Helloween : Keeper Of The Seven Keys - The Legacy

Keeper Of The Seven Keys - The LegacyAprés une attente insupportable de prés de 15 ans, voici enfin arrivé le nouvel épisode de la saga des ‘Keeper Of The Seven Keys’…mais ceci n’est pas tout à fait vrai. En effet, le nouvel album des citrouilles est loin musicalement parlant des deux premiers albums. Bien que le niveau technique soit trés élevé et que les compositions sont, pour la plupart, trés efficaces et assez imaginatives, l’atmosphère particuliére des parties I et II n’y est plus. Ici, l’impression que l’auditeur peut avoir en écoutant ce nouvel opus de l’ambiance générale semble plutôt sombre, comme si l’ombre de ‘The Dark Ride‘ semblait planer au-dessus de ‘The Legacy’…Concernant le tracklisting de l’album, nous nous retrouvons avec 13 compositions réparties sur 2 cd (ce qui est quelque peu inutile à mes yeux). Chacune des deux rondelles contient un titre épique de plus de 10 minutes. Le cd 1 débute par un titre fantastique de 13′54″, un futur classique du groupe et une bombe sur scéne : “The King For A 1000 Years”. Les autres titres, bien que plus courts, possédent un charme fou : “The Invisible Man” mid-tempo assez mystérieux, “Born On A Judgment Day” avec ses mélodies enjoleuses et ses couplets en canon et son refrain efficace, taillé pour la scéne, tout comme “Silent Rain“, et ses harmonies de guitares jouissives, “Pleasure Drone” avec ses nombreux breaks et Andi Deris avec ses envolées dans les notes les plus aigües et “Mrs God“, LA blague de l’album, assez mysogine dans l’âme. Le cd 2 est, également, trés bon : “Occasion Avenue”, un autre titre épique de 11′04″, qui introduit d’autres chansons d’égale qualité avec notamment la vraie ballade de l’album, “Light The Universe” qui est un duo entre le chanteur blond épi et la délicieuse Candice Night. Un morceau ensorceleur qui plaira aux fans les plus romantiques de la cucurbitacée. Suivent les agressifs mais mélodiques “Do You Know What You Are Fighting For?”, “Come Alive”, “Shade In The Shadow”, “Get It Up” et ses accents maideniens, et enfin le rapide “My Life For One More Day”, qui clôt le double album d’une bien belle manière.

Ce qui disent que Helloween n’est pas capable de nous écrire des titres dignes de son rang se mettent le doigt dans l’oeil jusqu’à l’omoplate! ‘Keeper Of The Seven Keys - The Legacy‘ remet Helloween dans le droit chemin aprés ses légers égarements des 5 dernières années (’The Dark Ride‘, ‘Rabbits Don’t Come Easy’), qui bien qu’agréables interludes, n’ont pas été perçus par les fans les plus intransigeants comme des albums intéressants et différents, ce qui es plutôt dommage. Le Helloween version 2005 va droit à l’essentiel et établit les bases d’une nouvelle étape dans leur carrière, étape qui va s’avérer à la fois décisive et pleine d’espoir. ‘Keeper Of The Seven Keys - The Legacy‘, malgré son titre trompeur, est un nouveau chef d’oeuvre dans la discographie des allemands, un nid à tubes, un disque puissant et inspiré, comme on les aime! Le groupe n’a pas encore abattu toutes ses cartes et n’est pas prêt, il nous le prouve ici, à laisser sa place à ses suivants. On ne peut qu’agréer à cette démarche. Sans aucun doute, LA bonne surprise de 2005!

