Nightwish : Once

Once“Le travail peut donner de quoi vivre, le commerce peut rendre riche.” Ce proverbe finlandais pourrais bien s’appliquer à nos finnois préférés de Kittee. En effet, depuis 1997, Tuomas Holopainen n’a de cesse de travailler, travailler et encore travailler pour arriver à la perfection musicale, ou presque. Aprés 4 albums plus ou moins bon, ‘Oceanborn‘ et ‘Century Child‘ étant vraiment au-dessus du lot, il s’avérait assez difficile pour le carélien de dépasser le niveau, alors développé, de ces deux chefs-d’oeuvre. Que nenni!!! En réalité, le beau gothique Suomi, a plus de ressources que prévu, apparemment! Avec ‘Once‘, il nous prouve que la scéne finlandaise est décidément un nid à talent!!! ‘Century Child‘ débutait une période symphonique que ‘Once‘ ne fait que confirmer : le nouvel album de Tarja et co. est un album de “movie métal” et non plus de heavy gothique, et ce, grâce à la présence de l’orchestre symphonique d’Helsinki. Il n’y a donc, rien à jeter sur cet album magnifique!!! Tous les titres appuient le côté fort de Nightwish. Chaque titre montre une facette différente de la personnalité des finlandais.

Le premier titre “Dark Chest Of Wonders” est surprenant : un riff digne d’un morceau de power métal ou de Rammstein se fait entendre. Bizarre! Mais, la voix de Tarja est toujours là, prête à nous faire vibrer. Excellent morceau pour débuter un album de ce calibre.

Suivent “Wish I Had An Angel“, qui introduit des sons électroniques dans la musique, notamment, avec l’utilisation d’une boîte à rythmes, un titre fort, puissant et présent sur la B.O. du film “Alone In The Dark”, et “Nemo“, titre traditionnel pour Nightwish, qui, néanmoins, est trés atmosphérique et trés prenant. Quatrième morceau, “Planet Hell” est violent, mais, son intro et son outro amènent une touche mystérieuse et trés agréable. Le refrain est d’une structure inhabituelle. L’un des 5 meilleurs titres de l’album.

Le point culminant de ce géant, “Creek Mary’s Blood” est un titre surprenant à bien des égards : la présence d’un invité de marque en la personne de John Two-Hawks, membre de la tribu amérindienne des Lakota, une des nombreuses tribus Sioux, l’ambiance qui s’en dégage, les instruments ethniques indiens, le poème à la fin du morceau, l’histoire que la chanson raconte ainsi que le fait que les auditeurs peuvent s’imaginer courant dans le désert Mojave et entendre le son d’une bataille oppposant indiens et cowboy. Morceau trés cinématographique et digne des plus grand compositeurs de musique de cinéma.

Un trio de choc : “The Siren“, avec ses faux airs arabisants, “Dead Gardens” et “Romanticide”, trés agressifs avec leurs riffs Rammsteiniens, groupe allemand dont Tuomas est un grand fan. Difficile de ne pas secouer la tête frénétiquement en écoutant ces deux derniers morceaux.

Neuvième titre, “Ghost Love Score”, comme son nom l’indique, est un titre parlant d’amour, sur fond de musique cinématographique : encore une fois, le fan peut visualiser les images d’un film. Enorme travail de composition, d’arrangement, de jeu et de placement pour les musiciens et de chant pour Tarja.

La ballade de l’album, “Kuolema Tekee Taiteilijan“, est émouvante, tant la mélodie jouée par une section violon/violOncelle, qui fait ressortir la douleur, est exceptionnelle de justesse. Fermez les yeux, écoutez et vous serez transportés au Paradis. ‘La mort crée l’artiste’ : apparemment, c’est vrai. Tuomas est un génie!!!

Enfin, LE titre hommage, à une personne morte du cancer, “Higher Than Hope” est une chanson assez inhabituelle pour le gang de Kittee, de par son intro et ses passages de ponts joués à la guitare acoustique. Emouvant!

