Jet Trail : Edge of Existence

Edge of ExistenceLes groupes à chanteuses pullulent, c’est un fait. La plupart évoluent dans un registre plutôt symphonique, tandis qu’une poignée s’évertuent à donner le meilleur d’eux-mêmes dans une musique puissante et directe, tels que Doro ou Beautiful Sin/Virus IV. Et Jet Trail fait partie de cette dernière catégorie. En effet, le groupe de Växjö (Suède) nous propose un métal couillu, rapide et sans chichis, dans la lignée des meilleurs albums de Dio.

D’ailleurs, on peut, sans se couvrir de ridicule, comparer Carolina Lindwall, la vocaliste, au petit chanteur, tant elle a de l’énergie à revendre. On ne dirait pas comme ça, mais, sous ses airs de femme zen et posée, elle cache un côté rebelle et rock’n'roll! Elle possède, en outre, un joli brin de voix qui fait mouche, surtout sur les morceaux les plus heavy (”War Zone”, “Killing Ghosts”, “Dark Night”, “Never Say Never“, “The Unknown”, “The Story Of Marie de France”), où sa voix est parfois proche de celle de Doro Pesch, à cause de certaines intonations quelque peu rugueuses. Néanmoins, les chansons les plus calmes (”Gorham’s Cave”, “Holy Ground”, “Now You!”, “Wanted“, “Snowbirds” folk, la power ballade “Why”) ne sont pas en reste, puisqu’elles reflètent une vrai beauté, notamment, “Why” qui reste la ballade la plus “aboutie”, si l’on peut dire, étant donné que c’est celle-ci qui marque le plus. Le tout est magnifié par une production claire et limpide, pourtant tellement caractéristique du heavy metal des années 80, explicite sur “War Zone”, c’est à dire possèdant une touche vintage. Les 5 musiciens s’en donnent à coeur joie dans des compos de tout intérêt et, sans révolutionner le genre, lui ont apporté quelque chose en plus. Peut-être la fougue de la jeunesse!

Ce ‘Edge of Existence‘ est une pure merveille, destiné à atteindre la sensibilité d’une large frange de metalleux, qui y accrocheront facilement. Aucune miévrerie n’est ici présente, que ce soit au niveau de la musique, même sur les ballades, ou au niveau du chant heavy de la petite dame. Un véritable régal pour les oreilles et un excellent moment : voilà ce qu’est ce disque! S’il y a bien un album de heavy que je pourrais vous conseiller, outre le ‘Genetic Disorder’ de Nightmare, c’est bien celui-ci, parce-qu’il rassemble tout le meilleur du metal des années 80 et celui des années 2000. Un mix parfait entre passé et présent! Pari réussi pour nos cinq suèdois.

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September 27, 2007

Helloween : Gambling With The Devil

Gambling With The DevilHelloween est un de ces groupes pour qui l’esprit artistique passait avant tout par une certaine expérimentation. C’est ainsi, en suivant ce raisonnement, que naquit l’album sans doute le moins populaire des citrouilles allemandes, ‘The Dark Ride‘. Pourtant, cet album fût, pour moi en tous cas, le seul album vraiment jouissif du combo depuis le fameux ‘Keepers Of The Seven Keys part II’. Et aujourd’hui, après deux albums plus (’Rabbit Don’t Come Easy‘) et moins (’Keeper Of The Seven Keys - The Legacy‘) dispensables, le groupe nous revient avec une offrande qui va en surprendre plus d’un !