> Chroniques, Power Metal — admin @ 1:00 am

November 28, 2005

Shakra : Fall

FallLes groupes de hard rock ne sont pas si nombreux que ça en Europe, si l’on excepte les plus célébres tels que Europe ou Gotthard. C’est un style qui fait moins d’émules que le death ou le néo à l’heure actuelle. Néanmoins, il restera toujours de valeureux jeunes musiciens appréciant cette musique éternelle, initiée par AC/DC, Deep Purple, et bien d’autres élites du genre. C’est le cas, notamment, des jeunes gars de Shakra qui la défendent avec verve et une hargne sans pareille. Sortant en cette année, propice pour le monde du hard et du métal, ce qui est déjà leur 5éme album, le trés bon ‘Fall‘, ils prouvent que le hard n’est pas mort. En effet, ‘Fall‘ contient bon nombre de hits potentiels, comme le titre éponyme, “Fall“, pas vraiment une ballade, plutôt un titre dans la veine des derniers Bon Jovi, c’est à dire efficace, avec un refrain qui se retient dés la troisiéme écoute. Les autres titres ont un son moderne, absolument percutant. Il n’y a qu’à écouter les songs “Chains Of Temptation”, “Out Of Control”, “Take Me Now”, “All Or Nothing”, “How it Feels”, etc…en fait, tous les titres sont des tubes. Il n’y aucun titre de remplissage! Réussir un tel tour de force n’est pas donné à tout le monde, sauf si le groupe posséde en son sein un compositeur de génie. Shakra en posséde un en la personne de son guitariste fondateur, le trés talentueux Thom Blunier. Bien sûr, tous les musiciens, dont le chanteur, interprétent parfaitement leurs parties respectives, mais Thom a quelque chose de spécial, sûrement le feeling de son jeu à la guitare, trés émotionnel. On peut l’entendre et le ressentir durant le morceau “Walk On Water” qui est, en plus, le morceau le plus “épique” et le plus long de l’album avec 7′00 au compteur. Les autres chansons ne dépassent pas les 5 minutes puisqu’elles sont calibrées pour la radio. Une démarche qui peut paraître commerciale, mais qui, en fait, ne l’est pas : même si les chansons peuvent être programmées sur les ondes, la démarche peut contribuer à faire connaître non seulement le groupe, mais, également le style qu’il pratique et attirer de nouveaux fans. Bref, revenons-en à l’album : il est impératif pour tous les fans de hard de se l’être déjà procuré. Sinon, il s’agit d’un véritable crime! Il en vaut vraiment la peine, je vous l’assure, ne serait-ce que pour entendre le plaisant “Make It Alright”, sur lequel le chanteur Mark Fox prend des intonations à la Steven Tyler…Pour résumer, l’album dans sa globalité renoue avec la grande tradition du hard 80’s tout en y injectant de la modernité et du punch. On pourrait même ajouter, sans une trop grande hésitation, que les petits suisses sont les dépositaires d’un nouveau sous-genre dans le heavy rock. Un bel avenir se dessine pour eux…

> Chroniques, Heavy Metal — admin @ 1:00 am

Maestro : Diary Of A Vampire

Diary Of A VampireL’autre jour, en ouvrant ma boîte aux lettres, je n’en revenais pas quand une enveloppe portait la mention “Canada - Québec” se trouvait à l’intérieur. En rentrant à la maison, je me posais la question que tout le monde se poserait dans ce cas-là : “mais qui peut m’envoyer ce paquet du Québec? Je ne connais personne là-bas, à part une ancienne petite-amie”. C’est ainsi que j’ai découvert le premier album de Maestro. Une surprise donc…Tréve de blabla et comme disent les québecois, je ne suis pas le fils de la causette.

Entrons dans le vif du sujet : ‘Diary Of A Vampire‘ est un disque surprenant. Mêlant heavy, rock progressif et éléments baroques, la musique de Maestro n’en est que plus intéressante. Chaque titre posséde une particularité propre, ce qui apporte à l’album une richesse musicale assez large et assez rare de nos jours. Le niveau technique est également porté à son paroxysme : entre le chanteur Dany Millett qui, d’une manière phénoménale, atteint les notes les plus aigües avec une aisance spectaculaire, le batteur qui aligne les notes à la double-pédale avec des bpm allant jusqu’à 200, le bassiste technicien et le guitariste Maestro Pero, véritable magicien du manche, il n’y a pas de doute : le groupe mérite d’être reconnu par tous, dans le monde entier. Le disque contient 9 perles, dont un véritable joyau, “Burning Eternity”, entre rock 70’s dans le refrain et le heavy des années 80 sur les couplets et le solos de guitare. Mon morceau préféré. Les autres chansons sont plutôt dans la veine heavy néo-classique, assez proche de ce que fait toujours le seigneur Yngwie Malmsteen, ce qui ne veut pas dire que le groupe fasse l’impasse sur l’émotionnel, au contraire! Les solos, bien que complexes, ne lassent jamais l’auditeur. Il se laisse emporter. Le seul petit reproche que l’on pourrait faire à Maestro est la production qui ne met, malheureusement, pas à leur juste valeur les compositions. Vraiment dommage!