Once‘ est un chef d’oeuvre, de concision, de musicalité et de composition. Nightwish est arrivé à maturation et ne peut que s’enorgueillir d’une telle prouesse musicale. Sans doute Tuomas cherche-t’il à se frayer un chemin vers les studios de Hollywood…C’est ce qu’on lui souhaite!

Le meilleur album métal de 2004.

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April 27, 2005

After Forever : Invisible Circles

Invisible CirclesL’année 2004 fût une année trés bonne pour le groupe batave. Aprés un excellent disque, “Deceipher”, sorti en 2002, et un EP, “Exordium“, sorti en novembre 2003, le groupe nous revient avec “Invisible Circles“, un disque conceptuel, un album fort et plus professionnel que les précédents. Les différentes chansons présentes sur l’album racontent l’histoire d’une petite fille détéstée de ses parents. Chaque texte est accompagné d’une page de journal intime rédigé par cette même enfant.

Musicalement, l’ensemble tient beaucoup mieux la route que ‘Deceipher’, notamment au niveau de la production. Plus claire, plus puissante, elle fait clairement ressortir chaque instrument, chaque note, même les plus infimes. Au niveau de l’interprétation, rien à dire. Tout est carré, Floor chante comme une déesse, le groupe tient le rythme imposé par le jeu à la double pédale d’André Borgman. Petite nouveauté : l’apparition sur le disque d’un mini-orchestre. Ce côté symphonique donne plus de cohérence et d’ambiance à chaque titre. Côté tracklist, toutes les chansons sont excellentes, aucune ne pêche par un manque de rythme ou de saveur.

L’album débute par une intro un peu spéciale, jamais utilisée en métal : des bruits de rires d’enfant dans une cours d’école. Les deuxièmes et troisièmes morceaux sont les plus heavy. Sander Gormann fait encore des merveilles avec ses grunts. “Sins Of Idealism” est un titre sur lequel Floor donne toutes ses tripes, au point de donner à celui-ci un plus au niveau de la musicalité. L’impression qui s’en dégage est vraiment positive. Un duo particulier, qui, pour moi, est la cerise sur le gâteau, est composé de “Eccentric”, une chanson uniquement à piano et voix. Un titre sensuel sur lequel l’organe vocal de Floor impressionne et amène une certaine sensualité, et de “Digital Deceit“, vraiment surprenant par son côté un peu ‘artificiel’. Viennent ensuite “Through Square Eyes”, “Blind Pain“, “Two Sides” et “Victim Of Choices” : quatre morceaux, plus faibles par rapport au niveau élevé de l’album, mais, tellement jouissifs. Enfin, “Reflections” et “Life’s Vortex” qui emportent l’auditeur vers l’âge adulte de la fille maltraitée.

Une particularité à noter : certains titres sont entrecoupés de passages parlés, des dialogues entre la mère et le père.

Au final, rien à dire de cet album, quasi-réussi, de la formation néerlandaise. Un coup de maître!

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Iron Maiden (UK-1) : Virtual XI

Iron Maiden (UK-1) : Virtual XIDeuxième album avec Blaze Bailey au chant, ‘Virtual XI‘ est un album problématique. Tout d’abord, parce-que le son est mauvais : on a l’impression d’être revenu aux enregistrements des années 70/80. Ensuite, parce-que le groupe est revenu à des compositions basiques. L’album est, néanmoins, bon en lui-même, meilleur que ‘The X Factor’, qui était franchement ennuyeux, sans moments de bravoure, sans vivacité.

