Wingdom : RealityLe groupe Wingdom a été créé en 1998 par le claviériste Mikko Harkin (ex-Sonata Arctica) et le guitariste Jukka Ruotsalainen ont commencé à travailler ensemble sur quelques idées fraîches et inspirées, avant d’être rejoins peu après par le chanteur Sami Asp, le batteur Markus Niemispelto et l’ancien bassiste de Rhapsody Alessandro Lotta. Le line-up finalisé, le combo a rapidement débuté l’enregistrement de leur premier opus ‘Reality‘. En même temps, le groupe a attiré l’attention de Timo Kotipelto (Stratovarius, Kotipelto), qui a apprécié la fraîcheur de la musique de Wingdom, ainsi que son originalité, et leur a offert la possibilité de sortir leur premier album via son propre label High And Loud.

A première écoute, on peut se rendre à l’évidence que le heavy mélodique des 5 musiciens est supporté par une atmosphère aérienne, grâce aux claviers de Mikko Harkin. Les structures des morceaux est assez complexe, on pourrait même dire quasi-prog’, ce qui n’est pas négligeable. Le chant est “couillu” tout en restant très basé sur les mélodies. La section basse-batterie est carrée! Rien à dire de ce côté-là. Timo Kotipelto a trouvé un bon groupe, mais, c’est tout! Car de là à parler de “perle”, il y a quelques années-lumière que je ne m’amuserais pas à parcourir, parce-que, bien que Wingdom ait composé des morceaux portant leur patte personnelle, on peut quand même facilement deviner leurs influences : Sonata Arctica, de par les ambiances légères et les soli aux claviers, Kotipelto de part le chant (qui possède un caractère Tony Kakko dans les parties les plus agressives) et l’orientation des chansons trop typées de Timo Kotipelto…c’est vraiment dommage, d’autant plus, que Wingdom est un groupe talentueux qui mériterait de percer! Mais, à force de vouloir faire trop parfait et trop vite, on ne prend pas assez de recul pour savoir si nos influences ressortent trop ou pas! Néanmoins, ne soyons pas trop dur avec eux et donnons-leur une chance de pouvoir au mieux représenter leur musique et attendons leur prochain effort studio, qui se révélera, sans doute, être plus personnel. ;-)

interview Beautiful Sin
Beautiful Sin est un groupe très talentueux, dont le principal atout est sa chanteuse, la sympathique et douce Magali Luyten. J’ai eu le très grand honneur de recevoir son coup de fil pour lui poser quelques questions sur l’album de Beautiful Sin, l’excellent ‘The Unexpected’, dont voici le compte-rendu.

Bonjour Magali. Peux-tu présenter le groupe à nos lecteurs qui ne vous connaissent pas encore?
Bien sûr. Je dirais que la présentation est quasiment déjà faite, puisqu’à la base du groupe, il y a Uli Kusch, l’ancien batteur de Helloween. C’est lui qui a eu l’idée de créer Beautiful Sin. Notre rencontre s’est faite en 2002, à l’époque où Uli était en train d’enregistrer une démo pour le groupe dans lequel je chantais en Allemagne. C’était du métal progressif. C’était, donc, une formidable opportunité de discuter pour mieux faire connaissance. Il avait déjà en tête son propre projet de groupe et il m’en a parlé. Puis, il m’a demandé si son projet serait susceptible de m’intéresser, d’y prendre part s’il faisait un album quelques temps après. On en a plus reparlé pendant près de 2 ans jusqu’au jour où il m’a recontacté en m’envoyant ses maquettes. J’ai bien accroché, j’ai fait quelques essais dessus, ça a bien collé et la machine s’est finalement mise en marche à partir de là. D’autres musiciens sont venus se greffer : Jorn Viggo Lofstadt à la guitare, Steinar Krokmo à la basse, tous deux étant membres de Pagan’s Mind, et Axel Mackenrott aux claviers et membre de Masterplan aux côtés d’Uli (NdMA : Uli ne fait désormais plus partie de Masterplan, puisqu’il vient de quitter le navire il y a peu, en même temps que Jorn Lande). Voilà, en résumé, la petite histoire de Beautiful Sin. :-)

1.J’imagine que tu as dû être surprise et contente quand Uli t’a contacté…

Lors de notre notre premier contact, je dirais qu’effectivement, j’étais contente, car c’est toujours un honneur que de rencontrer de telles personnes. Uli est une grande personnalité, ayant derrière lui une énorme carrière dans le metal. Mais, la rencontre s’est faite très naturellement : j’avoue que je ne connaissais pas Helloween plus que ça, je n’étais, donc, pas forcément une fan de Uli. J’avais une approche objective et innocente lors de notre rencontre. Travailler avec Uli, ce n’est que du pur plaisir, étant donné que l’enregistrement de l’album était vraiment bon enfant. :-)

Quels sont, pour le moment, les échos que vous avez de ce premier opus?
Jusqu’à présent, tout est très positif. Nous sommes assez contents et ça fait plusieurs fois que l’on me dit dans des interviews faites avec la presse française, que l’album est en rupture de stocks à la FNAC. C’est vraiment chouette, même si ce n’est pas gai pour le fan qui voulait se procurer l’album et qui ne le peut pas. Néanmoins, c’est bon signe et je sais que AFM, la maison de disques, est très satisfaite, car elle a vu ses attentes au niveau des ventes dépassées. Par contre, il faudra attendre un peu pour voir l’évolution des ventes sur le long terme et pouvoir donner des chiffres. Dans tous les cas, les chroniques sont très très favorables! :-)

Qu’est-ce que le « beau pêché »?
Le « beau pêché »? Et bien, en deux mots : BEAUTIFUL SIN! (rires) On m’a déjà souvent posé cette question. J’ai essayé de me remémorer les sept pêchés capitaux et il n’y a pas moyen d’en trouver un seul parmi eux qui soit beau. Donc, s’il fallait créer un paradoxe, ce serait Beautiful Sin, le seul vrai beau pêché, un pêché n’étant pas beau à la base. Nous aimons bien ce contraste.

