Empire : The Raven Ride

The Raven RideCes deux ou trois dernières années ont vu la côte de popularité du classic metal remonter, grâce à des sorties plus ou moins événementielles telles que celles d’Iron Maiden, de Judas Priest, d’Ozzy Osbourne, etc, ou plus anecdotiques, car les groupes les moins vendeurs sont en général les plus puissants et meilleurs au niveau de la composition, comme le prouve ce dernier album de Empire. La formation internationale menée par le tonitruant Tony Martin, l’ex-chanteur de Black Sabbath, vient de nous pondre un trés bon album, qui est à ranger aux côtés de ‘Heaven And Hell’ du Sabbath Noir. Car, bien sûr, Tony ne peut s’empêcher de chanter du heavy metal teinté 80’s. Et il a bien raison, puisque sa voix majestueuse, chaleureuse et puissante colle parfaitement à ce genre de musique! Avec ses 2 compères (le guitariste Rolf Munkes et le bassiste Neil Murray), et un newbie en la personne de André Hilgers, le batteur de Silent Force, il nous offre avec ‘The Raven Ride‘ un retour en arrière salvateur tout en gardant un son contemporain. Ce qui aurait pu s’avérer un exercice assez périlleux est, en réalité, un trésor métallique : puissance, musicalité, mélodie, chaleur, lourdeur, se retrouvent mariés dans un melting-pot détonant. Tout au long des 10 titres, nous avons l’impression de revenir à la période glorieuse du heavy où Iron Maiden sortait son ‘Powerslave’, où Metallica commençait à faire parler d’eux et où Saxon était au paroxysme de sa carrière. Puissance, mélodies et inspiration sont absolument au rendez-vous ici. Il n’y a rien de négatif à dire sur cet album puisque toutes les compos sont directes et majesteuses, puisant les refrains au fin fond du passé et telle une Fontaine de Jouvence, ramènent les auditeurs vers leur adolescence ou leur enfance dorée. Il ne faut pas que vous vous arrêtiez à sa pochette car il y a une telle richesse musicale dans le heavy de Empire à côté de laquelle vous pourriez bien passer, ce qui serait rééllement dommage! Empire est une véritable machine à remonter dans le temps et seule son écoute attentive vous le démontrera. Magique!

> Chroniques, Rock Metal — admin @ 12:00 am

June 30, 2006

Beautiful Sin : The Unexpected

The UnexpectedAprés être parti de Helloween, le batteur teuton Uli Kusch a formé aux côtés de Roland Grapow (ancien Helloween, lui aussi) le groupe Masterplan qui a énormément de succés et qui, malheureusement, a vu récemment le départ de son talentueux frontman norvégien, j’ai nommé Jorn Lande. Il y a de cela quelque temps, Uli a voulu changer un peu d’habitudes et a fondé un autre combo, mené par l’énergique Magali Luyten, nommé Beautiful Sin. Pour la petite histoire, l’origine du groupe est située en 2002, lorsque Uli a rencontré Magali, qui voulait enregistrer un album avec son groupe à elle. Il avait accepté de produire la démo du jeune combo, mais, le CD n’a jamais vu le jour, car aucun label n’a voulu le distribuer. Désormais, le groupe de Magali est de l’histoire ancienne. Uli, de son côté, a voulu créer son propre projet, parallélement à Masterplan, et l’idée d’écrire un album s’est clarifié en 2004. Uli a recontacté Magali pour lui proposer le poste de chanteuse. Aprés des mois d’écriture, le tandem germano-belge, entouré de Jorn Viggo Lofstad et Steinar Krokmo (tous deux membres de Pagan’s Mind) respectivement aux guitares et à la basse et de Axel Mackenrott (Masterplan) aux claviers, vient de sortir un album puissant et inspiré, nommé à juste titre ‘The Unexpected‘, étant donné le caractère inattendu de certaines chansons. L’album ne s’écarte pas vraiment des sentiers déjà empruntés par Masterplan, néanmoins, il ne s’agit pas vraiment non plus d’un clone du groupe allemand, puisque ‘The Unexpected‘ est parsemé de quelques pincées bienvenues de gothique à la Lacuna Coil. Mais, attention!, cet album est original à plus d’un titre : tout d’abord, le chant est couillu et peut parfois rappeler le timbre de voix de l’américaine Kimberley Goss de Sinergy. Magali sait jongler entre force et émotions, prendre l’auditeur aux tripes. Ensuite, les 11 + 1 (bonus) titres de l’album sont tous heavy à souhait, surtout “Lost”, “This Is Not The Original Dream”, “The Spark Of Ignition”, “Give It Up Once For All”, “Pechvogel”, “Metalwaves” (plus speed que heavy, mais, tout aussi efficace!), avec quelques ralentissements plutôt romantiques et reposants, tels que la ballade “Closer To My Heart” et les instrumentaux “Brace For Impact” et “The Beautiful Sin“, qui clôt l’album en beauté avec cette mélodie émouvante jouée au piano. Enfin, le son est clair et limpide, et l’on se dit en écoutant ‘The Unexpected‘, empli de trés bonnes surprises, que Beautiful Sin a tous les atouts en main pour se placer largement dans le peloton de tête des groupes métal européens. Ce ‘The Unexpected‘ est une véritable réussite à tous points de vue. Espérons rapidement voir le groupe sur scène, car il mérite à 100% qu’on lui rende hommage en direct.

