interview Within Temptation

Une citation bien célébre de Jules César pourrait s’appliquer à mes sentiments concernant le concert de Maiden au PdP, hier soir : “Je suis venu, j’ai vu, je suis reparti déçu!”. En effet, tout un tas de facteurs désagréables ont noirci cette soirée qui devait être pour bon nombre de personnes, une messe un peu particulière du heavy-métal, à commencer par le côté mercantile et cupide du groupe à Steve Harris. Aprés être arrivé à 17h15 pour l’ouverture de la pelouse, il nous a fallu attendre une heure parmi les nombreux déchets entreposés par terre par mes chers collégues métalleux, pour pouvoir enfin pénétrer dans la forteresse qu’est ce stade parisien. A 18h15, un 1/4 d’heure avant le début des hostilités avec Within Temptation, groupe hollandais de heavy gothic métal, nous nous dirigeons d’un pas pressé vers les stands de merchandizing. Et là, nous avalions notre salive. Quelle ne fût pas notre immense surprise lorsque nous avons vu les prix affichés des divers vêtements et objets portant la griffe de la Vierge de Fer : 35 ?, par exemple, pour un t-shirt, voire 90 ? pour le maillot de foot de Steve Harris ou encore 15 ? pour un bracelet Iron Maiden en mousse rouge. Ce fût une bien mauvaise surprise!! Une fois dans l’enceinte du Parc des Princes, et éblouis par l’immensité du site, le show débute par Within Temptation qui, bien que dépourvus de tout décor de scéne sophistiqué (il y a, en tout et pour tout, 2 colonnes de chaque côté de la scéne avec des inscriptions elfiques dessus, deux grandes statues d’anges, entourées de faux lièrre), nous délivre un concert professionnel et envoûtant, grâce à la fée Sharon à la voix cristalline. Les hollandais commencent avec “See Who I Am”, tiré de leur dernier album en date, le magnifique ‘The Silent Force‘ (que j’ai personnellement chroniqué sur SoM), puis s’attélent à “Stand My Ground” et “Angels”, deux des trois singles de ‘TSF’. Aprés une reprise de Kate Bush, “Running Up That Hill”, assez efficace, le public de devant sautillant comme des malades, Robert, Sharon & cie font un petit saut dans le passé avec trois titres de ‘Mother Earth‘, l’album de 2001 qui leur a donné le succés mérité qu’on leur connait aujourd’hui, à savoir : “Mother Earth“, “Deceiver Of Fools” et, enfin, le délicat “Ice Queen”, qui clôt les 45 trop courtes minutes de leur prestation. Aprés un salut à la foule, la troupe des pays-bas s’en va gaiement dans les coulisses, fière d’avoir obtenu le pass pour la première partie d’Iron Maiden.

interview Dream Theater

Deuxième groupe à passer devant le public français (mais, aussi, international), les new-yorkais de Dream Theater, aprés une trop longue intro, déboulent sur scéne, balançant des décibels à la foule en délire. Comme toujours, pas de surprise concernant le kit de Mike Portnoy : il posséde toujours sa Siamese Monster à 3 grosses-caisses et joue toujours comme un dieu. Au niveau de la setlist, là non plus, pas de surprise : les trois premiers morceaux sont tirés de leur dernier album, le bizarrement nommé ‘Octavarium’, sorti le 7 juin dernier, et qui marque un retour partiel à leurs sources, c’est-à-dire à un métal moins agressif et plus progressif, à l’instar de ce que fût ‘Image And Words’ en 1992. Puis le groupe entame 3 morceaux de ‘Train Of Thoughts’, l’album le plus surprenant de leur carrière, de par son côté “metallica” développé par des guitares thrashy. Les morceaux sont : “Endless Sacrifice”, “As I Am” (le meilleur de ‘ToT’) et “This Dying Soul”. Les deux derniers morceaux furent : “Pull Me Under” et un morceau que je n’ai pas pu reconnaitre, n’étant pas un fan inconditionnel des ricains. Le groupe nous a donné un concert moyen, sans âme, une simple démonstration technique, ni plus ni moins. Ce qui nous a paru barbant à un tel point que nous sommes allés nous abreuver à la buvette.