MA : en plus, c’est un nom assez inhabituel pour un groupe de metal, un nom qui attire l’attention. En général, les patronymes des groupes sont beaucoup plus agressifs (exemple : Iron Maiden, Destruction, Impaled Nazarene, Judas Priest, etc)…

Mag : Oui. Mais, je pense que cela nous correspond assez bien, en fait. Il n’y a rien d’agressif ou de brutal dans cet album et, d’ailleurs, ce n’est pas cela que l’on recherchait. A mon avis, il faut oser sortir de temps en temps de l’image cliché du metal, qui est très importante pour tous les metalleux, puisque cela leur permet de s’identifier à un style de musique, mais, il ne faut pas non plus s’empêcher d’être naturel et de rester un peu soi-même. Nous n’avons pas envie d’être agressifs. Nous mettons dans notre musique de l’énergie positive alliée à un peu de puissance. Ca donne envie de sauter et de bouger. Il y a des mélodies…C’était notre but.

Magali, j’ai remarqué que le titre de l’album ne correspondait à aucun titre de chanson. Y a-t’il derrière, un concept « inattendu » et quel message vouliez-vous faire passer à travers ce nom?
Nous voulions laisser à chacun la libre interprétation du titre ‘The Unexpected’. Peut-être que les fans de Masterplan et de Pagan’s Mind ne s’attendaient pas à ce qu’un tel album sorte et que les membres des deux groupes se rallient et jouent ensemble. Ce n’était pas prévu. Je ne sais pas en ce qui te concerne, mais, c’était une véritable surprise, pour moi y compris. C’est sûrement lié au fait que Uli Kusch est dans le circuit depuis une quinzaine d’années déjà. C’est vrai qu’après autant d’années, il a enfin son propre groupe, son projet à lui, où il a impliqué à l’intérieur d’autres musiciens. C’est peut-être cela qui se révéle être « inattendu », qu’il ait finalement créé son projet, son bébé. C’est cette explication qui me paraît la plus probable concernant le titre de l’album…

C’est à peu près ce qui m’était venu à l’esprit. Et qui a trouvé le nom du groupe?
C’est Uli. « Beautiful Sin » est tombé parmi plein d’autres propositions. Nous avons demandé à nos familles, amis et connaissances s’ils pouvaient nous soumettre des noms et ce qu’ils pensaient des noms qu’on nous avait déjà proposé. Et c’est, finalement, celui-ci qui est ressorti. Nous l’avons tous choisi sans même s’être concerté avant. Le « brainstorming » fût difficile, mais, efficace. :-)

C’est un nom qui me plaît beaucoup. Par conséquent, et en suivant la biographie promotionnelle, on peut dire que Uli et toi êtes les principaux compositeurs. Mais, qui a écrit les paroles?
Au niveau de la musique, je n’ai pas peur de dire que c’est Uli qui a tout composé. Il avait même déjà imaginé les lignes de chant quand il m’a envoyé la maquette. Il m’a simplement dit de les interpréter à ma façon. Sur les arrangements de claviers et de guitare, chacun a pu apporter sa contribution. Mais, à la base, les compositions sont signées Uli. Quant au niveau des paroles, pour répondre à ta question, tous les textes ont été quasiment écrits par lui. Le thème principal des chansons tourne autour de l’espoir dans la vie, apprendre de nos erreurs passées pour pouvoir continuer à avancer dans le futur. C’est très positif, même s’il y avait des choses qui ne sonnaient pas très gaies dans ses textes au départ. On a l’habitude d’entendre de sombres textes dans le metal, quoique, aujourd’hui, il y ait un peu de tout, du négatif comme du positif, du dépressif comme du joyeux, ou même des textes de fantaisie comme chez Symphony X. Je n’avais pas envie de chanter des choses tristes, parce-qu’elles ne m’inspiraient pas. Alors, j’ai demandé à Uli s’il n’était pas possible de tourner certains mots ou vers différemment. Il a accepté. En changeant 2 ou 3 mots, la phrase garde son sens initial, mais, deviens immédiatement plus positive. Il a pris un certain plaisir à faire ces modifications. Ce qu’il écrit est très personnel. Après, il m’a demandé de regarder ses nouveaux textes et de les chanter en me mettant dans la peau du personnage. J’ai adoré faire cela!:-) Puis, on a écrit quatre autres textes ensemble : la ballade « Closer To My Heart » et « Give Up Once For All », qui figurent tous deux sur l’album, plus les deux bonus des éditions limitées européenne et japonaise. Le bonus de l’édition limitée digipack destinée au marché européen comporte la version française du titre « This Is Not The Original Dream », c’est à dire en français, « Le Rêve Originel ». Le texte en anglais a été traduit avec brio par Samuel Arkan, qui a vraiment su garder l’âme du morceau. Grâce à lui, j’ai pu chanter le même morceau, mais, dans ma langue maternelle, ce qui pour moi était le pied! Je suis vraiment fière de ça, car chanter du metal en français, ça me plaît bien. Pour la petite parenthèse, Samuel Arkan est aussi le guitariste de mon autre groupe, Virus IV. C’est super de voir qu’il a pu participer à sa façon à l’album de Beautiful Sin. :-)