> Chroniques, Progressive Metal — admin @ 12:00 am

June 20, 2006

Nightwish : End Of An Era (DVD)

End Of An Era (DVD)Quelques mois aprés que Tuomas ait éjecté Tarja du groupe, Nightwish vient de sortir enfin son DVD controversé, puisque pas mal de problèmes causés par Marcelo, le mari de l’ex-frontwoman, qui refusait la mise en vente de ce témoignage ultime en live de la formation avec le dernier line-up avant la séparation que l’on connaît, et la mauvaise foi de certains die-hard fans, ont ralenti la production de ce DVD. Néanmoins, grâce à la motivation solide de Tuomas Holopainen et de son management, nous tenons entre nos mains la “Bête”. Quoique ce terme un peu exagéré ne corresponde pas vraiment au contenu de ce DVD trop maigre et épuré. En effet, nous ne retrouvons, ici, qu’un seul cOncert, ainsi qu’un documentaire d’une durée d’une heure, qui ne révéle pas totalement les dessous de la période qui a précédée la dernière soirée de cOncert. Une gallerie photos “complète” cette rondelle peu nourrissante, car nous laissant encore sur notre faim. En lui même, le cOncert est trés bon, énergique et trés bien mené par le trio Holopainen/Hietala/Turunen et le son est hyper puissant. L’exécution est carrée, le spectacle grandiose grâce aux effets pyrotechniques trés présents et surtout au lightshow, magique et romantique : les spots doux de couleur bleue donnent un côté mystérieux et océanique, qui sied bien au monde créé par le combo finlandais. La clarté de l’image et le montage apportent de l’émerveillement visuel et l’on se surprend à être emporté par les 18 chansons interprétées ce soir-là à la Hartwall Arena de Helsinki. Tous les tubes sont là, mais, on peut regretter l’absence de certaines excellentes compositions du quintet telles que “Stargazers”, “The Elvenpath”, “Romanticide”, “The Pharaoh Sails To Orion”, “Gethsename”, “Wanderlust” et “Oceansoul”…Notons également la présence de John Two-Hawks, l’indien de “Creek Mary’s Blood“, sur ce titre de “Once” ainsi que sur un relativement court interlude intitulé “Stone People”, et les nombreuses tenues affriolantes de Tarja, élégante et majestueuse. Ce cOncert est un véritable régal pour les yeux et les oreilles, qui vaut à lui seul l’acquisition du DVD. Le documentaire, quant à lui, n’est pas trés intéressant, mais, montre bien la séparation progressive entre Tarja et les garçons par une tension bien visible. Aucun véritable sourire lors des interviews ou conférences de presse, ou alors forcé, et presque aucun contact ou discussions entre les membres du groupe. Ce témoignage vidéo aurait pu s’intituler “La décadence d’une légende”, tant il est direct et sans artifices. Enfin, la traditionnelle galerie photos est ici plus un album-souvenirs annonçant le chant du cygne qu’un exhibition des meilleurs moments de cette période “Tarja“. D’où le titre, ‘End Of An Era‘, dont la pochette est horriblement explicite. Nightwish et Tarja suivent leur chemin chacuns de leur côté, les premiers étant à la recherche de leur nouvelle chanteuse et étant prêts à enregistrer un nouvel opus qui s’annOnce, selon les dires de son leader, plus heavy, bien qu’étant similaire aux précédents dans le fond, la seconde se produisant dans divers pays dans des pièces musicales classiques des plus grands compositeurs d’opéras. Un événement triste au fond, mais, à considérer comme une véritable renaissance…