Les ricains ayant à peine terminé leur prestation que déjà, les esprits dans le pit s’échauffent et réclament LA tête d’affiche…

interview Iron Maiden

30 minutes s’écoulent entre les deux derniers concerts, durant lesquelles nous continuons à nous abreuver d’une délicieuse mousseuse ainsi que de coca, tout en écoutant furtivement la musique d’ambiance et en papotant de l’actualité métal avec de parfaits inconnus. Quand, soudain, les 2 écrans géants, répartis de chaque côté de la scéne, affichent la pochette du nouveau double DVD de la Vierge de Fer (‘Death On The Road’), à sortir le 29 août prochain. Nous savons d’hors et déjà que la Bête est prête à arriver. Aprés une intro en la compo instrumentale intitulé “Ides Of March” et tirée du 2éme album, ‘Killers‘, les britanniques débutent trés fort avec “Murders In The Rue Morgue” et des pyrotechnies prévisibles. Ils enchainent ensuite avec “The Trooper“, “Prowler” et “Remember Tomorrow”. Bruce introduit cette chanson en français siouplaît en disant que celle-ci est trés particulière pour lui en raison du fait que c’est la première compo qu’il ait enregistrée avec Maiden en live. Puis, viennent “Run To The Hills”, durant laquelle les mecs devant nous pogottent et slamment comme des dingos et qui me sont rentrés dedans et on fait faire un magnifique vol plané à mes lunettes qui, aprés avoir atteries par terre, se sont fait assassinées, écrasées par un lourdeau dégénéré, bourré et, sûrement camé, “Revelations”, “Where Eagles Dare“, avec son intro au son des mitraillettes et “Die With Your Boots On”. Maiden n’est pas trés énergique et n’a pas l’air de vraiment se décarcasser (avec l’accent!) pour les fans.

Nouvelle intervention de Bruce, qui présente “Phantom Of The Opera” : “quiconque aime Iron Maiden, est fan de cette chanson-là. Celui qui n’aime pas cette chanson n’est pas un vrai fan d’Iron Maiden et n’a qu’à partir d’ici et fuck off and die!!”. Un moment d’émotion à l’écoute de cette compo splendide qui n’a pas été jouée depuis fort longtemps déjà. Le pit continu à subir le slam de poivrots déjà bien imbibés. Petite coupure amusante et pas amusante à la fois dans le concert de Maiden : un spectateur devenu agressif et viré de la fosse par les mecs de la “patrol” ne savait plus ce qu’il faisait, courrait et tentait d’échapper aux gorilles de la sécurité et de revenir dans la fosse. Malheureusement pour lui, 6 des 12 gorilles du stade se sont jetés sur lui pour le maitriser. Un bien bel exemple de délirium tremens et de la jeunesse métalleuse décadente…Mais, le concert continu avec les morceaux “The Number of the Beast”, “Hallowed Be Thy Name” et “Iron Maiden” qui clôt la soirée. Salut du groupe, baguettes jetées par Nicko et un “Bonne nuit Paris!!!” tonitruant de la part de l’espiégle vocaliste. Les spotlights s’éteignent pour laisser place au silence. Mais, le public, pas encore rassasié hurle comme un seul homme : “Maiden!!! Maiden!!! Maiden!!!”, désireux d’entendre encore quelques titres fabuleux de 80/83. Alors, les lumières se rallument et le groupe arrive à nouveau sur scéne pour jouer leur tout premier hymne, le trés groovy “Running Free“. Bruce s’emmêle les pinceaux et parle de “Drifter” pour désigner “RF”. Pour ne pas paraître con aux yeux de l’assemblé des maidonians, il rajoute rapidement qu’il s’agissait d’une blague, bien que je n’y crois pas beaucoup et que je préfére y voir en ce lapsus, un début d’Alzheimer