Est-ce que tu joues d’un instrument?
Oui, un peu de claviers. J’ai commencé à jouer du piano vers l’âge de 9 ou 10 ans, mais, je me suis plus dirigée vers le chant presque immédiatement après. Pour m’entraîner au chant, je jouais au piano, beaucoup plus tard aux claviers. Je ne me vante, toutefois, pas d’être claviériste, puisque ce que je joue est toujours resté très basique, mais, je n’ai pas non plus voulu aller plus loin. Ca me permet de composer quelques morceaux ou des riffs.

Quel a été le processus de composition que vous avez suivi pour l’album?

Je vais me répéter un peu sur 2 ou 3 points pour résumer. Uli a d’abord enregistré une maquette en ayant intégré tous les instruments, hormis la basse qui n’y était pas encore, et quelques lignes de chant. De là, il m’a envoyé cette démo. Ce qui est assez marrant, c’est que ma voix a été enregistrée sur cette maquette et la musique a été ré-enregistrée par dessus. J’ai, par conséquent, pu vraiment chanter sur la vraie maquette. L’enregistrement des parties vocales s’est fait en Belgique, celui des instruments en Norvège. Une fois les parties de chaque musicien posées sur l’album, je suis allé rejoindre le groupe pour peaufiner ces morceaux et en enregistrer deux nouveaux, en l’occurence les bonus des éditions digipack, puisqu’il nous restait un peu de temps. Les bonus n’étaient pas prévus commercialement, mais, Uli a eu cette brillante idée de me faire chanter dans ma propre langue. Nous l’avons fait et ça donne assez bien! :-)

MA : Je trouve que la version française a, en effet, plus d’âme que celle en anglais.

C’est parce-que c’est notre langue maternelle et que je l’ai chanté avec plus de ressenti et d’émotions. Je connaissais déjà assez bien le morceau pour l’avoir chanté en anglais afin de pouvoir y mettre plus de coeur en français.

A ton avis, puisque ‘The Unexpected’ est quasiment parfait, de mon point de vue, du moins, mais, également, de ce lui de nombreux chroniqueur metal, ne sera-t’il pas difficile de dépasser le niveau de ce premier opus sur votre prochain album?
C’est une bonne question…Quelque part, je dirais que c’est le public qui va décider de cela, au final. Ensuite, il faut déjà qu’il y en ait un deuxième. D’ailleurs, c’est notre but et, entre nous, ça va se faire. Maintenant, reste à savoir quand. Seul le temps nous le dira. Nous avons chacun un autre groupe à côté et, selon moi, il ne faut pas trop se prendre la tête avec de telles questions. Il s’agira de faire à nouveau quelque chose avec des idées fraîches sans essayer de faire mieux : c’est souvent ça qui fait qu’on rate! ;-) (rires)

D’ailleurs, en parlant de ça, avez-vous déjà commencé à travailler sur le successeur de ‘The Unexpected’?
Uli a déjà commencé un petit peu à travailler sur le second album. Il a quelques idées, mais, pour l’instant, il est concentré sur le troisième album de Masterplan (NdMA : groupe qu’il vient de quitter). De même, je suis assez occupée avec Virus IV, itou pour Steinar et Jorn Viggo avec Pagan’s Mind et Axel avec Masterplan. Mais, c’est en route! ;-)

Quelles sont les nouvelles que tu peux nous donner sur ton autre groupe, Virus IV? Est-ce que l’on peut s’attendre à un album cette année ou l’année prochaine?
Non, pas pour cette année, ce serait prématuré. Nous venons tout juste d’enregistrer une démo. Le groupe est assez frais, même si nous nous connaissons tous depuis pratiquement 10 ans. Nous sommes, également, à la recherche d’un batteur. Nous sommes en train d’en auditionner pas mal (NdMA : le groupe vient de retrouver un batteur en la personne de François Brisk, qui n’est autre que le batteur de Dyslesia). Nous allons ré-enregistrer la démon avec notre futur nouveau batteur, démarcher les labels pour voir s’il y en a qui seraient susceptibles d’être intéressés par notre musique. Et une fois que tout cela sera fait, l’album pourra sortir. Quand on démarre de nulle part, quand on est pas plus connu que cela, même si cela fait longtemps que nous sommes dans le circuit, c’est assez dur, contrairement à Beautiful Sin, où Uli Kusch possède sa renommée, idem pour Pagan’s Mind ou Masterplan. Ce groupe est un véritable coup de pouce, je ne vais pas le nier. Il faut éviter d’avoir, il n’empêche, d’avoir des paillettes dans les yeux. Le but premier que l’on s’est donné, c’est de faire vraiment ce que l’on aime et de bien le faire. Nous sommes fidèles à nous-mêmes et cela porte inévitablement ses fruits. Nous nous guidons d’après l’expression « doucement, mais sûrement! ».