Nos amis québecois ont du talent qui ne demande qu’à être révélé au monde entier. Ils ont des idées et un haut niveau technique. Espérons que le public saura les soutenir comme il le faut. Une bonne surprise, en tous cas, en cette fin d’année. Un jeune espoir canadien du heavy!

> Chroniques, Power Metal — admin @ 1:00 am

Dungeon (AUS) : Resurrection

Dungeon (AUS) : ResurrectionLes australiens de Dungeon font leur comeback en cette année 2005 avec un album plus qu’efficace, le trés entraînant ‘Resurrection‘. Bien que vivant parmi les kangourous et les koalas, le quatuor exerce dans une sphére speed à l’allemande, ce qui peut paraître étrange à première vue. Néanmoins, il faut avouer qu’ils le font vraiment trés bien, c’est indéniable. Bien sûr, il a une personnalité propre, une touche particulière, située au niveau de la structure des refrains, à des années lumière des chorus germaniques, étant plutôt proches de ce que font les finlandais à l’heure actuelle. Chaque chanson témoigne de la créativité fleurissante de ces australiens, sublimée par une production digne des formations les plus célébres. Les quatres n’ont pas à rougir de la concurrence tant ils ont leur place parmi les leaders. ‘Resurrection‘ est un disque fort, émotionnel, virtuose et rythmé, qui prendra place entre les derniers Gamma Ray et Helloween, dans votre discothéque. Outre une intro un peu ennuyeuse (”Death From Above”), le ton de l’album est vite donné avec le titre éponyme, “Resurrection“, qui ne fait pas dans la dentelle. Dungeon est revenu et il n’a pas l’intention de lâcher sa place! Il n’en démord pas, et il a bien raison. Les autres titres énervés (”Paradise”, “No Way Out“, “Wake Up”, “Fight“) sont autant d’hymnes au métal, une suite d’hommages à ce style qu’ils chérissent tant! Un petit break à ces bombes, le relativement apaisant “Severed Ties”, une ballade bienvenue pour respirer un peu. Les vocaux sont haut perchés et magnifiques! Impressionnant! Nous revenons ensuite à un déluge précédemment instauré avec “Time To Die“, un titre sans fioriture et qui va droit au but, comme l’OM il y a encore une dizaine d’années. “I Am Death” est thrash à souhait avec des vocaux graves, limite death, ce qui change encore l’ambiance de l’abum. Excellent! Mais encore, c’est le speed metal mélodique qui revient à la charge avec le frénétique “Judgment Day” et le mid-tempo épique “The Legend Of Huma”, qui conclut l’album en beauté.

Dungeon, comme les autres groupes du label allemand Limb Music, est une perle de heavy, un concentré pur de talent et de génie créatif réunis, un pur produit rafraîchissant. ‘Resurrection‘ n’est sûrement pas l’album de l’année, mais, il surclasse toutes les autres sorties récentes. Il s’agit d’un opus à se procurer d’urgence car il en vaut vraiment la peine.