> Chroniques, Metal — admin @ 12:00 am

Cyril Lepizzera : Servatis A Maleficum

Servatis A MaleficumUne année aprés la sortie de son excellent premier album, ‘Eternity‘, le guitariste talentueux marseillais, Cyril Lepizzera, vient de remettre le couvert avec ‘Servatis A Maleficum‘, qui, tout en étant dans la continuité du premier opus, innove véritablement en rafraîchissant son son. Ce second album est bien plus abouti que le premier et apporte plus d’expérimentation, bien que Cyril se base plus sur l’apport d’émotions, ce qui est véritablement le plus important. Les compositions sont beaucoup plus variées, s’étendant du rock mélodique (”The Abyss”, “Back To Life”) à l’acoustique (”The Everlasting Ways”, très “renaissance” dans la structure), bien que le principal style exploré par les doigts en or de Cyril est le hard avec des riffs metalliques que ne renieraient pas Iron Maiden, Stratovarius ou Kreator (le reste des titres). Nous pouvons ressentir à l’écoute de cette rondelle que Cyril a voulu nous surprendre et nous démontrer qu’il n’y a pas que le maître Satriani qui l’a influencé. Cette volonté de nouveauté est à souligner, car voici un guitariste passionné qui prouve que tous les guitaristes ne font pas des albums instrumentaux ennuyeux et sans âme! Cyril a créé des titres trés intéressants, musicalement riches et dont la sensibilité est remarquable. Bien meilleur que ‘Eternity‘, ‘Servatis A Maleficum‘, bien que sombre a priori à cause de la pochette ténébreuse et de son titre direct et d’habitude choisi par les groupes de black metal, un genre trés éloigné de celui suivi par Cyril, est chaleureux, clair (principalement grâce au son limpide et puissant), lumineux et trés atmosphèrique. Les soli sont majestueux et légers. Un superbe album qui ravira vraiment et rassemblera tous les amateurs de rock, de hard et de metal sous la magique guitare de l’extraordinaire Cyril Lepizzera! A noter que le disque sortira officiellement fin août, mais, vous pouvez dès à présent vous le procurer via le site web du label Brennus. A découvrir absolument!

> Chroniques, Guitar Hero — admin @ 12:00 am

June 17, 2006

Darjeeling : L’envers du décor

L'envers du décorLa première écoute de cet album chaméléon pourrait bien vous surprendre. En effet, le premier album des frenchies de Darjeeling est complétement déroutant : naviguant entre gothic et prog’, il est un peu ardu de suivre le quatuor dans ses “délires” de musiciens. A travers les 13 titres de ‘L’envers du décor‘, le groupe nous invite en un voyage metallique envoûtant qui s’engouffre aux confins de la raison humaine. Beaucoup d’influences sont passées en revue sur cet album à multiples facettes, mais, toujours de façon talentueuse. Car, il est nécessaire de préciser que les membres du groupe ont tous un parcours musical digne des plus grands maîtres : lauréats de concours prestigieux, éléves de la M.A.I. et de l’école Agostini et ayant joués aux côtés de musiciens célébres, le niveau technique est donc, ici, extrêmement haut. Notamment celui du vocaliste, dont le passage rapide d’un registre heavy à un registre lyrique est assez époustouflant de facilité. On dirait qu’il est composé de deux chanteurs évoluant chacun dans son monde et se donnant la réplique de temps en temps. Mais, rassurez-vous, le chant heavy reste prédominant! Le chant est assurément le vrai atout de Darjeeling. Versatile et original, il se démarque absolument des autres productions du genre. On sent une certaine détermination à proposer quelque chose de nouveau et de frais. C’est trés plaisant! J’apprécie vraiment cet album, non seulement, pour le chant, mais, aussi pour les chansons, puissantes, inspirées, différentes, avec une ambiance particulière, parfois délicatement hindoues, parfois trés funky, mais, toujours groovy et carrées. Si vous êtes en admiration devant Pink Floyd, Dream Theater, Led Zeppelin ou que vous ne rechignez pas sur un disque de jazz ou de style plus pop, vous adorerez ‘L’envers du décor‘. Parce-que Darjeeling est l’innovation incarnée.

