interview Within Temptation

Une citation bien célébre de Jules César pourrait s’appliquer à mes sentiments concernant le concert de Maiden au PdP, hier soir : “Je suis venu, j’ai vu, je suis reparti déçu!”. En effet, tout un tas de facteurs désagréables ont noirci cette soirée qui devait être pour bon nombre de personnes, une messe un peu particulière du heavy-métal, à commencer par le côté mercantile et cupide du groupe à Steve Harris. Aprés être arrivé à 17h15 pour l’ouverture de la pelouse, il nous a fallu attendre une heure parmi les nombreux déchets entreposés par terre par mes chers collégues métalleux, pour pouvoir enfin pénétrer dans la forteresse qu’est ce stade parisien. A 18h15, un 1/4 d’heure avant le début des hostilités avec Within Temptation, groupe hollandais de heavy gothic métal, nous nous dirigeons d’un pas pressé vers les stands de merchandizing. Et là, nous avalions notre salive. Quelle ne fût pas notre immense surprise lorsque nous avons vu les prix affichés des divers vêtements et objets portant la griffe de la Vierge de Fer : 35 ?, par exemple, pour un t-shirt, voire 90 ? pour le maillot de foot de Steve Harris ou encore 15 ? pour un bracelet Iron Maiden en mousse rouge. Ce fût une bien mauvaise surprise!! Une fois dans l’enceinte du Parc des Princes, et éblouis par l’immensité du site, le show débute par Within Temptation qui, bien que dépourvus de tout décor de scéne sophistiqué (il y a, en tout et pour tout, 2 colonnes de chaque côté de la scéne avec des inscriptions elfiques dessus, deux grandes statues d’anges, entourées de faux lièrre), nous délivre un concert professionnel et envoûtant, grâce à la fée Sharon à la voix cristalline. Les hollandais commencent avec “See Who I Am”, tiré de leur dernier album en date, le magnifique ‘The Silent Force‘ (que j’ai personnellement chroniqué sur SoM), puis s’attélent à “Stand My Ground” et “Angels”, deux des trois singles de ‘TSF’. Aprés une reprise de Kate Bush, “Running Up That Hill”, assez efficace, le public de devant sautillant comme des malades, Robert, Sharon & cie font un petit saut dans le passé avec trois titres de ‘Mother Earth‘, l’album de 2001 qui leur a donné le succés mérité qu’on leur connait aujourd’hui, à savoir : “Mother Earth“, “Deceiver Of Fools” et, enfin, le délicat “Ice Queen”, qui clôt les 45 trop courtes minutes de leur prestation. Aprés un salut à la foule, la troupe des pays-bas s’en va gaiement dans les coulisses, fière d’avoir obtenu le pass pour la première partie d’Iron Maiden.

interview Dream Theater

Deuxième groupe à passer devant le public français (mais, aussi, international), les new-yorkais de Dream Theater, aprés une trop longue intro, déboulent sur scéne, balançant des décibels à la foule en délire. Comme toujours, pas de surprise concernant le kit de Mike Portnoy : il posséde toujours sa Siamese Monster à 3 grosses-caisses et joue toujours comme un dieu. Au niveau de la setlist, là non plus, pas de surprise : les trois premiers morceaux sont tirés de leur dernier album, le bizarrement nommé ‘Octavarium’, sorti le 7 juin dernier, et qui marque un retour partiel à leurs sources, c’est-à-dire à un métal moins agressif et plus progressif, à l’instar de ce que fût ‘Image And Words’ en 1992. Puis le groupe entame 3 morceaux de ‘Train Of Thoughts’, l’album le plus surprenant de leur carrière, de par son côté “metallica” développé par des guitares thrashy. Les morceaux sont : “Endless Sacrifice”, “As I Am” (le meilleur de ‘ToT’) et “This Dying Soul”. Les deux derniers morceaux furent : “Pull Me Under” et un morceau que je n’ai pas pu reconnaitre, n’étant pas un fan inconditionnel des ricains. Le groupe nous a donné un concert moyen, sans âme, une simple démonstration technique, ni plus ni moins. Ce qui nous a paru barbant à un tel point que nous sommes allés nous abreuver à la buvette.