Depuis un mois et demi, j’écoute et je réécoute sans cesse l’album, ceci pour m’en imprégner, et je l’adore! Personnellement, j’ai trouvé qu’il y a autant d’éléments rock que metal, à la limite du prog’ et du gothique. Certains passages me font effectivement penser à du Lacuna Coil mêlé à du Pagan’s Mind. Partages-tu le même avis que moi?
Je ne vais sûrement pas te contredire. Bien entendu, il y a certainement un peu de ça. Personnellement, je n’aurais peut-être pas pensé à Lacuna Coil, tout simplement parce-que je n’écoute pas beaucoup ce groupe, même si j’apprécie ce qu’ils font. Je peux, donc, comprendre ce que tu veux dire par là.

MA : Il y a dans Lacuna Coil et dans Beautiful Sin, un côté heavy mêlé à de la douceur…

Mag : c’est vrai! J’aime beaucoup jouer avec les contrastes et je trouve qu’il y en a beaucoup dans Beautiful Sin.

Quels sont tes titres préférés sur l’album?
Mes titres préférés sont, hum, voyons voir…J’aime beaucoup « Pechvogel » et…en fait, je les aime bien tous, ça dépend des jours. J’aimerais tous les citer, mais, « Pechvogel » les dépasse tous. J’ai adoré chanter cette chanson, tout simplement parce-qu’il dénote un peu du reste de l’album. J’ai pu m’éclater en l’interprétant. Pour anecdote, nous nous sommes pris un fou-rire pendant son enregistrement. D’ailleurs, je t’invite à lire ses paroles dès que tu auras l’album : ça parle de Harry, un copain de très longue date de Uli, qui n’a que des pépins, tellement gros qu’ils en semblent incroyable et pourtant…et « Pechvogel » relate une de ses histoires, une histoire vraie, qui parle d’un oiseau agressif, qui, un jour, commençait à attaquer les passants dans la rue. Cela avait été annoncé à la radio : « Attention! Protégez-vous, il y a un oiseau fou qui s’en prend aux gens! ». Un matin, Harry, après avoir noué ses lacets, être allé aux toilettes, a pris son petit vélo et, manque de bol, il s’est pris l’oiseau en pleine face. C’est vraiment très drôle, car j’avais des images de la scène dans ma tête en chantant, Uli et Samuel également, et nous avons eu un vrai fou-rire, d’une telle ampleur que nous avons eu du mal à finir l’enregistrement de ce morceau. (rires) Un très beau souvenir. :) Quand on écoute le morceau, il faut imaginer la scène, essayer d’entrer dans le trip dans lequel nous étions à ce moment-là, afin de vivre un bon moment. J’espère que toi aussi tu pourras vivre ce moment à ta façon. C’est un morceau absolument chouette, avec un refrain où tout s’éclaircit. Je me vois bien chanter « what can’t happen to you, happened to me ». C’est comme s’il se relevait de son malheur et se disait « bon, c’est pour ma pomme, une fois de plus! ». Donc, « Pechvogel » est, assurément, mon titre préféré. De plus, Harry est remercié dans la pochette.

Quels sont les thèmes que vous abordez sur cet album? Peux-tu nous en donner un aperçu titre par titre?
Le thème de « Lost », c’est plus l’idée d’avoir repris un morceau de Helloween, titre issu de ‘The Dark Ride ‘, sous le nom de « The Departed (Sun Is Going Down) », qui s’intitule désormais « Lost ». Certaines personnes se demandent sûrement pourquoi il a repris ça. En fait, c’est parce-que c’est lui qui a composé le morceau à la base et que, quand il était encore dans Helloween, il avait quelque chose en tête qu’il n’a jamais pu concrétiser. Cela s’est, donc, fait différemment. C’était comme ça. Et grâce à Beautiful Sin, il a voulu se faire plaisir et m’a demandé si je pouvais la chanter de telle manière avec tel texte, telle mélodie vocale et avec tels arrangements. Il avait vraiment envie de se faire un cadeau. Pour moi, ce n’était pas difficile de chanter ce titre. Je n’ai jamais entendu « The Departed (Sun Is Going Down ) » et j’avoue que je ne pas envie de l’écouter. Je perdrais un peu ce côté objectif, dont je ne suis pas fière, mais, contente, parce-que cela m’a vraiment permis de chanter cette chanson comme toutes les autres.
Je pense qu’il serait plus simple, pour en revenir à ta question, que tu me cites des titres de l’album…

MA : « This Is Not The Original Dream ».

Mag : « Le Rêve Originel »…C’est un texte qui reste très ouvert, car chacun peut l’interpréter à sa manière, en transposant sa propre histoire dans les paroles de la chanson. Tout le monde peut s’y identifier aisément. Il reprend le sujet de ce après quoi l’on courre : pendant des années, on cherche la lumière, on attend certaines choses que l’on a jamais vu venir et puis, tout d’un coup, à un moment donné de notre vie, on se dit qu’en fin de compte, ce pourquoi on attendait n’en valait pas la peine, que ce sont des choses superficielles et que le véritable but de notre vie est ailleur. Cette chanson parle du fait qu’il faut se remettre en question, passer à autre chose. C’est ça le « rêve originel » : on repart à la base de ce qui aurait dû être, malgré que la vie ne soit pas toujours facile.