Virtual XI‘ débute, donc, par “Futureal“, un titre plutôt sympa et rapide. Deuxième chanson, “The Angel and the Gambler” est le titre le plus simple de toute la carrière de Steve Harris. Avec ses 9 minutes et des poussières, “The Angel…” est un morceau clairement fait pour être joué sur scéne, malgré sa longueur, et dont le refrain sera repris par les fans. Suivent “Lightning Strikes Twice” et “The Clansman”, une paire efficace. Le premier titre présente une facette agressive de Maiden, déjà exhibée sur ‘The Number of the Beast‘, ‘Piece of Mind‘ et ‘Powerslave‘. “The Clansman” est LA perle de cet album : une intro à la guitare acoustique, un refrain efficace, un hymne, tout simplement. Les titres qui suivent : “Two Worlds Collide“, “The Educated Fool” et “Don’t Look To The Eyes Of A Stranger”, sont quant à eux, assez anecdotiques. Pas les meilleurs titres de Maiden, même si “Don’t Look…” est progressif à souhait. Enfin, “Como Estais Amigo”, la ballade de l’album, est une semi-réussite : une extrême musicalité, une mélodie simple et qu’on retient, un jeu de guitare sympathique, un refrain inhabituel pour Maiden…

Virtual XI‘ n’est définitivement pas le meilleur album de la Vierge de Fer, mais, on ressent un certain plaisir à l’écouter. Un album pudique et calme, avant la tempête ‘Brave New World‘.

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April 25, 2005

: Virtual XI

Virtual XIDeuxième album avec Blaze Bailey au chant, ‘Virtual XI‘ est un album problématique. Tout d’abord, parce-que le son est mauvais : on a l’impression d’être revenu aux enregistrements des années 70/80. Ensuite, parce-que le groupe est revenu à des compositions basiques. L’album est, néanmoins, bon en lui-même, meilleur que ‘The X Factor’, qui était franchement ennuyeux, sans moments de bravoure, sans vivacité.

Virtual XI‘ débute, donc, par “Futureal“, un titre plutôt sympa et rapide. Deuxième chanson, “The Angel and the Gambler” est le titre le plus simple de toute la carrière de Steve Harris. Avec ses 9 minutes et des poussières, “The Angel…” est un morceau clairement fait pour être joué sur scéne, malgré sa longueur, et dont le refrain sera repris par les fans. Suivent “Lightning Strikes Twice” et “The Clansman”, une paire efficace. Le premier titre présente une facette agressive de Maiden, déjà exhibée sur ‘The Number of the Beast‘, ‘Piece of Mind‘ et ‘Powerslave‘. “The Clansman” est LA perle de cet album : une intro à la guitare acoustique, un refrain efficace, un hymne, tout simplement. Les titres qui suivent : “Two Worlds Collide“, “The Educated Fool” et “Don’t Look To The Eyes Of A Stranger”, sont quant à eux, assez anecdotiques. Pas les meilleurs titres de Maiden, même si “Don’t Look…” est progressif à souhait. Enfin, “Como Estais Amigo”, la ballade de l’album, est une semi-réussite : une extrême musicalité, une mélodie simple et qu’on retient, un jeu de guitare sympathique, un refrain inhabituel pour Maiden…

Virtual XI‘ n’est définitivement pas le meilleur album de la Vierge de Fer, mais, on ressent un certain plaisir à l’écouter. Un album pudique et calme, avant la tempête ‘Brave New World‘.

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Iron Maiden : Virtual XI

Virtual XIDeuxième album avec Blaze Bailey au chant, ‘Virtual XI‘ est un album problématique. Tout d’abord, parce-que le son est mauvais : on a l’impression d’être revenu aux enregistrements des années 70/80. Ensuite, parce-que le groupe est revenu à des compositions basiques. L’album est, néanmoins, bon en lui-même, meilleur que ‘The X Factor’, qui était franchement ennuyeux, sans moments de bravoure, sans vivacité.