Les ricains ayant à peine terminé leur prestation que déjà, les esprits dans le pit s’échauffent et réclament LA tête d’affiche…

interview Iron Maiden

30 minutes s’écoulent entre les deux derniers concerts, durant lesquelles nous continuons à nous abreuver d’une délicieuse mousseuse ainsi que de coca, tout en écoutant furtivement la musique d’ambiance et en papotant de l’actualité métal avec de parfaits inconnus. Quand, soudain, les 2 écrans géants, répartis de chaque côté de la scéne, affichent la pochette du nouveau double DVD de la Vierge de Fer (‘Death On The Road’), à sortir le 29 août prochain. Nous savons d’hors et déjà que la Bête est prête à arriver. Aprés une intro en la compo instrumentale intitulé “Ides Of March” et tirée du 2éme album, ‘Killers‘, les britanniques débutent trés fort avec “Murders In The Rue Morgue” et des pyrotechnies prévisibles. Ils enchainent ensuite avec “The Trooper“, “Prowler” et “Remember Tomorrow”. Bruce introduit cette chanson en français siouplaît en disant que celle-ci est trés particulière pour lui en raison du fait que c’est la première compo qu’il ait enregistrée avec Maiden en live. Puis, viennent “Run To The Hills”, durant laquelle les mecs devant nous pogottent et slamment comme des dingos et qui me sont rentrés dedans et on fait faire un magnifique vol plané à mes lunettes qui, aprés avoir atteries par terre, se sont fait assassinées, écrasées par un lourdeau dégénéré, bourré et, sûrement camé, “Revelations”, “Where Eagles Dare“, avec son intro au son des mitraillettes et “Die With Your Boots On”. Maiden n’est pas trés énergique et n’a pas l’air de vraiment se décarcasser (avec l’accent!) pour les fans.

Nouvelle intervention de Bruce, qui présente “Phantom Of The Opera” : “quiconque aime Iron Maiden, est fan de cette chanson-là. Celui qui n’aime pas cette chanson n’est pas un vrai fan d’Iron Maiden et n’a qu’à partir d’ici et fuck off and die!!”. Un moment d’émotion à l’écoute de cette compo splendide qui n’a pas été jouée depuis fort longtemps déjà. Le pit continu à subir le slam de poivrots déjà bien imbibés. Petite coupure amusante et pas amusante à la fois dans le concert de Maiden : un spectateur devenu agressif et viré de la fosse par les mecs de la “patrol” ne savait plus ce qu’il faisait, courrait et tentait d’échapper aux gorilles de la sécurité et de revenir dans la fosse. Malheureusement pour lui, 6 des 12 gorilles du stade se sont jetés sur lui pour le maitriser. Un bien bel exemple de délirium tremens et de la jeunesse métalleuse décadente…Mais, le concert continu avec les morceaux “The Number of the Beast”, “Hallowed Be Thy Name” et “Iron Maiden” qui clôt la soirée. Salut du groupe, baguettes jetées par Nicko et un “Bonne nuit Paris!!!” tonitruant de la part de l’espiégle vocaliste. Les spotlights s’éteignent pour laisser place au silence. Mais, le public, pas encore rassasié hurle comme un seul homme : “Maiden!!! Maiden!!! Maiden!!!”, désireux d’entendre encore quelques titres fabuleux de 80/83. Alors, les lumières se rallument et le groupe arrive à nouveau sur scéne pour jouer leur tout premier hymne, le trés groovy “Running Free“. Bruce s’emmêle les pinceaux et parle de “Drifter” pour désigner “RF”. Pour ne pas paraître con aux yeux de l’assemblé des maidonians, il rajoute rapidement qu’il s’agissait d’une blague, bien que je n’y crois pas beaucoup et que je préfére y voir en ce lapsus, un début d’Alzheimer

“Drifter” vient aprés, comme pour excuser le chanteur de cette faute pardonnable. Enfin, et dernier hit de cette soirée, “Sanctuary“, vient définitiment clore cette drôle de soirée, ni trés agréable ni catastrophique, juste malchanceuse pour moi (pourquoi toujours moi qui trinque????? ). En guise d’outro, comme d’habitude, nous avons droit à “Always Look On The Bright Side Of Life” des Monthy Pythons, qui nous indique qu’il est finalement temps de quitter le Parc des Princes pour nos chers lits douillets…

En conclusion, on a bien senti Maiden dans une moindre forme et pas trés imaginatifs au niveau de la mise en scéne et des pyrotechnies, peut-être plus préoccupés par ce qu’ils auront gagné comme argent ce soir-là, que par les fans, qui repartiront un peu déçus. Un concert mi-figue mi-raisin qui ne restera pas dans les mémoires et qui fût, finalement, plus mercantile et vénal qu’artistique et relaxatoire…

Rendez-vous l’an prochain à Bercy deux jours d’affilées avec un nouvel album, comme Bruce nous l’a promis!

P.S. : le concert fût incomplet car 2 morceaux manquaient à la setlist du PdP : “Another Life” et “Charlotte the Harlot”.

Mention spéciale à Within Temptation qui était le meilleur groupe de la soirée, qui avait le meilleur son et plus de punch et de vie que les deux autres combos.

Maiden est mort, Vive WT!!!!



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