MA : « The Spark Of Ignition »

Mag : C’est plus le trip à Uli, ça! (rires) Il faudrait le lui demander, mais, il est vrai que c’est un morceau empli d’énergie positive, une étincelle qui prend vie, on va dire, pour en résumer le concept en une seule phrase. Il faut que tu tires toi-même tes propres conclusions des paroles…

MA : « Brace For Impact » (instrumental)

Mag : ça, c’est un instrumental. Je pense que le titre colle bien à ce morceau. Il y a, semble-t’il l’influence de Jean-Michel Jarre là-dedans, un petit côté électro. Dans ce morceau, Uli a donné un petit plus de place à la batterie que sur les autres titres de l’album, pour pouvoir s’exprimer plus, et « Brace For Impact », cela veut dire ce que cela veut dire : l’impact. Je pense que la musique de ce titre parle en soi. Il n’y a pas eu besoin de mettre des textes et du chant, la musique suffit en elle-même pour exprimer ce qu’à voulu dire Uli.

MA : « Give Up Once For All »

Cette chanson est un peu plus revendicative. Il s’agit d’une reprise du groupe allemand Blumfeld intitulée « Die Diktatur der Angepassten ». L’aura de cette chanson est plus politique. C’est une critique sur les politiciens, qui devraient parfois laisser tomber ce qu’ils planifient de faire ou font, et sur bien d’autres choses encore…Moi, je ne me reconnais pas dans ce type de chansons. J’ai chanté cette chanson, parce-qu’Uli m’a demandé de le faire. J’aime, toutefois, beaucoup la mélodie. Le texte sonne bien, mais, ce n’est pas moi qui l’aurait écrit. On a chacun nos idées, mais, ce n’est pas ce que j’aime revendiquer quelle cause que ce soit en musique. Voilà le thème de la chanson.

MA : pour moi, il faudrait que la musique laisse plus de place à la poésie et à plus de légéreté.

Mag : Oui, mais, en même temps, la musique est un bon moyen pour exprimer ce que l’on n’oserait pas dire au quotidien. C’est une forme d’expression qui permet beaucoup de choses. Noir Désir, par exemple, l’a très bien fait, et le fera sûrement encore très bien un jour, nous verrons bien. Mais, c’est un groupe que je respecte. Encore une fois, je ne l’aurais pas fait. C’est une question de caractère. Néanmoins, je trouve que la revendication colle parfois bien.

MA : « Metalwaves »

Mag : « Metalwaves » a pour thème le métal. Il faut s’imaginer le metal sous la forme d’une énorme vague dans l’océan. Tu es emporté par cette vague, qui t’englobe et t’emporte. Tu ne peux pas t’en sortir tellement c’est fort et puissant! :)

MA : De façon générale, c’est vrai que pratiquement tous les groupes de metal parlent de leur style de prédilection dans, au moins, une de leur chanson…

Mag : effectivement.

L’élément le plus important de votre musique est ta splendide voix. Pour moi, elle est bien plus heavy et « couillue » que celle de la majorité de tes collègues masculins? Comment cela se fait-il? As-tu pris des cours? Quelles sont tes idoles (hommes et femmes)?
Tu pouvais évidemment employer ce terme, « couillu », parce-que je l’aime bien (rires), et je pense que cela s’explique beaucoup par le fait que la plupart de mes influences au chant sont des chanteurs et non des chanteuses. C’est comme ça. Bien sûr, qu’il y a, aussi, certaines chanteuses que j’apprécie énormément, comme Skin de Skunk Anansie, Annie Lenox ou Pattie Smith. Il y en a quand même beaucoup…Mais, c’est vrai que je suis plus attirée par des chansons du style Led Zep, Symphony X ou Dio. J’ai commencé de façon autodidacte et, puis, par la force des choses, j’ai commencé à me demander pourquoi je n’arrivais pas à faire certaines parties et d’autres que je pouvais faire sans problème. A un moment donné, il est utile pour un chanteur d’en apprendre un peu plus sur ce qu’est la voix, le principe de fonctionnement du larynx et du chant et de ses techniques. J’ai, par conséquent, pris quelques cours avec un coach australien et, moi-même, je donne des cours à des élèves depuis peu. Je trouve cela absolument passionnant. Cela permet d’évoluer. Et c’est clair qu’il y a tout un travail derrière, qui permet de maîtriser sa respiration et à donner plus de puissance à sa voix.

MA : Il n’empêche que c’est surprenant que sur album tu as une voix heavy toute puissante et que là, tu as une voix très douce…

Mag : Oui? (rires) :-)