En effet, ‘Gambling With The Devil‘ révèle tout le génie de Michael Weikath et de ses sbires, ainsi qu’une pointe de nostalgie… Car, ce disque s’oriente vraiment vers le très bon et très agressif ‘Walls Of Jericho‘. C’est en tous cas ce qu’indique le titre qui ouvre le bal, “Kill It”, première véritable surprise de l’album : nous avons à faire à un Deris très en forme et aussi très en voix, puisqu’il nous démontre toute sa puissance et son savoir-faire de vocaliste en concurrençant explicitement son homologue britannique Rob Halford ! Deris semble particulièrement à l’aise dans ce registre et l’on ressent comme une pointe d’orgasme tout au long de cette chanson dynamique et impressionnante. Mais, ce qui suit est tout autant brut de décoffrage et se veut très proche du premier album des teutons. Peut-être que le rapprochement de Gamma Ray et de Helloween y est pour quelque chose… Toujours est-il que ce retour aux sources est assez plaisant, puisque Judas Priest est un groupe que j’apprécie énormément, les germains également. Certains titres peuvent en rappeler d’autres, plus anciens, tels que “The Saint“, assez proche de “I Want Out” ou de “Silent Rain“, par exemple, puis “Dreambound” et “Paint A New World”, typiques du quintet. De même, “The Bells Of The Seven Hells” est ancré dans ce passé qui semble ressurgir brutalement en cette année 2007…Pourtant, “As Long As I Fall” et “Final Fortune”, plus softs, nous ramènent au moment présent et nous exhibent le vaste champ de jeu et de composition de chacun des musiciens. De plus, leur présence est la bienvenue, puisqu’elle permet d’apaiser la tension et le rythme effréné qui règne ici. Les autres titres sont excellents aussi et portent la patte de la cucurbitacée. Par conséquent, pas de surprise à ce niveau-là. Le son est très clair et énergique, parfois un peu limite à l’ancienne, mais, tellement moderne, puisqu’il a été une nouvelle fois produit par Charlie Bauerfeind, le meilleur producteur sur l’ancien continent. Il a réussi à faire sonner l’ensemble de manière grandiloquente et solennelle et à capter l’essence même de l’esprit Helloween. Un véritable exploit qu’il faut saluer !

Helloween nous a, depuis 2005, révélé son goût renouvelé pour son passé (un titre tel que ‘Keeper Of The Seven Keys - The Legacy‘ nous a mis la puce à l’oreille). Mais, nous ne nous doutions pas de l’impact des premiers albums sur l’actuelle formation et ce nouvel opus marque un retour vers le futur certain et ne manquera pas de marquer tous ceux qui suivent le groupe depuis ses débuts avec Kai Hansen et Michael Kiske. Il s’agit d’une énorme surprise sous forme de bain de jouvence, qui nous amènera à réviser nos classiques. Très bel essai transformé ! IN-DIS-PEN-SA-BLE !!!

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September 26, 2007

Ivory Moon : Human Nature

Human NatureDepuis sa création, Nightwish, objet de toutes les passions, n’a pas arrêté d’influencer bon nombre de jeunes musiciens attirés par le côté symphonique du métal. Si bien qu’aujourd’hui, la scène engendrée par les Caréliens est étouffée par un trop plein de groupes de qualités diverses et plus ou moins dispensables. Ivory Moon est un de ces combos pour qui Nightwish est un modèle à suivre, apparemment. Et pourtant, loin de tous leurs collègues, les italiens ont déjà sorti un album avant ‘Human Nature‘, qui est leur second méfait.

L’atmosphère est ici reconnaissable de suite : Nightwish laisse une aura un peu trop présente, ce qui, de prime abord, peut nous laisser penser qu’il s’agit d’un clone en plus, notamment à cause de la voix de Cecilia Serra. Mais, même si la frontière séparant les organes vocaux de Tarja et de Cecilia est assez étroite, il est important de bien écouter les 11 chansons de cet album, pour bien s’en imprégner et tenter de découvrir les petites différences entre les deux groupes. Et force est de constater qu’à force de concentration, on arrive à bien s’en sortir dans cette chasse aux détails. En effet, outre le fait que la musique soit aussi classieuse, quoiqu’un chouilla moins racée que celle des finlandais, le principal point de séparation entre les italiens, d’une part, et les gothiques, d’autre part, est ce duo de chanteurs, très bons, en les personnes de Cecilia et de Sandro. Leurs voix se complètent à merveille, comme celles de Marco et d’Anette. Naviguant entre lyrique et voix claire (”Wasted Time“, “Reign Of Time“), Cecilia porte sur ses épaules toute la pression que peut engendrer la lourde tâche d’être vocaliste semi-lyrique dans une formation se réclamant de la mouvance “groupes à chanteuse”. Le groupe s’essaie à quelques expérimentations médiévales à la Thy Majestie (”Clown In The Mirror”), se frotte à l’épique avec “Golgota“, qui s’approche de manière flagrante des titres de Nightwish qui sont dans la même veine, Sandro tentant d’imiter, par moments, la façon de hurler de notre cher ami Marco, Cecilia n’arrivant pas à nous procurer du plaisir avec sa voix un peu nasillarde et étrange…Pas le meilleur titre, loin de là. Dommage! Néanmoins, à partir de “The Second King”, le groupe se remet dans le bain en distillant avec parcimonie des mélodies agréables et subtiles à la guitare électrique. Et Cecilia parvient à nouveau à capter notre attention, dès lors qu’elle se remet au registre opératique, ce qui, au final, lui sied le mieux. Et l’on continue la même rengaine avec “Through Different Eyes”, un peu plus agressif, ce qui lui procure un côté plus rebelle et les claviers s’en donnent à coeur joie lors des couplets. Le dernier trio (”Phantom Ship”, “Overflow”, “The Journey“) n’est pas en reste non plus, le plus original étant, sans que la faucille vacille, l’épique et inspiré “Phantom Ship”, qui est beaucoup plus élaboré et qui ressort largement très au-dessus du lot de la tracklist.