Virtual XI‘ débute, donc, par “Futureal“, un titre plutôt sympa et rapide. Deuxième chanson, “The Angel and the Gambler” est le titre le plus simple de toute la carrière de Steve Harris. Avec ses 9 minutes et des poussières, “The Angel…” est un morceau clairement fait pour être joué sur scéne, malgré sa longueur, et dont le refrain sera repris par les fans. Suivent “Lightning Strikes Twice” et “The Clansman”, une paire efficace. Le premier titre présente une facette agressive de Maiden, déjà exhibée sur ‘The Number of the Beast‘, ‘Piece of Mind‘ et ‘Powerslave‘. “The Clansman” est LA perle de cet album : une intro à la guitare acoustique, un refrain efficace, un hymne, tout simplement. Les titres qui suivent : “Two Worlds Collide“, “The Educated Fool” et “Don’t Look To The Eyes Of A Stranger”, sont quant à eux, assez anecdotiques. Pas les meilleurs titres de Maiden, même si “Don’t Look…” est progressif à souhait. Enfin, “Como Estais Amigo”, la ballade de l’album, est une semi-réussite : une extrême musicalité, une mélodie simple et qu’on retient, un jeu de guitare sympathique, un refrain inhabituel pour Maiden…

Virtual XI‘ n’est définitivement pas le meilleur album de la Vierge de Fer, mais, on ressent un certain plaisir à l’écouter. Un album pudique et calme, avant la tempête ‘Brave New World‘.

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Edguy : Hellfire Club

Hellfire ClubMars 2004 : Edguy sort un nouvel album, tant attendu par les fans et la presse du monde entier. ‘Hellfire Club‘ est une bombe de heavy traditionnel, comme on en fait plus…Puissant, mélodique, technique, passionant, ce disque est le meilleur du combo de Fulsa. Chaque titre apporte une nouveauté dans le répertoire du groupe, mais, également dans le style restreint du heavy 80’s.

“Mysteria” à l’honneur d’ouvrir l’album : ce morceau est ultra rapide et dans la veine d’un “Fallen Angel“. Dédié aux fans les plus agressifs :-p

Suit un des meilleurs morceaux épiques de Tobias & cie, le fabuleux “Piper Never Dies”, avec une pincée de hard 70’s, tant appréciée par le sieur Sammet. Une compo qui plaira beaucoup aux amoureux de Led Zeppelin et Deep Purple. Trés progressif dans la structure, un titre similaire à “The Pharaoh“.

Nous arrivons au trio infernal : “We Don’t Need A hero”, “Down To The Devil” et “King Of Fools”. Le premier morceau est typique du heavy speed germanique, tant dans la précision et l’incisivité de Felix “Alien Drum Bunny” Bohnke, que par le côté ultra-mélodique. Le deuxième, également dans la veine des meilleurs Gamma Ray et Helloween, mais, avec une touche moderne. Le troisième, est une chanson typique d’Edguy, mid-tempo, avec une voix trafiquée au vocoder et une partie de synthé qui s’infiltre parfaitement dans la structure mélodie/rythmique. Première ballade de l’album, “Forever” est magnifique, telle un “Land Of The Miracle” ou “Wash Away The Poison“. Un coup de maître!! Autre speederie, “Under The Moon” présente tout ce que l’on aime chez Edguy : doubles-pédales, mélodie, voix de castra, riffs power métal…S’ensuit un clownesque OMNI, intitulé “Lavatory Love Machine” : une blague, un peu loupée, mais, néanmoins trés groovy. Un petit interlude, “Lucifer In Love” (limite érotique), avant de revenir dans une course effrénée avec “Navigator”, épique mid-tempo, trés proche de “Ghost Of The Navigator” et de “Rime Of The Ancient Mariner” de la Vierge de Fer. Enfin, pour clore en beauté l’album de la consécration et du génie, une deuxième ballade, tout en douceur, et dont la mélodie est jouée par un orchestre, et pas n’importe lequel, l’orchestre philharmonique des studios filmographiques de Babelsberg, qui a notamment joué pour “L’histoire sans fin”, le somptueux “The Spirit Will Remain”. D’ailleurs, l’orchestre apparait régulièrement tout au long de l’album.

Comme bonus européens, on a eu droit à “Children Of Steel“, morceaux speed métal par excellence, et “Mysteria” avec comme guest, le guitariste/vocaliste de Kreator, Mille Petrozza.

Mon conseil : jetez-vous, les yeux fermés sur ce disque, qui, à bien des égards, a battu en qualité le nouveau Judas Priest.