“Drifter” vient aprés, comme pour excuser le chanteur de cette faute pardonnable. Enfin, et dernier hit de cette soirée, “Sanctuary“, vient définitiment clore cette drôle de soirée, ni trés agréable ni catastrophique, juste malchanceuse pour moi (pourquoi toujours moi qui trinque????? ). En guise d’outro, comme d’habitude, nous avons droit à “Always Look On The Bright Side Of Life” des Monthy Pythons, qui nous indique qu’il est finalement temps de quitter le Parc des Princes pour nos chers lits douillets…

En conclusion, on a bien senti Maiden dans une moindre forme et pas trés imaginatifs au niveau de la mise en scéne et des pyrotechnies, peut-être plus préoccupés par ce qu’ils auront gagné comme argent ce soir-là, que par les fans, qui repartiront un peu déçus. Un concert mi-figue mi-raisin qui ne restera pas dans les mémoires et qui fût, finalement, plus mercantile et vénal qu’artistique et relaxatoire…

Rendez-vous l’an prochain à Bercy deux jours d’affilées avec un nouvel album, comme Bruce nous l’a promis!

P.S. : le concert fût incomplet car 2 morceaux manquaient à la setlist du PdP : “Another Life” et “Charlotte the Harlot”.

Mention spéciale à Within Temptation qui était le meilleur groupe de la soirée, qui avait le meilleur son et plus de punch et de vie que les deux autres combos.

Maiden est mort, Vive WT!!!!

Manigance : Signe de Vie

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Manigance : Signe de VieComme tout groupe qui débute, Manigance a sorti en 1997 un EP 6 titres intitulé ‘Signe de Vie‘, d’aprés une chanson éponyme. Suite au succés qu’ils ont eu avec ‘Ange ou Démon?’, le groupe sort, pour les fans, le remaster de leur premier EP, en 2003. C’est pour cela que la réédition de ‘Signe de Vie‘ s’intitule ‘Signe de Vie Remaster 2003′. Cette démarche est une sorte de tribute à leur premier guitariste, Vincent Mouyen, disparu peu avant 2000. Que dire de cet EP? Nous pouvons d’abord dire qu’il s’agit des titres présents sur la première édition, auxquels on a ajouté 4 bonus, dont 2 reprises, une auto-reprise et un titre des palois écrit en anglais. La pochette a été, elle aussi, revue. Plus moderne, plus belle, elle refléte la volonté du groupe de se moderniser pour plaire, non seulement, aux vieux de la vieille qui sont des ardents défenseurs du métal gaulois des années 80, mais, également aux plus jeunes, fans de néo et de choses plus contemporaines. Venons-en, maintenant, au fond : les 6 titres originels sont dans la même veine que les titres présents sur ‘Ange ou Démon?’, à savoir un métal eighties teinté de modernité grâce aux samples et aux parties de claviers de Florent Taillandier. Les morceaux sont efficaces, heavy à souhait, malgré une légéreté des atmosphères et une production un peu trop aseptisée, malvenues. Néanmoins, le mini-cd s’écoute avec un grand plaisir du début jusqu’à la fin, rappelant parfois, le groupe Sortilége, dont Manigance sont des grands fans, et les danois de Pretty Maids. Quelques baisses de régime (dommage!) vers la fin avec “L’ultime Seconde” et les reprises de Triumph, qui gâchent un peu la fête. Un trés beau titre, néanmoins, qui remonte l’ensemble : “Rouge Comme La Peau”, progressif à souhait. Excellent! Mais, la perle du remaster reste, néanmoins, “Believer“, le premier et seul titre de Manigance, écrit totalement dans la langue de Shakespeare, qui rappelle d’ailleurs le “Here I Am” de Shaman. Un titre trés heavy, le plus heavy de toute la carrière de Manigance.

Les prémices du plus grand groupe de Heavy Métal français contemporain. Trés bon!