> Chroniques, Power Metal — admin @ 1:00 am

November 27, 2005

Galloglass : Heavenseeker

HeavenseekerJe suis vraiment trés surpris par la qualité des groupes et des albums lancés par le label Limb Music. Mais où trouve-t’il d’aussi nombreuses perles? Sûrement n’aurons nous jamais la réponse à cette question, mais, une chose est sûre : les combos faisant partie de l’écurie allemande font partie de l’élite mondiale métallique! Galloglass ne fait pas exception et nous sort en cette année faste pour le métal son deuxiéme album, le trés trés bon ‘Heavenseeker‘. Alliant toujours le speed métal à la teutonne, le heavy/black à la Children Of Bodom et les harmonies de guitares à la Maiden, avec des lignes de violon délicates, Galloglass nous offre là le meilleur témoignage de leur talent! Le cd débute de façon trés agréable avec “Burden Of Grief“, trés Helloween dans sa structure, notamment au niveau du duo de guitares à l’intro et durant tout le morceau, avec un refrain agressif dans la veine Primal Fear, bien que n’étant pas particuliérement aigü dans les notes. Le titre “After Forever” est plus sombre, atmosphérique. Le violon lui donne une coloration particulière, quasi-tsigane, bien que le ton soit plus prêt de ce que fait After Forever ( ! ) actuellement, avec une alternance de vocaux clairs et de hurlements death. Plutôt plaisant. “Perished In Flames“, “Dawn Of A New Age” et “Banished From Eternity” sont tous les trois assez proche de ce que Angra a fait récemment, c’est à dire un métal racé entre cet esprit progressif et ce caractére brutal bien qu’assez doux. Cette impression est confirmée par les solos de guitare…De plus, une petite touche fusion à la Faith No More s’insére parfaitement dans le 5éme morceau. Un peu déplacé je trouve, étant donné qu’elle casse la bonne ambiance de la chanson. “At The Shadowcross” est sans aucun doute le meilleur morceau de ‘Heavenseeker‘ : encore une fois Angra revient dans la tête, mais, doit partager ce sentiment avec Gamma Ray et Blind Guardian. Heavy, rapide, imaginatif, successions de passages calmes et enjoués. Rien à dire de plus, tellement il est parfait!! Le deuxiéme trio de choc (”To Kneel Is To Suffer“, “Heavenseeker“, “Signs”) est également accrocheur, “Heavenseeker” ayant une base rythmique thrash qui incite l’auditeur à headbanguer. Le violon revient réguliérement, beaucoup plus présent sur “Signs”. “Beyond The Mirror” est un mélange de thrash à la Kreator et de power à la Brainstorm. D’ailleurs, la voix de Carsten peut tromper l’oreille dans les passages les plus musclés, rappelant par moment Andy B. Franck. Pas mauvais. Enfin, voici qu’arrive la “ballade” de l’album, le magnifique “Kings Who Die“, pacifique au départ avec ses lignes acoustiques à la guitare séche et au violon, rajoutés aux claviers, et qui continue en mid-tempo interprétée éléctriquement. Il n’y a pas à dire, ce morceau fera un malheur sur scéne! Prions pour que les allemands tournent en France en compagnie d’un groupe établi comme Kreator ou Primal Fear.

Galloglass, qui a su se forger sa propre identité en digérant aisément toutes ses influences, a un énorme potentiel qui ne peut être nié. Limb Musik devrait prendre soin de ce groupe qui, à défaut de révolutionner le genre, va avoir un certain succés chez les fans de heavy, de power, de true et de dark/death gothique symphonique. Vivement leur prochain album!!

