Veda (FRA) : Mental Pabulum

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Veda (FRA) : Mental PabulumRares sont les groupes de prog’ en France. Pourtant, quelques-uns existent bel et bien : Hyskal, Far‘n’High, et quelques autres, plus ou moins bons et développant divers aspects. En dehors, se trouve Veda. Pourquoi en dehors? Tout simplement parce-que le groupe toulousain se démarque vraiment de ses collégues. Veda évolue dans un métal progressif intéressant, naviguant entre divers horizons musicaux, ne se limitant jamais aux seuls rock et metal. Il explore tout un tas de terrains plus ou moins délicats à emprunter, d’une électro-pop à un rock seventies à la Jethro Tull, en passant par des grooves jazzy. D’ailleurs, nous pouvons ressentir réguliérement, tout au long de l’album, les diverses influences qui ont forgé l’identité unique de Veda. Aprés une bonne démo, le groupe sort en cette année son excellent premier album, ‘Mental Pabulum‘, qui m’a réconcilié avec le vrai prog’. Ce mélange des styles apporte une aura particuliére à ce disque, qui posséde un son clair et puissant, malgré le son en réverb de la batterie (ce que, personnellement, je trouve un peu dommage) qui peut se révéler un peu agaçant. Outre cela, les musiciens, qui ont du talent, nous ont apporté là 11 titres d’une intelligence rarissime, magnifiés par des riffs heavy et une originalité sans faille : “Headwind”, le titre d’ouverture et ses samples électro, “Chance”, “Emergence”, “New Cassandras”, “Gods Of Nothingness”, etc…Toutes des perles, sans exceptions! L’écoute de ce disque vous procurera un plaisir sans fin, vous les fans de Dream Theater, de Deathstars ou de Jethro Tull, vous trouverez tous de quoi satisfaire votre appétit de progressif. Veda a créé là la surprise de ce début d’année dans la catégorie musique expérimentale. Une véritable et excellente offrande sortie tout droit des entrailles du label Brennus, qui nous habitue tout le temps à de trés bons albums. Veda est sans aucun doute l’avenir du métal progressif français. Magique et grandiose!

Veda : Mental PabulumRares sont les groupes de prog’ en France. Pourtant, quelques-uns existent bel et bien : Hyskal, Far’n'High, et quelques autres, plus ou moins bons et développant divers aspects. En dehors, se trouve Veda. Pourquoi en dehors? Tout simplement parce-que le groupe toulousain se démarque vraiment de ses collégues. Veda évolue dans un métal progressif intéressant, naviguant entre divers horizons musicaux, ne se limitant jamais aux seuls rock et metal. Il explore tout un tas de terrains plus ou moins délicats à emprunter, d’une électro-pop à un rock seventies à la Jethro Tull, en passant par des grooves jazzy. D’ailleurs, nous pouvons ressentir réguliérement, tout au long de l’album, les diverses influences qui ont forgé l’identité unique de Veda. Aprés une bonne démo, le groupe sort en cette année son excellent premier album, ‘Mental Pabulum‘, qui m’a réconcilié avec le vrai prog’. Ce mélange des styles apporte une aura particuliére à ce disque, qui posséde un son clair et puissant, malgré le son en réverb de la batterie (ce que, personnellement, je trouve un peu dommage) qui peut se révéler un peu agaçant. Outre cela, les musiciens, qui ont du talent, nous ont apporté là 11 titres d’une intelligence rarissime, magnifiés par des riffs heavy et une originalité sans faille : “Headwind”, le titre d’ouverture et ses samples électro, “Chance”, “Emergence”, “New Cassandras”, “Gods Of Nothingness”, etc…Toutes des perles, sans exceptions! L’écoute de ce disque vous procurera un plaisir sans fin, vous les fans de Dream Theater, de Deathstars ou de Jethro Tull, vous trouverez tous de quoi satisfaire votre appétit de progressif. Veda a créé là la surprise de ce début d’année dans la catégorie musique expérimentale. Une véritable et excellente offrande sortie tout droit des entrailles du label Brennus, qui nous habitue tout le temps à de trés bons albums. Veda est sans aucun doute l’avenir du métal progressif français. Magique et grandiose!

