Vanilla Rex : Parallel WorldsVoici un album qui ne laissera personne indifférent, tellement il est riche, musicalement parlant, évidemment. Comme je l’ai expliqué dans ma chronique de ‘Shadows of Insanity‘, VR est un groupe de metal progressif originaire d’Allemagne. Et comme tout combo évoluant dans ce style, le domaine de prédilection des 5 virtuoses est la complexité : les chansons sont faites de méandres qui se tordent et se redressent, ceci de façon imprévisible. Et ils aiment ça…moi aussi! ‘Parallel Worlds‘ débute trés fort, outre l’intro relativement courte, par un morceau inspiré et quelque peu “arabisant”, intitulé “Awaken The Sphinx”. Terrible! Vient ensuite le morceau-fleuve le plus long de l’album, le plus épique aussi, “Losing”, anciennement “Losing All” (présent sur le mini-cd ‘Shadows of Insanity‘), qui démontre à lui tout seul, le talent et le potentiel énorme de VR. Les solos de claviers et de guitares font vraiment frémir…”Gone With The Tide” est ce que l’on peut considérer comme LE tube de l’album : entraînant à souhait, il posséde en lui l’âme de la séduction, il ensorcéle, nous transporte. Il est aussi le titre le plus lumineux de cet album. Une future bombe en live, assurément. Puis, les premières notes de “Five Senses” retentissent. Là non plus, rien à dire. Heavy et accrocheur, grâce à son refrain. “The Winged Serpent” me rappelle un peu le Dream Theater de la période ‘Train Of Thoughts’ de par sa “lourdeur” et sa structure, ainsi que le Symphony X de l’ére ‘The Odyssey’ à travers ses guitares. Trés agréable à écouter. La 7éme compo, l’orientalisant “Wasted Life” est un autre joyau qu’il se doit d’écouter du début à la fin pour en saisir toutes les subtiles nuances qui s’offrent à nous. De nombreux breaks et changements de tempos impromptus viennent interrompre l’atmosphère de quiétude et de sérénité qui régne ici. Notez le léger décalage entre le clavier et les guitares vers les 4 minutes 38, qui est une des preuve flagrante de leur génie, puisque s’insérant parfaitement dans la continuité du morceau. Enfin, le dernier titre, “2005 – Tears Of A Gargoyle” est, comme son nom l’indique, une version remixée et mise à jour d’une des chansons de ‘Genius Diary‘, le premier opus studio de VR, qui est sorti en 2000. Il s’agit de la ballade de l’album. Avec une intro trés calme et un refrain plus speed, ce morceau est à classer dans la catégorie heavy power prog. Il est un peu en dehors de la ligne musicale de l’album, mais, il est, néanmoins, superbe!

Vanilla Rex est un des jeunes espoirs d’une scéne, habituellement, menée par des groupes américains (Dream Theater, Symphony X, Kamelot) ou nordiques (Pagan’s Mind. Bien joué les gars!