> Chroniques, Power Metal — admin @ 1:00 am

Dungeon : Resurrection

ResurrectionLes australiens de Dungeon font leur comeback en cette année 2005 avec un album plus qu’efficace, le trés entraînant ‘Resurrection‘. Bien que vivant parmi les kangourous et les koalas, le quatuor exerce dans une sphére speed à l’allemande, ce qui peut paraître étrange à première vue. Néanmoins, il faut avouer qu’ils le font vraiment trés bien, c’est indéniable. Bien sûr, il a une personnalité propre, une touche particulière, située au niveau de la structure des refrains, à des années lumière des chorus germaniques, étant plutôt proches de ce que font les finlandais à l’heure actuelle. Chaque chanson témoigne de la créativité fleurissante de ces australiens, sublimée par une production digne des formations les plus célébres. Les quatres n’ont pas à rougir de la concurrence tant ils ont leur place parmi les leaders. ‘Resurrection‘ est un disque fort, émotionnel, virtuose et rythmé, qui prendra place entre les derniers Gamma Ray et Helloween, dans votre discothéque. Outre une intro un peu ennuyeuse (”Death From Above”), le ton de l’album est vite donné avec le titre éponyme, “Resurrection“, qui ne fait pas dans la dentelle. Dungeon est revenu et il n’a pas l’intention de lâcher sa place! Il n’en démord pas, et il a bien raison. Les autres titres énervés (”Paradise”, “No Way Out“, “Wake Up”, “Fight“) sont autant d’hymnes au métal, une suite d’hommages à ce style qu’ils chérissent tant! Un petit break à ces bombes, le relativement apaisant “Severed Ties”, une ballade bienvenue pour respirer un peu. Les vocaux sont haut perchés et magnifiques! Impressionnant! Nous revenons ensuite à un déluge précédemment instauré avec “Time To Die“, un titre sans fioriture et qui va droit au but, comme l’OM il y a encore une dizaine d’années. “I Am Death” est thrash à souhait avec des vocaux graves, limite death, ce qui change encore l’ambiance de l’abum. Excellent! Mais encore, c’est le speed metal mélodique qui revient à la charge avec le frénétique “Judgment Day” et le mid-tempo épique “The Legend Of Huma”, qui conclut l’album en beauté.

Dungeon, comme les autres groupes du label allemand Limb Music, est une perle de heavy, un concentré pur de talent et de génie créatif réunis, un pur produit rafraîchissant. ‘Resurrection‘ n’est sûrement pas l’album de l’année, mais, il surclasse toutes les autres sorties récentes. Il s’agit d’un opus à se procurer d’urgence car il en vaut vraiment la peine.

> Chroniques, Power Metal — admin @ 1:00 am

System Of A Down : Hypnotize

HypnotizeRien à rajouter. Seulement que les deux Stratovarius sortis en 2003 (’Elements pt 1 & 2′) étaient bons eux aussi, mais, moins bien réussis que les deux nouveaux de SOAD.

> Chroniques, Neo Metal — admin @ 1:00 am

November 23, 2005

Hammerfall au Havana Café (Toulouse)

Hammerfall au Havana Café (Toulouse)   Hammerfall au Havana Café (Toulouse)   Hammerfall au Havana Café (Toulouse)   Hammerfall au Havana Café (Toulouse)   Hammerfall au Havana Café (Toulouse)  
> Heavy Metal, Photo — admin @ 1:00 am

November 14, 2005

Stratovarius au Havana Café (Toulouse)

Stratovarius au Havana Café (Toulouse)   Stratovarius au Havana Café (Toulouse)   Stratovarius au Havana Café (Toulouse)   Stratovarius au Havana Café (Toulouse)   Stratovarius au Havana Café (Toulouse)  
> Photo, Power Metal — admin @ 1:00 am