The GL Band : Rock 'n' Roll TeacherNon, ce n’est pas un nouvel album des Rolling Stones! C’est le trés bon premier album du The GL Band, groupe formé par 6 musiciens, dont trois ont déjà fait leurs armes avec de grosses pointures internationales du rock’n'roll, telles que Boxer, Taxi, Warning, Trust, Patrick Rondat, Chrissie Hynde (The Pretenders), Mick Jones (The Clash, Big Audio Dynamite) et le non moins célébre bluesman Fred Clayton. Autant dire que ces gars-là savaient ce qu’ils faisaient quand ils ont décidé de monter The GL Band, qui mêle savamment hard 70’s avec le rock sudiste et, dans une certaine mesure, rock’n'roll pur. Et autant le dire maintenant : ça groove dans tous les sens! Je n’ai jamais entendu de toute ma vie autant de morceaux groovy. Et pour moi, c’est un signe de qualité, étant donné qu’un morceau de hard digne de ce nom se doit de posséder une rythmique qui donne envie à celui qui l’écoute de sauter partout, une âme. Ici, c’est chose faite! Ecoutez des titres comme “Another Dose”, “Burnin’ River” (trés Pourpre Profond dans l’âme, avec ses nappes d’orgue Hammond, ses solos de guitares blackmoriens et sa partie de batterie qu’on dirait tout droit sortie de l’esprit génial de Ian Paice), “Enough”, “Too Much Whiskey”, “Black Gold” (un mix entre Iron Maiden et Queen), “God’s Business” (et son atmosphère à la Dio), “Down By The River Side” (et sa mélodie principale au piano, un peu dans le genre du rock’n'roll des années 60 et quelque peu country), “Everything I Do”, le reste des morceaux étant des ballades ou moins rythmés, et vous vous rendrez immédiatement compte de l’énorme potentiel de The GL Band. Ils arrivent en un seul album à retranscrire 2 décénnies de l’histoire du rock, tout en gardant une modernité nécessaire. Ce n’est pas donné à tous les groupes. De plus, il s’agit d’un album réalisé par un groupe d’amis qui voulaient se faire plaisir! Cela se ressent durant toute la durée de l’écoute, se traduisant par une dynamique à toute épreuve à travers la joie véhiculée par les zicos à l’auditeur. Pour en revenir un peu à la phrase du début, ce qui peut faire un peu confondre les deux groupes (The Rolling Stones avec The GL Band), ce n’est pas vraiment la musique, mais plutôt la voix de Pat Llaberia, dont l’organe vocal n’est pas sans rappeler celui de Mick Jagger. A mon avis, le groupe ira loin et saura sûrement s’imposer rapidement sur la scéne rock/hard francophone. Tout simplement “Rock’n'Roll!!”.

Wild West : Live In The WestAprés deux excellents albums, sortis respectivement en 1998 et 2003, le groupe français fait son come-back en 2005 avec un premier album live, enregistré, comme son nom l’indique, dans l’Ouest de la France. Certes, le disque contient seulement 10 titres issus des deux précédents opus, qui se révélent être assez courts (trop peut-être?) ainsi qu’un dernier titre, une reprise du “Chain Of Fools” de Aretha Franklin, ma foi, plutôt réussie, mais il est excellent…Ce live a été parfaitement enregistré, le son puissant et clair est exceptionnel pour une production française et le show, bien que sans trop d’interventions du frontman, semble survolté, à en entendre le public. La plupart des hits du groupe sont là, bien présents : “Cross BOnes Banner”, “Spread Your Wings”, “Desert Plains”, “Calico”, “Second To NOne“, “Fool For Your Fuel“, “Devil’s Pass” (sur laquelle le groupe a un invité de marque, en la personne de leur ancien batteur). Ce live est d’une qualité rare, le hard rock des frenchies est heavy à souhait et la présentation soignée : une pochette simple et épurée, qui en dit long sur la musique de Wild West, ainsi qu’un format digipack de toute beauté. Le combo de l’Ouest Sauvage a gâté ses supporters! Ce live représente vraiment bien ce qu’est Wild West : le porte-parole du heavy rock U.S. à la sauce hexagonale. Les ambitions de Erik Domenech (guitares) et de Denys Felicité (batterie) de redonner au Hard Rock ses lettres de noblesse se sont révélées être un succés. Wild West est LE groupe de hard français, une pointure du genre à mettre au même niveau que Gotthard ou Shakra. A quand un G(roupe)3 GotthardShakraWild West?? Vivement leur prochain chef d’oeuvre, qui risque d’être trés succulent!