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Iron Maiden (UK-1) : Dance of Death

Iron Maiden (UK-1) : Dance of DeathIron Maiden revient en 2003 avec un treizième album plutôt convenu, mais, qui peut surprendre par un côté trés progressif et en apportant quelques surprises de taille! ‘Brave New World‘ (2000) était un album qui a relancé Maiden dans le peloton de tête des formations métal, grâce à un facette moderne, à laquelle Maiden ne nous avait pas habitué depuis ‘7th Son’. ‘Dance of Death‘ est, quant à lui, un opus classique du genre, néanmoins, il apporte certaines innovations au style de la Vierge de Fer.

L’album débute par “Wildest Dreams, un morceau plutôt rock’n'roll dans l’âme, mais, reconnaissable grâce au jeu souple du trio Gers/Murray/Smith. “Rainmaker” est surprenant : quasiment bluesy, le morceau a une structure assez inhabituelle pour Harris et sa bande : couplet/pont/refrain/pont/refrain/refrain…”No More Lies” est le premier morceau classique maidenien de l’album : une mélodie celtisante et pas novatrice. Quatriéme chanson de l’album, “Montségur” nous raconte l’histoire de la fameuse bataille de Montségur, opposant Cathares et Templiers aux forces de l’Eglise et du Roi de France. Une touche médiévale donne à ce titre une pincée d’innovation au heavy des anglais. Autre classique, “Dance of Death” qui rappelle “Fear of the Dark“, dans son intro guitaristique et “The Clansman” dans sa longueur et son squelette. Suivent “Gates Of Tomorrow”, première véritable surprise, dans son intro à la AC/DC, et “New Frontier”, titre co-écrit (une première sur un album de Maiden) par Nicko McBrain, le batteur du groupe. Autre nouveauté, le progressif “Paschendale” : apportant une touche d’émotivité, cette chanson traite d’une des plus meurtrières batailles de la 1ére guerre mondiale, la bataille d’Ypres (alias bataille de Paschendale), qui a fait plus de 300.000 morts des deux côtés (allemand et britannique). Entièrement créé par Adrian Smith et Steve Harris, ce morceau de bravoure représente Maiden dans toute sa splendeur, dans sa magnificence. “Face In The Sand” introduit l’utilisation de la double pédale de grosse caisse et, encore une fois, la structure couplet/pont/refrain n’est pas respectée. “Age Of Innocence” : que dire de ce titre si ce n’est que Maiden se permet une échappée vers la pop par un refrain hyper mélodique, ce qui contraste avec des couplets hyper agressifs. Une agréable, voire seule véritable, surprise de l’album, “Journeyman” introduit une nouvelle ére dans la carrière du gang de l’East End.Londonien…En effet, ce morceau, qui clot l’album en beauté, est entièrement semi-acoustique. Une bizarrerie comme seule Iron Maiden sait en faire. Ce morceau est LA perle de Maiden. Magnifique.

Pour résumer, ‘Dance of Death‘ est un album-tournant pour les british, un album qui peut plaire à tout le monde, la preuve en est la 3éme place dans les charts albums généralistes français et de trés bonnes places partout en Europe (n°1 en République Tchèque, Suéde et Italie), tout en déconcertant une certaine partie des die-hard fans. Mais, si l’on y prête une oreille attentive, ‘DoD’ peut vous emporter et vous procurer une immense jouissance, que seuls les groupes heavy traditionnels peuvent vous apporter. UP THE IRONS!!!