Stratovarius + Hammerfall + Shakra

interview Stratovarius

Derrière un rideau de soie transparent, marqué de la célébre fleur de lys, emblême du groupe depuis ses débuts, ici de couleur bleue, deux écrans de projection nous narguent sur une musique classique (que je n’ai, malheureusement, pas pu identifier) balançant des images du groupe loprs de leur tournée en Argentine et dans leurs moments intimes (piscine, visites,…). Avec Patricia, Cliff et Fredo à mes côtés (qui ont déjà assisté aux autres concerts de Strato en France à Lille et à Paris), mon bonheur est à son comble lorsque les musiciens (Jörg, Lauri et Jens, les premiers) se postent à leur place sur les premiéres notes de “Maniac Dance”, qui prend en live une dimension bien meilleure et plus heavy que sur album! D’ailleurs, le public ne s’y trompe pas et c’est sous une foule d’ovations que le groupe est accueilli. Timo K. s’exprime en un français correct au public toulousain, entraîné pour l’occasion par Patricia, qui révéle un côté prof que l’on ne lui connaissait pas ;-) Aprés un bref “Bonsoir Toulouse!!! Ca va? Ca va? We haven’t been here for 6 years now and we are happy to be back in Toulouse!”, le show continue avec un trio de choc, trois des plus grands hits du combo, le trés rapide “Speed Of Light”, le heavy “Kiss Of Judas” et le mélodique “Eagleheart” (dernier titre que j’attendais avec une grande impatience!). Puis, une nouvelle intervention de Kotipelto nous raméne quelques années en arrière : “Father Time” et “Twilight Symphony” sont choisis pour représenter ce voyage dans le passé. Autant que ce ne sont plus des chansons de la premiére jeunesse, mais, qui ont une consonnance étonnamment moderne!! Tout le monde reprend les refrains en choeur avec verve. Impressionnant! Un nouveau retour dans le futur avec “Fight“, un des moments forts du nouvel album des finlandais, gigantesque sur scéne…Et là, nous en arrivons au clou de la soirée : le solo de basse de Lauri Pauro (dont j’ai filmé une partie) Le jeune musicien est un technicien hors-pair maîtrisant parfaitement toutes les techniques du jeu de basse. Apparemment, personne ce soir ne semble regretter Jari Kainulainen, à juste titre, d’ailleurs. Lauri m’a carrément scotché…J’pense qu’il a vraiment trouvé sa place à la fois dans le groupe et dans le coeur des fans. Acclamations méritées!!!

Vient le moment d’émotion avec une ballade. Les fans ne savent pas si le groupe va interpréter la belle “The Land Of Ice And Snow” ou, selon la rumeur qui courait depuis un certain temps déjà, la magnifique “Forever”. C’est finalement cette dernière qui a été choisie pour notre plus grand plaisir…Voir Timo T à la guitare acoustique est un événement en soi. La lumiére s’éteint et le groupe s’en va dans les coulisses pour les premiers rappels initiés par le morceau de bravoure, le fabuleux “United“, qui débute avec un appel à l’unité vidéoprojeté (aucune parole, juste un texte magnifique), avant que tous les musiciens ne reviennent sur scéne pour nous faire headbanguer comme des malades. Premier titre issu de ‘Infinite’, “Hunting High And Law”, introduit par le chanteur aux beaux yeux bleus qui nous tint à peu prés ce langage : “This song is about hunting high and…”, laissant le soin par quatre fois de faire compléter le titre par le public déchaîné! Nouvelle extinction des spots. Cette fois, ce sont deux des plus belles perles que Stratovarius ait jamais enfanté : “Destiny” et “Black Diamond”, coup sur coup! Ca fait vraiment mal au derrière. L’improvisation de clavier/guitar dont nous gratifient Jens Johannson et Timo Tolkki, juste avant de débuter “Black Diamond”, est vraiment trop drôle. Stratovarius a eu là une trés bonne idée pour calmer un pit enflammé avant de le réveiller à nouveau avec le classique des classiques du groupe, dont j’ai cité le nom plus haut, en deux mots et qui commence par un “b” et se termine par un “d”. Malheureusement, les meilleures choses ont aussi une fin et, aprés trois heures de folie, qui sont passées en un éclair (tonnerre de Br…Toulouse!), le groupe délaisse ses instruments pour s’avancer sur le devant de la scéne et saluer le public qui lui a donné son amour ce soir! Profitant de cette opportunité, le chanteur nous déclare d’abord, qu’il reviendrait peut-être à Toulouse l’année prochaine (on l’espère tous!), ce n’est pas tous les jours que des artistes aussi talentueux viennent démontrer leur potentiel avec autant d’énergie à Toulouse! Juste avant de quitter la scéne du Havana de façon définitive, Kotipelto est revenu à la charge et a demandé au public de la Ville Rose de hurler cinq mots finlandais (que je n’ai pas pu identifier) de façon “plus puissante que les titis de Paris ou les torero d’Espagne” (sic Timo K.), mais, malgré l’effort du public toulousain, cela n’a pas convaincu Jens Johansson qui a commencé à gueuler comme un taré (comme à son habitude!) : “Louder, You must scream looooooouuuuuudeeeeeeer!”. Difficile de ne pas avoir un fou rire en voyant Jens faire son numéro de clown…Il aurait pu aisément faire carrière dans le monde du spectacle en tant que comique.