Ivory Moon fait du très bon métal orchestral et lyrique. Mais, le problème c’est que sa musique n’atteint pas toujours les objectifs que les musiciens se sont fixés. On peut ressentir une certaine lassitude par moment et on peut avoir tendance à écouter deux chansons, puis d’arrêter le lecteur pour reprendre la lecture plus tard…Et ce sentiment est constant tout au long du disque, ce qui est assez négatif pour le groupe. Néanmoins, même si l’on peut avoir cette terrible impression, Ivory Moon est un combo experimenté et il est tentant d’espérer en lui. Changer sa recette lui serait plus que favorable, sachant que Nightwish a réussi cette mutation. Pourquoi pas eux? A revoir sur leur troisième album.

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September 25, 2007

Nightmare (FRA) : Genetic Disorder

Nightmare (FRA) : Genetic DisorderDepuis la sortie en 2005 de l’excellent ‘The Dominion Gate‘, Nightmare a été très sollicité non seulement en France, mais, également, à l’étranger, comme en témoigne le fameux concert des frenchies à Tel Aviv (Israël) en avril 2006 et qui fut un retentissant succès, comme en témoignèrent les divers articles dans la presse européenne. Ce vent en poupe a permis au groupe de regagner en confiance, ce qui a été bénéfique pour le processus de composition du nouvel album, bien plus puissant que ‘The Dominion Gate‘.

Finies les expérimentations et les sons futuristes. Le groupe est revenu à quelque chose de plus brut, de plus thrash. Bien leur en a fait, car la voix de Jo est parfaitement mise en valeur ici. Moins d’envolées lyriques et plus de hargne sont les éléments clés de ce ‘Genetic Disorder‘. Et dès le premier titre, “Nothing Left Behind”, et son intro “militaire”, on aperçoit clairement la direction nouvelle prise par le groupe : un métal qui possède une classe à en faire pâlir tous les héritiers et héritières des plus grandes familles aristocratiques lors des fameux bals dansants! Cette première chanson, qui ouvre le bal, présente à nouveau la griffe Nightmarienne : chorus grandiloquents, refrains dynamiques et choeurs guerriers. Toutefois, la structure si caractéristique des grenoblois s’est transformée et on a l’impression d’entendre un tout autre groupe. Ce qui est confirmé par “Battleground For Suicide”, qui s’offre quelques passages grognés de la part de Jo. Cela donne une autre dimension à la musique de Nightmare. “Queen Of Love & Pain” est la chanson la plus surprenante : au début des couplets, on ne reconnaît pas du tout la voix de notre chanteur favori, qui évolue plus bas que d’habitude dans sa tessiture vocale, ce qui donne une sensation d’écouter un mix entre Motörhead et Venom…”Conspiracy” est une nouvelle exhibition des prouesses de Jo, qui s’enorgueillit de quelques lignes proches du death!! Nightmare virerait-il de bord doucement mais sûrement? Que Nenni, puisque “Leader Of The Masquerade” nous rassure quant à la personnalité musicale des cinq isérois. Le groupe n’en manque pas une pour nous rappeler à l’ordre et nous botter le derrière avec “Final Procession”, la suite épique “The Dominion Gate (part II)” et le marylinmansonien Jo, qui nous éblouit encore et encore avec sa puissance sans limites! Vraiment très impressionnant, on en reste sur le c**!!!! “The Winds Of Sin” est un peu plus classique, quoique nous avons affaire cette fois-ci à une véritable ambiguïté entre graves et aigus et cette violence à mi-chemin entre Judas Priest et Seven Witches, pour continuer sur “Forsaken Child”, la pièce maîtresse (pour bibi) “A Thrill Of Death” et son rythme médian qui s’accélère par la suite, “Wicked White Demon” et son visage slayeresque bien que les parties chantées soient assez aigües et, donc, très différentes du monde du quartet ricain. Enfin, pour terminer cet album extrêmement brillant, Nightmare nous a offert une véritable bombe qui se nomme “Dawn Of Darkness”, un peu décalée par rapport au reste de la galette en raison de son refrain un peu plus soft et pop. Mais, le ton général de cette chanson de clôture reste cependant ancrée dans l’énergie.