Shaman : Ritual

Category: Uncategorized | Leave a Comment

Shaman : RitualAndré Matos a été profondément blessé par le split d’Angra. Il a mis du temps à réagir et a, finalement, créé un nouveau groupe, plus heavy, plus progressif que son groupe précédent. Shaman est, donc, né de la déception de trois hommes (outre Matos, Ricardo Confessori et Luis Mariutti). Aprés deux ans d’attente, les fans du chanteur voient enfin (!) arriver un premier album de Shaman, intitulé ‘Ritual‘. Cet album est une pure bombe de heavy métal, continuation parfaite de l’album ‘Fireworks’ d’Angra. Le disque commence vraiment d’une manière trés forte, aprés une intro symphonique magnifique (“Ancient Winds“) : “Here I Am” est un hit en puissance, direct, fracassant, rapide. Puis, suivent “Distant Thunder“, “For Tomorrow” (et son intro sud-américanisante à la flûte de pan), “Time Will Come” (splendide!) et “Over Your Head” (et son côté ethnique affirmé, grâce, notamment, à la présence des derboukas). Nous en arrivons au plus beau morceau de l’album, la magnifique ballade “Fairy Tale“. Débutant par des chants féminins de toute beauté, il débouche rapidement sur la voix douce d’André Matos, mais, évolue rapidement vers le jeu du groupe entier. Le refrain est génialissime et facilement assimilable. “Blind Spell”, 8éme titre, est lui aussi trés heavy. Le seul véritable titre progressif est la chanson éponyme, “Ritual“. On sent vraiment, quand on l’écoute, la proximité avec la nature et la présence d’un shaman qui tourne autour du feu et récite des formules magiques, pour, éventuellement, faire tomber la pluie. Vraiment un chef d’oeuvre!! Enfin, le titre le plus speed de ‘Ritual‘, “Pride” est un duo entre André et son grand copain Tobias Sammet (Edguy). Des frissons parcourent le dos pendant le refrain, au moment où André et Tobias montent vraiment haut dans les aigus.

Un album que je recommande vivement à tous les fans d’Angra et à tous ceux qui aiment le heavy métal grandiose. Aussi indispensable que le ‘Powerslave’ d’Iron Maiden! En attendant l’arrivé d’un troisiéme album du groupe brésilien…

Shaman : Ritual

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Shaman : RitualAndré Matos a été profondément blessé par le split d’Angra. Il a mis du temps à réagir et a, finalement, créé un nouveau groupe, plus heavy, plus progressif que son groupe précédent. Shaman est, donc, né de la déception de trois hommes (outre Matos, Ricardo Confessori et Luis Mariutti). Aprés deux ans d’attente, les fans du chanteur voient enfin (!) arriver un premier album de Shaman, intitulé ‘Ritual‘. Cet album est une pure bombe de heavy métal, continuation parfaite de l’album ‘Fireworks’ d’Angra. Le disque commence vraiment d’une manière trés forte, aprés une intro symphonique magnifique (“Ancient Winds“) : “Here I Am” est un hit en puissance, direct, fracassant, rapide. Puis, suivent “Distant Thunder“, “For Tomorrow” (et son intro sud-américanisante à la flûte de pan), “Time Will Come” (splendide!) et “Over Your Head” (et son côté ethnique affirmé, grâce, notamment, à la présence des derboukas). Nous en arrivons au plus beau morceau de l’album, la magnifique ballade “Fairy Tale“. Débutant par des chants féminins de toute beauté, il débouche rapidement sur la voix douce d’André Matos, mais, évolue rapidement vers le jeu du groupe entier. Le refrain est génialissime et facilement assimilable. “Blind Spell”, 8éme titre, est lui aussi trés heavy. Le seul véritable titre progressif est la chanson éponyme, “Ritual“. On sent vraiment, quand on l’écoute, la proximité avec la nature et la présence d’un shaman qui tourne autour du feu et récite des formules magiques, pour, éventuellement, faire tomber la pluie. Vraiment un chef d’oeuvre!! Enfin, le titre le plus speed de ‘Ritual‘, “Pride” est un duo entre André et son grand copain Tobias Sammet (Edguy). Des frissons parcourent le dos pendant le refrain, au moment où André et Tobias montent vraiment haut dans les aigus.

