Tears : Falling CertaintyLe groupe Tears, qui nous arrive tout droit de Grèce, a sorti ‘Falling Infinity‘, sa première démo, en 2005. J’en vois déjà certains parmi vous qui vont dénigrer ce groupe en raison de son origine et vous auriez tort de le faire, puisque ce groupe posséde un certain talent de composition. Les chansons (sans compter l’outro) sont, sans être réellement transcendantes, trés bien écrites et démontrent le potentiel conséquent de Tears. La principale force de Tears est le sens des mélodies délicates et subtiles et la douceur avec laquelle le groupe les distillent tout au long de ‘Falling Infinity‘. Il est surprenant, d’ailleurs, d’entendre du prog’ de la part des grecs puisque nous savons que ce pays est plus proche de la mouvance extrême (exception faite de Firewind et de Tears), connue pour ses riffs saturés et des vocaux hurlés voire grognés. Mais, tout au long de ‘Falling Infinity‘, le plaisir monte et atteint un pic sur le dernier morceau. Nous devons avouer qu’il faut plusieurs écoutes pour bien comprendre le mécanisme de cet album, qui s’avère complexe, bien qu’accessible de par son atmosphère légére et chaleureuse. Je sais que cela peut paraître paradoxal pour du dark metal, mais, le côté le plus exacerbé est celui lumineux du prog’. Ce disque a une double facette qui peut attirer deux publics différents, un peu comme l’a fait Opeth auparavant. D’ailleurs, Tears tient beaucoup du groupe suédois, non pas qu’il en est la copie, mais, parce-qu’il suit un chemin paralléle. Il n’y a aucun défaut, si ce n’est une production encore assez linéaire et un chanteur pas toujours trés juste, mais, ce ne sont que des détails, qui n’empiétent pas sur les éléments positifs. L’écoute de ‘Falling Infinity‘ vous fera passer un agréable moment, j’en suis sûr. Mais, patientons jusqu’à la sortie de leur premier album pour être réellement capable de juger leur véritable potentiel et leur détermination. ;-)

Cyril Lepizzera : EternityLa région de Marseille est une région non seulement où le soleil régne, où les retraités jouent à la pétanque et où le pastagaz coule à flot, elle est également le berceau de nombreux talentueux musiciens, qui évoluent dans de nombreuses sphères musicales. Parmi eux, Cyril Lepizzera qui est un guitariste émerite, un nouveau venu dans le monde assez restreint des guitar-heroes. Ce premier enregistrement studio démontre toutes les qualités du jeu du guitariste, qualités quasiment illimitées. Comme les albums solo de tous les guitar-heroes, celui-ci est complétement instrumental. Aucun chanteur n’est de la partie. Ce qui peut trés vite se réveler ennuyeux (cette absence de lignes vocales) ne l’est pas ici : on découvre sans cesse de nouveaux éléments et de nouvelles ambiances. Mais, ATTENTION!, cela ne veut pas dire que le disque est progressif…Non, il ne l’est pas, même si certains titres sont à la limite du progressif, par leur longueur caractéristique de ce genre ou par leur côté léger et atmosphèrique. D’ailleurs, certains me rapellent ce que faisait Joe Satriani dans les années 80, l’émotionnel en plus! Car Cyril Lepizzera sait aussi laisser transparaître toute l’émotion et les sentiments via les mélodies subtiles, naissant grâce à ses doigts habiles. Tout est parfait sur ‘Eternity‘…ou presque, le seul point noir étant la boîte à rythme en guise de batterie, petit anachronisme sur cet album, principalement au niveau du son lumineux qui s’en trouve quelque peu gâché, et des quelques minuscules décalages musique/rythmique qui ponctuent parfois les chansons. Néanmoins, cela n’enlève pas le plaisir infini que l’on peut éprouver à l’écoute de ce petit chef d’oeuvre. Il s’agit assurément d’une révélation! Cyril Lepizzera est-il le Satriani français? A vous de le découvrir…;-)

Zippo : Ode To MaximumZippo est un de ces groupes pour qui rester hors des sentiers battus est un chemin de vie. Et le combo italien nous le prouve avec ce premier album, entièrement auto-produit, en nous assénant un stoner rock metal de qualité, je dois le reconnaître, malgré le fait que, personnellement, j’ai du mal à accrocher à ce style, préférant à celui-ci le heavy rock sudiste de Nashville Pussy. Qualitativement, la musique de Zippo (non, ce ne sont pas eux les inventeurs du célèbre briquet) n’est pas “ordinaire” : originale puisque mélangeant différentes influences, elle fait la part belle à la lourdeur et au riffs typiques du stoner, c’est à dire des mélodies un peu décalées et des soli bluesy d’une simplicité étonnante…La puissance du son est elle aussi trés surprenante pour une auto-production! Autre chose qu’il est important de noter, ce sont ces cris vraiment trés énervés sur certaines compos (“S.N.A.P.R.S.T.”) qui bottent le derrière. Quatres éléments supplémentaires présents sur cet album : un instrumental (“Night Jam”), fait rarissime dans le stoner, un morceau épique de plus de 8 minutes (“Crazy Forest“), qui débute tranquillement avec des guitares atmosphèriques, et, chose plus étrange, une intro (“Alpha”) et une outro (“Omega”). Au final, un mélange des genres agréable, qui plaira à coup sûr aux fans de stoner. Un premier effort réussi!

Zippo : Ode To Maximum

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Zippo : Ode To MaximumZippo est un de ces groupes pour qui rester hors des sentiers battus est un chemin de vie. Et le combo italien nous le prouve avec ce premier album, entièrement auto-produit, en nous assénant un stoner rock metal de qualité, je dois le reconnaître, malgré le fait que, personnellement, j’ai du mal à accrocher à ce style, préférant à celui-ci le heavy rock sudiste de Nashville Pussy. Qualitativement, la musique de Zippo (non, ce ne sont pas eux les inventeurs du célèbre briquet) n’est pas “ordinaire” : originale puisque mélangeant différentes influences, elle fait la part belle à la lourdeur et au riffs typiques du stoner, c’est à dire des mélodies un peu décalées et des soli bluesy d’une simplicité étonnante…La puissance du son est elle aussi trés surprenante pour une auto-production! Autre chose qu’il est important de noter, ce sont ces cris vraiment trés énervés sur certaines compos (“S.N.A.P.R.S.T.”) qui bottent le derrière. Quatres éléments supplémentaires présents sur cet album : un instrumental (“Night Jam”), fait rarissime dans le stoner, un morceau épique de plus de 8 minutes (“Crazy Forest“), qui débute tranquillement avec des guitares atmosphèriques, et, chose plus étrange, une intro (“Alpha”) et une outro (“Omega”). Au final, un mélange des genres agréable, qui plaira à coup sûr aux fans de stoner. Un premier effort réussi!

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