Nightmare est une nouvelle fois l’auteur d’une oeuvre magnifique et du meilleur album de heavy de cette année 2007, deux ans après la claque que ‘The Dominion Gate‘ a été. Le quintet sait comment gâter ses fans et distribue des pains tout le long de cette superbe offrande. Ca fait mal, mais, ça fait du bien là où ça fait mal, justement. C’est l’effet Synthol. Et ma foi, ce ‘Genetic Disorder‘ a dépassé toutes nos espérances à tous les niveaux! Voici les nouveau Dieux du metal, fiers cavaliers de l’apocalypse métallique et créateurs définitifs de la New Wave Of French Couillu Heavy Metal!!!

Depuis la sortie en 2005 de l’excellent ‘The Dominion Gate‘, Nightmare a été très sollicité non seulement en France, mais, également, à l’étranger, comme en témoigne le fameux concert des frenchies à Tel Aviv (Israël) en avril 2006 et qui fut un retentissant succès, comme en témoignèrent les divers articles dans la presse européenne. Ce vent en poupe a permis au groupe de regagner en confiance, ce qui a été bénéfique pour le processus de composition du nouvel album, bien plus puissant que ‘The Dominion Gate‘.

Finies les expérimentations et les sons futuristes. Le groupe est revenu à quelque chose de plus brut, de plus thrash. Bien leur en a fait, car la voix de Jo est parfaitement mise en valeur ici. Moins d’envolées lyriques et plus de hargne sont les éléments clés de ce ‘Genetic Disorder‘. Et dès le premier titre, “Nothing Left Behind”, et son intro “militaire”, on aperçoit clairement la direction nouvelle prise par le groupe : un métal qui possède une classe à en faire pâlir tous les héritiers et héritières des plus grandes familles aristocratiques lors des fameux bals dansants! Cette première chanson, qui ouvre le bal, présente à nouveau la griffe Nightmarienne : chorus grandiloquents, refrains dynamiques et choeurs guerriers. Toutefois, la structure si caractéristique des grenoblois s’est transformée et on a l’impression d’entendre un tout autre groupe. Ce qui est confirmé par “Battleground For Suicide”, qui s’offre quelques passages grognés de la part de Jo. Cela donne une autre dimension à la musique de Nightmare. “Queen Of Love & Pain” est la chanson la plus surprenante : au début des couplets, on ne reconnaît pas du tout la voix de notre chanteur favori, qui évolue plus bas que d’habitude dans sa tessiture vocale, ce qui donne une sensation d’écouter un mix entre Motörhead et Venom…”Conspiracy” est une nouvelle exhibition des prouesses de Jo, qui s’enorgueillit de quelques lignes proches du death!! Nightmare virerait-il de bord doucement mais sûrement? Que Nenni, puisque “Leader Of The Masquerade” nous rassure quant à la personnalité musicale des cinq isérois. Le groupe n’en manque pas une pour nous rappeler à l’ordre et nous botter le derrière avec “Final Procession”, la suite épique “The Dominion Gate (part II)” et le marylinmansonien Jo, qui nous éblouit encore et encore avec sa puissance sans limites! Vraiment très impressionnant, on en reste sur le c**!!!! “The Winds Of Sin” est un peu plus classique, quoique nous avons affaire cette fois-ci à une véritable ambiguïté entre graves et aigus et cette violence à mi-chemin entre Judas Priest et Seven Witches, pour continuer sur “Forsaken Child”, la pièce maîtresse (pour bibi) “A Thrill Of Death” et son rythme médian qui s’accélère par la suite, “Wicked White Demon” et son visage slayeresque bien que les parties chantées soient assez aigües et, donc, très différentes du monde du quartet ricain. Enfin, pour terminer cet album extrêmement brillant, Nightmare nous a offert une véritable bombe qui se nomme “Dawn Of Darkness”, un peu décalée par rapport au reste de la galette en raison de son refrain un peu plus soft et pop. Mais, le ton général de cette chanson de clôture reste cependant ancrée dans l’énergie.