Messaline : Guerres PudiquesMalgré un nom intéressant, est une présentation soignée (digipack), l’album se révéle être décevant : les chansons ne sont pas trés originales, assez normales, manquant un peu d’inspiration et le son, un peu statique, bien que clair, ne les met pas du tout en valeur, car un peu lourd pour du heavy. Aucun relief ne se dégage de la production. CELA DIT, on trouve quand même de bons morceaux sur ‘Guerres Pudiques‘, carrés et entraînants, bien qu’ils auraient été plus puissants si la production avait été efficace. En fait, le côté négatif vient de la production. Effectivement, une production puissante aura tendance à donner plus de vie à une chanson, tandis qu’une production plus mince, plus aseptisée, la desservira…Malheureusement, la seconde affirmation est de mise ici. Pourtant, des titres tels que “Safari Misère”, “Le Café du Paradis”, l’hilarant et trés noirdésirien “Les Cailles au Fenouil”, l’éponyme “Messaline“, “Cheval de Bataille”, “French Paradoxe” et “Première Sommations”, pourraient nous faire penser le contraire, étant donné leur côté heavy prédominant, qui ne ressort pas tout à fait bien, ne se ressent pas forcément. Outre ce probléme, rien d’autre n’est mauvais. On peut, donc, affirmer que cet album nous présente mi-figue mi-raisin un Messaline voulant en découdre et prêt à lutter pour une place dans le peloton de tête des groupes de heavy metal en France. Mais, cette détermination sans faille, ne suffit pas pour sortir un excellent album…Ce ‘Guerres Pudiques‘ est, par conséquent, un bon album, mais, aurais pu facilement être meilleur. Espérons que le groupe ne se reposera pas sur ses lauriers et aura l’ambition de passer à la vitesse supérieures. Du courage, les gars!!

Messaline : Guerres Pudiques

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Messaline : Guerres PudiquesMalgré un nom intéressant, est une présentation soignée (digipack), l’album se révéle être décevant : les chansons ne sont pas trés originales, assez normales, manquant un peu d’inspiration et le son, un peu statique, bien que clair, ne les met pas du tout en valeur, car un peu lourd pour du heavy. Aucun relief ne se dégage de la production. CELA DIT, on trouve quand même de bons morceaux sur ‘Guerres Pudiques‘, carrés et entraînants, bien qu’ils auraient été plus puissants si la production avait été efficace. En fait, le côté négatif vient de la production. Effectivement, une production puissante aura tendance à donner plus de vie à une chanson, tandis qu’une production plus mince, plus aseptisée, la desservira…Malheureusement, la seconde affirmation est de mise ici. Pourtant, des titres tels que “Safari Misère”, “Le Café du Paradis”, l’hilarant et trés noirdésirien “Les Cailles au Fenouil”, l’éponyme “Messaline“, “Cheval de Bataille”, “French Paradoxe” et “Première Sommations”, pourraient nous faire penser le contraire, étant donné leur côté heavy prédominant, qui ne ressort pas tout à fait bien, ne se ressent pas forcément. Outre ce probléme, rien d’autre n’est mauvais. On peut, donc, affirmer que cet album nous présente mi-figue mi-raisin un Messaline voulant en découdre et prêt à lutter pour une place dans le peloton de tête des groupes de heavy metal en France. Mais, cette détermination sans faille, ne suffit pas pour sortir un excellent album…Ce ‘Guerres Pudiques‘ est, par conséquent, un bon album, mais, aurais pu facilement être meilleur. Espérons que le groupe ne se reposera pas sur ses lauriers et aura l’ambition de passer à la vitesse supérieures. Du courage, les gars!!