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April 24, 2005

Iron Maiden (UK-1) : Brave New World

Iron Maiden (UK-1) : Brave New WorldLes années 1990 ont été désastreuses, ou presque, pour le groupe londonien. Avec l’émergence

de nouveaux groupes et de nouveaux styles de musique, tels que Nirvana ou le Grunge, la popu-

larité du plus grand groupe de métal de tous les temps a déclinée. Et cet état s’est empiré lors

des départs successifs d’Adrian Smith (1989) et de Bruce Dickinson (1993) ainsi que de l’arrivée,

pour les remplacer, de Janick Gers et Blaze Bailey. Essayant de survivre tant bien que mal, Iron

Maiden, sort en 1995 ‘X Factor’, en 1996 ‘Best of the Beast‘ (un double best-of qui clot, définitive-

ment?, la période Dickinson) et en 1998 ‘Virtual XI‘, qui sont, malgré les efforts des nouveaux guita-

riste et chanteur Gers et Bailey, et malgré de bonnes compositions, des échecs, tant au niveau

commercial qu’au niveau humain. Conséquence de ces échecs : le départ précipité début 1999 du

vocaliste sous-estimé. Quelques temps plus tard, un coup de théâtre retentit : Bruce Dickinson, qui

s’était retiré du groupe en 1993 pour se consacrer à sa carrière solo (qui est également un désastre)

est revenu au bercail. Bien lui en a pris, d’ailleurs, puisque le groupe, aprés une tournée de réunion

magistrale, dont une des dates est restée dans les mémoires, celle du 9 septembre 1999 à Bercy

(Paris), a regagné en popularité, mais, aussi en inspiration et en énergie.

Mai 2000, le successeur de Virtual XI, voit le jour. ‘Brave New World‘ est l’album de la consécration.

Sa position dans les charts mondiaux le prouve : Maiden a trouvé une nouvelle jeunesse qui lui sera

bénéfique. L’album est un véritable chef d’oeuvre : absence d’inégalité des compositions, mélodies

entêtantes, riffs acérés, rythmiques en béton…Les ingrédients qui ont fait de Maiden une superstar

du métal dans les années 80. L’opus débute trés fort avec “The Wicker Man“, un titre agressif et

simple, mais, efficace, dans la veine d’un “Aces High” ou d’un “Be Quick or Be Dead“. Le deuxième

morceau sur la tracklist, “Ghost Of The Navigator”, épique à souhait, apporte, quant à lui, une certaine

fraîcheur au style, avec ses touches orientales et son atmosphère mystique. Excellent!!! La chanson

éponyme est encore une nouvelle composition qui apporte de la nouveauté : guitares en harmonies,

refrain entrainant, délicatesse dans le chant…”Blood Brothers” : un titre entièrement écrit par Steve

Harris, cette chanson est un hommage à son père, disparu. Les parties celtiques offrent à celle-ci

une ambiance particulière, ni joyeuse ni triste, plutôt apaisante, un moment pour se recueillir et réflé-

chir au sens de nos actions, une méditation musicale sur notre vie. “The Mercenary“, un bon titre. Et

voici qu’apparaît le morceau le plus mature de la trés longue et foisonnante carrière de la Vierge de Fer :

“Dream Of Mirrors” est, comme l’a dit Jean-Pierre Sabouret, un jour dans Hard’N'Heavy, une composition de

“heavy métal adulte”. Effectivement, ce morceau progressif, montre à l’auditeur une nouvelle facette plus ambigüe

de Iron Maiden, une heavy et une progressive, pour, au final, apporter un plaisir extrême à l’oreille du métalleux.

Nouveau changement de cap avec “Fallen Angel“, un titre bien plus agressif que l’ensemble des autres compos

de l’album, mais, somme toute, classique. Celui qui aime voyager, adorera sûrement “The Nomad“, un titre exo-

tique et dépaysant, de par ses mélodies orientales et son aura arabisante. “Out of the Silent Planet“, une chanson

moderne, percutante et surprenante : synthétiseurs, jeu de pédale à 100km/h, guitares explosives…Maiden a vraiment

réinventé le métal. Dernière chanson de l’album de la renaissance, “The Thin Line Between Love And Hate” : plus

progressif, tu meurs!!! On ressent beaucoup l’influence des groupes fétiches de Steve Harris tels que Cream, Genesis,

tout en remarquant la lourdeur des riffs, comme si le combo de l’East End.s’était inspiré des groupes de Doom.