Nightmare est une nouvelle fois l’auteur d’une oeuvre magnifique et du meilleur album de heavy de cette année 2007, deux ans après la claque que ‘The Dominion Gate‘ a été. Le quintet sait comment gâter ses fans et distribue des pains tout le long de cette superbe offrande. Ca fait mal, mais, ça fait du bien là où ça fait mal, justement. C’est l’effet Synthol. Et ma foi, ce ‘Genetic Disorder‘ a dépassé toutes nos espérances à tous les niveaux! Voici les nouveau Dieux du metal, fiers cavaliers de l’apocalypse métallique et créateurs définitifs de la New Wave Of French Couillu Heavy Metal!!!

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Hellixxir : War Within

War WithinMetallica ne sont pas français. Et pourtant, s’ils l’étaient, ils auraient choisi le patronyme de Hellixir. En effet, la musique des frenchies est tellement proche du heavy thrash des Four Horsemen que l’on dirait que nos cinq gaulois hargneux sont les auteurs des ‘Master Of Puppets’ ou autre ‘And Justice For All’. Néanmoins, ce n’est vraiment pas le cas. Mais, il faut avouer que Hellixir n’est en aucune façon une copie des américains, puisqu’une touche personnelle a été implantée dans ce thrash lourd et direct.

Cette Metallica-attitude commence très tôt avec un titre instrumental, tranquille en apparence, puisqu’il dégénère très vite dans une tempête métallique qui en dit long sur les intentions de nos chers compatriotes et qui s’intitule sobrement et sombrement “Childhood’s Trouble“. Mais, les choses se corsent vraiment à partir de “Mr Hyde“, la seconde compo, et, dès lors, on comprend énormément de choses…Rien qu’à entendre la voix de Julien Tournoud, on se rend bien vite compte que le combo est fan de Lars Ulrich & Cie, tant sa voix est impressionnante de mimétisme avec celle de James Hetfield! Jamais, ô grand jamais, nous n’avons entendu quelque chose de pareil! Puis, pour essayer de s’éloigner un chouilla de l’ombre des thrasheurs de la Bay Area avec “Of Rage & Violence”, puisque le son semble un peu plus moderne, un peu à la Kragens, mais, le refrain s’insinue parfaitement dans la continuité de “Through The Never” sur le ‘Black Album’ de Metallica, avec, toutefois, un côté qui nous rappelle le “Mind, Matrix, Schizophrenia” d’un autre groupe français de heavy metal et qui n’est autre que Nightmare. “Introspection“, quant à lui, diffère des précentes compositions, par des riffs pesants du stoners sur les couplets et plus aériens sur le refrain, qui commence peu à peu à se détacher de leur influence principale et se dirigeant vers un heavy racé et contemporain. Puis, c’est au tour d’une belle ballade (”Tears Of The Christ”) de nous remuer les tripes. Quelque chose nous dit alors que Hellixir est unique en son genre, puisque, sur cette chanson, le chant de Julien Tournoud nous fait croire que c’est Edu Falaschi qui pousse la chansonnette, alors que ce n’est pas du tout le cas!! De même, l’ambiance générale du titre, nous laisse à penser que le groupe est aussi inspiré par les brésiliens d’Angra. La pause a été de courte durée, puisque les choses sérieuses recommencent avec le 6ème titre de l’album, l’instrumental atmosphérique “Ad Infernum“, qui est un interlude, menant directement vers l’épique et efficace “Hellhound” et ses tons arabisant envoûtants. Nous ne restons pas dans un cadre strictement thrash, puisque certains passages de ce titre hallucinant font tantôt penser à Judas Priest, période ‘Painkiller‘, tantôt à Cradle Of Filth, tantôt à Nightmare…”Circle Of Infinity” démontre une facette plus progressive et funky du groupe, ceci à cause de l’intro caractéristique et un ton plus hard rock, voire gothique sur les couplets, un peu à la Lacuna Coil. Ceci n’est qu’une passade, parce-que, outre un Angraïen “Corpus Morbidum”, nous avons droit à un autre titre épique, quasi-slayeresque (”Reincarnation“), très intime et original, ce qui est étonnant pour du thrash! Enfin, “Adeù” ferme le bal, avec cette guitare acoustique magnifique et ces harmonies délicates.