> Chroniques, Progressive Metal — admin @ 12:00 am

June 8, 2006

Lordi : The Arockalypse Special Edition

The Arockalypse Special EditionLordi ou les grands gagnants de l’Eurovision 2006! Cet événement surprenant qui a eu lieu le 20 mai dernier en a surpris plus d’un télé- ou non spectateur, métalleux ou amateur de musique pop. Et pourtant, cela ne devrait pas étonner : avec le hit “Hard Rock Hallelujah“, le groupe venu de Laponie a tout atomisé sur son passage avec son heavy rock calibré FM et leurs costumes genre film d’horreur, ainsi qu’un show grandiose et “enflammé”! Néanmoins, le groupe participait à ce concours principalement pour promouvoir son nouvel album nommé trés justement ‘Arockalypse’. L’album débute par une intro un peu spéciale puisqu’elle prend la forme d’un flash spécial d’information digne des meilleures productions de séries B d’horreur des années 60, qui laisse place trés vite à la musique, et quelle musique! Un véritable enchantement pour les oreilles. Ce disque est vraiment métal en diable! Que de tubes allant droit au but pour nous massacrer : “Bringing Back The Balls To Rock”, “The Deadite Girls Gone Wild“, “The Kids Who Wanna Play With The Dead”, “Who’s Your Daddy”, le single par excellence en “Hard Rock Hallelujah“, “They Only Come Out At Night”, “The Chainsaw Buffet” et son intro trés “tronçonneuse”, le USien “Good To Be Bad” et son synthé façon années 80 (bon joviesque!), “The Night Of The Loving Dead”, “Supermonstars (The Anthem Of The Phantoms)” et son refrain grandiloquent, ainsi qu’une certaine nouveauté pour Lordi : une pseudo-ballade de toute beauté intitulée “It Snows In Hell“. Il s’agit vraiment de morceaux qui ravagent tout, une véritable apocalypse de pur rock’n'roll, une avalanche de chorus que l’on croirait tout droit sortis des années 80! Ce disque est absolument gigantesque, une pure tuerie. Nous tenons enfin là le nouveau groupe sensation qui pourra peut-être ouvrir la voie au métal à la fois à la télé et dans l’esprit des gens…

> Chroniques, Hard Rock — admin @ 12:00 am

June 6, 2006

MSG : Tales Of Rock’N'Roll

Tales Of Rock'N'RollTout le monde connaît Michael Schenker, l’un des guitaristes rock/metal les plus prolifiques de sa génération, nul besoin, donc, de le présenter ici, tant sa féconde discographie peut laisser rêveur plus d’un musicien en mal d’inspiration. Aprés un début de carrière en tant que second guitariste aux côtés de son frère Rudolf dans la formation hard-rock hamburgeroise mondialement renommée Scorpions, le guitariste se lance en solo et nous émerveiller de son talent pendant près de 25 années dédiées au rock’n'roll, son genre favori! Et c’est pour fêter cet événement (tenir 25 années dans le showbiz sans tomber dans l’oubli est assez difficile!) qu’il a décidé de sortir cet enregistrement anthologie qui comprend 17 titres efficaces et directs, trés rock dans l’âme, avec, néanmoins, quelques riffs bien heavy. Ceci ne semble peut-être pas trés original à vos yeux, mais, il est important de noter que la démarche entreprise par le musicien est, elle, assez originale : toutes les chansons sont inédites et chaque duo de titres intérprétés par tous les vocalistes ayant fait partie du McAuley Schenker Group. Comme le souligne Michael Schenker, “tous les chanteurs ayant été dans le groupe depuis ses débuts ont délivrés des performances fantastiques”, et l’on ne peut qu’être d’accord avec ses dires. Ce disque est un phénomène rock extraordinaire qui ne laisse transparaître aucune baisse de tension. Sincérement, ‘Tales Of Rock’N'Roll‘ devrait plaire aux fans de Msg et est, j’espère ne pas me tromper, bien parti pour figurer dans les annales des best-of et autres enregistrements audio dérivés! Un must du genre!

> Chroniques, Hard Rock — admin @ 12:00 am

Lordi : The Arockalypse

The ArockalypseLordi ou les grands gagnants de l’Eurovision 2006! Cet événement surprenant qui a eu lieu le 20 mai dernier en a surpris plus d’un télé- ou non spectateur, métalleux ou amateur de musique pop. Et pourtant, cela ne devrait pas étonner : avec le hit “Hard Rock Hallelujah“, le groupe venu de Laponie a tout atomisé sur son passage avec son heavy rock calibré FM et leurs costumes genre film d’horreur, ainsi qu’un show grandiose et “enflammé”! Néanmoins, le groupe participait à ce concours principalement pour promouvoir son nouvel album nommé trés justement ‘Arockalypse’. L’album débute par une intro un peu spéciale puisqu’elle prend la forme d’un flash spécial d’information digne des meilleures productions de séries B d’horreur des années 60, qui laisse place trés vite à la musique, et quelle musique! Un véritable enchantement pour les oreilles. Ce disque est vraiment métal en diable! Que de tubes allant droit au but pour nous massacrer : “Bringing Back The Balls To Rock”, “The Deadite Girls Gone Wild”, “The Kids Who Wanna Play With The Dead”, “Who’s Your Daddy”, le single par excellence en “Hard Rock Hallelujah“, “They Only Come Out At Night”, “The Chainsaw Buffet” et son intro trés “tronçonneuse”, le USien “Good To Be Bad” et son synthé façon années 80 (bon joviesque!), “The Night Of The Loving Dead”, “Supermonstars (The Anthem Of The Phantoms)” et son refrain grandiloquent, ainsi qu’une certaine nouveauté pour Lordi : une pseudo-ballade de toute beauté intitulée “It Snows In Hell“. Il s’agit vraiment de morceaux qui ravagent tout, une véritable apocalypse de pur rock’n'roll, une avalanche de chorus que l’on croirait tout droit sortis des années 80! Ce disque est absolument gigantesque, une pure tuerie. Nous tenons enfin là le nouveau groupe sensation qui pourra peut-être ouvrir la voie au métal à la fois à la télé et dans l’esprit des gens…