Stereoxyde : V2.0Oyez, oyez, brave gens! Le Stereoxyde nouveau est arrivé, apportant par la même occasion un nouveau souffle à la vague heavy metal classique français! En effet, le groupe du sud de la France est ce que l’on peut considérer comme l’espoir d’une scéne trés effacée, mise de côté par les trés nombreux combos de death, de black et de néo qui naissent chaque jour en France. On pourrait même le considérer comme le messie en ces temps de disette heavy metallique francophone, où les amateurs du genre n’ont rien (ou presque) à se mettre sous la dent. Cela dit, nous pouvons affirmer sans se tromper que Stereoxyde a un talent que beaucoup de groupes n’ont pas : il sait écrire de trés bonnes chansons qui mêlent habilement solos maidenesques et touches personnelles, notamment à travers la voix de Doume Rossini. Aprés avoir sorti une démo (1999) et un premier album (2002), le groupe nous revient en 2006 avec ‘V2.0‘, une rondelle qui va en laisser plus d’un métalleux bouche bée. Pratiquement tous les titres sont de véritables joyaux, comme seul les groupes français peuvent en faire : la langue de Molière, qui ajoute un certain exotisme au style pratiqué par les 5 musiciens, ainsi que les coups de médiator typiques, démontrent une certaine différence avec les groupes étrangers, ce qui flatte l’ego de votre serviteur, étant donné que cette “différence” prend la forme d’une plus grande aptitude artistique. Qu’il est bon d’être métalleux français, même en ces temps de famine musicale!! Jamais le métal français n’aura été aussi riche en bonnes surprises depuis les dernières 15 années. Mais, revenons-en à l’album : les 11 titres de ‘V2.0‘ vous feront frémir, tout en vous faisant taper du pied, particulièrement “Antisectique”, “La Haine”, “Des Nuits Sans Sommeil”, “Mutilation Contrainte”, “Naïf”, “Le Répondeur Du Saint-Père” et “Que Vive La Communauté”, les meilleurs titres sur ce disque. Autre particularité, les textes : parfois comiques, parfois plus sombres, mais toujours vrais et d’actualité. Non, vraiment…Rien à dire sur la qualité, elle est vraiment excellente! Brennus a bien fait de signer ce groupe, qui a un bel avenir devant lui. Souhaitons-lui tout le meilleur et soutenons la, malheureusement, réduite scéne heavy metal française, spécialement Stéréoxyde, parce-que, comme L’Oréal le dit toujours, “ils le valent bien”!