Un album que je recommande vivement à tous les fans d’Angra et à tous ceux qui aiment le heavy métal grandiose. Aussi indispensable que le ‘Powerslave’ d’Iron Maiden! En attendant l’arrivé d’un troisiéme album du groupe brésilien…

Manigance : Signe de Vie

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Manigance : Signe de VieComme tout groupe qui débute, Manigance a sorti en 1997 un EP 6 titres intitulé ‘Signe de Vie‘, d’aprés une chanson éponyme. Suite au succés qu’ils ont eu avec ‘Ange ou Démon?’, le groupe sort, pour les fans, le remaster de leur premier EP, en 2003. C’est pour cela que la réédition de ‘Signe de Vie‘ s’intitule ‘Signe de Vie Remaster 2003′. Cette démarche est une sorte de tribute à leur premier guitariste, Vincent Mouyen, disparu peu avant 2000. Que dire de cet EP? Nous pouvons d’abord dire qu’il s’agit des titres présents sur la première édition, auxquels on a ajouté 4 bonus, dont 2 reprises, une auto-reprise et un titre des palois écrit en anglais. La pochette a été, elle aussi, revue. Plus moderne, plus belle, elle refléte la volonté du groupe de se moderniser pour plaire, non seulement, aux vieux de la vieille qui sont des ardents défenseurs du métal gaulois des années 80, mais, également aux plus jeunes, fans de néo et de choses plus contemporaines. Venons-en, maintenant, au fond : les 6 titres originels sont dans la même veine que les titres présents sur ‘Ange ou Démon?’, à savoir un métal eighties teinté de modernité grâce aux samples et aux parties de claviers de Florent Taillandier. Les morceaux sont efficaces, heavy à souhait, malgré une légéreté des atmosphères et une production un peu trop aseptisée, malvenues. Néanmoins, le mini-cd s’écoute avec un grand plaisir du début jusqu’à la fin, rappelant parfois, le groupe Sortilége, dont Manigance sont des grands fans, et les danois de Pretty Maids. Quelques baisses de régime (dommage!) vers la fin avec “L’ultime Seconde” et les reprises de Triumph, qui gâchent un peu la fête. Un trés beau titre, néanmoins, qui remonte l’ensemble : “Rouge Comme La Peau”, progressif à souhait. Excellent! Mais, la perle du remaster reste, néanmoins, “Believer“, le premier et seul titre de Manigance, écrit totalement dans la langue de Shakespeare, qui rappelle d’ailleurs le “Here I Am” de Shaman. Un titre trés heavy, le plus heavy de toute la carrière de Manigance.

Les prémices du plus grand groupe de Heavy Métal français contemporain. Trés bon!

Shaman : Ritual

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Shaman : RitualAndré Matos a été profondément blessé par le split d’Angra. Il a mis du temps à réagir et a, finalement, créé un nouveau groupe, plus heavy, plus progressif que son groupe précédent. Shaman est, donc, né de la déception de trois hommes (outre Matos, Ricardo Confessori et Luis Mariutti). Aprés deux ans d’attente, les fans du chanteur voient enfin (!) arriver un premier album de Shaman, intitulé ‘Ritual‘. Cet album est une pure bombe de heavy métal, continuation parfaite de l’album ‘Fireworks’ d’Angra. Le disque commence vraiment d’une manière trés forte, aprés une intro symphonique magnifique (“Ancient Winds“) : “Here I Am” est un hit en puissance, direct, fracassant, rapide. Puis, suivent “Distant Thunder“, “For Tomorrow” (et son intro sud-américanisante à la flûte de pan), “Time Will Come” (splendide!) et “Over Your Head” (et son côté ethnique affirmé, grâce, notamment, à la présence des derboukas). Nous en arrivons au plus beau morceau de l’album, la magnifique ballade “Fairy Tale“. Débutant par des chants féminins de toute beauté, il débouche rapidement sur la voix douce d’André Matos, mais, évolue rapidement vers le jeu du groupe entier. Le refrain est génialissime et facilement assimilable. “Blind Spell”, 8éme titre, est lui aussi trés heavy. Le seul véritable titre progressif est la chanson éponyme, “Ritual“. On sent vraiment, quand on l’écoute, la proximité avec la nature et la présence d’un shaman qui tourne autour du feu et récite des formules magiques, pour, éventuellement, faire tomber la pluie. Vraiment un chef d’oeuvre!! Enfin, le titre le plus speed de ‘Ritual‘, “Pride” est un duo entre André et son grand copain Tobias Sammet (Edguy). Des frissons parcourent le dos pendant le refrain, au moment où André et Tobias montent vraiment haut dans les aigus.