Hellixir possède un énorme potentiel et peut, à coup sûr, devenir la nouvelle sensation metal. Il surpasse de loin tous les autres groupes de metal en France, sauf bien sûr les Manigance, Heavenly et Nightmare, et peut sans conteste rivaliser avec Metallica et Kreator! Hellixir reprend là où Metallica avait tout laissé avec son ‘Black Album’. Espérons-lui le meilleur pour la suite, car c’est un groupe talentueux et plein d’avenir!! Du grand art, sans conteste!!

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Darksun : The Dark Side

The Dark SideEn 2006, Angra a mis au monde un de ses albums les plus controversés. En effet, malgré une production magistrale signée Dennis Ward et des compositions complexes, ‘Aurora Consurgens’ n’atteignît pas la qualité d’un ‘Temple Of Shadows’. Peut-être était-ce la faute à une aura un peu trop sombre, assez inhabituelle chez les brésiliens, d’attitude plus joyeuse en temps normal, ce qui a eu pour résultat d’éloigner un grand nombre de die-hard fans, déboussolés par ce changement de cap quelque peu expérimental, comme à l’époque de ‘Fireworks’.

Heureusement, pour eux, avec DarkSun, les fans d’Angra risquent de retrouver le sourire, ceci grâce au nouvel opus des espagnols, intitulé ‘The Dark Side‘. En effet, loin d’être une copie du groupe à Kiko Loureiro et Rafaël Bittencourt, DarkSun s’est orienté vers un speed metal progressivo-mélodique symphonique de toute beauté, possèdant de grandes similitudes avec la musique des sud-américains, le côté ethnico-folklorique en moins, principalement dûes à des ambiances diverses, naviguant entre mélodicité à la façon d’un ‘Holy Land’ et riffs heavy à la ‘Temple of Shadows’, la facette ténèbreuse étant plutôt à chercher du côté d’Evergrey, voire de Nightmare. Les orchestrations, quant à elles, font immédiatement penser à l’oeuvre des finlandais de Nightwish.

Le disque, outre l’intro narrée en latin, démarre vraiment bien avec le titre éponyme, le merveilleux “The Dark Side“. Cela laisse présager du meilleur pour le reste de l’album. Et, effectivement, nous en avons la confirmation avec “A Hero Reborn“, qui n’aurait vraiment pas dépareillé sur un chef d’oeuvre tel qu’un ‘Oceanborn’ ou un ‘Temple Of Shadows’, notamment à cause du son typique du jeu de cymbales ride d’Aquiles Priester. Et pourtant, les lignes de claviers nous amènent vers une conclusion surprenante : l’esprit d’Andre Matos hante ce titre de bout en bout. Notre sentiment est appuyé par la voix si particulière de Daniel Gonzalez, le vocaliste de DarkSun, similaire, sur certains passages, les plus aïgus, à celle d’Andre. Quatrième piste sur le CD, “Slaves Of Fear” est un pur morceau de heavy progressif d’une très grande classe, aux frontières de Vanden Plas et de Thy Majestie. Titres dispensables, “Blood Brothers” et “Prisoners Of Fate” font un peu tâche parmi les nombreuses perles, mais “Echoes Of The Past” est bien plus raffiné, mené à son paroxysme par un entraînant et entêtant refrain, tandis que le gros morceau de l’album, “Elegy“, est une ode épique en trois parties, possédant chacune leur atmosphère personnelle, s’inspirant indirectement de leurs compatriotes de Dark Moor, eux aussi utilisateurs et créateurs de subtiles lignes de clavecin. Pour conclure sur un ton plus sage et moins enflammé, “Legend” est une ballade magnifiée par un chant tout en douceur de Daniel qui, pour l’occasion, n’est accompagné que par un clavier d’une rare douceur.