Quelle est ton opinion sur le metal féminin et sur ses autres représentantes?
J’aime bien le metal féminin, parce-qu’il y a beaucoup de chant lyrique combiné à la musique metal. C’est un très beau mélange, très intéressant. Personnellement, je ne me vois pas chanter dans ce registre, cela ne me correspond pas, tout simplement. Mais, cela ne m’empêche nullement de bien aimer ce que certains groupes, tels que Nightwish, font. D’ailleurs, en parlant de Nightwish, et même si ce n’est pas le moment d’en parler, j’ai hâte de savoir qui sera la nouvelle frontwoman du groupe finlandais. Sinon, j’avoue que je ne connais pas beaucoup de groupes féminins qui ne font pas du lyrique. Les gens me parlent souvent de Doro Pesch ou de Kimberley Goss de Sinergy en me comparant à elles. Je peux comprendre leur démarche, étant donné le nombre peu élevé de chanteuses de metal pur. Je ne suis pas la seule à chanter en clair et je n’innove pas tant que ça. Peut-être que cela reviendra à la mode que de chanter « normalement »…Tout dépend de la façon dont on voit les choses. Mais, ça me fait plaisir de voir le succés qu’on les chanteuses dans le metal et rien que pour cela, je dis : « Vive les Femmes!!! ». Il faut qu’elles osent pousser les portes et sortir du moule. Il y a tellement de chanteuses dans le même style lyrique, que cela en devient un peu lassant à force. J’ai l’impression qu’elles se disent qu’elles doivent faire ce style-là pour que ça marche, alors que nombre d’entre-elles chantent divinement avec leur voix claire, sans prendre la technique du classique. Je ne suis pas en train de revendiquer, mais, je dis qu’il faut oser être un peu plus nous-mêmes et faire en sorte de chanter naturellement, parce-que le lyrique est une technique qui fait que toutes les voix se ressemblent en général. Je le sais, car, quand je chante avec cette technique, je trouve que ma voix ressemble à celle de Tarja Turunen, par exemple.

MA : Peut-on s’attendre à ce que tu nous interprète une chanson en lyrique?

Mag : Non. Enfin, peut-être ou peut-être pas. On ne peut jamais dire jamais, mais…Ou alors, un petit passage comme ça, pour rajouter un effet. Cela ne deviendra, néanmoins, jamais mon style de chant. Je n’évolue pas dans ce sens.

MA : C’est exactement ce que je pense. Ta voix a beaucoup de caractère en chantant de cette manière et il faut que tu continue dans cette voie-là! ;-)

Mag : Tu ne fais que confirmer ce que je pense déjà! ;-)

Revenons-en encore un peu à l’album. La pochette est magnifique, malgré qu’elle soit très sombre : on voit une petite fille devant une maison qui ressemble beaucoup à celle de Freddy Krueger dans la série de films Nightmare On Elm Street. J’aimerais savoir qui a dessiné cette pochette? A-t’elle un rapport de près ou de loin avec les récentes affaires de pédophilie qui ont eues lieu en Belgique?
Ah oui? C’est à cela que tu as pensé? Et bien, je te rassure, cela n’a absolument rien à voir. Nous ne nous permettrions jamais de faire ça, car ce n’est pas dans notre optique.
La personne qui a dessiné la pochette est…je suis un peu honteuse, j’ai oublié son nom. Il a dessiné les pochettes de nombreux groupes, Symphony X, entre autres. Il habite à Aachen (NdMa : Aix-La-Chapelle), dans la région natale de Uli. Mais, je ne me souviens vraiment plus de son nom, désolée.

MA : Ne t’inquiètes pas, ce n’est pas grave! ;-)

Mag : au niveau du thème de la pochette, je dirais que c’est sombre, mais, en même temps, si tu regardes bien cette fillette, elle n’a pas vraiment l’air effrayée. Elle semble plutôt rassurée, et dit par son geste : « chuuuut! Ne faites pas de bruit! Il n’y a aucun problème! » (rires). Moi, c’est vraiment ça que je vois sur la pochette. Et, à nouveau, il y a un contraste entre le décor ténébreux et cette petite fille qui n’a pas l’air d’être mal à l’aise. Il ne faut, donc, pas se fier aux apparences. On en fait le scénario qu’on veut. Qui est cet homme dans la maison? Qui est ce mystérieux personnage? On ne le saura sans doute jamais…

MA : En effet, mais, c’est vrai que cet homme « ombre » dans la maison et les corbeaux qui volent autour de cette même maison m’ont frappés…

Mag : ce sont des oiseaux qui veulent dire quelque chose…Mais, quoi? (rires)

MA : C’est l’inattendu…

Mag : Bingo! On a trouvé l’explication! ;-)

Qui a produit l’album?
C’est Uli Kusch. C’est lui qui a tout fait…ou presque! Le mix a été fait par Tommy Hansen aux Jailhouse Studios, au Danemark. J’ai déjà vu certaines chroniques ou certains articles dans lesquels il était écrit que l’album avait été produit par Tommy Hansen. Ce n’est pas complétement juste, puisqu’il ne s’est seulement occupé que du mixage. La production en tant que telle a été faite par Uli. Comme ça, tu auras été l’un des seuls journalistes à avoir une information juste dans ton interview. ;-)

MA : Merci! :-)

Mag : de rien! ;-)

Avez-vous des dates prévues en France?
Non, pas pour l’instant.

MA : J’aimerais vous voir sur scène dans le Sud-Ouest de la France, région où il y a une grosse fan-base metal. Notamment à Toulouse et Bordeaux (un peu moins, cette deuxième ville), surtout dans la Ville Rose ou les salles sont toujours remplies à 200%, on va dire, principalement au Havana Café, où de nombreux groupes de metal et de hard rock, les moins connus comme les plus connus, sont passés : Angra, Sonata Arctica, Machine Men, After Forever, Nightmare, Whitesnake, Evanescence, Manigance, Therion, et bien d’autres!

Mag : J’aime bien Coverdale, par exemple! C’est un des vocalistes que j’admire le plus! :)

MA : Et ce serait génial si vous pouviez booker une ou deux dates dans les mois à venir. Dans ce sens, je vous conseille le Havana Café et le Théâtre Barbey (Bordeaux).