Un album que je recommande vivement à tous les fans d’Angra et à tous ceux qui aiment le heavy métal grandiose. Aussi indispensable que le ‘Powerslave’ d’Iron Maiden! En attendant l’arrivé d’un troisiéme album du groupe brésilien…

Signe de Vie EP Remaster 2003Comme tout groupe qui débute, Manigance a sorti en 1997 un EP 6 titres intitulé ‘Signe De Vie‘, d’aprés une chanson éponyme. Suite au succés qu’ils ont eu avec ‘Ange ou Démon?’, le groupe sort, pour les fans, le remaster de leur premier EP, en 2003. C’est pour cela que la réédition de ‘Signe De Vie‘ s’intitule ‘Signe De Vie Remaster 2003′. Cette démarche est une sorte de tribute à leur premier guitariste, Vincent Mouyen, disparu peu avant 2000. Que dire de cet EP? Nous pouvons d’abord dire qu’il s’agit des titres présents sur la première édition, auxquels on a ajouté 4 bonus, dont 2 reprises, une auto-reprise et un titre des palois écrit en anglais. La pochette a été, elle aussi, revue. Plus moderne, plus belle, elle refléte la volonté du groupe de se moderniser pour plaire, non seulement, aux vieux de la vieille qui sont des ardents défenseurs du métal gaulois des années 80, mais, également aux plus jeunes, fans de néo et de choses plus contemporaines. Venons-en, maintenant, au fond : les 6 titres originels sont dans la même veine que les titres présents sur ‘Ange ou Démon?’, à savoir un métal eighties teinté de modernité grâce aux samples et aux parties de claviers de Florent Taillandier. Les morceaux sont efficaces, heavy à souhait, malgré une légéreté des atmosphères et une production un peu trop aseptisée, malvenues. Néanmoins, le mini-cd s’écoute avec un grand plaisir du début jusqu’à la fin, rappelant parfois, le groupe Sortilége, dont Manigance sont des grands fans, et les danois de Pretty Maids. Quelques baisses de régime (dommage!) vers la fin avec “L’ultime Seconde” et les reprises de Triumph, qui gâchent un peu la fête. Un trés beau titre, néanmoins, qui remonte l’ensemble : “Rouge Comme La Peau”, progressif à souhait. Excellent! Mais, la perle du remaster reste, néanmoins, “Believer“, le premier et seul titre de Manigance, écrit totalement dans la langue de Shakespeare, qui rappelle d’ailleurs le “Here I Am” de Shaman. Un titre trés heavy, le plus heavy de toute la carrière de Manigance.

Les prémices du plus grand groupe de Heavy Métal français contemporain. Trés bon!