Un album 100% surprenant et progressif. Une référence pour tous les métalleux, de quelque bord qu’ils soient. Respect

aux papys du métal!!!

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: Dance of Death

Dance of DeathIron Maiden revient en 2003 avec un treizième album plutôt convenu, mais, qui peut surprendre par un côté trés progressif et en apportant quelques surprises de taille! ‘Brave New World‘ (2000) était un album qui a relancé Maiden dans le peloton de tête des formations métal, grâce à un facette moderne, à laquelle Maiden ne nous avait pas habitué depuis ‘7th Son‘. ‘Dance of Death‘ est, quant à lui, un opus classique du genre, néanmoins, il apporte certaines innovations au style de la Vierge de Fer.

L’album débute par “Wildest Dreams, un morceau plutôt rock’n'roll dans l’âme, mais, reconnaissable grâce au jeu souple du trio Gers/Murray/Smith. “Rainmaker” est surprenant : quasiment bluesy, le morceau a une structure assez inhabituelle pour Harris et sa bande : couplet/pont/refrain/pont/refrain/refrain…”No More Lies” est le premier morceau classique maidenien de l’album : une mélodie celtisante et pas novatrice. Quatriéme chanson de l’album, “Montségur” nous raconte l’histoire de la fameuse bataille de Montségur, opposant Cathares et Templiers aux forces de l’Eglise et du Roi de France. Une touche médiévale donne à ce titre une pincée d’innovation au heavy des anglais. Autre classique, “Dance of Death” qui rappelle “Fear of the Dark“, dans son intro guitaristique et “The Clansman” dans sa longueur et son squelette. Suivent “Gates Of Tomorrow”, première véritable surprise, dans son intro à la AC/DC, et “New Frontier”, titre co-écrit (une première sur un album de Maiden) par Nicko McBrain, le batteur du groupe. Autre nouveauté, le progressif “Paschendale” : apportant une touche d’émotivité, cette chanson traite d’une des plus meurtrières batailles de la 1ére guerre mondiale, la bataille d’Ypres (alias bataille de Paschendale), qui a fait plus de 300.000 morts des deux côtés (allemand et britannique). Entièrement créé par Adrian Smith et Steve Harris, ce morceau de bravoure représente Maiden dans toute sa splendeur, dans sa magnificence. “Face In The Sand” introduit l’utilisation de la double pédale de grosse caisse et, encore une fois, la structure couplet/pont/refrain n’est pas respectée. “Age Of Innocence” : que dire de ce titre si ce n’est que Maiden se permet une échappée vers la pop par un refrain hyper mélodique, ce qui contraste avec des couplets hyper agressifs. Une agréable, voire seule véritable, surprise de l’album, “Journeyman” introduit une nouvelle ére dans la carrière du gang de l’East End.Londonien…En effet, ce morceau, qui clot l’album en beauté, est entièrement semi-acoustique. Une bizarrerie comme seule Iron Maiden sait en faire. Ce morceau est LA perle de Maiden. Magnifique.

Pour résumer, ‘Dance of Death‘ est un album-tournant pour les british, un album qui peut plaire à tout le monde, la preuve en est la 3éme place dans les charts albums généralistes français et de trés bonnes places partout en Europe (n°1 en République Tchèque, Suéde et Italie), tout en déconcertant une certaine partie des die-hard fans. Mais, si l’on y prête une oreille attentive, ‘DoD’ peut vous emporter et vous procurer une immense jouissance, que seuls les groupes heavy traditionnels peuvent vous apporter. UP THE IRONS!!!