En tous cas, ce concert restera dans les annales comme étant un magnifique témoignage live de trois groupes d’exception qui ont encore (pour Hammerfall et Stratovarius) de trés longs et bien beau jours devant eux. A F*CKING HEAVY METAL SHOW!!!!

interview Hammerfall

C’est aprés cette déferlante d’énergie pure, que les suédois dingos true-metalleux de Hammerfall déboulent sur scéne pour nous délivrer là un véritable spectacle, reprenant en partie certains éléments visuels de leur dernier album, ‘Chapter V’. Alignant leurs tubes à vitesse grand V et avec majesté, Joacim Cans et ses sbires font vibrer la salle entière : j’ai rarement vu les spectateurs autant slammer et être aussi dingues (cela ne va pas s’améliorer avec le groupe de tête d’affiche!) dans un concert de métal. “Secrets”, “Riders Of The Storm“, “Let The Hammerfall“, “Hammerfall“, “Fury Of The Wild“, “Blood Bound“, “Heading The Call“, le solo de batterie pas trop impressionant (la batterie du frérot à Jens J. de Strato est tout simplement hallucinante! Mike Portnoy peut se faire du soucis et jeter sa Siamese Monster à la poubelle), mais, cependant, trés divertissant. Puis, les rappels nous rappellent à l’ordre : “Templars Of Steel” et “Hearts On Fire” sonnent la fin d’une prestation mémorable, mais, cruellement trop courte…

interview Shakra

Voici le concert que votre serviteur ne voulait absolument pas manquer, concert marquant la réunion du groupe finnois qui a ouvert la voie du succés à tous ses compatriotes musiciens. Je veux, bien sûr, parler de Stratovarius dans son line-up le plus reconnu (…enfin presque!) : Timo Tolkki, Timo Kotipelto, Jens Johansson et Jörg Michael. Exit Jari Kainulainen qui a quitté le navire (à la nage?) de son propre chef, bienvenue à son remplacant vraiment trés trés talentueux, le jeune Lauri Pauro.

Cette journée aurait pû être parfaite si des événements extérieurs à ma volonté n’étaient venues assombrir les festivités : mon portable qui tombe raide naze, le microphone ayant rendu l’âme, le temps qui s’acharne humidement sur nous, les nuages gris déversant sur nos têtes innocentes des ondées à en faire pâlir tout un troupeau de vaches qui auraient la mauvaise idée de se soulager, des embouteillages “monstres” sur le périph’ de l’agglomération toulousaine et la cupidité et la méchanceté d’un des musiciens du groupe d’ouverture qui m’a expulsé des backstage alors que je venais seulement voir une amie, co-gérante du fan-club officiel français de Kotipelto, qui était personnellement invitée par le groupe de tête d’affiche avec qui elle a noué des liens incroyablement solides! Décidant de repartir à la maison aprés ce désagrément, Patricia et Fredo m’ont, finalement, décidé à revenir. Et c’est en compagnie de ces personnes géniales, depuis devenues de vrais amis, que j’ai passé ce qui aller se révéler être le meilleur show de métal auquel j’ai assisté dans ma longue carrière de métalleux!

Le concert débute par l’arrivée de Shakra qui se révéle être, outre son gratteux blond, trés sympathique et sa musique l’est tout autant. Imaginez du grand hard FM dans la tradition Bon Joviesque des années 80 et un soupçon de ce qui s’est fait plus récemment, comme le dernier Hughes Turner Project, et vous vous rendrez compte de l’originalité subtile de ce groupe et de son potentiel. La prestation des “pas si petits” suisses est nickel, trés professionnelle, les hits se succédant à un rythme plutôt effréné…

> Heavy Metal, Live-Reports, Power Metal — admin @ 1:00 am