RitualAndré Matos a été profondément blessé par le split d’Angra. Il a mis du temps à réagir et a, finalement, créé un nouveau groupe, plus heavy, plus progressif que son groupe précédent. Shaman est, donc, né de la déception de trois hommes (outre Matos, Ricardo Confessori et Luis Mariutti). Aprés deux ans d’attente, les fans du chanteur voient enfin (!) arriver un premier album de Shaman, intitulé ‘Ritual‘. Cet album est une pure bombe de heavy métal, continuation parfaite de l’album ‘Fireworks’ d’Angra. Le disque commence vraiment d’une manière trés forte, aprés une intro symphonique magnifique (“Ancient Winds“) : “Here I Am” est un hit en puissance, direct, fracassant, rapide. Puis, suivent “Distant Thunder“, “For Tomorrow” (et son intro sud-américanisante à la flûte de pan), “Time Will Come” (splendide!) et “Over Your Head” (et son côté ethnique affirmé, grâce, notamment, à la présence des derboukas). Nous en arrivons au plus beau morceau de l’album, la magnifique ballade “Fairy Tale”. Débutant par des chants féminins de toute beauté, il débouche rapidement sur la voix douce d’André Matos, mais, évolue rapidement vers le jeu du groupe entier. Le refrain est génialissime et facilement assimilable. “Blind Spell”, 8éme titre, est lui aussi trés heavy. Le seul véritable titre progressif est la chanson éponyme, “Ritual“. On sent vraiment, quand on l’écoute, la proximité avec la nature et la présence d’un shaman qui tourne autour du feu et récite des formules magiques, pour, éventuellement, faire tomber la pluie. Vraiment un chef d’oeuvre!! Enfin, le titre le plus speed de ‘Ritual‘, “Pride” est un duo entre André et son grand copain Tobias Sammet (Edguy). Des frissons parcourent le dos pendant le refrain, au moment où André et Tobias montent vraiment haut dans les aigus.

Un album que je recommande vivement à tous les fans d’Angra et à tous ceux qui aiment le heavy métal grandiose. Aussi indispensable que le ‘Powerslave’ d’Iron Maiden! En attendant l’arrivé d’un troisiéme album du groupe brésilien…

Blaze Bayley : Silicon MessiahAprés son départ de la Vierge de Fer, le sous-estimé chanteur Blaze Bailey n’est pas resté là à se tourner les pouces et est parti immédiatement à la recherche d’un nouveau groupe. Une fois le groupe monté, celui-ci s’attèle à la tâche et compose, enregistre et commercialise son premier album, le trés trés bon ‘Silicon Messiah‘. Devant originellement sortir en mai 2000, la sortie sera, finalement, repoussée à quelques mois plus tard, en raison de la sortie de ‘Brave New World’, l’album de la reformation de Iron Maiden. Mais, ce n’est que partie remise, puisque nous avons devant nous un album de heavy de grand classe. Fini le métal mélodique à la Maiden, désormais, Blaze évolue dans un univers plus glauque et ténébreux que par le passé. Ce n’est quand même pas un album de doom, mais, l’ambiance en est proche. Mélange d’Iron Maiden dans les harmonies de guitares et de Machine Head dans les rythmiques lourdes, Blaze nous démontre par A+B que ses erreurs du passé sont bel et bien du passé. L’album commence trés fort avec “Ghost In The Machine”, aux relents industriels, grâce aux samples de bruits de machines. Les deux titres suivants (“Evolution“, “Silicon Messiah“) enfoncent le clou de la lourdeur. Excellent!! Premier titre “maidenien” de l’album, “Born As A Stranger” est trés entrainant et ses harmonies aux guitares ainsi que le refrain sont les liens restants qui raccordent toujours Blaze au combo de Steve Harris. “The Hunger”, sombre et épique à souhait, avec ses 7 minutes et des poussières au compteur, “The Brave“, deuxiéme titre “maidenien” et “Identity”, titre surprenant, qui débute par le chant d’un muezzin, qui retentit au loin, et une guitare morbide. Puis, le chant de Blaze, qui laisse rapidement place au groupe. Heavy à souhait! Un pur régal!! “Reach For The Horizon”, huitième titre, plein de contre-temps, un jeu à la batterie quelque peu jazzy au premier couplet et un refrain catchy. Suit “The Launch”, le morceau le plus court (2′54″) et qui ressemble étrangement à “Man On The Edge”, présent sur l’album ‘The X’ Factor’ d’Iron Maiden, et interprété par Blaze himself. Une compo pas originale du tout, mais, vraiment efficace et meilleur titre de la période Bailey d’Iron Maiden. Et l’on termine par le sublime “Stare At The Sun”, morceau fleuve d’environ 8 minutes. C’est le moment d’émotion de ‘Silicon Messiah‘. Le titre débute par une intro à la guitare électro-acoustique, puis, les cymbales annoncent l’arrivée de la guitare électrique ainsi que la chant de Blaze, qui nous fait verser quelques larmes (de joies?) et puis, le morceau commence à s’élancer, tout doucement. Enfin, le métal reprend le dessus. L’ambiance du morceau est assez sombre. La musique est sublimée par un chant puissant. Et puis, la tension retombe lorsque le morceau se termine de la même manière qu’il a débuté, comme si Blaze voulait que l’auditeur retrouve un calme relatif avant la tempête qu’est ‘Tenth Dimension‘, son deuxième album qui sortira en 2002.