Mag : Avec Beautiful Sin, il y aura probablement des concerts. Il n’y en aura, cependant, pas beaucoup, mais, on va, je pense, privilégier les festivals aux petites salles. Comme c’est parti, ça risque d’être assez ardu, car il est toujours difficile de réunir tout le monde. Nous habitons loin les uns des autres. La demande est là et des concerts devraient se faire. Encore un peu de patience! ;-)

MA : Participerez-vous au Metal Female Voices?

Mag : Non. Pas dans un premier temps, en tous cas. Pourquoi pas un de ces quatre?

MA : Ce serait une aubaine pour tes fans si tu jouais avec tes deux groupes.

Mag : Oui, mais, il faut pouvoir être en forme pour assurer deux fois de suite sur scène! (rires) Mais, tu voulais sûrement dire à des jours différents?

MA : Oui! ^^

Mag : Cela m’arrangerait mieux…:P

Quel est ton point de vue sur la place du metal dans les médias actuellement?

Hé, mais, ce sont deux questions différentes!!! (rires)

La place des métal dans le médias…On ne s’en sort pas trop mal, c’est très positif, même si on pense qu’il n’y en a pas assez, que l’on aimerait bien en entendre plus à la radio ou à la télé. Néanmoins, il y a déjà eu un magnifique coup de théâtre à l’Eurovision, qui a fait beaucoup de bien à notre style de musique, même si la prestation de Lordi reste très cliché. C’est, toutefois, ça qui est gai. Je ne sais si tu as vu le groupe Lordi. J’ai trouvé assez chouette de voir ce groupe remporter le concours européen de la chanson. Ceci dit, je ne souhaite pas m’étendre sur la question.
Quant à ta seconde question sur le téléchargement, je trouve que c’est en train de se mettre en place. Il y a de plus en plus de sites payant, où l’on ne paie pas grand chose, mais, les gens sont prêts à le faire, car ils savent qu’ils le font légalement. Ce système semble faire ses preuves et c’est très bien. Celui ou celle qui a vraiment envie d’avoir l’album mettra la main au portefeuille pour obtenir une belle pochette. C’est ce que j’appellerais le « respect des artistes », de leur travail. On va dans le bon sens, même s’il y a et il y aura toujours des magouilleurs qui téléchargeront illégalement. D’un autre côté, ces gens-là permettent, quelque part, aux artistes de se faire connaître. Le téléchargement est à la fois négatif et positif, plus positif, d’ailleurs, puisqu’il permet de se faire une belle promo à moindre coût. Les gens, même s’ils achétent les albums, vont surtout aux concerts, par la suite. Et, les groupes gagnent plus leur avec les concerts…

Merci infiniment pour m’avoir accordé cette interview, Magali. Je te laisse le mot de la fin pour les lecteurs de Spirit Of Metal.
Il faut que vous soyez le plus ouverts d’esprit possible : cela nous renforce musicalement, et à partir du moment où l’on écoute beaucoup de choses différentes, on peut se rendre plus aisément compte combien le metal c’est génial, plus que quand on en écoute tout le temps. Cela nous permet de comparer…Je souhaite vous souhaite, également, une très bonne continuation à toi et à toute ton équipe et que ton site prenne de l’ampleur. J’irais y jeter un petit coup d’oeil dès que j’aurais un peu de temps. Merci beaucoup. ;-)

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Silent Fall : The Snow Begins to FallLe groupe Winterland n’est pas originaire de Scandinavie, mais nous vient tout droit de la région parisienne. Créé en mai 2005, le combo est un sextet qui évolue dans un superbe power metal, qui n’est, malheureusement, pas très original, puisque nous avons l’impression d’écouter ce que Sonata Arctica a déjà fait par le passé. D’ailleurs, Winterland, de par la ressemblance frappante de sa musique avec celle du groupe finlandais (“Forever & Ever”, par exemple), pourrait être classé dans la catégorie des clones du groupe à Kakko et Liimatainen. Mais, même si Winterland pêche à ce niveau, il nous faut insister sur les qualités de ces 6 jeunes musiciens. En effet, Winterland est une réunion de talents, car l’interprétation des titres de ce premier EP est époustouflante de maîtrise! Ensuite, pour un premier enregistrement, le son se révèle clair et puissant, ce que toutes les premières démos, voire les premiers albums, ne possèdent pas et ceci est un énorme point positif! Le groupe mené par Guillaume (claviers), Cyrille (guitare) et Adrien (chant), l’a très bien compris. Enfin, les morceaux sont tous très bien structurés, avec un refrain fort et facilement mémorisable. Nul doute que Guillaume Tertis et Cyrille Hejl sont d’excellents compositeurs!

Malgré quelques petites erreurs de jeunesse, notamment, au niveau de l’originalité ou du chant qui gagnerait à être plus travaillé et parfois plus aigu ou plus agressif, Winterland est un nouvel espoir sur la scène metallique power française et un potentiel concurrent d’un Heavenly privé d’un Fréderic Leclercq qui donnait toute l’énergie dans les compos de Ben Sotto. Espérons, toutefois, que leur premier LP possédera des compositions moins Sonata Arcticiennes et une patte personnelle plus appuyée.