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: Brave New World

Brave New WorldLes années 1990 ont été désastreuses, ou presque, pour le groupe londonien. Avec l’émergence

de nouveaux groupes et de nouveaux styles de musique, tels que Nirvana ou le Grunge, la popu-

larité du plus grand groupe de métal de tous les temps a déclinée. Et cet état s’est empiré lors

des départs successifs d’Adrian Smith (1989) et de Bruce Dickinson (1993) ainsi que de l’arrivée,

pour les remplacer, de Janick Gers et Blaze Bailey. Essayant de survivre tant bien que mal, Iron

Maiden, sort en 1995 ‘X Factor’, en 1996 ‘Best of the Beast‘ (un double best-of qui clot, définitive-

ment?, la période Dickinson) et en 1998 ‘Virtual XI‘, qui sont, malgré les efforts des nouveaux guita-

riste et chanteur Gers et Bailey, et malgré de bonnes compositions, des échecs, tant au niveau

commercial qu’au niveau humain. Conséquence de ces échecs : le départ précipité début 1999 du

vocaliste sous-estimé. Quelques temps plus tard, un coup de théâtre retentit : Bruce Dickinson, qui

s’était retiré du groupe en 1993 pour se consacrer à sa carrière solo (qui est également un désastre)

est revenu au bercail. Bien lui en a pris, d’ailleurs, puisque le groupe, aprés une tournée de réunion

magistrale, dont une des dates est restée dans les mémoires, celle du 9 septembre 1999 à Bercy

(Paris), a regagné en popularité, mais, aussi en inspiration et en énergie.

Mai 2000, le successeur de Virtual XI, voit le jour. ‘Brave New World‘ est l’album de la consécration.

Sa position dans les charts mondiaux le prouve : Maiden a trouvé une nouvelle jeunesse qui lui sera

bénéfique. L’album est un véritable chef d’oeuvre : absence d’inégalité des compositions, mélodies

entêtantes, riffs acérés, rythmiques en béton…Les ingrédients qui ont fait de Maiden une superstar

du métal dans les années 80. L’opus débute trés fort avec “The Wicker Man“, un titre agressif et

simple, mais, efficace, dans la veine d’un “Aces High” ou d’un “Be Quick or Be Dead“. Le deuxième

morceau sur la tracklist, “Ghost Of The Navigator”, épique à souhait, apporte, quant à lui, une certaine

fraîcheur au style, avec ses touches orientales et son atmosphère mystique. Excellent!!! La chanson

éponyme est encore une nouvelle composition qui apporte de la nouveauté : guitares en harmonies,

refrain entrainant, délicatesse dans le chant…”Blood Brothers” : un titre entièrement écrit par Steve

Harris, cette chanson est un hommage à son père, disparu. Les parties celtiques offrent à celle-ci

une ambiance particulière, ni joyeuse ni triste, plutôt apaisante, un moment pour se recueillir et réflé-

chir au sens de nos actions, une méditation musicale sur notre vie. “The Mercenary“, un bon titre. Et

voici qu’apparaît le morceau le plus mature de la trés longue et foisonnante carrière de la Vierge de Fer :

“Dream Of Mirrors” est, comme l’a dit Jean-Pierre Sabouret, un jour dans Hard’N'Heavy, une composition de

“heavy métal adulte”. Effectivement, ce morceau progressif, montre à l’auditeur une nouvelle facette plus ambigüe

de Iron Maiden, une heavy et une progressive, pour, au final, apporter un plaisir extrême à l’oreille du métalleux.

Nouveau changement de cap avec “Fallen Angel“, un titre bien plus agressif que l’ensemble des autres compos

de l’album, mais, somme toute, classique. Celui qui aime voyager, adorera sûrement “The Nomad“, un titre exo-

tique et dépaysant, de par ses mélodies orientales et son aura arabisante. “Out of the Silent Planet“, une chanson

moderne, percutante et surprenante : synthétiseurs, jeu de pédale à 100km/h, guitares explosives…Maiden a vraiment

réinventé le métal. Dernière chanson de l’album de la renaissance, “The Thin Line Between Love And Hate” : plus

progressif, tu meurs!!! On ressent beaucoup l’influence des groupes fétiches de Steve Harris tels que Cream, Genesis,

tout en remarquant la lourdeur des riffs, comme si le combo de l’East End.s’était inspiré des groupes de Doom.

Un album 100% surprenant et progressif. Une référence pour tous les métalleux, de quelque bord qu’ils soient. Respect

aux papys du métal!!!

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