Iron Maiden (UK-1) : No Prayer for the DyingSeventh Son Of A Seventh’ a montré aux fans une nouvelle facette de Maiden, plus progressive et plus contemporaine. La sophistication via les synthés et l’apport de nouvelles innovations, a permis au groupe britannique d’accéder à un nouveau palier, atteignant du coup, le paroxysme de sa carrière. La gloire apportée à Maiden sur un plateau d’argent a chamboulé quelque peu les rapports entre les musiciens, rapports un peu tendus. Et c’est en 1989 que la mauvaise nouvelle tombe : Adrian Smith quitte le navire, emportant avec lui toute la créativité du combo, laissant ses collégues dans le désarroi. Le remplaçant du guitariste a été annoncé dans la foulée : Janick Gers, guitariste assez critiqué à l’époque, remplace le beau blond. Les fans ont du mal à avaler ce changement de line-up et boudent un peu la nouvelle mouture de la Vierge de Fer ainsi que ses productions qui vont suivre. Smith ne s’en est pas allé sans composer encore un titre (!!) pour ‘No Prayer for the Dying‘ qui sort en 1990, soit deux années aprés ‘Seventh Son of a Seventh Son‘, qui s’était bien classé dans les charts un peu partout dans le monde (#1 en Angleterre!!). Le disque est un album qui ne restera pas dans les mémoires, étant donné son caractére plutôt primaire et ses titres assez faibles dans l’ensemble, malgré deux ou trois compositions carrées et entraînantes (“Tail Gunner”, “Holy Smoke“, “Bring Your Daughter To The Slaughter“). C’est la première fois, depuis le début de sa carrière que Steve Harris n’a pas vu un seul single être disque d’or ou placé dans les charts. Peut-être est-ce la faute à l’atmosphère noire qui régne sur ‘No Prayer” ou du son non réjouissant et quelque peu mou du genou…Personne ne saura jamais pourquoi cet album ne plaît pas! Toujours est-il que le départ d’Adrian (suivi 4 ans plus tard par celui de Bruce Dickinson) a engendré un tel choc dans la communauté métal que Maiden ne s’en est pratiquement jamais remis entre 1990 et 1999. Les chansons se suivent, mais, n’apportent quasiment rien de nouveau (contrairement aux albums précédents) au métal mélodique de la Vierge de Fer. Il s’agit sûrement de ce fait qui donne un goût amer à cette rondelle, pas mauvaise, mais, assurément pas la meilleure. Maiden nous a habitué à mieux. De plus, un autre élément sera quasi-fatal à Maiden, un élément extérieur qui sera conséquent : le Grunge, originaire de Seattle, en vogue au début des années 90, représenté par des groupes tels que Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden, etc…Mais, Maiden a sû résister à cette nouvelle mode, grâce à son capitaine et fondateur, le bassiste Steve Harris, qui n’a jamais capitulé devant l’adversité et les effets de mode. Grâce à lui, Iron Maiden est toujours là et en forme! Merci Steve!! ‘No Prayer for the Dying‘ a été une sorte de chant du cygne pour IM. Heureusement, les fans les moins INTransigeants, plus nombreux, ont fini par accepter leur déception vis à vis du départ de Smith et ont donné une chance au combo britannique, ainsi qu’au petit nouveau, Janick Gers. ‘No Prayer’ est l’emblême de la ténacité avec laquelle Steve & co se sont battus pour faire de leur enfant ce qu’il est aujourd’hui, c’est à dire une véritable machine de guerre, prête à écraser toutes les embûches qui se trouveront sur son passage. Finalement, cet album moyen a été utile à une chose : il a soudé le groupe plus que jamais et a montré à la face du monde que les effets de mode (le Grunge à l’époque) ne durent jamais et que la seule chose qui dure, est une musique faite avec le coeur, sincére, qui ne céde pas aux labels et jouée par des musiciens qui ne plient jamais devant les obstacles…

Edguy : MandrakeAprés un excellent ‘Savage Poetry‘, considéré comme le 5éme album des allemands d’Edguy même s’il s’agit d’un remaster, le groupe de Fulda nous revient en 2001 avec un disque sulfureux, résolument moderne, puissant et inspiré, le fabuleux ‘Mandrake‘, qui reste, à ce jour, le préféré des fans. Tobias Sammet et sa bande nous ont pondu là un disque à classer parmi les classiques du heavy. Contenant son lot de brûlots (“Tears Of A Mandrake“, “Golden Dawn“, “All The Clowns”, “The Pharaoh“, “Fallen Angels”, “Painting on the Wall“, “Save Us Now”), ‘Mandrake‘ est un pur chef d’oeuvre de heavy speed à l’allemande, avec ses mélodies typiques et ses refrains grandiloquents et pompeux. Jonglant entre titres courts, rapides et efficaces (“Golden Dawn“, “All The Clowns”, “Nailed To Th Wheel”, “Fallen Angels”, “Save Us Now”), ballade langoureuse (“Wash Away The Poison“), mid-tempo plaisants (“Painting on the Wall“) et titres fleuves, longs et épiques (“Tears Of A Mandrake“, “The Pharaoh“), les musiciens nous démontrent tout le savoir faire teuton, ainsi que leur talent immense, à la fois au niveau de leur jeu carré et bien rentre dedans, que sur le plan de l’écriture de compos réussies de A à Z. ‘Mandrake‘ prouve au monde qu’il faudra désormais compter sur Edguy dans l’avenir pour perpétuer l’héritage de leurs prédecesseurs et enflammer les coeurs de millions de métalleux (mais surtout de métalleuses, hehe. N’est-ce pas Tobi?) avec des riffs acérés et des notes fluides naviguant entre promenades terre-à-terre et virevolte céleste, atteignant les horizons les plus élevés! Se rajoute à cela un titre bonus, le trés banal “The Devil & The Savant”, qui aurait pu figurer sans mal aux côtés de “Painting on the Wall“, puisque explorant lui aussi des rythmiques plus lentes. Tout cela pour dire qu’avec ‘Mandrake‘, le groupe germanique est devenu l’idole de toute une frange de metalheads qui, depuis, n’a jamais abandonné Tobi et sa bande, fidéles à ces musiciens virtuoses. Un bien beau témoignage de ce qu’il se fait de mieux outre-rhin!

