus.

> Chroniques, Heavy Metal — admin @ 02:00

14/02/2009