Le groupe DarkSun a su très bien digérer diverses influences pour nous offrir le meilleur. Peu de jeunes groupes réussissent dans cet exercice de style, qui s’avère être un terrain extrêmement glissant, sans devenir des clones des brésiliens, surtout avec autant de talent et une personnalité exacerbée qui dégage énormément d’énergie. DarkSun est, donc, une formation très intéressante à laquelle il serait bon de prêter attention et crédit et qu’il faut soutenir. Car DarkSun est un concurrent très sérieux d’Angra et peut même détrôner ses maîtres!

> Chroniques, Power Metal — admin @ 12:00 am

September 10, 2007

Nightwish : Dark Passion Play

Dark Passion PlayDepuis 2005, nous avons crû dur comme fer que le combo finlandais ne se remettrait pas du départ mouvementé et précipité de la mezzo-soprano Tarja Turunen. Et pourtant, après moultes rumeurs et péripéties, Tuomas Holopainen et cie ont enfin retrouvé un souffle d’espoir suite à la découverte d’une nouvelle voix en la personne d’Anette Olzon, alors vocaliste du groupe de hard fm suèdois Alyson Avenue, parmi près de 2000 démos!

C’est alors que commença un véritable parcours du combattant, chacun des membres du groupe de Kittee tentant d’éviter tout ébruitage de l’idendité de la nouvelle frontwoman en supprimant tout contact avec elle lors des déplacements professionnels, les garçons dormant dans des hôtels de luxe, elle se contentant de nuitées dans des “Formule 1″. Les rumeurs les plus folles se sont succédées tour à tour, évoquant, entre autres, les noms de Vibeke Stene, de Floor Jansen ou, plus surprenant encore, de Sarah Brightman…Et, en ce 24 mai 2007 à 16h00, le voile d’incertitude tomba : le nom d’Anette avait enfin été révélé au grand jour, faisant grogner de rage les fans les plus extrêmes, mais, apportant de la joie à la majorité.

Mister Holopainen nous avait prévenu que ce nouveau disque ne changerait pas vraiment d’un iota l’orientation prise par le groupe avec ‘Once‘, ni le son puissant de cet album. Pour tout dire, ce n’est pas totalement exact. En effet, les mélodies sont bien plus présentes, même si les riffs agressifs, caractéristiques des mouvances les plus heavy du metal telles que le black ou le death, se font beaucoup plus présents ici, laissant présager une part plus importante des parties vocales de notre cher bassiste viking, j’ai nommé Marco Hietala (Tarot, ex-Sinergy).

Cette tendance n’apparaît pas vraiment dès le premier morceau, l’épique “The Poet And The Pendulum“, puisqu’il est destiné à présenter la voix d’Anette et à l’introduire au monde musical si particulier de Nightwish. Et il est à noter que son timbre colle parfaitement aux harmonies et aux parties orchestrales, qui sont à nouveau très représentées sur ‘Dark Passion Play‘, pour notre plus grand plaisir.

Bye Bye Beautiful“, par contre, est centrée sur la voix de Marco, puisque ses parties sont principalement axées sur le refrain, tandis que celles d’Anette ne sont là que pour introduire le passage de la douceur à la dureté. Il s’agit là d’un excellent titre, qui pourrait sans difficulté rivaliser avec “Wishmaster” ou “I Wish I Had An Angel“, entre autres, sur scène, tant le côté bombastique y est exacerbé.