Cet album est magnifique et redonne une image positive de Blaze, qui bénéficiait, avant de rejoindre Iron Maiden en 1994, d’une grande popularité, et ce n’est pas pour rien. D’ailleurs, il nous le prouve avec ‘Silicon Messiah‘. Un tel talent de compositeur et de chanteur, qui ne pouvait pas s’exprimer totalement au sein du combo de Harris, ne pouvait qu’exploser et révéler une splendeur ultime qu’en solo…Je recommande vraiment cet album aux fans de métal, quelqu’il soit. Modernité et virtuosité sont au rendez-vous avec ‘Silicon Messiah‘. Un album qui doit prendre place dans votre discothèque au plus vite!

Dionysus (SWE) : Anima Mundi

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Dionysus (SWE) : Anima MundiTiens tiens…bizarre! J’ai l’impression d’avoir entendu cette voix quelque part! Ne serait-ce pas un nouvel album du Seigneur Turilli???? A ma grande stupéfaction, que NENNI!! Ceci est le deuxiéme album du groupe suédois de power métal, dont le chanteur n’est autre que Olaf Hayer qui, à ses heures perdues, interpréte les concept-albums solo du guitariste italien de Rhapsody. Que dire sur ‘Anima Mundi‘??? Eh bien, tout d’abord, il nous faut avouer que le groupe évolue dans un registre légérement différent de celui de leurs cousins italiens. En effet, nous avons à faire face à un power métal de toute beauté, qui, de par les orchestrations aux synthés, prend plus d’ampleur. Nous pouvons également remarquer que le chant d’Olaf Hayer est bien plus agressif que sur ‘Prophet Of The Last Eclipse‘ de Luca Turilli. On sent les influences heavy du chanteur, qui chante à la façon d’Eric Adams, surtout sur “March For Freedom”, qui rappelle un peu “Warriors Of The Worlds United” du groupe ricain. Surprenant et pas désagréable. Sinon, la voix du vocaliste se fait plus “speed métal mélodique” sur le reste du disque, ce qui nous rassure trés vite, car Dionysus est, avant tout, un groupe de speed mélodique et pas un clone des “guerriers cuirs, châines et clous…et à femmes à poil et à gros lolos”. Les titres sont égaux et jouissifs à souhait. Les solos et les harmonies aux guitares rappellent trés fortement Angra, par moment, et Kamelot, dans l’interprétation. Nous pouvons, également, parfois, trouver des passages trés “edguyens”. Mais, ces ressemblances doivent être mises de côté au profit du véritable attrait de cet album : l’efficacité des compositions. Il s’agit là d’un opus fort avec des compositions trés inspirées et puissantes, trés typées années 80.

En conclusion, un album qui plaira sûrement à tous les adeptes d’Iron Maiden, Edguy, Paragon et Gamma Ray.

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