Iron Maiden (UK-1) : No Prayer for the DyingSeventh Son Of A Seventh’ a montré aux fans une nouvelle facette de Maiden, plus progressive et plus contemporaine. La sophistication via les synthés et l’apport de nouvelles innovations, a permis au groupe britannique d’accéder à un nouveau palier, atteignant du coup, le paroxysme de sa carrière. La gloire apportée à Maiden sur un plateau d’argent a chamboulé quelque peu les rapports entre les musiciens, rapports un peu tendus. Et c’est en 1989 que la mauvaise nouvelle tombe : Adrian Smith quitte le navire, emportant avec lui toute la créativité du combo, laissant ses collégues dans le désarroi. Le remplaçant du guitariste a été annoncé dans la foulée : Janick Gers, guitariste assez critiqué à l’époque, remplace le beau blond. Les fans ont du mal à avaler ce changement de line-up et boudent un peu la nouvelle mouture de la Vierge de Fer ainsi que ses productions qui vont suivre. Smith ne s’en est pas allé sans composer encore un titre (!!) pour ‘No Prayer for the Dying‘ qui sort en 1990, soit deux années aprés ‘Seventh Son of a Seventh Son‘, qui s’était bien classé dans les charts un peu partout dans le monde (#1 en Angleterre!!). Le disque est un album qui ne restera pas dans les mémoires, étant donné son caractére plutôt primaire et ses titres assez faibles dans l’ensemble, malgré deux ou trois compositions carrées et entraînantes (“Tail Gunner”, “Holy Smoke“, “Bring Your Daughter To The Slaughter“). C’est la première fois, depuis le début de sa carrière que Steve Harris n’a pas vu un seul single être disque d’or ou placé dans les charts. Peut-être est-ce la faute à l’atmosphère noire qui régne sur ‘No Prayer” ou du son non réjouissant et quelque peu mou du genou…Personne ne saura jamais pourquoi cet album ne plaît pas! Toujours est-il que le départ d’Adrian (suivi 4 ans plus tard par celui de Bruce Dickinson) a engendré un tel choc dans la communauté métal que Maiden ne s’en est pratiquement jamais remis entre 1990 et 1999. Les chansons se suivent, mais, n’apportent quasiment rien de nouveau (contrairement aux albums précédents) au métal mélodique de la Vierge de Fer. Il s’agit sûrement de ce fait qui donne un goût amer à cette rondelle, pas mauvaise, mais, assurément pas la meilleure. Maiden nous a habitué à mieux. De plus, un autre élément sera quasi-fatal à Maiden, un élément extérieur qui sera conséquent : le Grunge, originaire de Seattle, en vogue au début des années 90, représenté par des groupes tels que Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden, etc…Mais, Maiden a sû résister à cette nouvelle mode, grâce à son capitaine et fondateur, le bassiste Steve Harris, qui n’a jamais capitulé devant l’adversité et les effets de mode. Grâce à lui, Iron Maiden est toujours là et en forme! Merci Steve!! ‘No Prayer for the Dying‘ a été une sorte de chant du cygne pour IM. Heureusement, les fans les moins INTransigeants, plus nombreux, ont fini par accepter leur déception vis à vis du départ de Smith et ont donné une chance au combo britannique, ainsi qu’au petit nouveau, Janick Gers. ‘No Prayer’ est l’emblême de la ténacité avec laquelle Steve & co se sont battus pour faire de leur enfant ce qu’il est aujourd’hui, c’est à dire une véritable machine de guerre, prête à écraser toutes les embûches qui se trouveront sur son passage. Finalement, cet album moyen a été utile à une chose : il a soudé le groupe plus que jamais et a montré à la face du monde que les effets de mode (le Grunge à l’époque) ne durent jamais et que la seule chose qui dure, est une musique faite avec le coeur, sincére, qui ne céde pas aux labels et jouée par des musiciens qui ne plient jamais devant les obstacles…

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