Winterland (FRA) : The Snow Begins To FallLe groupe Winterland n’est pas originaire de Scandinavie, mais nous vient tout droit de la région parisienne. Créé en mai 2005, le combo est un sextet qui évolue dans un superbe power metal, qui n’est, malheureusement, pas très original, puisque nous avons l’impression d’écouter ce que Sonata Arctica a déjà fait par le passé. D’ailleurs, Winterland, de par la ressemblance frappante de sa musique avec celle du groupe finlandais (“Forever & Ever”, par exemple), pourrait être classé dans la catégorie des clones du groupe à Kakko et Liimatainen. Mais, même si Winterland pêche à ce niveau, il nous faut insister sur les qualités de ces 6 jeunes musiciens. En effet, Winterland est une réunion de talents, car l’interprétation des titres de ce premier EP est époustouflante de maîtrise! Ensuite, pour un premier enregistrement, le son se révéle clair et puissant, ce que toutes les premières démos, voire les premiers albums, ne possédent pas et ceci est un énorme point positif! Le groupe mené par Guillaume (claviers), Cyrille (guitare) et Adrien (chant), l’a très bien compris. Enfin, les morceaux sont tous très bien structurés, avec un refrain fort et facilement mémorisable. Nul doute que Guillaume Tertis et Cyrille Hejl sont d’excellents compositeurs!

Malgré quelques petites erreurs de jeunesse, notamment, au niveau de l’originalité ou du chant qui gagnerait à être plus travaillé et parfois plus aïgu ou plus agressif, Winterland est un nouvel espoir sur la scène metallique power française et un potentiel concurrent d’un Heavenly privé d’un Fréderic Leclercq qui donnait toute l’énergie dans les compos de Ben Sotto. Espérons, toutefois, que leur premier LP possédera des compositions moins Sonata Arcticiennes et une patte personnelle plus appuyée.

Winterland (FRA) : The Snow  Begins To FallLe groupe Winterland n’est pas originaire de Scandinavie, mais nous vient tout droit de la région parisienne. Créé en mai 2005, le combo est un sextet qui évolue dans un superbe power metal, qui n’est, malheureusement, pas très original, puisque nous avons l’impression d’écouter ce que Sonata Arctica a déjà fait par le passé. D’ailleurs, Winterland, de par la ressemblance frappante de sa musique avec celle du groupe finlandais (“Forever & Ever”, par exemple), pourrait être classé dans la catégorie des clones du groupe à Kakko et Liimatainen. Mais, même si Winterland pêche à ce niveau, il nous faut insister sur les qualités de ces 6 jeunes musiciens. En effet, Winterland est une réunion de talents, car l’interprétation des titres de ce premier EP est époustouflante de maîtrise! Ensuite, pour un premier enregistrement, le son se révéle clair et puissant, ce que toutes les premières démos, voire les premiers albums, ne possédent pas et ceci est un énorme point positif! Le groupe mené par Guillaume (claviers), Cyrille (guitare) et Adrien (chant), l’a très bien compris. Enfin, les morceaux sont tous très bien structurés, avec un refrain fort et facilement mémorisable. Nul doute que Guillaume Tertis et Cyrille Hejl sont d’excellents compositeurs!

Malgré quelques petites erreurs de jeunesse, notamment, au niveau de l’originalité ou du chant qui gagnerait à être plus travaillé et parfois plus aïgu ou plus agressif, Winterland est un nouvel espoir sur la scène metallique power française et un potentiel concurrent d’un Heavenly privé d’un Fréderic Leclercq qui donnait toute l’énergie dans les compos de Ben Sotto. Espérons, toutefois, que leur premier LP possédera des compositions moins Sonata Arcticiennes et une patte personnelle plus appuyée.

The Snow  Begins To FallLe groupe Winterland n’est pas originaire de Scandinavie, mais nous vient tout droit de la région parisienne. Créé en mai 2005, le combo est un sextet qui évolue dans un superbe power metal, qui n’est, malheureusement, pas très original, puisque nous avons l’impression d’écouter ce que Sonata Arctica a déjà fait par le passé. D’ailleurs, Winterland, de par la ressemblance frappante de sa musique avec celle du groupe finlandais (“Forever & Ever”, par exemple), pourrait être classé dans la catégorie des clones du groupe à Kakko et Liimatainen. Mais, même si Winterland pêche à ce niveau, il nous faut insister sur les qualités de ces 6 jeunes musiciens. En effet, Winterland est une réunion de talents, car l’interprétation des titres de ce premier EP est époustouflante de maîtrise! Ensuite, pour un premier enregistrement, le son se révéle clair et puissant, ce que toutes les premières démos, voire les premiers albums, ne possédent pas et ceci est un énorme point positif! Le groupe mené par Guillaume (claviers), Cyrille (guitare) et Adrien (chant), l’a très bien compris. Enfin, les morceaux sont tous très bien structurés, avec un refrain fort et facilement mémorisable. Nul doute que Guillaume Tertis et Cyrille Hejl sont d’excellents compositeurs!

Malgré quelques petites erreurs de jeunesse, notamment, au niveau de l’originalité ou du chant qui gagnerait à être plus travaillé et parfois plus aïgu ou plus agressif, Winterland est un nouvel espoir sur la scène metallique power française et un potentiel concurrent d’un Heavenly privé d’un Fréderic Leclercq qui donnait toute l’énergie dans les compos de Ben Sotto. Espérons, toutefois, que leur premier LP possédera des compositions moins Sonata Arcticiennes et une patte personnelle plus appuyée.

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