Première véritable pause avec le premier tube, sobrement intitulé “Amaranth“, qui s’avère être un pur morceau made in Nightwish et qui, pourtant, possède en lui une apparence Within Temptation très prononcée…Peut-être est-ce dû à l’organe vocal d’Anette, assez semblable à celui de Sharon Den Adel.

Puis, nous passons directement à la grandiloquence avec “Cadence Of Her Last Breath“, réelle déclaration de la part du groupe, qui désire ardemment revenir à quelque chose de plus brut et pourtant de plus délicat, de plus subtil, comme le font très bien les hollandais de Within Temptation, sans vouloir copier. Néanmoins, on sent, grâce à cette chanson, que la frontière séparant le metal gothique des bataves et le metal orchestral et gothique des caréliens-suédoise est de plus en plus tenue.

Mais, cette tendance n’est plus confirmée avec “Master Passion Greed“, la plus grosse surprise de cet album : le titre débute très fort avec un panel de rythmiques et de riffs dignes des meilleures formations de thrash et de death. Vraiment magnifique!!!

Et nous voici au single, “Eva“, qu’il n’est plus besoin de décrire, si ce n’est qu’il nous faut rappeler que c’est une très belle ballade, menée par la voix aérienne et cristalline d’Anette. Son écoute procure un moment de paix et d’apaisement intérieurs, bénéfiques lors d’une méditation.

“Sahara”, n’est pas une véritable réussite, bien qu’elle ait un côté très sympathique. Elle n’est pas réellement transcendante, bien que les parties de guitares se marient parfaitement aux notes aïgues et mystiques des claviers de Tuomas…

Huitième sur le tracklisting, “Whoever Brings The Night”, est dans la veine de “Master Passion Greed” et de “Romanticide”, et l’union des des voix de Marco et d’Anette est absolument hallucinant sur les couplets. A écouter en priorité!

“For The Heart I Once Had” est tirée d’une phrase de “End Of All Hope”, et n’est ni plus ni moins, comme son nom l’indique clairement, une deuxième ballade, quelque peu anecdotique, puisqu’elle ne dépasse pas la qualité de “Eva“…

Voici une compo qui devrait séduire les fans de musique acoustique et folklorique : “The Islander” débute superbement sur le chant des mouettes au-dessus de l’océan et narre l’histoire d’un viking, interprété par Hietala. Très belle et très calme chanson, aux allures de “Creek’s Mary Blood” et “Lappi (Lapland)”.

“Last Of The Wilds” débute également de manière directe avec des sons que l’on dirait tout droit sortis d’un film sur les indiens, comme le Dernier des Mohicans, appuyés par une partie claviers/guitare country…

“7 Days To The Wolves”, quant à lui, est un mid-tempo assez sombre qui pourra plaire à tous les aficionados de l’album ‘Oceanborn‘.

Enfin, pour conclure en beauté cet album aux multiples facettes, le groupe a choisi “Meadows Of Heaven”, magnifié par Anette et son chant si spécial.

Nightwish vient de nous pondre là une oeuvre superbe, emplie de virtuosité et de féérisme, le tout saupoudré d’une bonne dose de guitares énervées et de tout plein de bons et ténébreux sentiments. Malheureusement, cela ne suffit pas pour créer la sensation et propulser le groupe à un rang supérieur, visé par Holopainen avec ce changement de line-up…L’atmosphère amère présente sur ‘Once‘ plane également sur ‘Dark Passion Play‘. La chanson “Bye Bye Beautiful” parle d’elle-même à ce sujet, puisqu’elle traite de la séparation difficile avec Tarja…Holopainen n’a, semble-t’il, pas encore digéré ce split et voici le résultat de son état d’esprit actuel, bien qu’il commence à se sentir plus fort et qu’il commence à apercevoir à nouveau la lumière. Mais, il est sûr que ce premier album avec Anette amène petit à petit le groupe vers un autre monde très poétique. Par contre, s’il y a un seul album que vous devez avoir dans votre discographie Nightwishienne, outre le chef-d’oeuvre ‘Oceanborn‘, c’est bien ‘Dark Passion Play‘, symbole d’un renouveau et de force retrouvée!

> Chroniques, Metal — admin @ 12:00 am

September 5, 2007