> Chroniques, Hard Rock — admin @ 12:00 am

Douce Morphine : Des Mots

Des MotsVoici bien une production qui ne restera pas tellement dans les mémoires, malgré une première démo assez bien réalisée. En effet, la musique jouée par ce groupe français est un réél somnifère. Si vous souffrez depuis très longtemps d’insomnie et que vous ne trouvez pas le remède à celle-ci, une seule écoute de ce « Des Mots » suffit à vous remettre dans les bras de Morphée. Et ce n’est pas le brin de voix linéaire de Flore qui sauve le navire Douce Morphine, au contraire, elle l’enfonce encore plus. Néanmoins, avec un tel nom, le groupe a-t’il délibérément décidé de s’engouffrer dans les méandres du doom atmosphérique pour endormir l’auditeur ? Difficile de répondre à cette question ! Seul le combo pourrais nous apporter un semblant de réponse. Toujours est-il que, bien que ce style ne soit pas ma tasse de thé, certains y trouveront sûrement leurs comptes. Les autres, passez votre chemin ! Le plus gros problème de DM est sans aucun doute un manque d’originalité et de puissance. Il y a énormément de progrés à faire pour espèrer séduire les fans. Cependant, tout n’est pas négatif sur cet album : le son est correct pour un premier enregistrement et l’intérprétation est carrée. Les musiciens sont, sans être excellents, maîtres de leurs instruments. Je ne connais pas le groupe pour les juger, mais, je crois que leur jeune âge (flagrant, notamment au niveau du chant féminin) est le principal défaut. Encourageons-les quand même, car tous les musiciens, même les plus prestigieux, sont passés par là ! S’ils tiennent compte de toutes les critiques, la plupart étant constructives, qui sait, peut-être les verra-t’on gravir rapidement les échelons vers la gloire?

> Chroniques, Doom Metal — admin @ 12:00 am

June 5, 2006

Nightwish : Oceanborn

OceanbornDeuxième album du quintet finlandais, ‘Oceanborn‘ se révèle être le seul album typé power metal de toute leur discographie. Puissant, rapide et envoûtant, ‘Oceanborn‘ est un pur joyau, comme seul les musiciens de Kitee peuvent en produire. Il n’y a pas un seul titre sur cette rondelle qui apporte une quelconque fausse note ou un passage à vide. Tout y est précis et remarquablement exécuté. On est loin de la naïveté de ‘Angels Fall First‘ et des parties vocales ridicules de Tuomas Holopainen. Trêves de blabla, chaque titre de ce second opus apporte quelque chose de nouveau au style pratiqué par Nightwish, autant en fraîcheur qu’en innovation : les claviers se font plus présents, les orchestrations apparaissent définitivement, définissant le son Nightwish et l’ambiance semble beaucoup plus romantique et mélancolique. Le jeu des musiciens est tout en finesse ici. Mélodie et subtilité sont les deux crédos suivis par Holopainen & co. De “Stargazers” à “The Pharaoh Sails To Orion”, en passant par “Gethsename”, “Devil & The Deep Dark Ocean“, “Sacrament Of Wilderness“, “Passion And The Opera“, “Swanheart”, “The Riddler”, l’instrumental “Moondance” et la reprise “Walking In The Air“, Nightwish nous a offert là sa plus belle offrande jusqu’à maintenant. Même ‘Once‘, bien que plus abouti, n’a pas cette sincérité, ni même cette aura mystérieuse d’opéra qui a fait le succés de Nightwish. Il s’agit vraiment d’une performance inégalée, un énorme témoignage d’un combo en pleine ascension (à l’époque, aujourd’hui au sommet) qui avait la rage des jeunes loups! Magnifique!

> Chroniques, Metal — admin @ 12:00 am